Days Gone (PS4) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2019
Développeur : SIE Bend Studio
Editeur : Sony Interactive Entertainment
Genre : survival horror - TPS

Version testée : Française
Doublage : FR
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray
Espace disque nécessaire : 43Go (install) + 24Go (MAJ)
Version logicielle : 1.07
Moteur graphique : Unreal Engine 4 (Epic Games)
Optimisation PS4 Pro : oui
Définition HD max : 1080p
Framerate annoncé : 30 fps (inconstant)
Compatible 3D : non
Compatible VR : non
Remote Play PS4/Vita : non

Difficulté :
Compatible PS Move : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€









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Days Gone









Days Gone
Deacon n'est pas un personnage attachant... Ceci dit, il est très débrouillard, ce qui confère un bon gameplay...
est l’un des derniers "gros jeux" d'une PS4 vouée à être bientôt remplacée (en 2020 selon toute vraisemblance), tout en sachant qu'à l'image de la PS3, son baroud d'honneur portera le nom de The Last of Us (dont le second opus se fait ardemment attendre). Le plus étonnant, c'est de voir "qui" a développé un tel jeu... Car Sony a su brillamment géré sa communication, d'autant plus dans une période un peu creuse où aucun gros jeu n'a vu le jour, Days Gone débarque et s'impose ainsi comme le 3e gros blockbuster de cette première moitié 2019, suite à Resident Evil 2 Remake et Metro Exodus. Cependant, la modestie du studio expliquera bien des choses : autrefois connue sous le nom de Eidetic, Bend Studio est désormais une filiale de Sony Interactive Entertainment à la suite de son rachat en 2000. Le développeur est connu pour son appréciée série d'infiltration Syphon Filter (sortis sur PSX, PS2 et PSP : 7 épisodes dont le dernier date tout de même de 2008), ainsi que pour Uncharted : Golden Abyss (2012), l'unique épisode des aventures de Nathan Drake exclusif à la PS Vita. Un joli score pour ce petit studio (même s'il n'a pas toujours brillé avec notamment Bubsy 3D en 1997 sur PSX ou Resistance Retribution en 2009 sur PSP et qui ne fait pas vraiment honneur à la série homonyme de la PS3), son staff compte moins de 140 employés, ce qui explique certaines petites choses...



Non... attends, tu Deacon là ?


Le joueur
L'interface n'est vraiment pas intuitive, et la difficulté est déséquilibrée
incarne Deacon St. John, un motard (biker) et un chasseur de primes qui perd de vue sa femme Sarah, lors d'une incontrôlable attaque de zombies. Suite à cette pandémie dévastatrice qui va littéralement balayer le monde moderne, on le retrouve 2 ans plus tard, baignant dans un monde dévasté par les "grouilleurs" (les "freakers" en VO, un bien jolis mots pour éviter de parler de "rôdeurs" ou plus simplement de "zombies"). Days Gone s'inspire de plusieurs œuvres telles que les séries télévisées de The Walking Dead pour son ambiance "zombie", Sons of Anarchy pour son ambiance violente et bikers, ou encore les films 28 Jours/Semaines Plus Tard et World War Z pour ses hordes d'infectés. Days Gone s'inspire également de Mad Max (le jeu d'Avalanche) pour la gestion du véhicule (jauge de carburant, de dégâts et améliorations), pour son monde ouvert apocalyptique et ses attaques de camps. Enfin ses mécaniques de gameplay rappellent sans mal The Last of Us, pour son système d'infiltration et de craft. L'aventure se déroule dans un monde 100% ouvert, mais à la surface de jeu finalement pas si grande (en moto, la diagonale est vite traversée). Deacon est donc un survivant de l'holocauste zombies, et sa vie sera faite de petites missions (nettoyer une zone, trouver quelqu'un, chercher à manger ou se soigner), accompagné de son ami Boozer (qui comme par hasard sera blessé en début d'aventure, comme ça on finit par bosser seul).



