Dossier PlayStation 5 -- GRAVITORBOX

 



La boite de l'édition Blu-Ray



La boite de la Digital Edition



Dates de sortie : 12 novembre 2020 aux Etats-Unis et au Japon / 19 novembre 2020 en Europe

Génération : 9e Génération (UHD)

Processeur central (CPU) : AMD Ryzen Zen 2 Custom - 8 coeurs / 16 Threads - cadencé à 3.5Ghz variable

Processeur graphique (GPU) : AMD architecture RDNA 2 - 36 Cores Units - 2304 processeurs de flux - fréquence variable de 1,9 à 2,23Ghz
Puissance théorique : 10,28 TFLOPS

Mémoire vive (RAM) : 16Go unifiées - bus de 256-bits - bande passante de 448Go/s

Stockage : SSD NVMe PCIE 4.0 - capacité de 825 Go - 664Go utilisables - inamovible
Extension : 1 slot au format NVMe M.2

Support des jeux : Blu-Ray de 25/50Go (jeux PS4) - Blu-Ray Haute Densité de 66/100Go (jeux PS5) - en téléchargement sur PSN
Noms de code : Prospero / Oberon
Appellation connue : PS5

Prix au lancement : 400€ (Digital Edition) / 500€ (Blu-Ray Edition)








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Sony
PlayStation 5






Sommaire

01 : Présentation
02 : Rétrospective de la PlayStation 4
03 : Le packaging
04 : Design, bruit, chauffe, consommation...
05 : La manette DualSense
06 : L'hardware
07 : L'interface
08 : Jeux et rétrocompatibilité
09 : Conclusion




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Présentation

La conception et le lancement de la Sony PlayStation 5 s'est fait dans un cadre vraiment atypique. Alors que le monde vit depuis plus d'un an avec le Coronavirus, que la pandémie qui en a découlé a littéralement chambouler nos vies (télé-travail, attestation de sortie, couvre-feu...), qu'on passe désormais notre temps à être confiné/déconfiné, à se laver les mains 27 fois par jour quand on ne passe pas notre temps à les "hydro-alcooliser" (au point qu'on se retrouve avec soit une peau de vieux, soit une peau de crocodile :), il est clair que la PlayStation 5 n'aura pas été conçue dans les meilleures conditions et surtout, qu'elle est sortie dans l'une des pires situations possibles. Pour preuve, le jour de sa sortie (soit le 12 novembre 2020 aux Etats-Unis et au Japon, puis le 19 novembre 2020 en Europe) la console n'était pas disponible dans les rayons des magasins, spécialisés ou non !! Pour l'obtenir, il fallait passer par des commandes en ligne ou du "click & collect". Ainsi, malgré la forte demande, les ventes ont été perturbées, nous n'avons pas assisté aux habituelles files d'attente des acheteurs (et technophiles) du fameux "day one", d'autant plus que vous vous doutez bien qu'avec la pandémie qui plane sur nos têtes, les chaines de fabrication ont également été impactées. Malgré tout, Sony est resté confiant et ça, on peut le comprendre.
A l'époque de la première PlayStation et de sa remplaçante (la PS2), le constructeur a tout écrasé, au point de sérieusement manquer d'humilité lors de la sortie de la PlayStation 3, une console pourtant mal conçue et trop chère, qui a laissé le champ libre à Microsoft (et sa Xbox 360) et à Nintendo (avec sa Wii) pendant de longues années. Mais avec la PlayStation 4, il est clair que Sony est revenu en force et avec plus de 100 Millions de machines vendues et une position confirmée de leader du marché des consoles de salon, le constructeur japonais sait quelle place il occupe dans le cœur des joueurs, notamment les plus fidèles. C'est aussi pour cette raison que Sony n'avait pas le droit à l'erreur car si la PS4 reste une excellente console, très appréciée par nombre de joueurs, elle n'est pas exempte de défauts. Des défauts qui en plus, perdurent depuis la PlayStation 3 (disque dur trop petit et pas assez rapide, console qui chauffe et ventile trop fort, etc...).




La PlayStation 5 (à gauche) à côté d'une PS4 Slim
(les dimensions ne sont pas respectées)


Ceci dit, il a fallu attendre plus de 7 ans pour que cette valeureuse PS4 soit enfin remplacée (même si on sait très bien que la transition se fera en douceur, comme à chaque génération, afin de ne pas laisser des millions de joueurs sur le carreau). 7 ans c'est long, très long, mais c'est finalement devenu la moyenne depuis la précédente génération puisque justement la PlayStation 3 a duré 7 ans, et la Xbox 360 a même joué les vétérantes avec pas moins de 8 ans au compteur ! Après une PlayStation 4 qui fut l'une des consoles les plus populaires de l'histoire du jeu vidéo, c'est à nouveau Mark Cerny qui fut aux commandes de cette nouvelle architecture, et ce, dès 2015. Bien qu'entre temps le constructeur ait sorti sa fameuses console "mid-gen" (la PS4 Pro, une console intergénérationnelle visant à relancer les ventes tout en apportant un regain de puissance et en restant 100% compatible avec le modèle d'origine), la PlayStation 5 ne fut officiellement annoncée que très tard par rapport à son lancement : le 16 avril 2020, soit à peine 7 mois avant sa sortie définitive (il en va de même pour les fameuses précommandes, qui ont vraiment tardé à être mises en place).
Avec la PS5, Sony a fait plusieurs promesses : assurer la rétrocompatibilité avec les jeux PS4 (ainsi que les manettes officielles et certains accessoires), enfin passer le cap de la 4K (ce que la PS4 Pro n'est finalement pas arrivée à faire), proposer un Hardware surpuissant qui développe plus de 5 fois la puissance de la PS4 d'origine, raccourcir ces temps de chargement qui (avouons-le) pourrissent un peu l'expérience, mais aussi proposer une avancée graphique et sonore, avec notamment la prise en charge de ce fameux Ray Tracing qui fait tant parler de lui ces dernières années et qui était jusqu'ici réservé à l'univers (onéreux !) du PC. Sony en a également profiter pour proposer une console ultra silencieuse (et ce n'est pas un mal car je me souviens encore de cette PS4 qui faisait un bruit de sèche-cheveux sur Last of Us Part II), une toute nouvelle manette (la DualSense), de nouvelles technologies (le fameux "SSD magique") ainsi qu'une toute nouvelle gestion du son, facette souvent oubliée au profit des seuls graphismes.
Enfin contrairement à l'offre d'un Microsoft qui a scindé sa nouvelle génération en 2 machines aux performances opposées, la PlayStation 5 se décline en 2 modèles : l'un vendu avec lecteur Blu-Ray "au prix d'ami" de 500€, et l'autre, sans lecteur optique, vendu au prix faussement allégé de 400€. Si la première est chère (100€ de plus que la PS4 à sa sortie), pas sûr que le gain financier du second modèle soit si avantageux que ça, entre le fait de devoir acheter ses jeux au prix fort sur PSN, et être dans l'incapacité de prêter ou même revendre ses disques.




A gauche la PlayStation 5 (que nous nommerons Blu-Ray Edition),
à droite la Digital Edition, dépourvue de lecteur


Jugeant ses ventes asiatiques (et notamment japonaises) insuffisantes, Sony a fait en sorte de sortir la PS5 en priorité sur ses 2 plus importants secteurs : aux Etats-Unis car c'est là qu'est l'un des nerfs-de-la-guerre, puis au Japon, d'abord par respect (vu qu'à la précédente Génération Sony avait fait le choix de sortir sa console en Europe avant le Japon, ce qui ne fut pas très apprécié), puis en vue de surpasser une PS4 jugée trop peu vendues (bien que ce soit toujours mieux que les 115.000 Xbox One !!). Quoique, à bien y regarder, la PS4 s'est vendue à plus de 9 Millions de consoles au Japon... certes c'est moins que les 16 Millions de Switch vendues en moitié moins de temps mais il faut temporiser ces chiffres en se disant qu'au Japon, il n'y a plus de "véritables" consoles portables en vente (telles que les Nintendo DS et 3DS) alors que justement, c'est ce dont les japonais sont friands. Résultat, ils se sont tous tournés vers la Switch... faute de mieux (la carrière de la PS Vita étant terminée depuis 2015, Sony n'ayant pas renouvelé son expérience nomade).
Si la PlayStation 5 s'est d'abord dévoilée via son "devkit" (le kit de développement que Sony fourni aux développeurs de jeux), il est clair que la communication de Sony (visant à faire monter le désir, la "hype" chez le joueur technophile de plus en plus impatient de gouter aux jeux "Next Gen") fut à l'image de son développement et de son lancement : étrange ! Les infos ont tardées à être divulguées, tout comme le design "high tower" de la console. Sony a d'abord communiqué sur la manette DualSense, puis sur les formidables capacités de transferts de son SSD, bien avant d'évoquer ce qui intéressait vraiment les joueurs : le cœur des composants, la puissance que développe la console, ses capacités graphiques et sonores... Le constructeur a-t'il eu des problèmes lors du développement de la console ? L'Hardware était-il encore sujet à modifications au début de l'année 2020, alors que quelques mois seulement séparaient les premiers éléments de communication et sa sortie officielle ? Ma foi c'est possible... mais maintenant qu'elle est là, réjouissons-nous car après des années de loyaux services, la valeureuse PlayStation 4 va enfin (doucement) prendre sa retraite, nous allons enfin pouvoir passer un cap, tout en évitant de sacrifier l'énorme héritage qu'elle nous a laissé...




Le "devkit" (Kit de développement) de la PS5 arbore un look qui
n'a strictement rien à voir avec le design final de la console


Enfin précisons qu'à l'image de la sortie de la PS4 face à la Xbox One, la PlayStation 5 est sorti le même mois que la Xbox Series X (novembre 2020), et une fois encore, les 2 conceptions semblent (du moins sur le papier) assez proches, puisqu'une fois encore, les 2 constructeurs usent de composants assez similaires, surtout en ce qui concerne le couple CPU / GPU issus des technologies développées par AMD. Le constructeur américain Advanced Micro Devices (AMD) peut d'ailleurs se féliciter de son partenariat pour le développement des puces des consoles de Microsoft et Sony (PlayStation 4, Xbox One, PS4 Pro et Xbox One X) car ce sont de substantielles rentrées d'argent qui en ont découlé ! Un argent réinvesti dans le développement de nouveaux et très appréciés processeurs (notamment les Ryzen), des technologies indirectement financées par la vente des consoles, qui aujourd'hui profitent aux nouvelles consoles. Un juste retour des choses en somme... Cependant, nous le verrons tout au long de ce dossier, les 2 consoles (faussement) ennemies sont à l'image des communications diamétralement opposées de leurs constructeurs respectifs : à part des tableaux de spécifications qui sont très proches, finalement les 2 consoles n'ont rien à voir l'une de l'autre. Et puis ce ne sont clairement pas des "specs tech" qui changent réellement la donne et ça l'histoire nous l'a appris : une console n'a de valeur qu'avec de bons jeux.




Photo de famille avant la guerre : de gauche à droite nous avons la Xbox Series S,
la Xbox Series X, la PlayStation 5 et enfin la PlayStation 4 Pro


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Rétrospective de la PlayStation 4

Avant de se lancer dans ce dossier dédié à la PlayStation 5, faisons un rapide tour d'horizon de la Génération qui se termine, à savoir la PlayStation 4 (bien que comme d'habitude, les 2 consoles vont coexister pendant un temps, assurant ainsi une transition en douceur). Comme évoqué en introduction, la PS4 est sortie en occident bien avant le Japon. Vécu comme un affront par les japonais, qui sont historiquement le pays qui s'est approprié le jeu vidéo dans les années '80 et '90 (alors que vous le savez sûrement, mais le jeu vidéo est né aux Etats-Unis), c'est d'autant plus fort que Sony est une société japonaise. La PS4 a donc vu le jour le 15 novembre 2013 aux Etats-Unis, le 29 novembre 2013 en Europe et seulement le 22 février 2014 au Japon ! Il faut dire que suite aux déboires d'une PS3 un poil mégalo et conçue par le vétéran Ken Kutaragi, Sony s'est tourné vers Mark Cerny, l'homme derrière quelques grosses licences de la marque comme Spyro, Crash Bandicoot, Uncharted, Disruptor, Ratchet & Clank ou encore Jak & Daxter. Un CV en diamant brut que Sony a fini par polir en faisant de lui le "lead architect" des PlayStation Vita (qui, malgré son échec commercial, reste l'une des plus belles et puissantes consoles portables) et PlayStation 4, la console de salon aux 113 Millions d'exemplaires vendus ! Certes c'est moins que la PS2 (157 Millions d'exemplaires), mais la PS4 a clairement surpassé la première PlayStation (104 Millions d'exemplaires), largement dépassée la PS3 (87 Millions d'exemplaires) et a littéralement écraser sa concurrente, la Xbox One (47 Millions d'exemplaires). Ceci dit, son succès est mérité. Bien entendu la faible ludothèque exclusive et la médiocrité du support Xbox One (je l'admets, je n'aime absolument pas cette console, alors que j'ai toujours adoré la Xbox 360 - ce qui parallèlement ne l'empêche d'avoir de très bons jeux exclusifs) a sans doute aidée en ce sens, mais pas seulement. La PS4 a longtemps entretenu un lien étroit avec la PS Vita (dont elles partagent également quelques jeux) et la manette DualShock 4 est exemplaire. Délaissant le vieux format à sticks convexes (bombés), Mark Cerny et son équipe ont conçus une manette innovante, qui a en partie repris les innovations de la PS Vita (comme la surface tactile), offert un confort et une prise en mains jusque-là jamais vu sur PlayStation avec en particulier des sticks convexes (creusés) et très précis. Bien que je loue volontiers les qualités des control-pads Xbox, je dois admettre que la DualShock 4 est un véritable tour de force de la part de Sony, un plaisir d'innovation, de précision et de confort (finalement son seul véritable défaut c'est cette batterie, longue à charger et qui ne tient vraiment pas longtemps : aux alentours des 5 à 7 heures).




La PlayStation 4 c'est 113 Millions de console vendues
à l'heure où la PS5 voit enfin le jour...


