Halo 5 Guardians (XBO)

 





Cliquez pour agrandir



Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2015
Développeur : 343 Industries
Editeur : Microsoft Studios
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 61Go (install)
Définitions HD : 1080p (variable)
Framerate annoncé : 60 fps
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect : non
Multi-joueurs : 4 joueurs en coop' (uniquement online) et modes en ligne
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 3.9 Millions




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Halo 5

Guardians



Après un
Halo 5 est l'épisode le plus mise en scène de la série...
Halo : Master Chief Collection qui aura beaucoup fait parler de lui pour ses bugs, mais aussi et surtout pour ses grandes qualités, ses 4 mémorables campagnes solos ainsi qu'un contenu multi-joueurs gargantuesque, on attendait tous que Halo 5 sorte enfin. Il est sans doute la plus grosse exclusivité de la console de Microsoft, car même si Forza et Gears of War restent des titres majeurs pour les parents de l'omniprésent Windows, il n'empêche que seul Halo peut être considéré comme le vrai "system seller" (le jeu/licence qui fait vendre des consoles) de la marque. On ne reviendra pas sur l'immense saga qu'est Halo, mais on précisera que Halo 4 date déjà de 2012, le sympathique Halo : Spartan Assault (un twin-sticks shooter) a vu le jour sur XLA et la Master Chief Collection a déjà une année au compteur (il est sorti fin 2014). Entre temps l'univers étendu continue son expansion, avec toujours plus de romans et de séries, dont la qualité est variable certes, mais dont les fans se délectent sans modération, à l'image de la série La Chute de Reach, incluse dans la version Luxe du jeu (vendue 100€, ils s'emmerdent pas !) ou séparément pour 9€ sur XLA. A noter tout de même que ces vidéos ne sont pas incluses sur le disque mais uniquement disponible en Streaming (via l'application Halo Channel), exactement comme celles de la Master Chief Collection (et que se passera-t'il lorsque les serveurs fermeront ? oui, vous devinez sans doute le fond de ma pensée). Avant de commencer, sachez qu'Halo 5 n'échappe aux problèmes liés à son support à savoir que l'installation des 61Go que réclame le jeu sont interminables (je ne comprendrai jamais comment les jeux Xbox One peuvent mettre aussi longtemps, quand le même titre mets moins de 2 minutes à s'installer sur PS4). Ajoutons à ça que les mises à jour sont, elles aussi, très volumineuses et longues à s'installer, d'ailleurs la dernière que "j'ai subi" s'imposait à hauteur de 3,4Go !! Et dire qu'à l'époque de la Xbox 360, on râlait lorsqu'une mise à jour de plus de 100Mo devait être téléchargée. Si on avait su...


Bref,
... cependant, l'écriture reste légère malgré la qualité assez impressionnante des cinématiques
le disque dur de la console est "vampiriser" et malgré l'ajout de contenu additionnel et gratuit, ça sent malgré tout le foutage de gueule manifeste. Et je continuerai sur ma lancé en fustigeant ouvertement Microsoft et l'étrange conception de sa console, car il est toujours aussi inadmissible que les mises à jour soit obligatoires pour accéder à son jeu. Que ce soit impératif pour le multi-joueurs, je veux bien le comprendre mais qu'on nous bloque même le solo, c'est absurde. Car passer sa console "hors ligne" est certes une solution mais parfois elle ne suffit pas (il faut entre temps redémarrer la machine car ça fait planter le jeu au démarrage) et puis ça reste de toute façon bien trop contraignant pour une console et sa soi-disante accessibilité. Lorsqu'on repense à la Xbox 360 qui était quasiment parfaite en tous points, on se demande bien comment Microsoft a-t'il pu merder à ce point, en reprenant pour ainsi dire la plupart des défauts d'une PS3 que je juge un cran en dessous de sa concurrente directe. Bref, je sais, tout ceci est très subjectif, voire même un peu hors de propos car on n'est pas ici pour dresser le procès de la Xbox One, mais bien pour parler de Halo 5 : Guardians, second épisode de la nouvelle trilogie initiée par Halo 4. Avant de parler de ce qui m'intéresse personnellement, à savoir le mode campagne, retrouvez sous le spoiler ci-dessous, un rapide condensé du contenu multi-joueurs, disponible à la sortie du jeu (ce contenu est évidemment sujet à modifications et à diverses évolutions, notamment en termes de fonctionnalités et de contenu additionnel, au fil des mises jour... et oui, encore elles).