Daryl Deacon


Avant de dire
Ne vous attendez pas à des zombies lents et peu dangereux... façon 28 Semaines Plus Tard, chaque affrontement fait monter la jauge de stress
quoique ce soit, on entend beaucoup parler (surtout sur Internet) que le "phénomène zombie" est passé de mode. Je ne vois pas pourquoi certain(e)s pensent ça : quand on voit le succès de la série (certes un peu déclinante) The Walking Dead, Z Nation qui a joliment terminé sa série en décembre 2018, Call of Duty : Black Ops IIII qui propose son sempiternel (et apprécié) mode zombie, que les jeux Resident Evil se vendent toujours aussi bien et Resident Evil 2 Remake qui vient à peine de voir le jour (et ce, avec le succès qu'on lui connaît), idem pour le jeu World War Z (le succès en moins), sans parler de l'insoutenable attente de la sortie de The Last of Us 2 (car pas besoin de se leurrer, les claqueurs ne sont que des mort-vivants améliorés)... vous en conclurez que le "phénomène zombies" est loin d'être mort (contrairement à ses protagonistes hein ^^) et que je m'étonne de lire de telles inepties. Qu'on me parle de "réchauffer", de phénomène "passé de mode", encore ça je veux bien, sans quoi certain(e)s feraient mieux de retourner jouer aux jeux pour enfants, Fortnite et Nintendo Labo en tête. Commençons donc notre test, comme d'habitude, par la narration. Il est étonnant qu'un studio d'à peine 140 employés ait eu les moyens d'utiliser la Motion Capture pour réaliser ses cinématiques (merci papa Sony pour les chèques). Nous avons donc des cut-scènes d'une qualité tout à fait honorable, cependant dès le départ on sent que le jeu accuse quelques faiblesses. L'histoire en premier lieu, n'émeut absolument pas (alors que Deacon laisse partir sa femme blessée), et puis les cinématiques s’enchaînent souvent de façon très abrupte, comme si les développeurs n'avaient pas eu le temps de peaufiner leur mise en scène. Quand à l'écriture, si Deacon est un personnage intéressant, en marge de son côté violent et impatient, on a malgré tout du mal à s'attacher à lui et à son histoire. Sa femme a disparue depuis 2 ans, il vit dans un monde dévasté, son meilleur ami est blessé, à 2 doigts de la mort et pourtant, l'empathie peine vraiment à se mettre en place (contrairement à un personnage comme Joël -de TLOU- pour lequel on a vite beaucoup d'affection). Et c'est dommage car on sent bien que Deacon est largement inspiré de Daryl Dixon : motard dans l'âme, pisteur, jouant de l’arbalète... malheureusement n'est pas Norman Reedus qui veut.



Un gameplay inspiré de bien des "Horizon"


On se dit
Le jeu emprunte beaucoup (trop ?) d'idées à d'autres grands titres, mais parfois aussi leurs pires défauts comme ces armes de mêlée qui se brisent bien trop vite
alors que ce n'est pas trop grave et que le gameplay va rattraper cette narration en demi-teinte (c'est déjà arrivé des tas de fois qu'un jeu ait une histoire bof-bof mais un gameplay tellement génial qu'il rattrape l'ensemble). Vous l'aurez compris, le monde ouvert proposé peut être exploré de fond en comble, à pieds comme à moto, avec ce que ça comporte de crafting : récupérer des bandages pour confectionner des soins, des munitions pour ses armes, du bois et de la ferraille pour confectionner des carreaux d'arbalète (ce qui rappelle naturellement Tomb Raider), trouver des bidons d'essence pour remplir le réservoir de la moto, trouver de nouvelles armes, des plantes à vendre pour le cuisinier du camp ou encore récupérer les oreilles des ennemis putrides qu'on libère de leur enfer charnel, afin d'être récompensé. Avec l'argent, il sera alors possible de faire le plein de matos, d'acheter des upgrades pour sa moto (meilleur pot d'échappement pour faire moins de bruit, un plus gros réservoir pour une meilleure autonomie...) ou pour ses armes. L'ensemble est accompagné par un classique mais ô combien essentiel système de leveling (XP) qui permet d'avoir un personnage aux compétences de plus en plus riches au fil de l'aventure. En bref, Bend Studio a voulu rendre son jeu le plus réaliste et le plus profond possible, et en un sens, ça marche. Très orienté vers l'infiltration, le combat à mains nus est agréable, les exécutions silencieuses aussi, les armes ont un bon feeling (j'ai adoré devoir mettre un filtre à huile de voiture pour concevoir un silencieux de fortune pour l'arme de poing :), on peut pratiquement tout fouiller, tels que les maisons, les meubles, les voitures et au final, le gameplay a quelque chose de grisant. De plus, si affronter 2 ou 3 "grouilleurs" se passe sans trop d'encombres, lorsque c'est une horde, il faut tout de suite être nettement plus préparé (en créant des pièges et en préparant sa fuite par exemple) sans quoi, c'est la mort assurée ! D'ailleurs Deacon est bien équipé pour ça puisqu'il a des jumelles afin de "marquer" ses ennemis (comme dans Far Cry), il faudra faire attention au bruit qu'on produit en marchant (via une jauge d'intensité sonore, comme dans Splinter Cell), ainsi qu'au fait d'être visible (se cacher dans les hautes herbes rappelle cette fois Horizon : Zero Dawn). La mini-map, les déplacements rapides et le GPS sont bien pratiques (allo, Far Cry ?) et la plupart des choix/confection sont à réaliser via un menu circulaire qui n'est pas sans rappeler... Far Cry, encore une fois. Vous l'aurez compris, le gameplay s'est inspiré des ténors du genre et de tous les horizons, afin d'offrir la meilleure expérience possible.