Avec son interface vraiment accessible, lisible et pratique (où on peut ranger, classer ses applications et ses jeux dans des dossiers personnalisés), la PS4 a également améliorer son Store (qui est bien plus rapide et ne nécessite pas de mises à jour, comme sur PS3) ainsi que sa vitesse de téléchargement où justement, 2 à 3 fichiers peuvent être downloadés simultanément. L'installation des jeux était généralement très rapide puisque la console installait les données essentielles (le reste se faisant en tâche de fond), soit tout l'inverse d'une Xbox One ultra pénible de ce côté-là (car le moindre jeu met des plombes à s'installer et s'il n'est pas à jour, il refuse de se lancer ! un comble pour une console qui se doit d'être simple d'utilisation !). La PS4 est une console qui impose un design plaisant et des dimensions contenues, surtout si on la compare à une Xbox One énorme, une PS3 mal proportionnée ou encore une PS5 surdimentionnée. Bien entendu la 4e console de salon de Sony avait ses défauts, à commencer par ce système de refroidissement vraiment mal étudié qui fait que la console s'encrasse vite (et pour la nettoyer, il fallait tout démonter !) et surtout, qu'elle fait beaucoup de bruit ! Pour tout vous dire, jouez à des jeux comme Horizon ou Last of Us Part II en plein été, et vous aurez du mal à entendre votre jeu sans pousser le son de la télé vraiment fort ! Quand certains parlent de bruit de réacteur ou de sèche-cheveux, ils ne sont pas si loin de la réalité !
L'autre gros défaut du système, c'est la lenteur de son disque dur. Si par bonheur on pouvait le changer sans faire sauter la garantie (j'ai personnellement mis un disque de 2To car les 512Go de base étaient vraiment trop justes), les performances n'étaient par contre pas aux rendez-vous. Certes on pouvait y adjoindre un SSD ou un disque hybride, mais le souci ne venait pas tant du disque en lui-même, mais bien de la console dont les taux de transferts étaient ridiculement faibles (exactement comme sur Xbox One et PS3). Résultat, les temps de chargements se sont peu à peu allongés pour devenir insupportables sur le dernier tiers de sa vie avec des jeux comme Borderlands 3 ou pire encore, Metro Exodus, où on passe de bien trop longues minutes à regarder un écran fixe, le temps que ça charge.
Si certes la console a reçu beaucoup de remasters à la qualité souvent discutable, on ne peut pas le nier, la PS4 se compose surtout d'une impressionnante ludothèque, avec beaucoup de hits connus et reconnus qui ne sont disponibles que sur cette console (parfois il y a un portage PC qui arrive des années après). On peut par exemple citer WipEout Omega, Ghost of Tsushima, Death Stranding, Spider-Man, God of War, les 2 volets de The Last of Us, KILLZONE : Shadow Fall, Until Dawn, Days Gone, les Uncharted... Naturellement on y trouve aussi une multitudes de jeux multi-supports tels que Diablo III, la trilogie des Tomb Raider, la série des Far Cry, DOOM, les 2 épisodes de Dishonored, la panoplie des Resident Evil (Revelations 2, 7, 2 REMAKE, 3 REMAKE...), Alien Isolation, la série des Battlefield, les 2 épisodes d'Evil Within, les Wolfenstein, Metal Gear Solid V ou encore le cultissime The Witcher 3 (et j'en oublie certainement plein d'autres !). Bref, en investissant dans une PS4 aujourd'hui, vous aurez à disposition une large ludothèque qui couvre tous les horizons.





Prenons un instant pour parler de ses révisions Hardware. La PS4 Slim, modèle plus fin, moins énergivore et moins bruyant, est sorti en septembre 2016. Cette révision, moins luxueuse, n'apportait rien de plus au modèle de base, si ce n'est un nouveau look et une manette DualShock 4 v2 très légèrement améliorée, un peu à l'image de ce que le constructeur avait déjà fait avec les PSOne, PSTwo et PS3 Slim. De son côté la PS4 Pro a vu le jour en octobre 2016, à peine un mois plus tard, divisant ainsi le marché PS4 en 2 offres : l'entrée de gamme avec la Slim et le haut de gamme avec la Pro. Si jusqu'à une certaine époque les constructeurs sortaient des évolutions de leurs consoles (on l'a bien vu avec la Mega Drive II, la PS3 Ultra Slim ou encore Xbox 360 S) jusque-là ces évolutions restaient essentiellement cosmétiques, en vue de proposer entre autre des modèles aux couts de fabrication réduits, et plus récemment des disques durs plus volumineux.
Avec la PS4 Pro, Sony a franchi un cap, a proposé un nouveau type d'offre. Hormis un léger restylage de la console, c'est surtout l'Hardware qui a été upgradé. 100% compatible avec les jeux et accessoires de la PS4 de base, la PS4 Pro voit son processeur AMD Jaguar (8 coeurs) passer de 1,6Ghz à 2,1Ghz, la RAM prend 1Go supplémentaire (essentiellement pour les tâches de fond), libérant ainsi les 8Go de GDDR5 (dont la bande-passante évolue de 176Go/s à 218Go/s) et enfin la partie graphique passe de 18 à 36 Core Units, avec une fréquence qui évolue de 800 à 911Mhz. Si la PS4 développe 1.84 TFLOPS, de son côté la PS4 Pro développe pas moins de 4,2 TFLOPS ! Un sérieux gain de puissance qui permet aux développeurs de faire évoluer leurs jeux avec des graphismes plus détaillés et/ou un framerate plus élevé. Par contre on ne va pas se mentir, la promesse d'offrir du jeu en 4K n'a pas été tenue car si la PS4 Pro est bien plus puissante que la PS4 de base, afficher du 4K avec un framerate constant et surtout des graphismes plus détaillés, méritait sûrement bien plus de puissance. Ceci dit, et malgré ses ventes assez faibles face au modèle d'origine, la PS4 Pro était une belle évolution de la plate-forme.




Les PS4 Slim et Pro


Quant au PlayStation VR (anciennement connu sous le nom de code Project Morpheus) c'est un casque de réalité virtuelle sorti en octobre 2016 (en même temps que la PS4 Pro), surfant sur le succès des Oculus Rift et autre HTC Vive sur PC. Avec le PS VR et sa compatibilité PS4, nous avions un rendu un peu "bas-de-gamme" mais c'était aussi un bon moyen de se lancer dans la VR sans y laisser une fortune ! Un billet d'entrée certes élevé (environ 400€), mais incomparablement plus abordable que sur PC (600€ en moyenne sans compter le puissant ordinateur qui devait les accompagner). Nous conclurons en disant que la PS4 a joui d'une excellente (et méritée) réputation, avec tout d'abord un excellent démarrage pour un prix très correct (400€, loin des 600€ du lancement Européen de la PS3), offrant au passage un excellent pad, une console bien conçue, performante et par dessus tout, une ludothèque vaste et souvent de qualité. Certes elle n'offrait aucune rétrocompatibilité, la PS4 Pro était bien moins puissante que la Xbox One X (première véritable console 4K qui développait pas moins de 6 TFLOPS) et selon le jeu et le modèle, elle était extrêmement bruyante. En attendant, plus de 3000 jeux sont sortis sur PS4 (oui, c'est vraiment énorme !!) et c'est l'une des consoles qui compte le plus de gros hits, des best-sellers qui aujourd'hui, à l'heure des PS5 et Xbox Series X, font encore écho. La PS4 laisse un héritage inestimable à sa remplaçante car Sony a eu l'excellente idée de rendre sa nouvelle console rétrocompatible avec plus de 99% des jeux PS4. Une délectable fonctionnalité que nous développerons au chapitre adéquat.




Le PS VR


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Le packaging

Revenons-en à notre PlayStation 5. Souvenez-vous, à l'époque des consoles de 3e et 4e Génération (oui je sais, ça ne remonte pas à hier) les consoles étaient superbement protégées dans des coques en polystyrène thermoformées. Les machines étaient à l'abri des chocs alors même que l'électronique de l'époque était bien plus "solide" qu'aujourd'hui (il faut dire que les soudures de surface ont beaucoup aidé à la miniaturisation mais ont rendu l'ensemble assez fragile). Aujourd'hui c'est l'inverse : l'électronique est bien plus fragile, elle chauffe plus aussi (c'est ce qui a causé certains problèmes de RROD et YLOD sur Xbox 360 et PS3), alors qu'en parallèle, les emballages sont de plus en plus "low coast" ! Ce qu'on peut à la rigueur accepter sur des consoles minis 100% statiques, est déjà nettement moins admissible sur des consoles vendues 500 $/€, avec un poids significatif, un volume imposant et un lecteur optique (le cas échéant).
Vous l'aurez sans doute compris, malgré ses 4.5 Kgs (!) la PS5 ne m'a pas paru très bien protégée. Dans son carton, la grosse console est maintenue par 2 plaques en carton mâché (type boite à œufs), la console étant elle-même protégée par un film matelassé. Vraiment rien de transcendant, ce qui me rappelle qu'à l'époque déjà, la PS4 n'était pas tellement bien protégée elle non plus (et après on se demande pourquoi il y a des a pannes, alors même que les transporteurs et les milliers de kilomètres que doivent faire nos consoles n'aident sûrement pas à avoir un début de vie des plus modéré). Sony serait-il devenu radin ? Ferait-il des "économies de bouts de chandelle" ? A vous d'en juger... Quant à la manette DualSense, elle est conservée dans un emballage assez similaire à la console.




Franchement, au prix de la console et vu la fragilité des composants
hi-tech qu'elle contient, l'emballage est vraiment minable...


Il est à noter qu'afin de bien différencier les 2 versions de la console, avec la classique d'un côté (munie d'un lecteur Blu-Ray) et la Digital Edition de l'autre (sans lecteur), les boites arborent les couleurs dominantes de la console, qui sont elles mêmes diamétralement opposées : blanc d'un côté et noire de l'autre. Evidemment ça porte un peu à confusion car la boite noire pourrait nous faire croire que la console est noire... mais non, bien évidemment. Au contraire, sur la boite noire l'appellation "Digital Edition" est écrit en tout petit, mais bon point pour Sony, dans les 2 cas la console est présentée de face et instinctivement on voit bien que le lecteur mange-disque est absent de l'une des 2 (il est même stipulé un "Disk Free Console" assez clair, bien qu'encore une fois, écrit petit). Par contre, je ne débattrai pas sur ces gros logos 8K et 4K/120 en lettres dorées qui trônent fièrement en haut de la boite. On pourrait penser à de la publicité mensongère, même si dans les faits, la console peut effectivement (et en de rares cas) atteindre de tels extrêmes.



 

A gauche la Blu-Ray Edition (l'édition classique avec lecteur
optique), à droite la Digital Edition (sans lecteur)


Hormis la console et le control-pad, le contenu de la boite se passe de tout superflu : il y a le socle pour faire tenir la machine à la verticale (avec la délicate attention que ce dernier permet de cacher dans sa base rotative la précieuse vis - on aurait aimé un outil pour justement viser ce socle mais qui n'a pas un simple tournevis plat chez lui ?), le câble d'alimentation (car oui, une fois de plus l'alimentation de la console est interne, comme ça a presque toujours été le cas chez PlayStation), un câble HDMI 2.1 (et cette norme a son importance car contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'importe quel câble HDMI ne ferait pas l'affaire), un câble USB Type A d'un côté Type C de l'autre pour recharger la manette et une petite notice. Il n'y a rien d'autre !! N'espérez avoir un câble Ethernet, un micro-casque, un disque de démos, de même on ne va pas se voiler la face, les câbles sont très courts. Avec nos télés qui sont de plus en plus grandes, il ne nous reste plus beaucoup de choix : soit la console est derrière la télé (si on n'aime pas le design, c'est pratique :) soit on la dispose dans le meuble en dessous et donc forcément à l'horizontale (du coup la console n'est pas sous son plus beau jour) ou alors on investit dans un câble HDMI 2.1 bien plus long, mais qui coute (à la sortie de la console et en moyenne) 20€ pour 3 mètres, 30€ pour 5 mètres (ces prix évolueront naturellement à la baisse au fil du temps). Bref, ça fait vite ch(i)er et on se dit qu'il est loin le bon vieux temps de la prise péritel qu'on branchait à sa télé CRT de 55 cms (oui je suis vieux et alors ?! ^.^).




Voici tout le contenu de la boite... c'est à dire pas grand chose, le strict minimum.
Notez qu'en plus de ça, les câbles ne sont vraiment pas longs


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Le design de la console, le bruit,
la chauffe, la consommation...

A chaque génération, le design des consoles divise les foules. On se souvient tous de le première PlayStation avec sa gabarit rectangulaire, ses formes rondes et sa vieille couleur grise ? Vous vous souvenez sûrement de la PlayStation 2, première console pouvant être placée à la verticale, avec sa forme monolithique mais fort heureusement de couleur noire ? Vous vous souvenez aussi très bien de la première version de la PS3, console bedonnante, énorme et lourde, mais dont le design et le choix des matériaux rappelait un produit de luxe ? Enfin, il y eut la PS4 avec sa forme carrée/biseautée que personnellement j'aime beaucoup. Pour la PlayStation 5, Sony n'a pas fait le choix d'imposer le design à ses ingénieurs Hardware, mais c'est bien l'Hardware qui a imposé le design de la console. Car il ne faut pas se leurrer, sur les différentes versions de PS4, la console chauffait, ce qui lui imposait de ventiler en conséquence. Ce qui restait acceptable en hiver, devenait infernale par temps chaud (durant l'été et plus encore lors d'une canicule). C'était notamment le cas sur certains jeux gourmands qui tiraient beaucoup parti des capacités de la console, qui se mettait alors à chauffer de façon excessive et donc à ventiler tel un sèche-cheveux vidéo-ludique (si si c'est possible ^_^).
Pour la PS5, Mark Cerny et ses développeurs ont fait le choix premier de s'imposer un silence de cathédrale, ce qui n'était plus arrivé depuis la PS2. Pour se faire, ils ont surdimensionné le système de refroidissement, ce qui a en partie imposé à la console sa taille assez démesurée. Car vous l'avez sûrement vu partout : la PS5 est l'une des plus grande (et lourde) console de tous les temps. Pour arriver à trouver une console plus grande, il faut lui mettre à côté une Mega Drive 1 couplée à un Mega-CD II (oui je sais, c'est un drôle de comparatif).




L'imposant dissipateur thermique de la PS5


Ceci dit, quoiqu'on en pense et puisque vous êtes ici pour avoir mon avis sur le sujet, moi je trouve la console plutôt jolie... tant qu'elle est debout ! Ses courbes sont élégantes, sa couleur blanche tranche radicalement avec le noir que s'impose la marque depuis les années 2000 et la sortie de la PlayStation 2, et avec sa manette, Chacha et moi on lui trouve un petit côté Stormtrooper vraiment pas désagréable. D'ailleurs plusieurs détails interpellent à commencer par la qualité de fabrication, qui est excellente. Les plaques (à l'origine blanches) peuvent être détachées assez facilement afin de procéder à un rapide nettoyage /dépoussiérage de la console, ainsi qu'à l'ajout d'un nouveau SSD, venant s'additionner à celui intégré à la Carte Mère. Notez aussi que Sony a poussé le souci du détail car les plaques blanches ne sont pas simplement granuleuses, en réalité le revêtement est formé des symboles de la marque. Vraiment class' et sympa.




Quoi ? Vous trouvez que c'est si farfelu que ça ? Perso, j'estime qu'on retrouve un peu
de (vieux) Star Wars façon Stormtroopers dans le design et le choix des couleurs...