Le multi-joueurs : cliquez pour ouvrir


Bien,
Comme toujours, la partie multi-joueurs est conséquente
maintenant que nous sommes débarrassés du contenu multi-joueurs, nous allons enfin passer au mode campagne, celle-là même qui nous (re)met dans la peau de notre Master Chief bien aimé. L'histoire nous met d'abord dans la peau du Spartan modèle IV nommé Jameson Locke (celui qu'on voit dans l'intro de Halo 2 Anniversary et dans Halo : Nightfall). Accompagné de l'équipe Osiris (composée de 3 autres Spartans), sa première mission est de retrouver le Dr Halsey (un personnage très important dans la mythologie Halo). Une fois Halsey de retour au sein de l'UNSC, elle dévoile qu'une nouvelle menace plane sur l'univers et Locke partira en chasse du Spartan John-117 (Master Chief), qui de son côté dirige l'équipe Bleue (la Blue Team). Bien qu'ayant perdu sa plus fidèle coéquipière, Cortana (visiblement guérie de sa frénésie), cette dernière le somme de la retrouver, forçant ainsi notre héros à l'armure verte à désobéir et passer pour un insubordonné. Pour mettre tout ceci en scène, le jeu s'ouvre sur une vidéo d'intro magnifique mais loin des réalités. Les Spartans sont forts mais pas invincibles et surtout, ils sont loin des vrais spartiates digne de 300 (le film), en alignant 20 Covenants et 10 Promethéens en moins d'une minute. La vidéo est impressionnante, elle nous vend du rêve mais là c'est un peu abusé, d'autant que même si Halo change peu à peu de visage, son rythme reste malgré tout assez lent et loin de ce que prétend cette première cinématique aux allures de trailer survitaminé. Il n'empêche que le scénario écrit par Brian Reed (qui a déjà participé à Halo 4, Spartan Ops, Initiation et Escalation) est certes un peu prévisible (notamment dans l'opposition Locke / Master Chief, qui finalement n'apporte pas grand-chose) mais loin d'être désagréable. Reste que contrairement à certains opus, dans le fond le scénario s'avère léger. Cependant jamais un Halo n'aura disposé d'une telle mise en scène, avec des cinématiques d'une qualité irréprochable, qui offrent une bonne dynamique, en plus d'être assez nombreuses (et non, ce n'est pas Blur Studio qui s'en est chargé, cependant la qualité est belle et bien là). Mon seul (petit) regret c'est encore l'utilisation du format cinémascope qui nous impose 2 grosses bandes noires en haut et en bas de l'image, au lieu de s'afficher en plein écran. C'est une tendance de plus en plus rependue dans les jeux vidéos ces dernières années, qui vise sans doute à "casser" le gameplay de la vidéo et à économiser quelques précieux Giga-Octets sur le disque Blu-Ray. Malgré tout j'apprécie de pouvoir mettre la pause sur les dites vidéos et/ou cut-scènes et qu'on nous évite (Dieu merci !) ces horribles tremblements de caméra qui officient aussi de plus en plus dans nos jeux.