When good gameplay is "gone"


Mais alors,
Affronter une horde est autant jubilatoire que flippant, et surtout difficile
on tient enfin là, le meilleur jeu de zombies de tous les temps ? Pas tout à fait... En fait, Days Gone nous propose une ambiance vraiment géniale, où les ennemis (surtout en horde) sont vraiment angoissants à affronter. Il y a une réelle tension à certains moments du jeu, ce qui retranscrits à merveille ce genre d'univers (merci Walking Dead :). D'ailleurs l'infiltration, le pistage, le crafting, les exécutions silencieuses, les balades à motos... l'aventure offre de très bons moments... qui seront gâchés par certains aspects de son gameplay, à commencer par la moto. Car la bécane ne consomme pas selon la conduite, mais selon la distance et ce, même si vous réalisez un déplacement rapide ! Du coup on a tôt fait de prendre les chemins de traverse, sans ça on passe son temps à remettre de l'essence et/ou à tomber en panne. Les armes de mêlée sont plutôt efficaces (certaines plus que d'autres – source d'inspiration : The Last of Us encore une fois) mais elles ont le mauvais goût de se casser vraiment trop vite. Moi il faudra qu'on vienne m'expliquer comment une hache de pompier ou une machette fait pour se briser en miettes au 4e zombie qu'on démantèle. C'est vraiment n'importe quoi et du coup on se retrouve à cogner avec le petit couteau de base qui est, excusez-moi du peu, totalement inefficace. Si on peut détourner l'attention de certains ennemis, ces derniers sont malgré tout à l'affût du moindre bruit et ils nous détectent souvent de façon improbable, nous mettant ainsi dans une situation très dangereuse alors que jusqu'ici, on avait bien travaillé son approche. Car il ne faut pas croire que nous sommes en présence de gentils zombies qui marchent doucement en tendant les bras... non ici nous sommes face à des fourbes qui nous encerclent, nous attaquent souvent par derrière et surtout, qui courent comme des dératés façon 28 Jours/Semaines Plus Tard !! C'est aussi grisant que flippant... mais également frustrant lorsque l'IA fait n'importe quoi et vous gâche une approche jusque-là rondement menée.



Quand c'est si peu équilibré...


