Far Cry 4 (PS4/PS3/XBO/X360/PC)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2014
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : FPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.04
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/PS3/XBO) / DVD (X360/PC)
Espace disque nécessaire : 26Go (PS4) / 10.5Go (PS3) / 28Go (XBO) / 3.8Go (X360) / 30Go (PC)
Moteur graphique : Dunia Engine 2
Moteur physique : Havok
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non
Remote Play PS4/Vita : oui

Difficulté :
Compatible Move (PS3/PS4) : non
Compatible Kinect (X360/XBO) : non
Multi-joueurs : 10 joueurs online

Abréviation : FC4
Prix au lancement : 70€ (PS4/XBO) - 60€ (PS3/X360) - 50€ (PC)
Score des ventes : 5.5 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Cores 2.6Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 1Go de VRAM
AUTRE : Windows 7 SP1/8 minimum et 64-bits uniquement

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1600Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Ultra + FSAA 4x





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Far Cry 4








De prime abord,
Il est dommage que le scénario parte sur les chapeaux-de-roue pour quasiment s'effacer sur tout le reste du jeu
j'ai été déçu par ce Far Cry 4. En effet, très vite on retrouve la même interface, les mêmes bruitages, le même gameplay, la même conduite des véhicules, les mêmes possibilités d'action brute ou d'infiltration que Far Cry 3... De façon pessimiste et au premier coup d'œil, on jurerait l'épisode 3 avec une nouvelle skin (plus montagneuse), un nouvel antagoniste et une nouvelle histoire... rien de plus ! Evidemment, ça c'est ce qu'on se dit lorsqu'on ne regarde pas ce 4e opus en profondeur, car une fois la (nouvelle) couche de vernis grattée, et ce de façon plus optimiste cette fois, on retrouve tout le plaisir qu'a pu nous offrir Far Cry 3, avec cette immense map totalement open-world, ce gameplay ciselé et ce contenu très riche. Mais reprenons du début : Far Cry 4 est sorti exactement 2 ans après un 3e épisode qui aura bien remis la licence sur les rails. Il faut dire que si le premier volet a fait l'unanimité, ce ne fut pas le cas d'un second opus qui changeait un peu trop la "formule Far Cry". 2 ans pour voir un nouvel opus débarquer, c'est déjà pas mal. En effet, on nous évite les sorties annuelles façon Call of Duty et Assassin's Creed, qui engorgent le marché et finissent par lasser les fans, même les plus assidus. Après la déception que fut Far Cry Classic (le portage du premier épisode sur consoles), j'attendais beaucoup de cette suite, entre autre parce que j'adore Far Cry 3 et que je le considère comme le meilleur FPS de 2012. Après une longue intro visant à nous démontrer toute la folie qui anime Pagan Min, le despote de la région (fictive) du Kyrat (une contrée proche de l'Inde selon toute vraisemblance), de notre côté on prend les commandes d'Ajay Ghale, revenu au pays pour disperser les cendres de sa défunte mère. Bien évidemment, rien ne se passera comme prévu, le Kyrat étant une région sous pression, Pagan Min jouant un rôle de dictateur. Il est quand même à noter qu'on a plusieurs fins possibles : une fois kidnappé par Pagan, soit on est obéissant et on obtient assez rapidement une fin alternative, soit on s'échappe et on aide le Sentier d'Or (un groupe de rebelles qui refuse l'autorité auto-proclamée du nouveau roi) à reprendre les raines du pays (ce qui amène bien évidemment à un autre double épilogue : tuer Pagan ou pas). Pour ce qui est de la mise en scène, on retrouve comme toujours chez Ubisoft, des cut-scènes intégralement gérées en temps réel, dont la modélisation des personnages principaux est superbement détaillée. On ne remerciera jamais assez la motion-capture et le travail d'artistes comme Troy Baker (bien connu du milieu et qui joue Pagan Min), Naveen Andrews (qui joue Sabal), Travis Willingham (qui joue DePleur), Mylène Dinh-Robic (qui joue Noore), Gwendoline Yeo (qui joue Yuma) et Janina Gavankar qui joue la farouche Amita.


