Diablo III : Ultimate Evil Edition (PS4/XBO/PS3/X360)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : aout 2014
Développeur : Blizzard Entertainment
Adaptation : Blizzard Entertainment
Editeur : Blizzard Entertainment
Genre : hack & slash

Version testée : Française
Version logicielle : 2.1
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO/PS3) / 1 DVD (X360)
Espace disque nécessaire (version disque) : 41Go (PS4) / 13Mo (PS3) / 9Mo (X360)
Espace disque nécessaire (version dématérialisée) : 59Go (PS4) / 22Go (XBO) / 34Go (PS3) / 7.4Go (X360)
Moteur physique : Havok
Définitions HD max : 1080p (PS4/XBO/X360) - 720p (PS3)
Compatible 3D : non

Remote Play PS4/Vita : oui
Difficulté :
Compatible Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non

Multi-joueurs : jusuqu'à 4 joueurs en ligne ou en local
Titre alternatif : Diablo III : Reaper of Souls - Ultimate Evil Edition
Prix au lancement : 70€ (PS4/XBO) / 40€ (PS3/X360)
Score des ventes : 9.5 Millions (tous supports)


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Diablo III

Ultimate Evil Edition


Il aura fallu
Pour les amateurs de la série, le scénario sera un peu convenu... mais pas désagréable pour autant
attendre plus de 10 ans pour qu'une suite au grand Diablo II voit enfin le jour. Si on sait que Blizzard ne se presse jamais pour développer ses jeux, franchement une telle attente tient plus du foutage-de-gueule que de la réelle introspection de la série… à moins que les retombées de World of Warcraft étaient telles, que le développeur n'avait pas jugé nécessaire de trouver une autre source de revenus. On ne va pas revenir sur ce débat. Sorti en mai 2012 sur PC et à l'origine uniquement lui, le jeu aura déçu autant que fasciné. Comme mon frère Aquel le dit si bien, les temps ont changés, ainsi Diablo III n'est plus qu'un lointain cousin de Diablo II. Il faut dire que le monde du jeu vidéo s'est ouvert à un plus large public, ce qui fait que pour séduire (et donc vendre !), il faut rallier les hardcores gamers, ainsi que les casual gamers. Il n'empêche que la magie a fonctionnée et le jeu s'est correctement vendu (environ 4 Millions d'exemplaires), même si dans un premier temps, Blizzard n'avait pas honte de mettre en avant son avilissant Hôtel des Ventes. Heureusement, à sa sortie sur PlayStation 3 et Xbox 360 en septembre 2013, l'Hôtel de l'abjection a disparu, rendant le jeu "plus propre" et honnête. D'ailleurs, on n'avait pas revu un Diablo sur console depuis le premier opus sorti sur la première PlayStation (ça date tout de même d'avril 1998). Des versions consoles finalement très proches de celle sur PC, même si une fois encore, le développeur a pris tout son temps pour finaliser son produit (16 mois tout de même). A l'image d'un Lord of Destruction qui complétait admirablement le second volet, Diablo III a reçu Reaper of Souls, un premier DLC qui ajoute un acte V à l'aventure proposée (c'est donc une suite directe). Nous voilà donc en aout 2014, le parc de consoles Next-Gen (PS4 et Xbox One) commence à être confortable et comme les éditeurs sont en manque de contenu et/ou d'idées, il est presque naturel de voir Diablo III débarquer sur nos nouveaux joujoux hors de prix.


Il faut tout
Les vidéos sont (trop) rares mais d'une qualité exceptionnelle !
de même savoir que Diablo III : Ultimate Evil Edition est également sorti sur l'ancienne génération, et le jeu, comme la boite, prend un malin plaisir à mettre en avant le titre "Reaper of Souls" (comme si c'était lui la vedette), et en précisant généralement (sur la boite) que Diablo III est inclus. Encore heureux oui !! ^_^ Une ambigüité qui peut couter cher en terme de ventes, car au premier coup d'œil, on se dit que seul l'add-on est disponible. Ceci dit, si on accepte de payer les 70€ coutumier à un jeu Next-Gen neuf, il est plus difficile d'accepter que le même titre ne coute que 40€ sur les consoles Old-Gen (PS3 et Xbox 360). Ok je veux bien admettre que les possesseurs de PS3 et de Xbox 360 sont (peut-être) déjà passés à la caisse, et que ces versions sont techniquement un poil plus limitées, maintenant étant donné que le contenu est le même, les 30€ d'écart sont totalement injustifiés (et ceux qui avaient la première version, n'avaient qu'à acheter le DLC sur PSN ou XLA… enfin moi je dis ça, je dis rien). Tiens en parlant de Next-Gen, vous le savez désormais, il faut bien évidemment installer son jeu sur le disque dur. Sur PS4 l'installation des 41Go requis se font rapidement (c'est plus long sur XBO, comme d'habitude) mais c'est véritablement la version dématérialisée qui surprend, avec un "gros cul" de presque 60Go ! En fouinant un peu, on apprend que la version US du jeu pèse environ 27Go et ce surpoids est le résultat de la présence des fichiers de localisation audio, pesant chacun pas moins de 5Go. On se demande alors pourquoi le jeu n'installe pas uniquement la langue demandée, idem pour la version PSN qui pourrait, en amont, nous laisser le choix de localisation voulue. Blizzard ne cherchant pas à optimiser les espaces disques, se permet donc de littéralement polluer le disque dur de nos consoles, avec en plus, des fichiers totalement inutiles (sans parler du temps que ça prend de télécharger un contenu aussi énorme).