Le revêtement de la console et du pad DualSense est formé d'une multitude de
carré / rond / triangle / croix... c'est vraiment sympa comme détail


Maintenant il est clair que la partie centrale, en matériau noir laqué (et donc brillant) est très sujet aux traces de doigts et à une poussière parfaitement visible. Par contre la dominante blanche façon Stormtroopers est vraiment sympa, ça change des habitudes et de l'eternel noir (brillant comme mat) mais ce n'est pas au gout de tous, avouons-le. Ceci dit, c'est encore debout qu'elle est la plus belle car une fois allongée, son côté massif ressort encore plus ! Il faut dire qu'avec pas moins de 39 cms de hauteur et 10,4 cms d'épaisseur, l'élégance de ses courbes laisse place à "un bloc" asymétrique, un imposant pavé limite disgracieux, qui nécessitera beaucoup de place dans un meuble, déjà pour être rentrer, et plus encore pour se ventiler (car rappelons-le, les consoles modernes ont besoin d'une bonne ventilation sinon tous les efforts de Sony pour offrir une console silencieuse seront vains).




Qelque soit le modèle et malgré son imposante taille, la PS5 assume un design
original et futuriste qui, de façon ojective, n'est vraiment pas déplaisant




Par contre, une fois à l'horizontale, la console devient pataude et disgracieuse...
elle n'est clairement faite pour être présentée ainsi


Et puisqu'on y est parlons-en du silence : que donnent le dégagement de chaleur et la ventilation qui en découle ? Une chose est sûre, avec les technologies employées, Sony s'est assuré d'avoir enfin une console ultra silencieuse. En effet, entre son épais ventilateur (45mm d'épaisseur) d'un diamètre de 120mm à double prise d'air, monté en haut d'une carcasse vouée à évacuer au mieux l'air chaud, c'est sûr, la console respire bien ! Avec son SoC (le chip qui contient à la fois le CPU et le GPU) surmonté d'un dissipateur thermique monstrueux (un "heatsink" comme disent les anglophones, un radiateur comme on dit de part chez nous :), équipé de 6 caloducs, Sony n'y est pas allé de main morte en utilisant en plus du métal liquide en guise de transmetteur calorique (à la place de la bonne vieille pâte thermique) ! Ajoutons à ça un ventilateur à vitesse variable (et vous le savez, plus un ventilateur est gros et plus il tournera lentement pour le même débit d'air), un couple CPU / GPU dont la fréquence est également variable, et vous obtenez un système extrêmement performant, tout en étant parfaitement stable et en évitant de trop monter en température. C'est bien là qu'on sent que Sony a fait de très gros efforts. D'ailleurs comme évoqué, c'est bien ce refroidissement de compétition qui a (en partie) imposé les dimensions de la console. Le résultat est donc là : qu'on aime ou pas le design de la console, il est indéniable que celle-ci ne chauffe pas et surtout, qu'en plein travail elle reste parfaitement silencieuse... un miracle qui a loupé le berceau PlayStation depuis 2 Générations déjà !




Un dissipateur surdimentionné, un ventilateur énorme, du métal liquide... Sony a vu grand cette fois !




Et le résultat est là : la console chauffe peu et donc se révèle très silencieuse


Après c'est vrai, on peut se demander de quoi est composé le métal liquide, de mercure ? Il y a peu de chance, par contre il se peut que ce soit un alliage de gallium, d’indium et d’étain connu sous le nom de galinstano. L’indice de conductivité thermique du métal liquide peut être jusqu’à 80 fois supérieur à celui d’une pâte thermique conventionnelle. Dans tous les cas ça reste un produit extrêmement toxique et particulièrement nocif. De plus, ne vous avisez pas de démonter la console sans vraiment savoir ce que vous faites car si ce métal se répand sur la Carte Mère, premièrement il sera très difficile de le remplacer, deuxièmement il risque de la griller en créant des court-circuits (car le métal liquide est un excellent conducteur calorique... et électrique !). Il faut donc absolument l’isoler du reste de la machine. Bien conscient de cette contrainte, Sony affirme avoir travaillé pendant 2 ans sur un système de cage hermétique qui garantit une parfaite étanchéité, quelle que soit la position de la console. Ceci dit, avec le temps on ne sait pas trop comment les choses vont évoluer : cette cage résistera t'elle à un choc accidentel ? Est-elle durable dans le temps, après des années à récupérer toute la chauffe du processeur (je parle de la cage, pas du métal qui se dégrade peu avec le temps) ? Ce métal est sûrement un gros polluant, comment va t'on le recycler une fois la console morte ? Impossible de jeter simplement sa console à la poubelle sans penser aux conséquences pour la nature...
Bref, malgré de belles technologies, tout ceci n'annonce rien de bon et malgré une efficacité moindre, la bonne vieille pâte thermique reste à privilégier. D'ailleurs le monde informatique ne s'y trompe pas et préfère investir dans le "water cooling" que des technologies aussi efficaces que dangereuses. Mais visiblement, il fallait bien ça pour refroidir un système particulièrement énergivore avec pas moins de 215 watts de consommation en pic. C'est plus que toutes les autres consoles sorties à ce jour : plus que la Xbox One (120w), la PS4 Pro (160w), la Xbox One X (167w), la Xbox 360 (170w), la Xbox Series X (185w) ou encore la PlayStation 3 (190w), ancien détenteur de ce triste record. Il n'empêche que la température n'excède pas les 55° (ce qui est tout à fait normal, n'imaginez pas que vous allez vous brûler en touchant la console) et ce, pour un bruit de ventilation qui n'atteint pas les 40dB (soit pratiquement le bruit ambiant d'une pièce silencieuse). En conclusion, à part des technologies potentiellement dangereuses et une consommation pas très bien maitrisée, on peut dire que la PS5 est une machine parfaitement refroidie et très silencieuse.






Avec son métal liquide, la PlayStation 5 se prendrait-elle pour le T-1000 ? ^_^


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La manette DualSense

Après avoir admirablement renouvelé le design, la précision et la prise en main avec une DualShock 4 proche de la perfection, avec la DualSense Sony marque une légère rupture avec 3 premiers changements : le changement de nom (forcément, même si on garde la première syllabe : "Dual"), la couleur (tout en blanc et noir, afin d'accompagner le design de la console) et enfin la forme générale qui se rapproche désormais du pad Xbox. N'y voyez là aucun outrage ni aucun affront, et regardez par vous même : la forme globale de la DualSense s'éloigne des DualShock et ressemble de plus en plus à celles conçues par Microsoft.




En haut nous avons les DualShock 3 (PS3) et 4 (PS4). En bas nous avons la DualSense et la
manette Xbox One. Ne trouvez vous pas que petit à petit, le design des pads PlayStation
se rapprochent des pads Microsoft (du moins dans la forme générale) ? Vous voyez pas
où je veux en venir ? Alors regardez l'image ci-dessous...




Alors ? Qu'est-ce que vous en dites ?


Après c'est vrai, au niveau de la prise en mains et des fonctionnalités de base, la DualSense n'est pas si éloignée que ça que la DualShock 4 en reprenant le pavé tactile, le petit haut-parleur au centre, les sticks symétriques à tête concave, l'emplacement des touches, la croix numérique... Difficile d'être totalement dépaysé. D'ailleurs, afin d'assurer la compatibilité avec les jeux PS4, la DualSense dispose encore une fois des fonctions SixAxis, introduites par le pad PS3. Afin de décrire la DualSense dans le détail, commençons doucement par les subtils changements, comme le fait que les 4 touches principales et la croix numériques sont désormais transparentes. On évoquera que pour la première fois, les couleurs (vert, bleu, rose et rouge) ont disparues. Bien entendu on retrouve les fameux symboles (carré, rond, triangle, croix) et précisons également que pour la première fois, les japonais vont se mettre au diapason international. En effet, vous le savez peut-être mais au Japon, on valide avec la touche "O" et on annule avec la touche "X", alors qu'en occident, c'est l'inverse ! Afin d'uniformiser tout ça (ce qui est déjà le cas sur Xbox où la touche "A" sert à valider), désormais les pads japonais seront configurés comme tout le monde. OK c'est un détail, tout comme le fait que la touche "Share" soit devenue "Create", ou encore la touche PS centrale qui a perdue sa forme ronde.






Dans la longue lignée des manettes PlayStation, il est clair que la
DualSense créé une rupture au niveau du design. C'est
sans doute ce qui a incité Sony à changé de nom


Il est d'ailleurs à noter que Sony a définitivement abandonné les touches analogiques pour la croix directionnelle et les touches principales. Comment ça, vous n'étiez pas au courant ? En effet, rares étaient les jeux à utiliser ses fonctionnalités très subtiles, mais sur un jeu comme Ace Combat 4 et 5 (sur PS2) selon la pression exercée sur la touche, on pouvait clairement voir différents niveaux de zoom de la minimap. Mais tout ça c'est terminé et à part cet exemple précis, je ne pourrais pas vous dire s'il existe un autre jeu utilisant cette (ancienne) fonctionnalité. Résultat, Sony a retravaillé son ressenti, avec des touches plus franches et sensibles qu'autrefois. Le pavé tactile est assez semblable à celui de la PS4 (où ce dernier servait finalement plus de "simple touche" que de véritable révolution), idem pour les sticks analogiques qui sont bien positionnés, très précis et agréables à l'usage, notamment grâce à leur nouveau grip au niveau de la collerette. La barre lumineuse de la DualShock 4 a disparu (normal vu son utilité), désormais nous avons des LEDs autour du pavé tactile, pour sensiblement les mêmes fonctions : vous indiquer un détail important au premier coup d'œil, comme la santé de votre personnage (la couleur peut être bleue, verte, rouge ou violete). D'autres LEDs, plus petites, sont situées sous le pavé tactile : elles permettent de connaitre le numéro du joueur, de 1 à 4.




A côté du petit haut-parleur qui pourra à nouveau vous "cracher" divers contenus (une fonction que je n'ai jamais apprécié vu que je joue beaucoup avec un casque), désormais la manette est équipée d'un petit micro dont le but est avant tout de chatter avec ses amis. Ceci dit, la Nintendo DS a visiblement donné des idées et déjà sur Astro's Playroom, il sera possible de souffler sur sa manette en vue de simuler du vent. Mouais... je n'ai jamais été fan de ce genre d'options soit disant immersives (je l'ai déjà dit, je suis un vieux gamer et par conséquent, je n'aime pas trop passer pour un demeuré à souffler sur mon pad). On notera aussi la présence d’une prise jack pour connecter un casque filaire et d’une touche micro que l’on peut désactiver en appuyant dessus (2 microphones sont embarqués sur la manette – une lumière orange apparaît quand le micro est activé).
L’étrange port EXT de la DualShock 4, situé à côté de la prise jack, n’est plus présent. Ceci dit la majorité des joueurs n’a jamais réellement su à quoi ça servait, donc ça ne devrait manquer à personne. D'ailleurs notez que les pads DualShock 4 (de la PS4 donc) fonctionnent sur PS5 (mais elle ne pourra fonctionner que sur les jeux PS4 rétrocompatibles), mais l'inverse n'est pas possible : la DualSense ne fonctionne pas sur PS4. Bonne nouvelle, la DualSense est passée à l'USB Type-C, vous savez ces fameuses prises micro USB qu'on peut (enfin !) insérer dans n'importe quel sens, laissant de côté ces USB micro Type-B un poil pénible à l'usage. Le but est bien évidemment de recharger la batterie, interne et inamovible, marque de fabrique de la marque japonaise.



 


Après, les bienfaits des batteries ou des piles, est un débat aussi vieux et subjectif que ce vieil affrontement des sticks symétriques et asymétriques. Et ici j'écris la même chose que sur le dossier de la Xbox Series : les manettes conçues par Sony sont les plus polyvalentes. Alors certes, la DualSense est moins confortable que la manette de la Xbox Series pour ce qui est de la prise en mains 3D (en jouant aux sticks analogiques), ceci dit, à l'image de la DualShock 4 (PS4) elle reste malgré tout précise, agréable et se veut même plus polyvalente car les mains sont mieux positionnées pour le jeu 2D. En effet sa croix directionnelle (numérique) est idéalement placée pour certains types de jeux, ce qui donne un confort incomparable pour ce qui est jeux en vue de profil, les jeux Indé ou même les jeux de combats, là où tous les efforts de Microsoft ne servent à rien puisque sa croix est tellement mal placée, que jouer avec est systématiquement désagréable. Cette polyvalence est un vrai bon point pour la DualSense. Alors je sais, certains détestent l'une et adorent l'autre : la grande guerre des sticks durent depuis presque 20 ans et pourtant, personne n'est jamais tombé d'accord pour la simple et bonne raison qu'aucun pad ne répond aux besoins de tous...
Perso je le redis, les manettes PS4 et PS5 sont plus polyvalentes, très confortables et précises, et de son côté, les manettes Xbox sont encore meilleures, encore plus précises lorsqu'on joue aux sticks, mais le revers de la médaille c'est que la croix directionnelle ne sert généralement qu'au menu ou à la sélection de son arme (dans un FPS par exemple) tant elle est vite désagréable à l'usage. Et ça, Microsoft fera tout ce qu'il voudra, vu sa position, ils ne pourront rien y changer. Si personnellement j'avais une suggestion à faire, je ferai comme chez Thrustmaster dont le modèle ESWAP PRO Controller permet de permuter le bloc "croix numérique" avec le bloc "stick analogique gauche". La solution est parfaite car on peut ainsi passer de l'un à l'autre et avoir (au choix) des sticks symétriques ou asymétriques, tout en ayant (si besoin est) une croix idéalement placée. Malheureusement la Thrustmaster ESWAP PRO Controller est loin d'être d'aussi bonne qualité que les manettes officielles, et je suppose aussi que la forme du pad fait partie intégrante de l'image de marque, sans parler que si on perd le bloc permutable, la manette est bonne pour la poubelle. Visant aussi un public de tout âge (la PS5 est PEGI 7, c'est dire !), je suppose que ce sont les raisons qui font que ce type de pad polymorphe reste réservé au marché des accessoires.