Tous ces personnages
Cette suite est victime du "syndrome 3.5" puisque les développeurs ont absolument tout repris de l'excellent 3e opus...
sont finement modélisés (comme Darpan, au tout début du jeu), étonnamment bien joué et bien doublé, ce qui (comme toujours) ne sera pas le cas des protagonistes de seconde zone. En effet, lors des cut-scènes la synchro labiale est respectée au maximum (c'est au moins une bonne nouvelle puisque c'est de plus en plus le cas depuis la 8e génération) et on retrouve quelques doubleurs de renom comme Guillaume Orsat (la voix de Booker DeWitt, le héros de Bioshock Infinite ou le doubleur de Gordon Ramsay, pour ceux qui regarde la TNT ^^), ou encore Sylvain Agaësse et Pascale Chemin. De leur côté, les mercenaires (qu'ils soient alliés comme ennemis), sont désynchro et ils débitent des âneries en boucle... ça, on commence à être habitué. Maintenant il faut savoir que le fond du scénario reste très sympa, mais aussi très léger ! A peine plus développé que celui de Borderlands (autre FPS en monde ouvert), depuis l'épisode 3 le développeur canadien a malgré tout su marier les environnements open-world avec une trame scénaristique convenable. Bien entendu, que ce soit au niveau de la mise en scène comme de l'écriture, on reste loin d'un Call of Duty, mais on obtient déjà une bien meilleure qualité que chez certaines productions. Naturellement ce seront les missions principales qui feront avancer le scénario, et entre temps, nous aurons quelques conversations audio et plus majoritairement des textes à lire (disséminés partout sur le vaste territoire du Kyrat). Ajoutons à ça un énorme background où chaque lieu, chaque objet, chaque véhicule, chaque animal et chaque arme est détaillée, et on obtient un univers d'une cohérence rare. Autre détail, on nous imposera parfois de choisir un camp, au sein même du Sentier d'Or. Dirigé par Amita et Sabal, il faudra parfois prendre position, et choisir un point de vue plutôt qu'un autre, ce qui débloquera des missions aux objectifs bien différents. Finalement mes véritables regrets, c'est que malgré nos prouesses et notre dévouement au Sentier d'Or (fondé par le propre père d'Ajay), on a rarement la sensation d'être un héros, un sauveur adulé par le peuple. Devenir un guerrier Rakyat dans Far Cry 3, vivre cette "ascension", avait quelque chose de grisant et il est un peu dommage qu'on ne retrouve pas ça dans cette production, faisant d'Ajay un militant presque comme les autres. Quant à Pagan Min, il est très différent du couple Vaas/Hoyt et de son côté, c'est un type particulier de "grand méchant" auquel on a affaire. A l'image de Negan dans la série télé Walking Dead, c'est le genre de méchant qu'on aime détester et qui au fond, n'est pas si mauvais qu'il le laisse croire. Du coup, je regrette un peu qu'il soit si effacé (il nous adressera quelques messages audio au début de l'aventure puis plus rien pendant de longues heures). Quant à l'épilogue, les choix qu'il nous laisse prendre, révèle plusieurs cut-scènes différentes, ce qui est bien sympa et nous incite à refaire le solo (vu que le jeu sauvegarde automatiquement, on ne peut malheureusement pas reprendre une ancienne "save").


Avant d'entrer
... heureusement, Far Cry 3 était si bon, qu'on retrouve agréablement tout ce qui en faisait le sel et le fun ! Même mieux !
dans le vif du sujet, il est dommage de ne plus retrouver le mode coop' en local, Ubisoft privilégiant le coop' en ligne. Des modes connectés de plus en plus invasifs (trop à mon gout !), ce qui n'est pas pour me plaire. On retrouve par contre des modes multi très sympa (nommés Les Chroniques) ainsi qu'un éditeur de cartes à l'interface revue et corrigée, où vous pourrez proposer vos propres batailles. Etant donné que nos consoles 7e et 8e génération ont des disques durs (car qui possède encore une Xbox 360 Arcade ou une PS3 12Go ?), il était temps que ce genre d'options se généralisent (le cas du PC est bien évidemment à part). Pour ce qui est du solo (ce qui m'intéresse le plus dans un jeu), comme Jason Brody autrefois, Ajay Ghale démarre son aventure en bas de l'échelle mais un système d'eXPérience viendra récompenser chaque acte héroïque ou fait notable, pour ensuite attribuer ces "points de compétences" et ainsi "acheter" des améliorations pour son personnage : avoir plus de santé, nager plus vite, apprendre à recharger son arme en courant, confectionner des seringues ou encore diverses techniques pour devenir un prédateur aussi silencieux que redoutable (même si beaucoup sont reprises du 3e opus). Pour la seconde fois, Ubisoft tient là une recette gagnante pour que le joueur cherche à réaliser les dizaines de missions et sous-missions disponibles, car si bien évidemment ce sont les missions principales (celles qui font avancer l'histoire) qui sont le plus récompensées, il ne faut surtout pas négliger l'énorme contenu du jeu. Très vite on s'aperçoit que la map est immense mais "visuellement" bloquée. Pour "ouvrir" le champ des possibilités, il faudra en premier lieu détruire les brouilleurs radio, qui se trouvent au sommet des clochers, ce qui aura pour effet de dévoiler un morceau de la carte. De là nous avons le choix mais quitte à faire les choses bien, autant libérer une à une chaque parcelle de terre soumise. Pour se faire, il faut reprendre les camps de base pour que les lieux soient libérés (bien que ça n'empêche pas les mercenaires à la solde de Pagan Min de revenir à la charge, ce qui est logique, mais un peu pénible par moment). A ce propos, on pourra désormais faire appel à des mercenaires du Sentier d'Or (via des "jetons mercenaires"), qui viendront nous prêter main-forte au combat (les jetons s'acquièrent en réalisant des "missions Karma" -en aidant le peuple contre l'oppression- ou à l'achat dans les boutiques). Pour éviter qu'on fasse d'innombrables allers-retours, on retrouve le principe de "déplacements rapides" pour rejoindre n'importe quel camp de base libéré, camp où on pourra faire le plein de matos et même dormir pour faire avancer le temps, exactement comme dans Far Cry 2 (il y a d'ailleurs un personnage et une mission en particulier, qui rappellera aux bons souvenirs de cet épisode).