Maintenant les
La narration n'est pas vraiment au point, comme le fait que Deacon perd de vue sa femme mais ça ne créé aucune empathie...
2 pires défauts de Days Gone, c'est son système de santé et sa progression. La santé baisse extrêmement vite. Le problème c'est qu'il faut se soigner manuellement pour recouvrer de la santé et le vrai soucis c'est que Deacon ne dévoilera à aucun moment le fait d'être gravement blessé. Si on ne jette pas un œil à la toute petite jauge en bas à gauche, il ne feindra aucune douleur, pas même il traînera un peu la patte. Ainsi on peut passer de vif à mort en une seconde, d'autant plus que les zombies sont extrêmement agressifs, qu'ils nous attaquent toujours en meute et que pour couronner le tout, chaque attaque coûte très cher à notre barre de vie. En parallèle de ça, le système de missions est bizarrement fichu. Les missions sont données via un menu tout sauf agréable et ergonomique (quitte à s'inspirer autant des autres jeux, autant en reprendre également le meilleur) mais c'est surtout qu'il n'y a aucun rappel dans la storyline, aucun contexte n'est expliqué et bien souvent, on se retrouve à réaliser une mission dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. D'ailleurs inspiré cette fois des séries où on peut regarder les épisodes dans le désordre, l'histoire part un peu dans tous les sens et se perd en chemin. Difficile ainsi de suivre une progression donnée, d'avoir un aperçu clair de notre aventure, la narration se noie dans des bribes d'histoire parfois sans queue ni tête, et toujours avec ces cinématiques à la mise en scène brute de décoffrage. Mais selon nous, le pire aspect du jeu, c'est qu'un leveling est imposé aux missions. En effet, dans votre liste de missions à réaliser, certaines sont surlignées en vert, d'autres en orange et d'autres encore en rouge. Vous l'aurez sans doute compris, celles en vert sont faciles (parce que vous avez le "niveau" de compétence adéquat ou alors il y a peu d'ennemis), celles en orange peuvent être tentées mais au prix d'une infiltration parfaite et d'une mission qui risque de vous prendre beaucoup (trop !) de temps (car il faudra faire beaucoup de sauvegardes entre 2 actions et réveiller la meute sera souvent synonyme de mort), quant aux missions en rouge, il est inutile de chercher à s'en approcher, ce sera quasi systématiquement un échec. Vous en conviendrez, la difficulté est très mal équilibrée et ce système d'XP n'est pas sans rappeler les plus mauvais travers de Borderlands. Il est même anormal d'être confronté à des missions si difficiles en tout début de jeu, et ce, avec aucune mission alternative à réaliser (auquel cas on aurait pu "leveler" et revenir plus tard). Terminons par les courses poursuites à moto, qui partent sans doute d'une bonne idée mais qui se révèlent vite gonflantes comme on a déjà pu le voir dans des titres comme Watch Dogs : poursuivre quelqu'un, avec ce que ça implique de conduite, de tir à la volée et de mission à recommencer dès qu'on est distancé... l'irritation n'est pas loin, et on n'avait pas besoin de ça pour être déjà à cran.



... le plaisir finit par s'envoler


Pourtant
Malgré quelques déboires (surtout de framerate) Days Gone est un jeu beau et superbement réalisé
testé en version 1.07, rien n'a été corrigé de ce côté-là et jouer en "facile" ne rendra pas le jeu accessible pour autant. Autant dire que le "mode facile" porte finalement bien mal son nom... Tout ceci est bien dommage car la réalisation est de très haut niveau. Il est même étonnant qu'un si petit studio soit arrivé à produire un si beau jeu : généralement il faut des centaines de développeurs pour ça. Car oui, Days Gone peut s'avérer extrêmement frustrant, mais aussi vraiment envoûtant par moment. Certains panoramas sont superbes et la forêt dans laquelle nous évoluons, est magnifiquement retranscrite. Bien qu'il pleuve et vente souvent, la végétation y est superbement réaliste : la qualité des éclairages, le feuillage, la pluie, l'herbe... le tout est magnifié lorsqu'il y a du vent et que l'ensemble "danse" de façon très réaliste. Les modélisations sont bonnes (même si les femmes sont moches à pleurer), les animations sont fluides, le jeu est assez varié (bien que le post-apo soit peu enclin à l'exercice)... en clair l'Unreal Engine 4 tourne bien et Bend Studio a profité de ses performances. Un mot quand même à l'installation, qui doit se faire entièrement (ce qui vous prendra 43Go et environ 15-20 minutes), pour ensuite télécharger les énormes patches du jeu. La version 1.05 pèse pas moins de 23,8Go (le patch day one faisait déjà 21Go !), et ce, quelques jours à peine suivant sa sortie. Car la version 1.0 souffre de bien des maux comme de grosses chutes de framerate, des crashes, des micro-freezes, des glitches... en somme un panel de bugs riche et varié que les développeurs se sont efforcés de corriger au prix de patches longs et fastidieux à downloader (23Go pensez donc ! tout le monde n'a pas la fibre, et moi dans ma -presque- campagne, ce patch a mis 10 heures à se télécharger !). Enfin terminons par la partie son, qui propose de très bons bruitages. Les armes et les explosions sont de très bonne facture, les bruits environnants sont également excellents. Seul petit défaut : les zombies "grognent" continuellement et l'atténuation sonore due à la distance est assez mal gérée, ce qui fait qu'on sait rarement si un ennemi est moyennement loin, ou prêt à nous sauter à la gorge. Par contre les musiques passent totalement inaperçues, comme dans bien des jeux et des films actuels. Même si elles soulignent l'ambiance, on en retiendra absolument rien tant elles sont "communes", basiques et passe-partout. De la musique de film zombie, sans âme et sans génie, alors qu'elle aurait pu tant apporter à une ambiance qui était déjà très bonne.