Le Thrustmaster ESWAP PRO Controller


Pour ce qui est de la DualSense, une fois encore Sony nous sort le grand jeu avec une conception impeccable et le même type de revêtement que la coque de la console, formé d'une multitude de croix/rond/triangle/carré. Maintenant les 2 grandes nouveautés dont on nous rabâche les oreilles depuis des mois (au point même que la communication a longtemps fait passer la manette avant la console), ce sont les "retours haptiques" et les "gâchettes à résistance adaptative". Le fameux retour haptique, qu'on nous a vendu comme une révolution, est un bien joli mot qui fait très "hi-tech" mais qui au final, est loin d'être aussi exceptionnel qu'on le dit. La DualSense est équipée d'oscillateurs linéaires, en lieu et place des oscillateurs rotatifs traditionnellement utilisés dans les manettes de jeu (qui étaient ni plus ni moins que des moteurs pas-à-pas avec des masses dissymétriques qui, en tournant, créées des vibrations plus ou moins fortes). Comme leur nom l'indique, les oscillateurs linéaires fonctionnent en donnant à une masse un mouvement de "va-et-vient" sur un axe rectiligne. Cela permet de mieux contrôler l'inertie de la masse, et ainsi de maîtriser très exactement le nombre et l'intensité des oscillations ressenties par l'utilisateur. Voilà comment la manette peut faire en sorte de simuler des vibrations très typique tel qu'un personnage qui marche dans la neige, sur des cailloux ou dans le sable.
Les retours haptiques ("haptique" voulant dire "lié au sens du toucher") sont donc une belle évolution des vibrations classiques, une sorte de "vibration HD" qui permet de faire ressentir des sensations plus fines que l'ancienne formule. Maintenant, si efficaces soient-ils, ces retours haptiques ne sont pas non plus une révolution, tout juste une "évolution". La technologie est chouette, mais franchement vu le battage médiatique qu'il y a eu en amont, on s'attendait peut être à mieux. Au final ces vibrations ont quand même un bon point, celui de moins consommer de courant. Couplée à une batterie légèrement plus grosse (1560mA contre 800mA pour la première DualShock 4, 1000mA pour sa v2), la DualSense dure plus longtemps que la précédente manette, ce qui n'était pas difficile à obtenir. Après c'est vrai, qui dit batterie dit qu'elles vieilliront, tiendront de moins en moins la charge avec comme toujours, cette impossibilité de pouvoir les changer. Comme quoi, les mauvaises idées ont parfois la peau dure chez Sony, mais on pourra à minima se féliciter de pouvoir jouer plus de 4 heures sans devoir charger son pad.




En haut nous avons une DualSense et en bas une DualShock 4. Comme vous pouvez le voir,
sur la DualShock 4 nous avons des moteurs rotatifs avec des masses asymétriques,
alors que la DualSense propose des masses linéaires, nettement plus précises


Après qu'est ce qui est mieux : les piles ou les batteries ? Encore une fois, c'est un vieux débat qui n'a jamais trouvé de solution définitive et pour cause, il y a du bon et du mauvais dans les 2 cas. Une manette à piles (comme sur Xbox), oui c'est archaïque mais rien n'empêche d'y adjoindre une batterie rechargeable, les piles c'est hyper pratique et on n'a pas le souci d'une batterie qui vieillie. De plus, pour changer sa batterie amovible ou ses piles, il ne faut pas être ingénieur en horlogerie ! Avez-vous déjà essayé de changer la batterie d'une DualShock ? Moi oui, et croyez-moi ce n'est pas une sinécure ! Et puis les manettes à batteries sont longues à recharger, les accus se vident très très vite et quid de la durabilité ? Et oui vous n'y pensez peut-être pas, mais dans 10 ou 20 ans ces mêmes batteries seront plus que mortes et en allumant votre PS3, votre PS4 ou votre PS5, il sera impossible de jouer sans fil, revenant à ce bon vieux (et encore plus archaïque !) pad connecté à la console via un câble. Il faut voir plus loin que le bout de son nez, il faut voir à long-terme. Alors certes les piles ça pollue, mais j'en remets une couche sur le fait que chez Xbox aussi il existe des batteries (ou on peut mettre des piles rechargeables), qui ont en plus l'avantage d'être changé en un éclair. Et mine de rien, si son accu rechargeable est vide, en attendant on peut mettre des piles normales... bref chez Xbox, on a le choix de ses armes ! Et je prends position, si j'apprécie autant les pads Xbox 360, Xbox One et Xbox Series, c'est aussi pour ça, car autant j'aime beaucoup les pads PS4 et PS5 (non non pas PS3, car la DualShock 3 et la SixAxis sont à mes yeux une belle merde !) je n'aime absolument pas les batteries inamovibles de ces manettes ! Ce n'est qu'un point de vue, après comme je le dis plus haut, batteries ou piles, aucune solution n'est infaillible et aucune ne correspond aux besoins de tous, donc chacun voit midi à sa porte comme on dit... Fin du débat.





Dernier point : la DualSense se pare également de gâchettes adaptatives (on parle bien là des gâchettes basses, celles qui sont analogiques, soit R2 et L2). La technologie n'a strictement rien à voir avec les "gâchettes à impulsions" des manettes Xbox One / Series SX, puisqu'ici ce ne sont pas simples vibrations mais bien un véritable "retour de force" qui est appliqué. Les 4 gâchettes sont plus grosses, elles tombent mieux "sous les doigts" et la résistance induite sur les gâchettes basses (via des petits moteurs montés sur une vis hélicoïdale) permet de ressentir la pression sur une pédale de frein, la détente d'une arme ou la tension lorsqu'on bande un arc. C'est le gage d'un gameplay plus immersif et le résultat est tout à fait probant. Au final la DualSense signe autant une évolution qu'une pérennisation des innovations apportées par la DualShock 4. Ainsi d'un côté on garde le pavé tactile, la qualité des sticks, le petit haut-parleur et une prise en mains qui n'a beaucoup changé (il faut dire que la DualShock 4 marquait une belle évolution dans la gamme), et d'un autre côté nous avons désormais un micro intégré, des touches et une croix translucides au touché revu, mais aussi et surtout une meilleure autonomie (qui gravite autour des 10 heures), des retours haptiques et des gâchettes adaptatives. Là où Microsoft n'a quasiment pas fait évoluer son pad pour sa Xbox Series, de son côté Sony a développé pas mal d'innovations qui, à défaut d'être révolutionnaires, rendent l'expérience plus immersive. Ajoutons qu'en plus de ça, à l'image de son prédécesseur, le control-pad est confortable, précis et polyvalent. Au final son seul défaut c'est son prix : 70€ c'est vraiment abusé (déjà que les 60€ de la DualShock 4 avait du mal à passer...).




Voici le mécanisme qui régit la technologie des gâchettes adaptatives


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L'Hardware


Tableaux détaillés des spécifications techniques : cliquez pour ouvrir




 

Détails de la Carte Mère (cliquez pour agrandir)


Dans les lignes qui suivent, nous ne ferons aucune comparaison, aucune "guerre" avec la Xbox Series X qui, sur le papier, se veut légèrement plus puissante. Maintenant nous le savons, sans maitrise la puissance n'est rien ! Et vu le peu de différence qu'il y a entre les 2 architectures, pas sûr que sur la majorité des jeux on voit une quelconque différence. Et puis ce n'est une nouveauté pour personne, le nerf de la guerre (des consoles) ce sont les jeux, les exclusivités, ces mêmes jeux qui savent tirer parti d'un hardware parce que justement ils n'ont pas besoin de s'accoutumer de plusieurs architectures. Le fait d'être développé pour un seul et unique support fait en sorte que le jeu profite pleinement de sa puissance et de ses fonctionnalités. C'est comme ça que la PS4 a vu naitre des titres visuellement très impressionnants comme God of War, Last of Us Part II, Uncharted 4 ou Horizon, quand de son côté la Xbox One nous a impressionné avec Halo 5, les Gears of War ou encore les Forza, Horizon d'un côté et Motorsport de l'autre. Bref, si l'Hardware est important, les jeux qui en tirent partis le sont encore plus ! Fin du débat.





Retour en 2013, à sa sortie la PlayStation 4 était déjà quelque peu dépassée. Bien qu'affichant de belles performances, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas avouer que son octo-cores à seulement 1,6Ghz était un peu chiche en puissance brute (8 coeurs c'est bien, mais un peu plus rapide c'est mieux), la partie graphique n'avait rien d'exceptionnel et si les 8Go de RAM étaient pas mal, au contraire la lenteur de son disque dur ralentissait tout. Pour la PS5, Sony et Mark Cerny sont reparti de zéro... et ça se voit car sur le papier, la PlayStation 5 est un monstre de puissance ! A nouveau en partenariat avec AMD, si vous vous demandez pourquoi les 2 constructeurs choisissent à nouveau le même fabricant de processeurs et de carte graphiques, c'est tout simplement parce qu'AMD partage volontiers ses technologies, même les plus récentes, mais aussi et surtout parce qu'ils sont nettement plus abordables qu'Intel et nVidia qui, position de leaders oblige, ont la grosse tête. Résultat des courses, choisir ensemble AMD c'est profiter de technologies similaires et de couts de fabrication (à court/moyen terme) réduits, là où des puces exclusives coutent cher et mettent longtemps à être rentabilisées (Sony en a fait les frais avec sa PS3 et son onéreux CELL).
Pour la PS5, Sony et AMD ont fait le choix d'un processeur Zen 2 dérivé des appréciés Ryzen 7 3700/3800 : il dispose de 8 cœurs de 2 threads chacun, ce qui signifie que chaque cœur traite 2 informations simultanément par cycle. Ce choix est très pertinent dans le sens où les processeurs multi-cores se sont largement démocratisés sur PC, quand AMD a reconquéris les gamers PC avec des processeurs Ryzen d'excellente qualité. Ce CPU (processeur central) est compatible 32 et 64-bits, et il est cadencé à une fréquence variable pouvant atteindre les 3,5Ghz. Sur PC le phénomène est bien connu : ralentir la vitesse du processeur permet d'économiser du courant lorsque celui-ci n'est pas sollicité, et permet même de faire tourner à des fréquences variables chaque cœur, afin que le CPU offre la puissance calcul idéale à l'instant T. Le choix de ce CPU est déjà très judicieux dans le sens où bien des PCs, gamer ou pas, ne sont pas tous équipés d'une telle puissance de calcul, permettant à la console d'avoir déjà une légère longueur d'avance.




Le processeur (CPU) est un dérivé du très apprécié et performant AMD Ryzen 7.
Par contre ne vous méprenez pas, si le SoC (qui contient aussi
le GPU) est estampillé Sony, les technologies sont issues
d'AMD et la fabrication est assurée par TSMC


Côté GPU (la carte graphique), on retrouve également du AMD (forcément) avec un dérivé du Radeon RX 5700, en un peu plus évolué car sous architecture RDNA 2 (la RX 5700 est à l'origine sous RDNA 1). Ce processeur graphique est composé de 36 Core Units (CUs / unités de calcul), cadencé à une fréquence à nouveau variable, pouvant atteindre les 2,23Ghz. Le nombre de CUs est certes un peu faible, mais en contrepartie, la fréquence est vraiment élevée (à titre de comparaison, la Xbox Series X comporte 52 CUs mais sa fréquence ne monte que jusqu'à 1,82Ghz). Dans un cas comme dans l'autre, nous savons qu'il existe déjà du Zen 3 mais Zen 2 date d'à peine juillet 2019 (la technologie a donc à peine plus d'un an), quand le Zen 3 a vu (plus ou moins) le jour en même temps que les consoles de 9e Génération.
Quant au RDNA 2, il est disponible depuis à peu près le même moment que Zen 3, à savoir octobre 2020. Au final, il est très difficile de dire que les composants sont obsolètes, bien au contraire, AMD a vraiment offert à Sony (et à Microsoft) l'opportunité d'utiliser ses toutes dernières technologies. Sachez également que selon AMD, l'architecture RDNA 1 était déjà 50% plus rapide qu’une architecture VEGA (une architecture GCN, comme sur PS4 et Xbox One) et RDNA 2 est à nouveau 50% plus rapide que le RDNA 1. Il est donc clair que depuis 2017 et la sortie de l'architecture VEGA, AMD a fait de très gros efforts pour se remettre en selle et concurrencer autant que possible les puissantes puces nVidia.



 

A gauche un tableau comparatif des spécifications techniques de la PS4 et de la PS5.
A droite, un tableau comparatif des GPUs Radeon RX 5700,
PlayStation 5 et Xbox Series X. Cliquez pour agrandir...


Toute cette puissance de calcul est au service d'une console ultra performante (tout du moins à sa sortie, on sait comment les choses évoluent avec le temps), et qui a pour but d'afficher ses jeux en 4K / 60 fps, avec HDR et prise en charge du Ray Tracing, cette fonctionnalité particulièrement gourmande en ressources, et qui vise à rendre nos jeux toujours plus beaux et réalistes. Bien entendu la console prétend monter à des résolutions de 8K et des fréquences de 120hz. Si pour le taux de rafraichissement c'est encore possible (après tout certains jeux le font déjà, mais les télés compatibles restent actuellement rares), à contrario l'affichage en 8K n'est qu'une "compatibilité". La machine a déjà bien assez de mal avec la 4K, ce n'est pas pour lui infliger du 8K, ou alors ce sera au prix d'un downgrade inimaginable qui ferait passer Watch Dogs pour un jeu à peine retouché ! De toute façon, lorsqu'on sait qu'une carte graphique telle que la GeForce RTX 3080 (qui coute à elle seule 700€, après il faut tout un PC autour) s'acquitte déjà péniblement de son rôle (à savoir afficher du 4K - 60fps avec les détails sur "haut"), et malgré le fait qu'un jeu console soit toujours mieux optimisé, comment demander à une console de 500€ d'en faire autant ? A un moment donné, il faut se rendre à l'évidence qu'entre une console, si puissante soit-elle, et un gros PC de gamer, il y a un gouffre... un gouffre directement proportionnel à l'investissement que coute le-dit PC. Enfin bref, passons.








Si vous vous demandez à quoi peut bien servir le Ray Tracing, voici un élément de réponse. Le Ray Tracing consiste à simuler le parcours inverse de la lumière : on calcule les éclairages de la caméra vers les objets puis vers les lumières. Cette technique reproduit des phénomènes physiques tels la réflexion et la réfraction, elle apporte donc beaucoup de réalisme à une scène mais la contre-partie, c'est qu'elle nécessite énormément de ressources. Cliquez pour agrandir...


Le CPU et le GPU sont (comme c'est souvent le cas sur les systèmes embarqués) gravé sur un seul die, un SoC (System On a Chip) gravé en 7nm (tout comme les processeurs AMD Ryzen Zen 2). C'est le gage d'une puce qui ne consommera pas trop et surtout, qui ne chauffera pas trop. Du côté de la RAM, la console est plutôt bien fournie avec pas moins de 16Go de GDDR6 unifiée (2 fois plus que sur PS4), dont la bande passante atteint les 448Go/s et ce, grâce à un bus de 256-bits. Pas grand chose à ajouter, encore une fois Sony a fait un choix très judicieux et qui s'accorde parfaitement avec le couple CPU/GPU. Si jusqu'ici on a eu de très bonnes impressions (avec un choix pertinent des composants), sur le sujet du stockage il y aura un peu plus à dire. Délaissant définitivement ces bons vieux disques durs à plateaux rotatifs dont les performances sont désormais en dessous de tout (avec des débits pouvant difficilement atteindre les 150Mo/s, sans parler des temps d'accès), désormais les consoles sont équipées de SSD (Solid State Drive, soit un disque statique fonctionnant avec des semi-conducteurs type mémoire flash), exactement comme le font les PCs depuis des années. Le "SSD Magique" de Sony profite en plus d'une technologie très avancée. Oui, "SSD Magique" car on nous l'a vendu comme tel, comme (une fois encore) une révolution, alors que bon, les SSDs ont envahis nos ordinateurs il y a déjà pas mal de temps. Ceci dit la technologie semble avoir atteint une certaine maturité, soit exactement ce dont a besoin une console qui généralement a une espérance de vie plus longue qu'un ordinateur (moi même j'ai changé 2 fois de configuration rien que dans la carrière de la PS4, c'est dire si depuis toutes ces années mes consoles ont survécues à bien des configurations PC). Le SSD de la PS5 est à la norme NVMe PCI-Express 4.0, ce qui déjà en soi, lui octroie des débits très élevés. Mais là où Sony fait fort, c'est que ce SSD est directement relié à un contrôleur dédié qui peut compresser/décompresser les données à la volée. Construit sur mesure avec une interface à 12 canaux, le SSD peut atteindre déjà des débits de l'ordre de 5,5Go/s avec des données brutes, un débit qui peut atteindre les 9Go/s avec des données compressées. Oui, c'est vraiment énorme !