Evidemment,
On fera quelques "voyages" à la fois étranges et hypnotiques. Un régal : )
qui dit Far Cry dit aussi véhicules et si on ne pilotera toujours pas d'avions, à contrario on pourra monter à dos d'éléphant (lent mais sérieusement puissant !) et piloter des gyrocoptères (sorte d'hélicoptères ultra léger), assez rares mais bien pratiques. Après on retrouve le fameux delta-plane du premier opus, on découvre la wingsuit (très à la mode ces derniers temps) et les véhicules bien connus de la série, et qui rendent bien service : simple voiture, jeep, buggy, zodiac, jet-ski, quad et j'en passe (d'ailleurs on peut les réparer avec la délicate attention que l'outil ne prend plus la place d'une arme). Comme nouveauté, on a cette fois la conduite automatique : on indique un point sur la carte et le véhicule suit (de façon autonome) le tracé du GPS. Le résultat n'est pas sans accroc mais ça rend bien service, d'autant que cette fois on peut tirer au volant. Hormis ça, on retrouve l'exacte prise en mains d'autrefois, avec des véhicules (notamment terrestres) ayant un drôle de comportement, ainsi qu'une tenue de route très aléatoire. Ce qui fait par contre plaisir, c'est qu'Ajay est un "vrai sportif" : il peut courir sur de très longues distances, sans être essoufflé au bout de 20m. Quel plaisir de ne pas se retrouver avec un de ces marines super-entrainés et pourtant incapable de courir plus de 5 secondes (Call of Duty vous dites ?). Ce qu'il y a également de plaisant avec Far Cry 4, et qui est agréablement repris de son prédécesseur, c'est qu'on avance "à sa vitesse". Comprenez par là qu'on peut très bien mettre (momentanément) l'histoire de côté, pour se concentrer sur la masse de missions secondaires. La map (une fois découverte grâce aux clochers) nous fournira tous les renseignements dont on a besoin, et il ne sera pas rare de passer des heures à flâner, non pas pour perdre son temps, mais pour améliorer son personnage (j'ai moi-même passé plus de 40h à réaliser la plupart des missions secondaires et encore, j'étais loin des 100%). Je l'ai déjà évoqué, un système d'XP récompense celles et ceux qui s'attachent à faire un maximum de missions : il y a de la chasse à l'animal sauvage, des courses en véhicules, de la destruction de masques maudits, des centaines de coffres à dénicher, des épreuves un peu idiotes mais aussi de vraies mini-quêtes comme chiner les pages du journal intime du père d'Ajay, libérer des otages, détruire les centres de propagande ou encore les trips hallucinogènes de Reggie et Yogi (qui sont particulièrement fumées ! ^^) et l'épopée au Shangri-La où comment revivre la légende de son ancêtre dans de nouveaux décors particulièrement somptueux. En marge de tout ça, Ajay pourra (une nouvelle fois) faire de la cueillette et chasser certains animaux. La cueillette permet de confectionner des injections (amélioration de nos facultés de chasse, ignifugation aux flammes, tenir plus longtemps sous l'eau, etc) et la chasse de son côté, permet de récupérer des peaux et de confectionner divers accessoires : un sac plus grand (pour pouvoir emporter plus d'objets), un plus grand porte-feuilles (pour amasser plus d'argent), un plus grand holster (pour porter jusqu'à 4 armes) ou même un plus grand porte-seringues.