Il est d'autant
Cette édition nous propose une nouvelle classe : le croisé
plus absurde d'acheter son jeu sur PSN, car il est généralement plus cher qu'en version boite et on n'a pas le plaisir naturel de voir trôner son exemplaire à côté des autres titres d'exception qu'on a eu le plaisir de s'offrir. Mais ça c'est un autre sujet que je n'évoquerai pas ici. Je terminerai cette petite intro en précisant que Diablo III : Ultimate Evil Edition est évidemment la version la plus complète à sa sortie. Si personnellement j'ai commencé à jouer en version 1.0, très vite le jeu est passé en version 2.1 (comme sur PC), afin d'apporter quelques corrections et ajouts (à noter que le jeu nous prévient que la "save" version 1.0 sera convertie en 2.1 et qu'elle sera alors incompatible avec l'ancienne version). On notera plus particulièrement l'ajout du système de saisons, qui offre aux joueurs la possibilité, à chaque saison, de recommencer un personnage à zéro. L'intérêt résidera dans les nouveaux objets à obtenir à travers ce mode et qui ne pourront être obtenus que de cette manière. Il y a aussi les Failles Majeures, qui sont des mondes dans lesquels on doit vaincre des vagues successives de monstres. Il faudra à la fois survivre et ne pas dépasser le temps imparti (la récompense sera alors des gemmes légendaires). Diablo III prend place dans le monde médiéval-fantastique de Sanctuaire. L’histoire débute dans le royaume de Khanduras, 20 ans après les événements décrits dans Diablo II, qui racontait comment un aventurier était parvenu à vaincre les démons Mephisto, Diablo et Baal après leur retour dans le monde des Hommes. Ces 3 démons furent en effet bannis des Enfers puis exilés, ils semèrent alors la discorde et la destruction jusqu’à ce qu’un clan de mages appelé les Horadrims et mené par l’archange Tyraël, réussisse à les vaincre. Les Horadrims enfermèrent les 3 démons dans des "pierres d’âmes" qui furent ensuite cachées dans 3 forteresses aujourd’hui oubliées. Le jeu débute dans la cathédrale de Tristram, alors que Deckard Cain et sa nièce Leah sont en train de consulter d’anciens textes traitant d’une étrange prophétie. Soudain, une mystérieuse étoile tombant du ciel s’écrase sur la cathédrale, créant un profond cratère dans lequel Cain disparaît. Peu de temps après, le joueur arrive dans le village de la nouvelle Tristram pour enquêter sur la chute de l’étoile…


Les grands fans
La prise en mains est étonnament bien adaptée aux manettes des consoles
de Diablo et Diablo II vous diront que le scénario est un peu convenu dans cette suite. Ma foi, je les crois sur parole, ceci dit l'histoire n'en est pas inintéressante pour autant. Avant de commencer à jouer, on choisira son personnage, son sexe, on lui donnera un nom et surtout, on choisira sa classe. L'extension Reaper of Souls nous en propose d'ailleurs une nouvelle : le Croisé, une variante du paladin de Diablo II et qui est plutôt agréable à jouer. A partir de là, il faut bien comprendre que le développement scénaristique se fera à 4 vitesses. A l'image des autres opus de la série, il y aura énormément de dialogue "non mis en scène". Comprenez par là que nos protagonistes se taillent la bavette, en bougeant à peine le petit doigt. De temps en temps on aura quelques rapides cut-scènes, mais elles sont vite expédiées et la caméra garde sa position habituelle. On ne peut donc pas appeler ça une cinématique. Ensuite nous avons des "graphic novel", un peu comme on en trouve (trop) fréquemment sur les jeux dématérialisés. Plutôt jolies, ces séquences sont individuelles à chaque classe de personnage. Enfin nous avons des vidéos, en images de synthèses, qui sont de toute beauté ! Digne des meilleurs films d'animations actuels, le niveau de détails est ahurissant et la qualité de la mise en scène a de quoi surprendre. Si l'histoire démarre assez timidement, il faut reconnaitre quelle prend vite une autre dimension (nettement plus épique) et les vidéos vous en mettront plein les yeux ! Evidemment, ces vidéos sont rares (une pour l'intro, puis une entre chaque chapitre) mais telles des récompenses, des sucreries pour le devoir accompli, y assister sera (du moins la première fois) un véritablement émerveillement. Vous l'aurez donc compris, le meilleur est rare et finalement, Diablo III ne change pas beaucoup de sa formule originelle, à savoir qu'avant tout, vous aurez surtout des dialogues "tels quels". Ceci dit, le fond de l'histoire et de l'univers est extrêmement détaillé. Les personnages font souvent des références aux aventures relatées dans Diablo 1 et 2, et nous trouverons fréquemment des journaux intimes. Le travail voxographique a d'ailleurs été de taille ! Si on entend quelques doublons dans les PNJs sans grande importance (ce qui peut se comprendre), pour les personnages principaux nous n'avons que du beau linge, même si certains doubleurs ont déjà été entendus des centaines de fois comme Xavier Fagnon ou Marie Zidi.