A noter
Le gameplay évolue vers une action plus nerveuse...
toute de même que certains détails ne peuvent s'apprendre que dans le contenu de l'univers étendu d'Halo (comme le fait qu'il manque un bras au Dr Halsey... pour savoir comment s'est arrivé, il faut voir les cinématiques d'Halo 4 : Spartan Ops). Et malheureusement, le jeu ne revient pas sur ce genre de détails, 343 estimant que le joueur connait déjà tout de l'univers Halo. Une encyclopédie reprenant les faits passés, à l'écrit ou en vidéo, n'aurait pas été du luxe car les nouveaux venus risquent d'être perdus sur bon nombre de détails. Après je le reconnais, commencer à jouer à une série par le 5e épisode, c'est juste crétin. Autre détail, si dans les films les Covenants et autres Prométhéens parlent leur langue maternelle, sachez que dans cet épisode, tous les protagonistes parlent en français. Une bonne chose pour les néophytes qui apprécieront que mieux l'aventure proposée, cependant il faudra aussi se faire à des voix très en deçà des personnages principaux. Entre autre, les Grognards (ou Grunts) font un remarquable retour dans le ridicule ! A contrario, il est agréable de voir qu'après tant d'épisodes, Master Chief a conservé son timbre habituel (avec la voix de David Krüger), Locke a la voix bien connue de Frantz Confiac et dans l'équipe Osiris, on aura l'agréable surprise de revoir Buck (le chef d'escouade d'Halo 3 ODST) qui nous fait lui aussi, le plaisir d'avoir conservé sa voix d'origine. Idem pour l'Arbiter d'Halo 2 et Halo 3 : nouveau look mais même voix. Au niveau du casting on retrouve aussi Antoine Tomé, qui est bien connu dans le milieu de la voxographie et qui a un timbre bien particulier. Seul petit soucis : l'homme double à la fois le Spartan Frederic et Sloan, et ce à quelques minutes d'intervalle. Voilà le genre de faute que même un débutant n'ayant pas forcément l'oreille pour ce genre de choses, s'apercevra bien vite.


Si pour réaliser
... et nos Spartans semblent enfin aussi puissants qu'on les considère
la Master Chief Collection les développeurs de 343 Industries se sont entourés de pas moins de 5 studios additionnels, sachez que pour celui-ci, ils ont travaillés seuls. Cependant on fustigera immédiatement le fait que le coop' local ait totalement disparu. Certes il est toujours disponible en jouant en ligne, mais cette fonctionnalité très appréciée de certains, s'est vu purement et simplement disparaitre. Sous prétexte que la console avait du mal à maintenir un framerate convenable, on y voit surtout un échec de la part de 343 ou simplement un manque de temps pour développer cette fonctionnalité, ou encore tout simplement la flemme de le réaliser, imposant ainsi aux gamers désireux de jouer ensemble au mode histoire, de souscrire à un compte Xbox Live Gold (payant bien entendu). Le plus étonnant, c'est que ce sont clairement de faux prétextes car si la première Xbox et la Xbox 360 en furent capables, je ne vois pas ce qui empêcherait la Xbox One d'en faire autant... ce qui ampute quelques points de sympathie auprès des fans de longue date. Vous l'avez sans doute compris, à l'image d'Halo 2, le jeu alterne les aventures de John-117 et de Locke. Ce double visage sert évidemment le scénario et à nous offrir un double point de vue de l'histoire encourue. L'aventure se compose de 15 chapitres pour une durée de vie solo finalement assez courte : de l'ordre de 8 heures environ selon le niveau de difficulté bien entendu. Tien en parlant de difficulté, il faut savoir que cet épisode est l'un des plus accessibles de la série. On commencera par le fait que les Prométhéens sont moins mobiles et donc bien moins pénibles à affronter que dans Halo 4 (ainsi on retrouve tout le plaisir -un peu sadique certes- de coller une grenade au plasma entre les omoplates de son ennemi... un plaisir que seul Halo peut offrir :). Mais c'est surtout le fait de jouer en équipe qui facilite les choses. D'abord parce que le fait de ne pas être seul permet d'affronter plus de monde mais aussi et surtout de ne plus être l'unique cible des ennemis. Ensuite, parce que si on tombe à terre, un coéquipier peut nous venir en aide, au lieu de tomber raide mort et de devoir recommencer à partir du dernier checkpoint. Autre point : les boucliers se rechargent vite, très vite, ce qui fait que vous pouvez finir le jeu sans jamais avoir mis un genou à terre. Halo se "casualise" encore un peu plus, s'ouvre au grand public, sans doute pour mieux appâter les nouveaux venus. Maintenant que les fans de longue date se rassurent, s'ils veulent du challenge, les plus hauts niveaux seront plus à leur convenance, avec une difficulté crue, bien moins d'aides et des tirs ennemis bien plus efficaces.