 


En pratique, ça veut dire que le SSD est tellement rapide qu'il peut "swapper" les données à la volée et servir de mémoire annexe en temps réel. Cette technologie permet donc des temps de chargement étonnamment courts, des open worlds qui vont nous éviter les pop-ups, des game design qui vont enfin s'affranchir de certaines "ficelles" comme ces ascenseurs ou ces couloirs rétrécis qui font en sorte de laisser le temps à la console de charger ses données en tâche fond. Et que dire de ces portes qui se ferment derrière nous, ou de ses décors qui étrangement s'effondrent après notre passage, histoire d'être sûr qu'on ne retourne pas en arrière ? En gros, la promesse induite c'est que tout ceci sera bientôt du passé, car le SSD sera capable de charger les données si vite, que l'intégralité de la RAM (16Go) pourra être rafraichie en moins de 3 secondes ! Balaise... Les jeux se chargent donc en un éclair, d'ailleurs la console elle-même démarre à une vitesse ahurissante. Si la PS5 n'offre pas de technologie logicielle telle que le Quick Resume de la Xbox Series, on peut légitimement se dire qu'avec de tels débits, la fonction ne sert presque à rien, si ce n'est pouvoir jongler entre les jeux (au prix bien entendu d'un SSD vampirisé, l'un ne va pas sans l'autre, faut pas se leurrer).





La PlayStation 5 prend en charge les disques durs externes à la norme USB 3.1, en vu de stocker l'installation de ses jeux PS4... car oui, la console est rétrocompatible avec les jeux PS4 mais on n'est pas au bon chapitre pour en parler. Ce disque dur externe (classique comme SSD ou hybride) ne sera en aucun cas compatible avec les jeux PS5 et pour cause, le SSD interne est tellement véloce qu'aucun produit connectée en USB ne pourrait ne serait-ce qu'effleurer de telles performances. Résultat, les jeux PS5 doivent impérativement être installés sur le SSD interne et comme Sony a pensé à tout, sachez que sous son joli capot blanc, il existe une trappe où vous pourrez installer un autre disque NVMe PCIE 4.0, au format M.2, en vue d'agrandir l'espace de stockage. Les SSD d'extension à la norme M.2 pourra avoir une dimension de 38, 42, 60 ou 80mm, Sony ayant laissé le choix de son modèle. Par contre il sera impossible de mettre n'importe quel SSD M.2, car se joignant au stockage de la console, il faudra que ses performances soient équivalentes ou supérieures. A la sortie de la PS5, ces SSDs M.2 étaient très rares, d'autant plus que le slot était bloqué de façon logicielle (en attendant une mise à jour).



 

Sous le capot de la console, il existe une trappe pour y insérer un SSD au
format M.2, afin d'augmenter la capacité de stockage. Et si vous vous
demandez à quoi ressemble un SSD M.2, c'est la barrette à droite...


Cependant si le SSD est une excellente nouvelle en termes de performances et de confort, Sony a commis 2 erreurs sur cette PS5. Tout d'abord le SSD intégré est (sur cette version line-up) d'à peine 825Go. Pourquoi un volume 825Go et non 1To (la différence est de 175Go, ce n'est pas rien), on se le demande bien ! Sachant que le système d'exploitation pèse environ 160Go dans sa version d'origine (je vous garantie qu'il deviendra de plus en plus gros au fil des mises à jour), au final il ne reste déjà plus que 664Go d'utilisables ! Sachant que les jeux sont de plus en plus gros, notamment à cause des textures 4K... 664Go c'est juste ridicule !! A titre d'exemple, Call of Duty : Black Ops Cold War est annoncé à 133Go, Spider-Man : Miles Morales occupe plus de 100Go, sans parler des gros titres à venir (comme Cyberpunk 2077 ou l'attendu énième portage de GTA V), ou encore les gros jeux rétro comme Red Dead Redemption 2 et Last of Us Part II, qui pèsent plus de 100Go chacun. Ce sera donc la roulette-russe pour choisir quels jeux seront "sacrifiés" afin de garder un peu d’espace disque. Il est donc clair que dans un futur relativement proche, les joueurs PS5 vont vite investir dans un SSD M.2 d'au moins 2To, histoire d'avoir un espace de stockage correct, tout en sachant que ce dernier devra être adoubé par Sony, afin qu'il réponde aux exigences et performances de la console.




Comparaison entre un temps d'accès et un chargement sur PS4 et PS5


Notez quand même que sur cette génération, les constructeurs se sont associés aux développeurs afin de concevoir des jeux un peu plus intelligents où on pourra n'installer que les données qui nous intéressent. Je m'explique : en insérant votre jeu dans le lecteur de la console (ou en le téléchargeant via le PSN), il sera possible de n'installer que le solo, que le multi ou les 2. Quand aux textures ultra détaillées en 4K, il ne servira à rien de les installer si votre télé se contente d'afficher du Full HD (1080p). Ainsi on évitera quelques déboires comme DOOM (2016) sur PS4, qui prend à l'heure actuelle près de 80Go, alors que le solo n'en prend même pas la moitié. Si personnellement je pouvais me débarrasser de tout le superflu, je ne m'en priverai pas ! Vous l'aurez compris, ce nouveau procédé à 2 bonnes facettes : réduire les temps d'installation (qui eux aussi, commencent à devenir longs) et éviter de remplir le SSD de données inutiles. D'ailleurs, à l'image du temps où les développeurs faisaient bien leur travail, les temps d’installation sont réduits car le jeu peut se contenter d'une partie des données, pendant que le reste de l'installation se fait en tâche de fond. Oui exactement comme sur PS4, bien que cette fonctionnalité ait fini par disparaitre avec le temps.





Malgré de bonnes intentions, l'autre grosse erreur de Sony, c'est que les puces du SSD sont soudées à la Carte Mère : impossible d'en changer (pour plus gros par exemple) ou de le remplacer (en cas de panne). Vu que tout a une durée de vie, ce choix est incompréhensible, surtout si comme moi vous gardez vos consoles pendant des décennies. A titre d'exemple ma première PlayStation (que j'ai toujours) date de 1997 (j'en ai eu 2 avant celle-là, pour d'évidentes raisons de lecteurs défectueux), ma PSTwo date de 2005 (avant ça j'avais une PS2 FAT), j'ai également une PS3 Ultra Slim (et moche) de 2012 (j'ai également possédé une PS3 FAT 60Go acheté day one en 2007 à 600€... j'ai encore mal au luc !), une Xbox 360 S (ultra belle) de 2011 (avant ça j'ai eu 2 autres modèles, une blanche puis une noire modèle Jasper) et une PS4 (que j'adore) achetée day one, en 2013 donc (et bien entendu je n'évoque pas les consoles rétro et autres mini, sinon on y passerait la nuit). Bref, je suis quelqu'un de très conservateur, même s'il m'arrive de changer de modèle lorsque le premier me semble mal vieillir. Bref, souder les puces mémoires du SSD à-même la Carte Mère est une connerie sans nom ! Car on le sait, un SSD n'est pas éternel (surtout celui-là qui est mis à rude épreuve !), il a un cycle de vie lecture/écriture qui est certes long et confortable, mais qui (en théorie) ne vous survivra pas. Sur PS3 comme sur PS4, le disque dur est remplaçable, et même si la procédure n'est pas claire chez le concurrent, les disques durs des Xbox 360 et One, ainsi que le SSD de la Xbox Series, peuvent être (tant bien que mal) changé parce qu'ils sont amovibles. Que se passera-t-il lorsque le SSD interne de la PS5 présentera des défauts, des erreurs de lecture, des clusters défectueux ? Il y a de fortes chances pour que votre console aille à la poubelle, avec le doux espoir d'arriver à en trouver une autre (en état de marche car au final elle ne sera pas beaucoup plus récente) et en croisant les doigts pour que d'ici là, les serveurs PSN ne soient pas fermés (acheteurs de PS5 Digital Edition, à bon entendeur).



 

Sur l'image de droite on voit clairement le contrôleur dédié au SSD. C'est lui qui compresse/décompresse les données à la volée et qui offre des performances hors normes à la console. Seulement, pourquoi souder les puces sur la Carte Mère ? C'est sans doute l'idée la plus stupide que j'ai jamais vu en informatique !


Pour en finir avec le stockage, les jeux au format disque sont pressés sur des Blu-Rays haute densité (aussi appelé Blu-Ray XL / BD XL) de 3 couches, ce qui équivaut à une capacité de 66 à 100Go, soit le double de ceux de la PS4 (50Go max). Car vous le savez sûrement mais plus un Hardware est puissant, et plus il réclame de données ! A titre d'exemple, lorsque les jeux Super Nintendo faisaient 4Mo pour les plus gros titres, dans le même temps les jeux Neo-Geo pesaient 30Mo, la console de SNK étant largement plus performante que celle de Nintendo. Et cette étrange loi n'a jamais cessée d'être d'actualité et pour ça, il suffit de voir l'évolution de la gamme PlayStation au fil du temps : la PSOne se contentait de CD-Roms (650Mo), les jeux PS2 tenaient majoritairement sur des DVDs (4.7 à 8,4Go), les jeux PS3 ont instauré le support Blu-Ray avec des disques allant jusqu'à 50Go (mais aucun n'a dépassé les 20Go dont c'était seulement des Blu-Rays simple couche de 25Go) quand la PS4 a très vite fait sauter les frontières avec des jeux de début de carrière qui imposaient déjà plus de 30Go d'installation, pour finir avec des jeux vampirisant le disque dur jusqu'à plus de 100Go ! Il est donc clair que sur PS5, une nouvelle fois les jeux vont franchir certaines barrières et à terme, il ne serait pas étonnant qu'ils pèsent 200Go (ça viendra, vous verrez). Le Blu-Ray vous le savez, est un excellent support qui garde le format 12cms du vieux CD-Rom, mais dont la surface est hyper résistante et peu sensible aux rayures, et dont les débits ne sont pas faramineux mais tout à fait corrects (de l'ordre de 9Mo/s en vitesse 2x). Certes il atteint de très bonnes capacités (un Blu-Ray 4 couches atteint les 128Go de stockage, d'ailleurs pourquoi Sony n'a pas choisi ce format ?) mais une question se pose : est-il encore un choix valable à l'heure d'aujourd'hui ? C'est une question légitime mais à mon humble avis, ce format atteint désormais ses limites.




Le Blu-Ray est un excellent moyen de stockage, fiable et durable, mais
ceux de la PS5 faisant 100Go, le support atteint sans doute ses limites


Prenez une seconde pour vous dire que sur un disque qui a la même dimension que celui de la PSone (à savoir 12cms de diamètre) on arrive à rentrer 100Go de données... 100Go !! Ce simple disque stocke déjà plus de données que le disque dur de la PS3 à son lancement et il permettrait de stocker plus de 150 jeux PSOne ! La technologie étant ce qu'elle est, pas sûr qu'à l'avenir on pourra encore compter sur le format physique... que je défends envers et contre les détracteurs. Joueur d'une époque bénie où nous avions des cartouches, je suis toujours attachés à mes jeux physiques mais j'ai bien peur que l'avenir des consoles finissent par ressembler à celui des PCs qui aujourd'hui n'ont même plus de lecteur, puisque tout passe par du dématérialisé. Si les consoles sont depuis longtemps passées aux Blu-Rays, si puissant soit-il, le PC lui est resté au DVD (la preuve avec Flight Simulator qui tient sur 10 DVDs alors que 2 Blu-Rays de 50Go auraient suffis). Résultat les jeux sur disques n'existent pour ainsi dire plus, on ne parle plus que de Steam, GOG et autres Epic Games Store, au point que finalement sur PC, plus personne ne possède "réellement" de jeux.
Sur consoles, fort heureusement, on n'en est pas encore là, mais on sent bien que les constructeurs y songent sérieusement, d'ailleurs les défenseurs du tout démat' s'en réjouissent... mais pas les joueurs comme moi. A l'avenir, peut-être aura t'on des Blu-Rays de 200Go ou d'autres formats de disques (disque en verre avec lentille ultraviolet, disque en 3 dimensions avec procédé holographique... ce sont des technologies en cours de développement, le but étant juste d'avoir toujours plus de données stockées) mais il est clair qu'à un moment donné, ça va coincer. La seule échappatoire serait de proposer des cartouches, comme à la belle époque, qui contiendraient de la mémoire (type micro SD). Pas très chère, cette mémoire peut atteindre de très gros volume pour un prix tout à fait raisonnable (moins de 80€ pour 512Go) avec en plus des vitesses de transferts tout à fait honorables pouvant atteindre les 100Mo/s. Le salut du jeu vidéo "matérialisé" sera sans doute là car personnellement, je ne me vois pas posséder une console dont tous les jeux seraient à télécharger. A ce compte-là, j'investis dans mon PC et uniquement lui...






Le Blu-Ray XL à 3 couches atteint les 100Go, ceux à 4 couches peuvent stocker
jusqu'à 128Go ! Pourquoi Sony n'a pas choisi le plus gros format ?


On n'en a pas encore parlé mais il est naturel que la console équipée de son lecteur Blu-Ray Ultra HD permette de lire les films au format 4K, les Blu-Rays classiques mais aussi les classiques DVDs. Sachant qu'une bonne platine UHD telle que la Sony UBP-X500 coute déjà pas loin de 200€ (avec des modèles pouvant atteindre facilement plus de 700€ !! du grand n'importe quoi, même pour un cinéphile aguerri), à l'image de la PS3 (dont les premiers acheteurs n'étaient pas que des gamers) on peut se dire qu'une console peut être un bon atout. La tuile c'est qu'à sa sortie, la PS5 n'était pas compatible avec les normes Dolby Atmos ou DTS:X (ni en vidéo, ni dans les jeux). Sony a promis de rendre ces technologies disponibles via des mises à jour (comme quoi ça sert), par contre il y a peu d'espoir pour que le Dolby Vision soit un jour compatible. Bien entendu ça ne vous empêchera pas de regarder vos films et séries, c'est juste que les possesseurs d'onéreux décodeurs seront un peu frustrés. Maintenant je pense sincèrement que la très grande majorité du public regarde ses Blu-Rays (HD comme 4K) sur une télé et ce, avec le simple son qu'elle produit (au pire, il y a une barre de son histoire d'avoir un peu plus de pêche) et que donc ces technologies sont malgré tout réservées à une niche de puristes. Et je pense que Sony a sûrement vu les choses comme ça : pourquoi se faire suer à implanter des technologies qu'un tout petit pourcentage utilisera, alors qu'il y a sans doute plus important à développer comme la rétrocompatibilité, les performances ou la stabilité du système ?