Bien sûr on retrouve
Les animaux sauvages sont toujours au centre du gameplay, même si tactiquement c'est parfois à double tranchant
ces animaux sauvages qui nous aideront (notamment à éliminer un maximum de mercenaires), soit en les libérant de leur cages, soit en jetant un morceau de viande, ce qui aura pour effet d'attirer un prédateur affamé (ce qui peut être à double-tranchant comme tactique !). Ainsi la chasse (d'animaux parfois très dangereux comme l'ours ou le rhinocéros) et la cueillette, sont 2 aspects assez sympathiques du jeu, qu'il ne faut pas laisser de côté pour leur aspect trop proche de la nature, quand justement on est là pour dessouder du méchant mercenaire. Car améliorer son équipement, se préparer des injections avant un combat et surtout, développer ses facultés, font parti d'un tout qu'il ne faut pas négliger. Quand au système de soins, il est hybride : morcelé, sous-divisé, on recouvre automatiquement le dernier pan entamé de notre jauge de vie, mais il faudra une injection pour rétablir intégralement sa santé. Question difficulté, on peut le dire, elle est plus équilibrée que dans Far Cry 3, en nous évitant entre autre des missions parfois chiantes qu'on reprend 20 fois d'affilé (comme les combats de boss tout en QTEs et bien relou du 3e opus). Même si on n'échappe pas à quelques zones frustrantes (poussant le concept un peu plus loin qu'autrefois, il sera parfois interdit d'éveiller les soupçons, nous imposant ainsi de jouer 100% infiltration - entre autre en déplaçant les cadavres), hormis ça, si on est préparé et bien équipé, l'aventure se voudra plus jouissive et permissive que frustrante. Autre aspect du titre : on peut fouiller les lieux à la recherche de tout un tas d'objets perdus et bien entendu, fouiller les corps des ennemis. On y trouve un maximum de gadgets inutiles (parfois des munitions ou des grenades mais ça reste rare), qu'on peut ensuite revendre aux boutiques (il y en a toujours une dans les camps de base libérés). Avec cet argent, quoi de plus naturel que d'acheter des consommables (seringues, gilets pare-balles, munitions) mais aussi et surtout de nouvelles armes ! Si activer les clochers rendent les boutiques et les vendeurs généreux (puisqu'ils nous offrent peu à peu des armes gratuites), pour avoir le meilleur équipement possible, il faudra payer (même si on peut aussi récupérer les armes des cadavres... mais presque tous ont des AK47 ou des M4). A ce propos, on retrouve l'arsenal de Far Cry 3, agrémenté de quelques nouveautés comme l'arbalète. Quand à l'arsenal, il est conséquent et le feeling est énorme ! Quelle puissance ! On sent vraiment que les armes ont "la patate" !! Ça fait plaisir, et ça nous change de ces pétoires en plastique où il faut presque un chargeur entier pour tuer le moindre mec. Mention spéciale au fusil à pompe (dont les réactions sont souvent aléatoires dans les jeux vidéos) qui se révèle particulièrement puissant et proche de la réalité (car oui, un fusil à pompe tue généralement en un coup !).