Malheureusement en termes d'ambiance,
Il est quand même dommage de plus jouer Locke et sa Team Osiris, que Master Chief et sa Blue Team. Les erreurs d'Halo 2 ont la peau dure...
ce Halo 5 perd aussi un peu de son identité. Fini les escapades accompagné seulement de la douce voix de Cortana, partir en guerre avec 3 autres Spartans évince de suite la moindre solitude, pourtant si chère à l'atmosphère parfois mélancolique de la série. Ainsi Halo se rapproche des Call of Duty et autre Battlefield modernes, qui justifient cet accompagnement par leur aspect terrestro-militaire. D'ailleurs dans tous les précédents opus on n'était pas forcément accompagné d'une équipe, mais c'est une fois qu'on nous impose d'autres Spartans à nos côtés, que le coop' local disparait, alors que pour la première fois il se justifiait pleinement ! Pas très logique tout ça. Heureusement, s'il y a bien une chose qui ne change pas, c'est que la jouabilité est encore une fois exemplaire, souple et précise. Continuant sur sa lancée, 343 Industries a encore dynamisé le gameplay, ce que certains regrettent mais il faut savoir évoluer si on ne veut pas être traité de passéiste. La première nouveauté, c'est qu'on dispose désormais d'un "aim down sight", de bien jolis mots pour dire "en joue" ou tir dans le viseur, ce qui rapproche encore un peu Halo des FPS type Call of Duty et Battlefield. Une transformation initiée dans Halo 4 mais une hérésie pour les fans, puisqu'on ne joue pas à Halo comme aux autres FPS. Rassurez-vous, la visée à l'épaule ne sert pour ainsi dire jamais (à part avec un sniper, bien entendu) et finalement cette nouveauté fait plus office de gadget car dans Halo 5, vous jouerez vite comme dans tous les autres opus de la série... même si celui-ci se veut légèrement plus dynamique il faut l'avouer. On dispose aussi de fonctions qu'on n'use pas forcément mais qui peuvent être, à l'occasion, bien utiles comme le système d'ordres (déplacement ou désignation de cible prioritaire) ou encore la "charge spartane" qui vise à créer une déflagration au sol (suite à un saut) qui risque fort de tuer tous les ennemis dans son rayon direct, ou une fois à pieds, à défoncer une paroi (ou des ennemis). Pas très subtil mais diablement efficace. De même, nos Spartans sont désormais capables de courir sur de longues distances, sans jamais être essoufflés (enfin un héros qui est capable de cavaler plus de 5 secondes sans avoir une crise d'asthme !) et peuvent gravir la plupart des corniches, ce qui nous évite de nous dire qu'on a (encore une fois) un empoté entre les mains.