Par contre, un point sur lequel Sony a mis le paquet, c'est sur la gestion du signal audio, et ce avec une technologie propriétaire et non des licences tierces. En effet le Tempest 3D AudioTech (ou "Tempest Engine") n'est rien d'autre qu'un DSP entièrement dédiée au son et à sa spatialisation, capable de gérer plusieurs centaines de sources audio simultanément, leur localisation et leur restitution au joueur via diverses techniques de virtualisation. S'il est difficile de croire Sony qui prétend que ce procédé sera possible sur les haut-parleurs de la télé, pour l'instant le Tempest Engine fonctionne plutôt bien avec un casque (même classique, en simple stéréo), et l'effet est d'autant plus concluant si le son est décodé de façon numérique via un système audio dédié type 5/7.1. Dans les faits, le Tempest Engine apporte une véritable profondeur et beaucoup de naturel à la scène sonore, favorisant réellement l'immersion dans les jeux, et cela sans ajouter aucun effet d'écho ou de réverbération artificielle et disgracieuse. Ajoutons qu'en plus ce traitement n'est pas réservé qu'aux jeux PS5 puisque même les films ou les jeux PS4 en rétrocompatibilité, peuvent en profiter (même s'il agit alors d'un 7.1 virtuel plus classique, mais toujours efficace).
Pour le reste, la PS5 reste assez classique même si elle s'évite d'avoir quelques trains de retard avec par exemple l'implantation d'une puce Wi-Fi 6, du Bluetooth 5.1 (bien que ce dernier, au vue des latences, ne gère pas les casques sans fil, il faudra donc utiliser un dongle dédié), un classique connecteur Ethernet (RJ45) et un port HDMI 2.1 (norme minimale pour afficher du 8K ou du 4K 120hz). En façade nous avons un port USB Type A (classique) à la norme 2.0 ainsi qu'un port USB Type-C (à la norme USB 3.1). Le premier (Type A) servira naturellement à la recharge de la DualSense ou pour un casque audio sans fil, l'autre (en Type C) marquera la compatibilité avec cette norme qui tend (enfin) à se démocratiser. A noter que la norme USB 3.2 existe depuis plus d'un an mais la nomenclature est très confuse (sans parler de son utilité somme toute relative). Je pense donc que c'est pour ça que Sony n'a pas cherché à implanter la toute dernière norme, le 3.1 est bien assez suffisant puisqu'un disque dur externe, même muni d'un SSD n'arrivera pas à la saturer car son débit peut atteindre les 500Mo/s. A l'arrière, on retrouve 2 ports USB Type A (aussi à la norme USB 3.1), qui vous permettront d'y connecter le boitier PS VR ainsi qu'un disque dur externe.







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L'interface

Si au fil du temps Microsoft a fait le choix de pérenniser son interface, puisque celui de la Xbox Series est sensiblement identique à celui (mis à jour) des Xbox One et One X, de son côté Sony voit les choses autrement. En effet le constructeur japonais part du principe que l'interface fait parti intégrante d'une nouvelle expérience promise par la sortie d'une nouvelle console et que par conséquent, l'interface doit être moderne, inédite, histoire de bien faire la différence d'une génération à l'autre. C'est pas bête (même si les 2 points de vue se défendent), ainsi donc la PlayStation 5 profite d'une toute nouvelle interface, évidemment hyper fluide et particulièrement réactive... merci le SSD ! Bien entendu, l'interface ne change pas du tout au tout puisque celle de la PS4 était inspirée de celle de la PS3. Vous l'aurez compris, l'interface de la PS5 est inspirée de celle sur PS4 : quoi de plus naturel puisqu'elle fut (du moins de mon point de vue) très appréciée. Les habitués de la marque se sentiront donc très vite en terrain connu, comme le menu des paramètres (pour ainsi dire identique à celui de la PS4) ou encore l'écran d'accueil, construit sur les mêmes bases que celui de la précédente Génération. Simple et efficace, à l'heure de ce lancement l'écran d'accueil est un peu le fourre-tout de la console puisque tout est mélangé, jeux et applis, et ce dans une notable incohérence. Mais connaissant Sony, nous aurons très vite une mise à jour qui nous permettra, comme sur PS3 et PS4, de créer des dossiers afin de classer ce joli foutoir. Personnellement, sur PS4 j'ai un dossier pour les applis (que je n'utilise jamais !), un dossier pour les "Survival Horror", un dossier "Démos", un dossier "RPGs", un dossier "FPS" et un dossier "Action-Aventure". Ainsi mes jeux sont classés par genre et j'espère bien qu'à terme je pourrai retrouver cet archivage.




L'écran des paramètres


Depuis que nos consoles ont des disques durs (en gros depuis la toute première Xbox, sortie en mars 2002 en Europe), les constructeurs s'évertuent à nous offrir diverses applications. Evidemment ça a commencé doucement avec la lecture de nos propres Mp3, mais depuis les applications multimédia se multiplient et la PS5 propose les incontournables Netflix et Youtube, mais aussi Disney+, myCANAL, Apple TV (sic !), Twitch, Spotify et bien sûr un lecteur de Blu-Ray Ultra HD, sur lequel il n'y a vraiment à redire. Maintenant soyons honnêtes, si j'ai beaucoup de mal avec des portails comme Netflix, qu'ils soient sur ma télé, ma box Internet ou mon PC, je suis franc avec vous, je ne vois pas l'intérêt de ce bouquet d'applis inutiles. Quelque part je rejoins Nintendo sur le sujet : une console de jeux c'est fait pour jouer ! Pour le reste il y a l'ordinateur, à la rigueur il y a le téléphone ou mieux, une bonne tablette. OK, c'est vrai un petit Youtube pour se regarder quelques vidéos, passe encore mais Netflix... sérieux ? Ça veut dire que certains vont allumer leur console pendant des heures, pour regarder passivement une série débile en streaming ? Non vraiment, je suis pour certains progrès (comme l'évolution technologique qui nous permet d'avoir des jeux toujours plus beaux, toujours plus performants) mais à mes yeux, ça ce n'en est pas un ! Et puis je suis sûr que si vous avez Internet à la maison, Netflix et compagnie sont dispo sur votre box (ou même votre Smart TV), donc à quoi bon les proposer sur une console ? Et pourquoi les imposer, alors que les applications pourraient très bien être dispo en téléchargement, pour celles et ceux que ça intéressent ? Car là où toutes ces applis me chiffonnent, c'est qu'on ne peut pas les désinstaller. C'est pas tant qu'elles prennent beaucoup de place, mais si on avait la possibilité de ne plus les voir... ce ne serait pas un mal. Vivement qu'on puisse, comme sur PS4, les masquer et oublier jusqu'à leur existence. Bref, c'est un débat sur lequel je suis hermétique, alors autant passer à autre chose.




L'écran des multimédias


Autre nouveauté : il existe désormais menu système intermédiaire, inséré entre le menu d'accueil et le jeu. Il regroupe certaines fonctionnalités sociales, auxquelles on peut désormais accéder sans mettre son jeu en pause. Il accueille également ce que le constructeur appelle les "activités", par le biais desquels les jeux ont la possibilité de proposer des défis voire même des missions personnalisés, activable d'un simple clic. A l'heure actuelle le potentiel est là, mais pas vraiment usité, les développeurs préférant sûrement développer des missions directement dans leurs jeux (encore que je verrais bien Gearbox utiliser ce procédé sur Borderlands, afin de proposer des missions inédites et qui sait, peut-être même des clés en or). Autre exemple, concret cette fois, dans Sackboy : A Big Adventure, il est par exemple possible d'utiliser ces "activités" pour passer librement d'un niveau à l'autre. L'interface bleue de la PS4 a donc laissé place à un fond noir avec quelques particules blanches et dorées qui apportent un côté féérique à l'ensemble (bien que pas très nouveau puisque cette "poussière de licorne" existait déjà sur PS3 ^.^). Quand au PlayStation Store, on n'a plus besoin de lancer une application, tout simplement parce que ce dernier est directement accessible depuis le menu principal. Une belle nouveauté qui évite ainsi les latences, les freezes et les plantages.




Le PlayStation Store est désormais intégré à l'interface


Comme évoqué, le bouton "Share" prend désormais le nom de "Create". Il permet à nouveau de réaliser ses propres screenshots (captures d'écran) et d'enregistrer des vidéos (d'une durée de 15 secondes à 1 heure), qu'on peut ensuite partager sur les réseaux sociaux (Youtube, Twitch, Facebook...) ou entre joueurs au sein d'un groupe (Party). Sur PS4 (et même PS4 Pro) les captures étaient limitées au 1080p (alors que la Pro pouvait parfois monter à 1440p voir dans de rares cas en 4K), mais sur PS5, console nativement prévue pour afficher de l'Ultra HD, vos captures pourront être réalisées en 4K. Attention toutefois à l'espace disque : en 1080p les vidéos sont déjà volumineuses, mais en 4K elles sont vite astronomiques (en plus, les formats WebM et Mp4 sont dégradés). Il faudra donc régulièrement transférer ses captures sur clés USB ou disque dur externe, pour éviter la saturation. C'est aussi pour ça qu'il vaut mieux désactiver la prise de vidéo lors de l'obtention de Trophées, sans quoi le petit SSD de la console va vite se remplir de données pas forcément utiles.
La touche PS permet toujours d'accéder à un centre de commandes : il s'affiche en surimpression sur le jeu, même si celui-ci a subi d'importantes modifications. Il donne un accès direct à des "cards" du jeu concerné qui servent de raccourcis vers des éléments divers allant des captures réalisées sur le jeu à des extraits de soluce. Le système de "soluce intelligente" permet aux abonnés PS Plus d'avoir accès à des screens et des vidéos permettant de résoudre certains passages, le tout affiché dans une capsule superposée à l'écran. L'idée est dépendante de la volonté des développeurs et permet donc d'avoir directement une solution sous les yeux. C'est également la touche PS qui permet d'accéder aux "activités" que nous venons de voir, et grâce aux "cards" on peut également retrouver d'autres sortes de notifications comme les invitations de nos amis, que l'on peut directement rejoindre en cliquant sur la "card" sélectionnée. Du côté des fameuses "party" entre amis, vous pourrez désormais regarder les parties streamées des membres du groupe et même intégrer celles-ci directement sur votre écran si vous souhaitez les consulter en marge de votre propre avancée. Enfin un onglet "explore" permet d'accéder aux dernières actualités de la console, le tout sur un modèle proche de ce qu'on trouve sur Smartphones.



 

 

L'interface a fait peau neuve. Elle est personnalisable, inédite, très réactive
et bourrée de petites nouveautés comme les "cards" et les "activités"


Si le système micro/HP permet de chater en live sur de courtes cessions (pour de longues cessions, il est quand même recommandé d'investir dans un micro/casque), pour les habitués des chats textuels, le micro intégré pourra être utilisé pour dicter oralement votre texte. Une idée vraiment sympa, qui évite de passer de longues secondes (minutes ?) à écrire ses textes manuellement. Etant donné que la PS5 fera tourner la quasi intégralité des jeux PS4, il est normal de vouloir récupérer ses sauvegardes. Pour se faire, il y a plusieurs solutions : transférer ses données sur le Cloud (via le PS Plus), sauvegarder ses données sur clés USB ou disque dur externe, ou encore faire un transfert via le réseau local (avec un simple LAN entre les 2 consoles, via un routeur tout bête). Quant aux téléchargements (mises à jour, démos, jeux PSN...), le système est très proche de celui de la PS4. Une fois encore, la page "download" empile les fichiers en téléchargement, fichiers qu'on mettra en pause afin d'en prioriser un en particulier. La console lance 2 téléchargements simultanément, et la vitesse est évidemment liée à votre connexion Internet mais celle-ci parait vraiment bonne. Comme vous le voyez, Sony n'a pas changé ce qui fonctionnait très bien sur PS4. Enfin l’accessibilité n’est pas oubliée. En effet Sony a fait de grands progrès au niveau de l’accessibilité de ses jeux (en premier lieu avec les jeux Naughty Dog) et on trouve désormais bon nombre de réglages qui vont en ce sens, et au sein même de la console. Le paramétrage va au delà du simple réglage des couleurs ou de la personnalisation des commandes, avec par exemple la "lecture à l’écran" où une voix "speechera" les textes. Un très bon point pour répondre aux besoins d’un maximum de joueurs.




La page des téléchargements n'a que très peu évolué depuis
la PS4. Et puis pourquoi changer une équipe qui gagne ?


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Jeux et rétrocompatibilité

Avant d'entamer ce chapitre qui parle donc des jeux sortis au line-up de la console et de sa rétrocompatibilité, je tiens à revenir sur un fait important. En effet la PlayStation 5 se décline en 2 modèles : l'un vendu avec lecteur Blu-Ray et l'autre sans (pour un prix revu à la baisse de 100€). Mais sur la Digital Edition (un nom quelque peu idiot puisque qu'une console est d'une manière ou d'une autre digitale) le gain financier n'est pas du tout pertinent car les 100€ de différence sont vite rentabilisés sur la version avec disque. Première chose, sur le modèle avec lecteur on peut regarder ses DVDs et ses Blu-Rays. Oui je sais, certains vont me dire que regarder un film sur un disque c'est dépassé et que désormais il y a Netflix. Et bien justement, j'y viens ! Le cas de la Digital pose plusieurs problèmes, en plus de l'absence de lecture de films. En effet, votre console sera toujours liée à un compte PSN, vous ne pourrez donc acheter des jeux que sur PSN, au format dématérialisé. Premièrement, les jeux démat' sont systématiquement plus chers que ceux sur disques (sauf si bien sûr vous achetez vos "jeux boites" au prix fort, mais dans ce cas-là, je peux plus rien pour vous !). Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai acheté "day one" des nouveautés pour 55€ au lieu des 70€ réclamés (notamment sur PS4). Sur PSN les promos en sont rarement de bonnes, et ne rivalisent JAMAIS avec les revendeurs où un jeu neuf peut être trouvé à moins 20€, moins de 2 ans plus tard (ça le PSN ne le fera jamais, il faudra attendre bien plus longtemps). Ensuite vient le plaisir, certes un peu vieillot, d'avoir une belle bibliothèque remplies de boites de jeux. Certains diront que sur PC, ça fait bien longtemps qu'ils n'en ont plus et moi perso, je trouve ça triste. Oui je suis de la vieille école et j'aime avoir une collection, quelque chose de palpable et ne venez pas me dire que le plastique ça pollue, car les serveurs qui tournent H24 pour entretenir les plate-formes dématérialisées polluent sans doute encore plus !!