Mieux encore,
Même s'il ne tire pas 100% de la puissance de nos machines (surtout sur l'ancienne génération), Far Cry 4 reste un jeu magnifique
la plupart des armes peuvent être personnalisées. Bien sûr il y a le kit déco (qui ne sert strictement à rien), mais aussi et surtout des items utiles comme un viseur réflex, un silencieux ou un magasin plus grand. Quant au lance-flammes, il est toujours d'actualité mais reste une fois encore, un peu moche à l'usage. En effet, il ne parait pas aussi bien géré que dans Far Cry 2 et surtout, voir des champs d'herbes bien vertes, brûler aussi facilement que l'herbe sèche du second opus, ça me dérange un peu. Malgré ça, les combats sont géniaux, extrêmement fun et l'aspect merchandising est vraiment agréable, faisant de Far Cry 4 un jeu loin des "FPS couloir" où on avance bêtement en tirant sur les mecs qui se pointent. Ici on explore, on joue les chasseurs, on achète, on vend... on vit une véritable aventure, pas un rail-shooter vaguement déguisé. D'ailleurs, étant donné la relative fragilité de notre héros, l'attaque de front est rarement la meilleure solution. Le mieux est encore de jouer à l'infiltration, de désactiver les alarmes (ça évite l'arrivée des renforts), de tuer en silence avec sa machette ou de sniper au loin, quitte après à finir le boulot au calibre 12. L'aventure en est que plus grisante et gratifiante (d'ailleurs, on gagne plus d'XP si on ne se fait pas repérer). Pour ce qui est de l'exploration, Ajay saura grimper aux corniches, utiliser les cordages, les lianes et il utilisera son propre grappin (une nouveauté), ce qui rendra le jeu légèrement plus "plate-formesque" et vertical que son prédécesseur. Un grappin finalement très simple à utiliser, qui nous facilitera la vie et nous mettra (parfois) dans la peau d'Indiana Jones. A noter aussi que notre héros du jour ne sera pas aussi pénible que son prédécesseur, simplement en évitant de se faire mal à la moindre chute. Un "petit réglage" qui fait cruellement défaut sur le précédent titre et montre bien que l'ami Ajay est nettement "souple" et sportif que le fils à papa de Far Cry 3. Techniquement à présent, Ubisoft nous propose une version évoluée de son Dunia Engine 2, déjà à l'œuvre dans le 3e épisode. Et Far Cry 4 est, sans conteste, un très beau jeu !! Bien sûr les versions PS3 et Xbox 360 ne rivalisent pas avec celles sur PS4 et Xbox One (il est d'ailleurs à noter que la version Xbox 360 nécessite une installation - ce qui était encore rare il y a quelques années, devient de plus en plus fréquent sur les grosses productions, preuve que la console arrive clairement en bout de course). De même, la meilleure version est encore celle sur PC, même si c'est (comme toujours) la plus buguée d'entre toutes. Car des bugs, c'est sûr, y'en a un paquet ! Voir un rhinocéros traverser l'écran de gauche à droite, avec simplement une grenade, c'est fort ! Heureusement le patch 1.04 a corrigé la plupart de ces imperfections, même si pour ça, il aura fallu attendre presque 2 mois après la sortie du jeu. Les animations, notamment de la masse de PNJs (qui s'affaire à leur petite vie) ne sont pas toujours de la première fraicheur et ces mêmes PNJs sont bien souvent très moches. Maintenant j'en remets une couche sur des protagonistes principaux vraiment très détaillés dont les mouvements (motion-capturés) sont réalistes. Quant aux décors, ils sont bien souvent magnifiques ! Des basse-plaines et leurs végétations abondantes, jusqu'aux haut-plateaux et leurs neiges éternelles, le dépaysement est assuré.


Les temples hindous
La qualité du son (musiques, bruitages) est une fois de plus très élevée ! Quant au doublage, il reste bon... pour les principaux protagonistes
(bien que souvent trop petits) ont un charme mystique, les décors sont tellement beaux, qu'on fera des pauses contemplatives et les loadings ne sont pas trop longs (surtout comparés à ceux de certains jeux comme Watch Dogs). Ajoutons une faune autonome, un cycle jour et nuit mais aussi une impressionnante distance de vision (du moins sur Next-Gen et PC, car sur Old-Gen, le brouillard limitant le clipping est assez présent), s'étalant sur plusieurs centaines de mètres. En clair, si la réalisation n'est pas parfaite (avec par exemple un framerate assez inconstant) difficile au final de trouver à redire tant le travail des développeurs a été colossal, afin de nous offrir une chaine himalayenne plus belle que nature et étonnamment variée (d'ailleurs l'Himalaya c'est beau, par contre c'est chaud au niveau des patronymes locaux ^^). Terminons par l'aspect sonore du titre, dont les musiques m'ont vraiment séduit. Composée cette fois par Cliff Martinez (entre autre ex-membre des Red Hot Chili Peppers et compositeur de la BO du film Drive) la musique accompagne toujours très bien l'aventure. Qu'on soit en phase d'infiltration, de combat intense, lors des cut-scènes ou autre, la musique accompagne toujours avec justesse ce qu'on vit à l'écran (souvent avec des rythmes tribaux, mêlés à d'autres plus hindous, qui collent parfaitement à l'ambiance). Idem pour les escapades au Shangri-La ou lors des trips psychotiques : il est difficile de critiquer une bande-son admirablement en phase avec son aventure. On notera par ailleurs qu'à l'image d'un GTA, lorsqu'on conduit une voiture on écoutera la radio locale (dont le commentateur pète parfois les plombs, ce qui prête évidemment à sourire), mais je donnerai une mention spéciale à certaines pistes envoutantes, limite planantes (!) que le jeu distille à certains moments-clés de l'aventure. Bref, une fois encore, j'ai trouvé la bande-son absolument géniale, peut-être même meilleure et plus encore à-propos que dans Far Cry 3. C'est dire ! Le doublage est aussi d'un très bon niveau, du moins pour les personnages principaux. Il faut préciser car, comme d'habitude, les mercenaires ont tendance à débiter les mêmes âneries en boucle ou beugler qu'ils nous voient alors qu'en fait... non. Sans ça on appréciera un travail voxographique de premier ordre, dont la synchro labiale a été respectée autant que possible lors des cut-scènes (en plein jeu, c'est autre chose). Je terminerai par les bruitages, qui rendent bien hommage à la violence des armes. Les explosions sont véloces mais c'est surtout les pétoires qui donnent vraiment le change. Quel dynamisme ! J'ai véritablement pris mon pied, tant j'ai eu l'impression de manier de véritables armes, entre une "vraie" puissance de feu capable de stopper net un tigre qui nous fonce dessus, et des bruitages qui envoient du lourd. Bien des jeux et des développeurs devraient en prendre de la graine.



