Afro Samuraï (PS3)

 








Note générale


Sortie du jeu : mars 2009
Développeur : Namco Bandaï Games
Editeur : Namco Bandaï Games
Genre : beat-them-all

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 1Mo (saves)
Définitions HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : AF
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 420.000 (tous supports)


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Afro Samuraï








Afro Samuraï c'est avant
Le scénario est décousu mais ne manque pas d'attrait
tout un manga crée par Takashi Okazaki, qui a été adapté en série d'animation de 5 épisodes par le studio japonais Gonzo (et réalisé par Kizaki Fumitomo). Cet animé a été diffusé pour la première fois au Japon en 2007. Par la suite, le film d'animation Afro Samuraï Résurrection, a été diffusé en janvier 2009. Malheureusement ce morceau d'anthologie est encore très rare chez nous, ce qui fait que les gamers connaissent finalement mieux Afro, que les "mangaïstes". Le synopsis est pourtant simple : dans un Japon médiéval décalé, le jeune Afro assiste au meurtre de son père par le détenteur du second bandeau. Ces bandeaux sont une sorte de récompense ultime pour le combattant. Selon la légende, ces bandeaux auraient été créés par les Dieux eux mêmes. Afro part alors à la recherche de l'assassin de son père pour le venger... A vrai dire, si la série est déjà difficilement compréhensible, ce sera encore pire dans le jeu car s'il suit le scénario original (tout en s'accordant quelques travers), la trame se développe via des flashbacks et embrouille un peu le joueur. Autant dire que si vous ne connaissez pas les mangas ou l'animé, ça risque d'être dur dur de comprendre. Mais ça ne vous empêchera pas d'apprécier une mise en scène absolument fabuleuse. L'histoire est comptée par Ninja Ninja, dont la verve est diabolique. On y apprécie la qualité des modélisations, la synchro labiale, des visages expressifs et même un langage faubourien. Evidemment on pourrait regretter que le doublage ne soit pas en Français mais à mon avis on y aurait beaucoup perdu en exubérance et en prolixité. D'autant que le casting est énorme puisqu'on retrouve le talentueux Samuel Lee Jackson (qu'on ne présente plus), Ron Perlman (monsieur HellBoy) et Kelly Hu (la némésis de Wolverine dans X-Men 2). Ça aurait été dommage de rater ça. Et puisqu'on est à parler du son, terminons le travail en évoquant une bande-son furieuse entre sonorités disco 70' et Rap. La grande classe. Les musiques donnent une ambiance toute particulière à l'aventure et elles sont signées par The RZA (de son véritable nom Robert Diggs, un rappeur/acteur/producteur, membre fondateur du Wu Tang Clan, le même qui est derrière la bande-son du film Ghost Dog ou de l'animé Afro Samuraï). On ne se sent pas dépaysé comme ça.


Afro semble tout
La réalisation est vraiment splendide et l'aliasing se fait discret
de même un mec assez tranquille (hormis son désir de vengeance). Il est black (forcément vu le titre), fringué à la cool, avec une coupe afro et un gros bédo dans le bec. Difficile de croire qu'il sera le bourreau de tout un tas de gars qui en veulent à sa peau. Comme dit Ninja Ninja, il a une tête qui ne revient pas à tout le monde et qui attire les ennuis. Afro Samuraï est donc un jeu hyper violent. En plus de son langage "coloré", il n'est pas rare de laisser derrière nous des flaques de sang dans lesquelles baignent les corps fraîchement débités en petits morceaux de nos assaillants. Côté gameplay on retrouve ce qu'il a de plus simple dans le monde du beat-them-all à l'arme blanche, avec 2 forces de coups de sabre, un coup de pied et tout ce que ça sous-entend de combos (qu'on débloque au fil de l'aventure : il y en a tout de même 61). Finalement assez basique, le gameplay ne s'enrichit que de 2 techniques assez similaires : les concentrations. L'image passe en noir et blanc (le sang y est d'autant plus marquant puisqu'il reste dans sa couleur naturelle), le temps se ralentit et ce sera l'occasion de trancher quelques membres de plus, cette fois avec plus de facilité. En pressant L1 on réalise la concentration "normale" où on n'attaque qu'un seul gars à la fois alors qu'avec L2 elle dure plus longtemps, on peut attaquer plusieurs cibles et les mecs finissent en chiche-kebab en un seul coup. Même si elle reste simple d'accès, au final le seul problème de la jouabilité c'est une caméra assez mal gérée et qu'on doit recaler en permanence. On retrouvera bien entendu de nombreux personnages du manga (et même des inédits) parmi lesquels Kumo, les Sept Sans Ame, Justice ou le maître du dojo. Je ne reviens pas sur une excellente modélisation de ces derniers, modélisations qui sont particulièrement détaillées grâce à un rendu graphique tout crayonné et en Cell Shading. Des cheveux surréalistes de Ninja Ninja à la dégaine d'Afro, en passant par les boss ou les pépés à moitiées nues, les détails ne manquent pas. L'animation est hyper fluide, réaliste dans un sens et pas trop dans l'autre, mais elle assure toujours le spectacle. Pour dire, ce jeu est plus beau qu'un film d'animation. Les décors sont somptueux et l'aliasing est pour ainsi dire imperceptible. Voilà qui est un exploit sur PS3, d'autant que le titre de Namco/Bandaï n'a pas besoin de vampiriser votre disque dur avec une fastidieuse installation. Quelle bonne surprise ! S'ouvrant sur une sympathique intro, le jeu charge ses données lors des cut-scènes (entièrement en 3D), ce qui nous évite la désormais récurrente page de loading.



Afro Samuraï Note
est un jeu bien sympa, très très loin d'un Devil May Cry 4, d'un Genji ou d'un Dynasty Warrior. Son ambiance, ses graphismes sans pareil, ses musiques de folie, sa verve et son côté "politiquement incorrect" en font un titre atypique et vraiment prenant. Bien sûr le gameplay manque de profondeur, la narration est disparate et la caméra agace... mais quel pied ce jeu !



Test réalisé par iiYama

juin 2009