La PS5 Digital Edition est une fausse bonne affaire car à court
terme, vous rentabiliserez très vite les 100€ de différence...


On peut aussi ajouter que le jour où vous n'avez plus le Net ou pire encore que Sony décide de fermer le PSN, vous n'aurez plus accès aux jeux et vu la taille du SSD, il va être vite plein et faudra forcément désinstaller quelques titres pour en installer d'autres. A moins d'investir dans un gros SSD hors de prix ou de n'acheter qu'une poignée de jeux, il y a forcément un moment donné où le stockage va poser problème. Et c'est là qu'intervient mon dernier argument : même si on n'a plus accès aux mises à jour, un jeu sur disque fonctionnera toujours ! De même, on peut prêter son jeu ou encore le revendre si jamais il ne vous plait pas ou que vous avez besoin d'argent (ça m'est déjà arrivé, dans les 2 cas -__-) alors qu'avec des jeux uniquement dématérialisés, une fois l'achat finalisé, vous n'en ferez rien de plus. D'ailleurs c'est un comble de prôner les jeux PSN alors qu'ils sont tristement plus chers que sur disques. OK l'entretien des serveurs coutent de l'argent mais en attendant, les constructeurs font une substantielle marge à chaque achat puisque de cette manière ils suppriment la fabrication, le transport et les intermédiaires. Croyez-moi, en achetant votre jeu 70 ou 80€ sur PSN, derrière y'en a qui s'enrichissent bien plus que sur un jeu vendu au format boite et c'est vous le dindon de la farce ! Alors finalement, les 100€ de moins que coute la PS5 Digital Edition, valent-ils réellement le coup ? Bien sûr que NON car même à court terme, la PS5 classique sera plus vite rentabilisée et rien ne vous empêche ensuite d'acheter vos jeux sur PSN. Question de polyvalence et de pertinence de l'offre.




... en plus il ne faut pas oublier que le stockage est un vrai problème
sur cette console et très vite, le SSD est saturé


On le sait, les jeux "line-up" (ce joli mot voulant simplement "lancement") d'une console sont rarement exceptionnels. Les raisons sont multiples mais on peut déjà évoquer le fait que les développeurs travaillent sur des devkits pas toujours finalisés et donc un Hardware pas vraiment maitrisé (il faut donc réapprendre à dompter la console). Et puis sortir un jeu au line-up c'est prendre un risque : soit il va beaucoup se vendre parce qu'il sera la meilleure offre du lancement (comme Zelda : Breath of the Wild à la sortie de Switch), soit il fera un gros bide parce que le parc de consoles est trop faible. Après bien sûr, afin de rentabiliser l'investissement sur une nouvelle console, pendant un temps les jeux sont multi-supports et intergénérationnel. Prenons un exemple simple : Far Cry 4. Sorti sur PC, PS3 et Xbox 360, le jeu est également sorti sur PS4 et Xbox One dans une version légèrement améliorée. Alors bien sûr, les supports d'ancienne génération tirent les performances vers le bas, mais l'avantage c'est de procéder à une transition en douceur qui permet également aux développeurs/éditeurs d'être moins frileux.
C'est dans cette optique que le line-up de la PS5 nous a offert une liste de jeux, ma foi, pas si dégueulasse. Beaucoup se plaignent en disant qu'il n'y a rien à jouer sur PS5, mais à bien y regarder, c'est totalement faux. Alors certes, les vrais gros jeux, les fameux "system seller" (jeux qui font vendre des consoles) sont absents, mais avait-on réellement mieux sur PS4 à sa sortie ? Pas sûr ! OK, on avait KILLZONE : Shadow Fall, véritable vitrine technologique de la console, ainsi que Resogun (un jeu PSN) ou encore l'affreux Knack. Parce que les autres "gros jeux" de la machine étaient tous multi-supports : Injustice, Assassin's Creed IV : Black Flag, Battlefield 4, Call of Duty Ghosts, Trine 2... étaient tous également dispos sur Xbox One et PC.
Aujourd'hui, la PS5 offre comme exclues Astro's Playroom (nous reviendrons sur son sujet dans un instant), Demon's Soul (le remake du même titre sorti en juin 2010 sur PS3), Sackboy : A Big Adventure et Marvel's Spiderman : Miles Morales. OK, dans le lot il y a 2 jeux réellement originaux mais qui sont loin d'être des gros hits, et 2 titres plus sérieux, plus ambitieux mais qui restent des remasters, des jeux qu'on connait déjà. C'est donc un peu faible en terme de grosses exclues, mais en attendant rien ne vous empêche de profiter d'Assassin's Creed Valhalla, DiRT 5 et Call of Duty : Black Ops Cold War (qui sont sortis plus ou moins en même temps que la console), ou encore de profiter de titres aux qualités avérées tels que Devil May Cry 5 : Special Edition ou Borderlands 3. Au final, je trouve la liste des jeux de lancement vraiment très correcte car je vous rappelle que toutes les consoles n'en ont pas proposé autant : en 1990 la Game Boy s'est lancé en Europe avec seulement 2 jeux, en 1992 la Super Nintendo fut lancée avec seulement 5 jeux, en 1994 la Jaguar n'en avait qu'un seul (!!) et en 2006 la PS3 japonaise s'est lancée avec seulement 5 jeux. Alors vous voyez, avec un peu de recul et d'humilité, vous conviendrez que le lancement de la PS5 offre un panel de titres pas si mauvais que ça. D'ailleurs voici la liste par ordre alphabétique :



  • Assassin's Creed Valhalla
  • Astro's Playroom
  • Borderlands 3
  • Bugsnax
  • Call of Duty : Black Ops Cold War
  • Demon's Soul (Remake)
  • Devil May Cry 5 : Special Edition
  • DiRT 5
  • Godfall
  • Just Dance 2021
  • Maneater
  • Marvel's Spiderman : Miles Morales
  • Mortal Kombat 11 Ultimate
  • NBA 2K21
  • No Man's Sky
  • Observer System Redux
  • Overcooked : All You Can Eat
  • Planet Coaster
  • Sackboy : A Big Adventure
  • The Pathless
  • Warhammer : Chaosbane Slayer Edition
  • WRC 9





  • Pour ce qui est des performances graphiques de la console, il est évident que ce ne sont pas les jeux du line-up qui tireront 100% parti de son Hardware (non pour ça on attendra les jeux de Naughty Dog et Santa Monica Studio ^_^). Ceci dit, toujours plus proche de l'univers PC, désormais la plupart des jeux permettent d'effectuer plusieurs réglages. En réalité, ce sont plutôt des concessions qu'il faut faire car à l'heure actuelle, il est difficile de demander à la console d'afficher un jeu en 4K, en 60fps et avec Ray Tracing. En général on peut avoir 2 options sur 3 à savoir : 4K avec Ray Tracing mais en 30fps, ou alors 4K 60fps mais sans Ray Tracing. Et oui, le 4K est déjà très gourmand en terme de ressources, mais visiblement c'est bien le Ray Tracing qui pose problème, cette technologie qui offre des graphismes plus réalistes, mais pas toujours plus beaux. Au final, les joueurs les plus gâtés sont encore ceux qui jouent en simple Full HD (en 1080p), car bien souvent ils pourront tout avoir : Ray Tracing + 60 fps. Comme quoi la 4K n'est pas encore à la portée de tous, et le 120hz encore moins ! En effet, certains jeux permettent également d'avoir un "super framerate" qui monte à 120 images par seconde mais là encore, il faudra l'écran adapté et faire des concessions, surtout au niveau du Ray Tracing. Comme on dit, dans la vie on ne peut pas tout avoir ! Cependant je ne doute pas qu'une fois maitrisée, la console saura nous impressionner, nous en mettre plein les yeux et ce, avec toutes les fonctionnalités promises à son lancement.




    Potentiellement, le Ray Tracing peut apporter beaucoup en terme de rendu et de
    qualité d'image. Maintenant il faut être clair, si le 4K est gourmand en
    ressources, le Ray Tracing l'est encore plus ! Donc pour avoir les 2,
    il faut faire des concessions (notamment au niveau du framerate)


    A noter que la PlayStation 5 est à 99% rétrocompatible avec les jeux PlayStation 4 (nous y reviendrons également un peu après) et certains jeux proposent justement des patches de mises à jour afin de tirer le meilleur parti du nouvel Hardware. Vous n'aurez donc pas à racheter une potentielle version PS5 de votre jeu préféré, ni même attendre un remaster / remake, ou encore être obligé de payer un patch de compatibilité. Pour une fois que c'est gratuit, profitons-en ! ^_^ Ceci dit, si les jeux seront presque tous rétrocompatibles, beaucoup n'auront pas de patch, ni ne profiteront d'un "surclassement" automatique. Ce sera au cas par cas, même si vous vous en doutez bien, les développeurs "first party" de Sony seront naturellement en première ligne. Une alternative au système de rétrocompatibilité permet également aux possesseurs de versions PS4, d’obtenir une version PS5 gratuite (c'est notamment le cas pour FIFA 21, Madden NFL 21 ou encore Destiny 2) : c'est l'équivalent du Smart Delivery de la Xbox Series et bien entendu, la version récupérée gratuitement sera accessible sur PSN. Une belle initiative de la part de certains éditeurs et développeurs, même si on peut évidemment se douter que derrière, ce traitement de faveur sera rentabilisé par les nombreux DLCs en vente.






    Les boites des jeux PlayStation 5


    Revenons à présent sur le cas bien précis d'Astro's Playroom, un jeu complet qui est pré-installé dans la console. Ce jeu est parfait pour une première expérience car il nous offre l'opportunité de découvrir les bienfaits du nouveau pad, la DualSense, via diverses épreuves qui permettent d'apprécier au mieux les capacités novatrices du retour haptique et des gâchettes à résistance adaptative. Bien que relativement modeste, ce jeu de plate-formes 3D s'affiche en 4K et 60 fps, avec un rendu très propre et fluide, tout en offrant une durée de vie avoisinant les 4 à 5 heures. Tout comme Astro Bot Rescue Mission en son temps, Astro’s Playroom est un ambassadeur des nouvelles technologies de Sony, et si autrefois c'était pour promouvoir la VR, désormais le petit robot tout mignon de la Team Asobi nous fait découvrir de façon fort agréable les possibilités offertes par la DualSense. En plus, le jeu est bourré d'easter eggs à l’univers et aux personnages des consoles de Sony. Un vrai régal pour les amateurs de la marque.
    Astro's Playroom rappelle Alex Kidd sur Master System II ou dans une autre mesure Super Mario World sur Super Nintendo et Wii Sports sur Wii : un jeu qui exploite bien son support, démontre ses capacités, tout en étant vendu avec la console... un bien beau cadeau. Ceux qui critiquent le jeu devraient se rappeler son prix (même si au fond, rien n'est gratuit puisqu'on paye la console) mais aussi le fait qu'en achetant la PS5, on peut directement jouer à quelque chose, sans acheter à côté le moindre titre. Et vu le prix des jeux PS5 (dont certains vont passer de 70 à 80€ !), se voir offrir 4 à 5 heures de jeu gratuit, ce n'est pas rien !! De plus, si vous vous posez la question : "oui" on peut le supprimer (auquel cas on récupère un peu de place, de l'ordre de 11Go) et on peut le (re)télécharger via la bibliothèque de la console.



     

     

     

    Astro's Playroom est offert gratuitement avec la console, et en plus de nous
    faire découvrir toutes les subtilités de la DualSense, le jeu est une ôde
    à l'univers PlayStation avec divers easter eggs : Journey, Parappa,
    God of War, Uncharted, Last of Us, Horizon, Silent Hill, MediEvil,
    Final Fanstasy, Resident Evil, Metal Gear Solid, etc...


    Etant donné que la PS5 est rétrocompatible avec la plupart des jeux et accessoires de la précédente Génération, il est presque naturel que le PS VR le soit également. Normal vu que Sony est devenu leader de la VR en 2018, grâce à pas moins de 200 jeux et "expériences" mais aussi et surtout grâce à du matériel certes incomparable avec l'offre PC, mais qui est également nettement plus abordable (un billet d'entrée qui s'élève certes à 300€ à la sortie de la PS5, mais qui reste bien loin des HTC Vive et autre Oculus Rift qui sont nettement plus chers, sans parler du PC l'espace qu'il faut derrière). Pour que le casque soit compatible, vous aurez besoin d’un adaptateur spécial et si vous ne le savez pas encore, sachez que vous pouvez obtenir cet adaptateur gratuitement sur simple demande ! Cet adaptateur est essentiel pour pouvoir brancher l’ancienne PlayStation Camera sur une PS5. Attention, même si vous vous procurez la nouvelle caméra HD qui sort en même temps que la nouvelle console de Sony, vous devez savoir que cette caméra ne fonctionne pas avec le casque PS VR de la PS4 ! Pour obtenir un adaptateur gratuit auprès de Sony, vous devrez fournir le numéro de série de votre PSVR et quelques informations personnelles (nom, prénom, adresse de livraison…) en remplissant un formulaire dédié. La livraison se fera normalement dans le mois qui suit. Les équipes de PlayStation n'ayant précisé pas si cet adaptateur sera vendu séparément dans le futur, et si les demandes sont limitées dans le temps... dans le doute, nous vous conseillons de ne pas perdre trop de temps pour en faire la demande.