On peut être déçu Note
par le scénario, trop basique (qui démarre fort puis s'essouffle très vite) ou encore que toute l'ossature du jeu (jouabilité, gameplay, moteur graphique, bruitages, IA…) soit reprise sans état-d'âme de Far Cry 3, avec ce que ça implique de bons côtés (feeling des armes, gameplay général, maps ouvertes…) et de mauvais côtés (quelques incohérences de parcours ou encore des gardes tantôt aveugles tantôt équipés de yeux bioniques). Malgré tout, après une première heure de jeu un peu décevante, Far Cry 4 est au final un excellent FPS open-world. Reprenant tout le sel et le feeling du 3e opus, les développeurs d'Ubisoft Montréal ont certes joués la carte de la facilité, mais la 3e itération de la série était tellement bonne, qu'on prend un pied magistral a en (re)prendre les commandes et ce, dans un univers plus montagneux qu'autrefois. Toujours aussi chronophage, s'il est possible de faire l'aventure en ligne droite, on peut littéralement mettre l'histoire "en pause" pour se consacrer à tout un tas d'activités annexes. On peut toujours la jouer bourrin comme infiltration et malgré son aspect open-world, la réalisation est magnifique avec des décors prompts à nous faire voyager, une excellente bande-son, des bruitages qui déboitent, un gros contenu (solo comme multi, il y a même un éditeur de maps)... bref, même si ce 4e opus n'est pas encore exempt de reproches, il n'empêche qu'on se retrouve avec un titre aussi fun que dépaysant. Et je vais être franc avec vous, cher(e) lecteur(trice), sachez que Far Cry 4 est (à l'heure de la relecture de cette article), mon épisode préféré ! Certes il n'est pas aussi dépaysant que le 3e opus, mais en contre-partie il a gagné une narration plus travaillée, un univers plus riche, plus cohérent, un gameplay peaufiné avec entre autre des réglages pour le moins bienvenus (moins de chutes blessantes, ajout du grappin, de la wingsuit et de nouvelles armes particulièrement efficaces comme le lance-grenades ou l'arbalette). Et puis l'Inde (puisque le Kyrat est une région factice) a cet aspect hypnotique et fascinant que n'ont pas les autres épisodes. En clair, même si on peut dire de lui qu'il n'est qu'un "Far Cry 3.5" avec une nouvelle skin, je trouve que cette "formule améliorée" nous offre un jeu particulièrement fun, vaste et même jouissif par moment ! C'est mon épisode préféré, je vous le redis...



Les -

  • Version PC à l'origine (v.1.0) très buguée
  • Pagan Min est trop en retrait
  • Le syndrome Far Cry 3.5
  • Les +

  • La qualité du gameplay : feeling des armes, merchandising, confection...
  • Un contenu énorme et donc une durée de vie conséquente
  • Ajay ne se fait pas mal à la moindre chute, lui...
  • Des bruitages qui envoient du lourd !
  • Des décors absolument somptueux !
  • Tout le fun de Far Cry 3 réinjecté
  • Des musiques de grande qualité

  • Test réalisé par iiYama

    février 2015 (mise à jour : mai 2019)