Alors certes
Malgré quelques fausses notes (résolution dynamique, quelques passages à vide...), techniquement ce 5e opus est superbe !
tout ceci éloigne peu à peu Halo 5 de ses origines, ceci dit je trouve ces "évolutions" toute à fait naturelles et je dirai même qu'elles améliorent une formule qui ne demandait qu'à gagner en maturité. Car après ça, on retrouve l'exact feeling de la série, avec ses tourelles détachables, ses 3 types de grenades, son interface visuelle toujours aussi envahissante, ainsi que la conduite des véhicules (même si parfois les espaces semblent trop restreints, on se sent à l'étroit et c'est surtout vrai à bord d'appareils volants comme les Banshees). Dernier point du gameplay, si par malheur on ne retrouve toujours pas le mode 2 armes qui avait fait les belles heures des Halo 2, 3 et ODST, je regrette encore et toujours que le jeu se permette de nous changer nos armes (parfois même alors qu'on ne fait que passer une porte !). Ne me faites pas croire que c'est si dur à réaliser quand la plupart des FPS, modernes ou non, ne nous imposent pas de telles absurdités. Sur un jeu de 2015, c'est même inadmissible ! Au niveau des graphismes, on retrouve le design un peu flashy, un peu la Tron (le film) d'Halo 4 : certains apprécieront ce regain d'aspect technologique, d'autres pas. Il n'empêche qu'à l'image de son aventure, Halo 5 a véritablement 2 visages, avec parfois des décors très quelconques (notamment ceux fait de métal et de béton) et d'autres absolument magnifiques (je pense notamment aux décors plus naturels, fait de pierre et d'une végétation luxuriante). Ainsi le jeu peut passer de graphismes très ordinaires pour une console de 8e génération, à des graphismes franchement impressionnants à l'instant d'après. Il n'empêche que dans l'ensemble, ce 5e opus est un beau jeu, bien travaillé, peaufiné, où l'aliasing se fait très discret, les chargements sont étonnamment rapides et optimisés (notamment par rapport à certains jeux de la même période), et la plupart des textures arborent un niveau de détails assez impressionnant. Cependant ces performances graphiques, comme le fait que le jeu gère bien plus d'ennemis simultanément que dans les autres épisodes, a un prix.


En effet, 343 Industries
Les musiques sont sympas mais on aurait aimé un doublage (notamment ennemi) de meilleure qualité et surtout, des armes nettement plus dynamiques
a opté pour un tout nouveau moteur graphique qui sait flatter la rétine certes, mais qui est aussi obligé d'appliquer une "résolution dynamique" afin de maintenir son framerate à 60 images par seconde. Pour ceux qui ne comprennent pas de quoi il en retourne, ça veut tout simplement dire que le jeu peut très bien passer en 900p voire même en 720p (une image qu'il upscale en temps réel en 1080p) afin de s'économiser un paquet de "threats" (traitements) et ainsi pérenniser ce 60fps que les joueurs actuels prennent pour le Saint Graal. Une fois encore il est un peu gênant de s'apercevoir que 343 ne maitrise pas à 100% sa technologie, quand des développeurs bien moins proches de Microsoft, semblent mieux exploiter la console. Terminons par la partie sonore, qui souffre toujours du départ de Martin O'Donnel et Michael Salvatori, les compositeurs originels, ceux qui ont su donner cette âme si particulière à la série créée par Bungie. Ceci dit soyons honnêtes, les musiques sont de grande qualité, on y retrouve un peu plus les inspirations d'autrefois (sans doute que le développement de la Master Chief Collection les ont incités à œuvrer en ce sens), même si le couple chant/violoncelle reste encore trop discret à mon gout, puisque c'est lui qui posa (à l'origine) une grande partie de l'ambiance si singulière des premiers opus. Reste que les musiques sont globalement meilleures que celles d'Halo 4, plus en phase avec l'atmosphère caractéristique de la série. Enfin, si je ne reviens pas sur un doublage tantôt bon, tantôt très moyen, je regrette par contre que les armes soient si peu véloces. Si l'ensemble des bruitages est d'excellente facture, que ce soit les armes Covenantes, Prométhéennes ou humaines, on retrouve difficilement le dynamisme qui a sévi sur certains opus. Et c'est un peu dommage, surtout quand on prend conscience à quel point des armes acoustiquement brutales, peuvent donner une autre dimension, un punch supplémentaire, que de vieux "zap-zap" et de mollassons "pouf" ne peuvent offrir.