    Le PS VR est tout à fait compatible avec la PS5,
    mais il vous faudra un boitier pour l'adapter


    Si la PS2 avait le bon gout d'être 100% rétrocompatible avec les jeux et accessoires PSOne, et que la PS3 a fait de son mieux pour émuler les 2 consoles qui l'ont précédées, étrangement avec la PS4 Sony a totalement tourné le dos à cette continuité. Pourtant, si la PS4 était incapable de lire les CD-Roms (faute de lecteur disposant de la bonne lentille) elle était malgré tout capable de lire les DVDs. Après il faut savoir que la PS2 est longtemps restée difficile à émuler, quand la PS3 était déjà un enfer à programmer, entre autre à cause de son processeur principal, le CELL, qui était particulièrement puissant mais complexe à maitriser. Sachant que le Jaguar de la PS4 (8 cœurs à 1,6Ghz) n'était pas forcément plus puissant que le CELL (un PowerPC avec un cœur principal secondé de 8 co-processeurs dédiés, le tout cadencé à 3,2Ghz !), on peut déjà comprendre où était le problème. En parallèle, si Microsoft manquait d'exclusivités, c'est bien avec la rétrocompatibilité qu'ils ont réussis à fidéliser leur clientèle car au fond, le constructeur américain s'est toujours basé sur des architectures dérivées du PC. Résultat, malgré sa puissance en retrait, la Xbox One a parfaitement émulé les jeux Xbox 360 et Xbox originale. Avec la PS5 on retrouve un peu le même genre de lecteur optique que sur PS4, à savoir qu'il peut lire les Blu-Rays classiques (25/50Go) et les Blu-Rays haute densité (66/100Go) ainsi que les DVDs. Avec son Hardware, faire la rétro de la PS4 c'est bien, mais vu les performances assez ahurissantes de la nouvelle machine, je pense qu'avec un peu d'efforts, elle aurait très bien pu faire tourner les jeux PS3. Ensuite, avec son lecteur lisant les DVDs, il aurait été sympa de pouvoir jouer aux jeux PS2 (évidemment je parle bien là des jeux sur DVDs pas sur CDs, bien qu'ils soient finalement très sous-représentés - ce qui élimine d'office les jeux PSOne). Bref, Sony la joue assez petits bras. Bien sûr on félicite le constructeur de proposer une rétro PS4, facile d'accès et performante, mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin, alors que justement, à l'époque de la PS2 et la PS3, c'était eux les leaders de cette fonctionnalité ? Dans tous les cas, seulement 10 jeux PS4 ne sont pas rétrocompatibles avec la PlayStation 5 :



  • DWVR
  • Afro Samuraï 2 : Revenge of Kuma
  • TT Isle of Man - Ride on the Edge 2
  • Just Deal With It !
  • Shadow Complex Remastered
  • Robinson The Journey
  • We Sing
  • Hitman Go : Definitive Edition
  • Shadwen
  • Joe's Diner


  • Pourquoi ceux-là en particulier ? On ne le saura sans doute jamais. C'est d'ailleurs assez incompréhensible dans le sens où l'architecture PS4 était assez simple et "monde du PC oblige", les Hardwares PS4 et PS5 ne sont "au fond" pas si éloignés (on ne parle pas de puissance, on parle d'architecture brute). Après, à bien y regarder, 10 jeux c'est vraiment peu (d'autant que la PS4 compte, à quelques doublons près, plus de 3000 titres !! c'est vraiment énorme !) et dans le lot, à part l'excellent Shadow Complex, il n'y a pas grand chose à sauver (et non, pas même Afro Samuraï 2, dont le premier opus était bien sympathique mais cette suite est un ratage total - on ne perd pas grand-chose).
    Enfin, pour les abonnés au service PlayStation Plus (9€/mois ou 60€/an), Sony offre la sélection "PlayStation Plus Collection". Sans frais supplémentaires, les joueurs abonnés pourront télécharger certains gros jeux PS4 dès le lancement de leur PS5, et y jouer sur cette dernière. Et dans la liste suivante, on voit bien que Sony ne se moque pas de son audience puisqu'il n'y a aucun petit jeu PSN, Indé ou PS VR, non ici ne sont proposés que des gros hits, histoire de profiter au mieux de sa nouvelle console (même si ça reste des jeux PS4) :



  • God of War
  • Persona 5
  • Bloodborne
  • inFAMOUS : Second Son (lire notre test)
  • Days Gone (lire notre test)
  • Detroit : Become Human
  • The Last of Us Remastered (lire notre test)
  • Uncharted 4 : A Thief's End (lire notre test)
  • The Last Guardian
  • Ratchet & Clank
  • Monster Hunter World
  • Fallout 4 (lire notre test)
  • Resident Evil VII (lire notre test)
  • Battlefield 1
  • Mortal Kombat X
  • Final Fantasy XV
  • Batman Arkham Knight (lire notre test)
  • Until Dawn (lire notre test)




  • L'offre PS Plus de lancement ne se moque pas des joueurs,
    en n'offrant que d'excellents jeux... PS4


    Bref que du lourd ! Et si vous comprenez mal pourquoi quelqu'un qui possède une PS5 aurait envie de revenir sur PS4 pour lancer des jeux qui y tourneront moins bien, la réponse a le mérite d'être claire : si vous avez activé les jeux offerts de la Collection PlayStation Plus avec votre compte sur PS5, vous pourrez les installer et les lancer sur votre PS4. Intéressant, même si encore une fois, une fois la PS5 en votre possession, il y a quand même peu de chance que vous relanciez votre PS4, d'autant que les jeux PS4 fonctionneront mieux sur PS5. Car oui, sauf cas exceptionnel, les jeux PS4 tourneront mieux sur PS5 : sans dire qu'ils seront plus beaux, à minima ils seront plus fluides, plus stables, l'installation pourra être faite sur un disque dur externe, mais si vous installez le jeu sur le SSD, les temps de chargement seront superbement réduits, idem pour les pop-ups induits par la lenteur du disque dur d'origine. Essayez donc de jouer à Metro Exodus sur PS5 et vous verrez très bien de quoi je parle. :) Bien entendu, pas la peine de revenir sur le cas de la Digital Edition et son manque de lecteur... si ? Donc pour celles et ceux qui n'auraient (pas encore !) compris l'enjeu, la Digital Edition n'est compatible qu'avec les jeux disponibles sur PSN (que ce soit des AAA ou des jeux Indés). A contrario, la Blu-Ray Edition est rétrocompatible avec les jeux PSN et les jeux sur disques (tout quoi !). Voilà qui est clair et qui rend la Digital Edition encore moins intéressante qu'elle ne l'était déjà...






    Avec 2 politiques diamétralement opposées (à part bien sûr vendre le plus de consoles possible) et 2 Hardwares finalement pas aussi similaires que les tableaux de spécifications le laissent penser, une fois encore il sera difficile de dire qu'elle sera la meilleure console de 9e Génération : la PlayStation 5 ou la Xbox Series X (et on parle là des versions line-up, pas des éventuelles remises à niveau techniques qui sortiront ultérieurement). De plus, venir dire que la Series X est plus puissante que la PS5, sur l'unique information qu'elle développe un peu plus de TFLOPS, c'est ne rien comprendre aux lois qui régissent l'informatique. Car oui, plus le temps passe et plus nos consoles sont proches des technologies développées par et pour le PC ! En effet, la puissance en TFLOPS d'une console est uniquement basée sur la puissance du GPU, en occultant tout le reste : vitesse du SSD qui désormais a toute son importance, vitesse de la RAM, qualité du système d'exploitation... On pourra donc conclure ce débat stérile en disant qu'une fois encore, ce sont les jeux qui feront toute la différence et vu que ça s'est toujours vérifié, il n'y a aucune raison pour que ce ne soit pas à nouveau le cas. Souvenez-vous, la première Xbox et la GameCube étaient nettement plus performantes que la PS2 et pourtant c'est bien cette dernière qui est sortie vainqueur de ce défi. Sans maitrise la puissance n'est rien... ça n'a jamais été aussi vrai ! Et puis, bien que le GPU de la Xbox Series X développe plus de puissance théorique, cela ne veut pas du tout dire que les jeux de la PS5 seront moins beaux et moins fluides, car les exclusivités sont justement les jeux qui tirent une console vers le haut, avec une programmation aux petits oignons, qui sait parfaitement exploiter toutes les ressources dont disposent l'Hardware.




    Maintenant via ce dossier nous avons pu voir que la 5e console de salon de Sony pêche sur certains points, mais excelle également sur beaucoup d'autres. Commençons par les défauts, histoire d'être positif et de voir le verre à moitié plein. Premier point : le design. Certes ça rend service au silence et à la dissipation thermique, mais bon sang ce que la PlayStation est grande, grosse, imposante ! Et si positionnée debout on arrive encore à s'accoutumer de son coup de crayon finalement pas si moche que ça (et puis à côté de nos énormes télés 4K, elle ne parait plus si volumineuse), à l'horizontale il en est tout autre. Certes c'est sans doute mieux pour le lecteur Blu-Ray, mais bon sang le design devient informe et particulièrement disgracieux. On sent bien que la console n'a vraiment pas été dessinée pour être placée ainsi ! Puisqu'on parle de Blu-Ray : la Digital Edition qui n'en propose pas (de lecteur Blu-Ray) pour une facture d'à peine 100€ de moins, n'est vraiment pas une bonne affaire. J'ai déjà largement évoqué des raisons (il me semble) tout à fait pertinentes, mais pour résumer la Digital Edition est une arnaque : vous payerez vos jeux systématiquement plus chers, vous ne pourrez plus ni les prêter ni les vendre, et le jour où le PSN fermera ses serveurs (et croyez-moi, ça arrivera tôt ou tard), priez pour que votre console ne tombe jamais en panne, sinon vous perdrez tout !




    Si la PS5 est à l'heure actuelle la console qui consomme le plus de courant (avec des pics montant à 215 Watts), là n'est pas vraiment le problème... en fait l'un de ses plus gros défauts vient de son SSD. Tout d'abord il est bien trop petit avec seulement 825Go, dont à peine 664Go d'utilisables une fois l'OS comptabilisé. 664Go, c'est ridicule et vu la taille des jeux actuels, croyez-moi, il sera très vite plein et vous n'aurez alors que 2 choix : investir dans un SSD M.2 volumineux et hors de prix (à la sortie de la PS5, un tel SSD coute 300€ pour 2To et encore, ce dernier devra être accepté par la console, afin qu'il réponde à des normes très strictes en matière de débits... bref, c'est pas gagné). L'autre erreur de ce SSD, c'est que les puces de mémoires sont directement soudées sur la Carte Mère ! Mais où Sony est allé pêcher une idée aussi stupide ? Ce procédé améliore certes les débits (puisque les puces sont tout proches du processeur dédié aux compressions / décompressions de données), cependant ça pose 2 problèmes : d'abord on ne peut pas remplacer le SSD par un modèle plus gros, et surtout le jour où il présentera des défauts, c'est toute la console qu'il faudra changer ! Bref, c'est une idée de merde, une vraie, sans doute le pire défaut de conception de cette console !




    Heureusement pour elle, ce sera là ces seuls défauts, même s'ils ont leur importance. En effet, sur cette PS5, le changement d'approche voulu par Sony est assez radical : tout est centré sur l'expérience du joueur avec une interface modernisée et plus élégante, des aides vidéo et des activités pour se plonger plus rapidement dans le jeu. Et puis au rang des bons côtés, on notera un trio CPU / GPU / RAM parfaitement équilibré et très performant, qui fait en sorte qu'une fois maitrisée, la PS5 dévoile des performances très élevées. A ça s'ajoute le Tempest Engine, un DSP dédié à la gestion du son en 3D, offrant une qualité sonore ainsi qu'une spatialisation vraiment impressionnante. Bien sûr, si le SSD est ridiculement petit, on ne peut par contre rien lui reprocher en termes de débits puisqu'avec des données brutes il présente déjà de belles performances (de l'ordre de 5,5Go/s), mais une fois les données compressées les débits peuvent monter jusqu'à 9Go/s, ce qui le rend carrément monstrueux ! Ce SSD hyper rapide secondera littéralement la RAM, en faisant office de SWAP (ce que Windows fait depuis toujours sur PC) mais aussi en chargeant instantanément la moindre donnée utile. Ainsi les jeux se chargent plus rapidement que jamais, tout en nous évitant les ficelles de programmation ou encore les pop-ups de textures.




    Du côté de la DualSense, certes le pad n'est pas aussi révolutionnaire qu'ils auraient voulu nous le faire gober (pas si naïfs les geeks ^.^), ceci dit il est facile d'en apprécier les qualités, dont les premières sont un sérieux confort de prise en mains, un joli design, des sticks précis, un bon grip ainsi que l'intégration vraiment réussies des retours haptiques et des gâchettes à résistance adaptative. Félicitons également le constructeur pour l'ajout de ports USB Type-C (notamment pour le pad), car franchement les vieux USB qu'on tourne dans tous les sens pour trouver le bon (de sens), ça devenait insupportable. Bon point aussi pour les ports USB 3.1 ultra rapides, qui permettent de connecter un disque dur externe afin d'y installer ses jeux PS4. Une rétrocompatibilité qui est d'ailleurs parfaitement assurée par la console, qui permet d'obtenir la meilleure expérience possible, avec des jeux pas forcément plus beaux, mais qui seront nettement plus fluides et rapides à charger (surtout s'ils sont installés sur le SSD).
    Terminons par le fait que Sony a enfin entendu les gémissements de joueurs fatigués de jouer avec des consoles ultra bruyantes, dont le ventilateur voulait jouer à celui qui fera le plus de bruit entre lui, le séchoir de la petite sœur ou le réacteur de l'Airbus A380 qui décolle tout près. Bien évidemment j'exagère (et pas qu'un peu), ceci dit je me souviens encore des sessions sur Horizon et Last of Us Part II, qui faisaient déjà pas mal chauffer et "souffler" la console, un bruit devenu littéralement insupportable en plein été. Bref, Sony a cette fois prévu le coup très en amont, en intégrant un ventilateur surdimensionné, un radiateur énorme, des caloducs et même du métal liquide, afin d'assurer une excellente dissipation thermique de son SoC. Résultat, la console ne chauffe pas et reste parfaitement silencieuse. Certes d'autres l'ont fait avant elle, mais en attendant, chapeau-bas Môsieur Sony (même si pour ça, il a fallu réaliser une console aux dimensions gargantuesques !).




    En conclusion, la 5e console de salon du constructeur japonais est une très belle pièce. Certes elle n'est pas parfaite (ceci dit aucune ne l'est !), mais en attendant ses performances graphiques et sonores, la qualité de son SSD, sa rétrocompatibilité PS4, sa DualSense qui prend parfaitement le relais d'une DualShock 4 déjà excellente... la PS5 est bien partie pour faire des étincelles (dans le bon sens du terme, entendons nous bien ^_^). De plus, si le début de carrière de la PlayStation 5 est vraiment timide (crise du COVID-19, manque de stock, pas de ventes en magasins, sans compter un line-up assez léger), je ne doute pas que les grands titres ne vont pas tarder à arriver et Sony a de son côté les développeurs japonais, ainsi que des licences prestigieuses qui sont, j'en suis sûr, entrain de préparer leurs grands retours. Et c'est bien là, sur les jeux, qu'une console fait toute la différence et pour ça, j'ai confiance en Sony qui, depuis 1994 et la sortie de la toute première PlayStation, n'a jamais déçu.








    Les -

  • La taille gargantuesque de la console !! L'une des plus grandes jamais créées !
  • Un câble manette tellement court qu'on ne peut pas jouer avec
  • Version Digital moins chère mais aussi bien moins pertinente
  • La gueule que peut avoir la console posée à l'horizontale...
  • A peine 664Go disponibles sur le SSD
  • Le prix des jeux sur PSN


  • Les +

  • Ray Tracing - 4K - 120fps... la console est un concentré de technologies pleines de promesses
  • La rétrocompatibilité avec les jeux PS4 + diverses améliorations (framerate, loadings...)
  • Un SSD dans une console, enfin une (semi) innovation qui améliore l'expérience
  • La DualSense, un bon control-pad, précis, agréable et bourré d'innovations
  • Lecture des DVDs et Blu-Rays Vidéo classiques et UHD
  • Installations et temps de chargements réduits
  • Astro's Playroom, inclus gratuitement
  • Une console vraiment silencieuse
  • Des jeux sur Blu-Rays de 100Go






  • Dossier réalisé par iiYama

    novembre 2020