Bend Studio Note
est un petit développeur et Sony lui a donné de grandes responsabilités et sans doute, un budget qui dépassait tout ce qu'ils avaient connus jusque-là. Le développement de Days gone a débuté suite à la parution du très bon Uncharted : Golden Abyss (en 2012) mais de l'aveu même de ce modeste studio, le cœur même du développement n'a débuté qu'en janvier 2015. Après de nombreux reports (en vue de peaufiner le jeu ou pour mieux placer sa sortie à une date plus stratégique ?), et 6 ans d'un interminable développement, Days Gone sort et sa version 1.0 est quelque peu catastrophique. Heureusement dans le merveilleux monde d'Internet, les patches se sont succédés afin de gommer au mieux les imperfections du titre. Et tout le soucis est peut-être là : Bend Studio avait-il finalement les épaules pour un tel projet ? Faire un monde ouvert avec un gameplay le plus complet possible (presque jusqu'au plagiat par moment), le tout avec un univers certes maintes fois exploité mais dont justement les "codes et rouages" sont à respecter (sans doute qu'à l'origine ils voulaient surfer sur le succès grandissant de la série Walking Dead, ne pensant pas que le développement prendrait autant de temps), des cinématiques motion-capturées... et ce, avec un staff de moins de 200 développeurs, c'était sûrement trop en demander. Le résultat est donc là, si la formule est séduisante et qu'affronter les zombies a quelque chose de grisant, il est clair que le jeu manque cruellement de finitions, et je ne parle pas uniquement de bugs techniques. On le voit bien avec cet enchaînement de cinématiques qui manquent cruellement de finesse, cette progression bordélique, cette histoire peu inspirée et ses personnages pour lesquels nous n'auront que peu d'empathie, ou encore (et c'est là son pire défaut) cette difficulté très mal dosée, imposée par un leveling forcé et pénalisant. Days Gone avait tout pour être un grand jeu, mais pour ça il aurait sans doute fallu qu'il soit développé par un grand studio. Le manque d'effectif (pas le manque de talent, je ne pense pas que le soucis soit à ce niveau-là) a fait de lui ce qu'il est : un titre rugueux, qui n'est pas très agréable à jouer. Et c'est bien dommage car l'univers des zombies a toujours ce petit quelque chose de fascinant (et de sérieusement flippant aussi) et la réalisation est de très haute volée. Malheureusement, le coup de cœur n'est pas au rendez-vous et les tares du jeu se dévoilent très vite, assombrissant ainsi tout le potentiel que ce Days Gone avait. Reste un titre sympa pour sa réalisation, son infiltration et son open world... mais ce sera là ses seules qualités.



Les -

  • La santé baisse très vite et on a aucune indication visuelle des dégâts corporels
  • De gros problèmes d'optimisation (en grande partie réglés par les mises à jour)
  • Le système de progression / narration complétement à côté de la plaque
  • Les courses poursuites à moto deviennent vite pénibles
  • L'IA des zombies, complétement disproportionnée
  • Le menu carte / objectifs anti-intuitif
  • L'enchainement abrupte des cinématiques
  • L'histoire ne créé aucune émotion
  • Des armes de mêlée trop fragiles
  • La bande son est platonique
  • Difficulté mal équilibrée
  • Les +

  • La végétation est magnifiquement restranscrite
  • Les hordes de zombies, flippantes à souhait !
  • De bons bruitages (surtout les armes)
  • Techniquement très réussi
  • Pas mal de cinématiques
  • Excellente durée de vie
  • Un open world efficace


  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    juin 2019