A n'en point douter, Note
Halo 5 : Guardians est le genre de jeux qui fait vendre des Xbox One. Sans dire que la console en avait besoin, il est clair que ce sont bien les "vraies" exclusivités qui tirent les performances vers le haut, et on le voit bien avec cette réalisation qui certes accuse quelques baisses de design mais qui, à la scène suivante, saura vous asséner une baffe graphique qui vous forcera un instant à la contemplation. De même, si le scénario peut sembler assez convenu, il est difficile de ne pas apprécier une mise en scène de haute volée : Halo 5 est clairement l'épisode qui assume le plus de cinématiques et il sera difficile de dire quoique ce soit sur la qualité, assez impressionnante, de ces dernières. Cependant avec ce 5e opus, 343 Industries assied sa vision d'Halo, une vision quelque peu modifiée de celle de son géniteur originel, j'ai nommé Bungie. Ainsi Halo mute peu à peu, à chaque épisode il essaie tant bien que mal de conserver son identité, tout en évoluant à tâtons vers ce que fait la concurrence. Ainsi fini le temps où on était seul avec Cortana pour seule compagnie, désormais on joue en équipe, alors que bizarrement le mode coop' ne se pratique désormais plus qu'online (une belle hérésie !). Si le gameplay fait enfin honneur aux capacités surhumaines des Spartans, il faut avouer que toutes les modifications ne sont pas forcément intéressantes. De même, retrouver les voix françaises d'ennemis qui débitent des âneries ou usent d'un ton boufonesque, ou encore ces armes aux bruitages bien mollasses, n'étaient pas les choix les plus judicieux. Enfin ce 5e opus s'inscrit véritablement dans l'héritage d'Halo 2, avec cette aventure bicéphale et le retour (ou la mise en avant) de personnages connus de la série (comme le Dr Halsey, l'Arbiter, le Spartan Palmer ou encore Buck d'Halo 3 ODST). Cependant, on retiendra que le jeu regarde un peu trop en avant sans jamais rien expliquer (si vous ne connaissez pas l'univers étendu d'Halo, vous ne comprendrez pas certains points du scénario, des points parfois importants) et surtout, il est regrettable de jouer plus longtemps le Spartan Locke, que Master Chief, ce qui nous rappelle amèrement le ratio d'Halo 2, où l'Arbiter faisait un peu trop d'ombre à notre héros habituel. Mine de rien, on ne joue pas à Halo pour contrôler un troufion dont on se moque, on veut du Master Chief et rien d'autre !! 343 Industries réitère les erreurs de Bungie et ce n'est pas bon signe (heureusement pour lui, jouer Locke reste intéressant). Malgré tout, il ne faudrait pas s'arrêter à si peu. Certes le solo est un peu court mais le multi-joueurs est une nouvelle fois de qualité, il fut légèrement renouvelé et au fond, Halo 5 reste un Halo comme les autres puisqu'on y joue de la même façon que toujours (un regain de dynamisme en plus). Beau, inspiré, intéressant à jouer, proposant toujours cette prise en mains exemplaire et ce feeling qui lui est propre, si Halo Wars 2 va sans doute nous aider à patienter, il me tarde déjà de jouer à Halo 6 pour connaitre le dénouement final de cette seconde trilogie qui, avouons-le, assure les termes de son contrat avec brio.



Les -

  • Ce jeu qui nous change notre armement à la moindre occasion : gonflant !
  • Un scénario un peu faible et pourtant un peu trop référencé
  • La visée "en joue" d'une utilité toute relative
  • Trop de Team Osiris, pas assez de Master Chief
  • L'absence de coop' local (une hérésie !)
  • Bruitages mollasses pour les armes
  • Vraiment facile, trop peut-être...
  • Un mode solo un peu court
  • Les +

  • Framerate fluide (mais au prix d'une étrange résolution dynamique)
  • Une direction artistique vraiment somptueuse (question de gout)
  • Jouabilié exemplaire de précision et de souplesse
  • La qualité irréprochable de la mise en scène
  • Gameplay agréablement amélioré
  • Le mode Forge et un gros multi
  • Aventure solo dynamique


  • Test réalisé par iiYama

    mai 2016