On reconnaitra
Le gameplay est une perle d'efficacité et de dynamisme
également les voix particulières de Paul Borne (la voix officielle de Laurence Fishburne), David Kruger (la voix de Dwayne Johnson), Frédéric Cerdal (reconnaissable en mille et parfait dans les rôles de narrateurs ou de vieux mages), Sylvain Lemarié (qui double souvent Ron Perlman), Marc Alfos (la voix de Russel Crowe) ou encore Patrick Borg (la voix de David Boreanaz) qu'on ne présente plus. Bref, nous avons là un casting 4 étoiles, qui a réalisé un superbe travail sur le doublage. Malheureusement on ne peut pas en dire autant de tous les protagonistes. En effet, certain(e)s y sont allé d'élocutions parfois maladroites. C'est un peu dommage et fort heureusement, ça ne concerne que des PNJs très secondaires. Dernier point, j'aurai vraiment apprécié qu'on nous laisse le choix de certains dialogues, un peu à l'image de ce qui se fait dans Mass Effect. Sans chercher à ce que nos choix impliquent diverses encablures (encore que, pourquoi pas ?), avoir une vraie emprise sur les discussions auraient été vraiment agréable… même si ça aurait été un travail titanesque (encore que, si Bioware l'a fait pour Mass Effect et Dragon Age, pourquoi pas ici ?). Bref, ce sont là mes seuls petits regrets, car dans le fond et dans la forme, la scénarisation et le doublage sont de qualité. Diablo III est un hack & slash dont certains aspects sont inspirés par les jeux de rôle. Précisons que les hack & slash sont des jeux d'action/aventure, vu de dessus et/ou incliné (vue isométrique), sur des maps généralement ouvertes et où il faut bastonner tout ce qui se présente, looter tout ce qu'on peut et même balancer quelques sorts, histoire de se sortir de situations parfois tendues. Dans le détail, le choix de la classe du personnage influe directement sur la façon d'entreprendre le jeu car il est clair qu'on ne joue pas un barbare de la même manière qu'un sorcier, le premier étant bon pour le corps à corps, quand le second envoie des sorts à distance. La gestion de son personnage est assez poussée. En effet, la plupart des ennemis laisse derrière eux (en mourant) des pièces d'or et parfois du matériel (oui du stuff comme disent les initiés ^^) : diverses épées, haches, armures, casques, arcs, jambières et j'en passe… qui permettent de customiser son héros.


Evidemment,
Les maps sont généralement ouvertes et le loot devient vite une activité incontournable
tout ce matos possède ses propres caractéristiques, ce qui permet de booster celle de notre personnage. Le gros plus de Diablo III, c'est qu'au lieu de simplement s'équiper de diverses pièces trouvées sur les cadavres ou dans les coffres, Blizzard a eu la bonne idée d'inclure certaines "options" comme la capacité de redonner des points de vie, nous donner plus de force ou alors nous protéger contre la magie ou le feu. Ainsi il est parfois préférable de s'équiper d'une armure moins performante, si en contrepartie elle nous protège de certaines attaques et nous redonne un peu de santé à chaque coup porté. Idem pour les armes, qui au lieu d'être simplement puissantes, peuvent aussi avoir des capacités spéciales. Certains équipements peuvent même être dopés par des gemmes, sorte de Materias (oui j'ai potassé mes classiques ^^) qui accroîtront une fois encore, certaines caractéristiques de l'objet (force, résistance…). C'est une tendance, les jeux sont de plus en plus "fléchés" or ceux qui disent que Diablo III est devenu dirigiste, y vont un peu fort. Certes on nous indique la marche à suivre mais bien souvent, les maps et donjons sont immenses et il faut tout explorer. Les développeurs ont trouvés le juste milieu entre un jeu où on ne suit que des sentiers battus (à l'image de Final Fantasy XIII-2 ou de n'importe quel Call of Duty) et celui qui est en total open-world et où on ne sait ni quoi faire, ni où aller. Ainsi la mini-map et des objectifs clairs permettent de toujours savoir quoi faire et où se diriger, ce qui personnellement me va très bien (j'ai horreur d'être paumé dans un jeu). Dans Diablo il n'y a pas que les mages qui ont des pouvoirs (même si, et c'est bien naturel, ceux sont eux les spécialistes en la matière) et chaque touche du pad pourra servir à jeter un sort (la gâchette haute/droite servant aux potions de santé). Les pouvoirs se débloquent au fil de l'expérience. Si bien sûr on peut regretter de ne pas pouvoir doper son personnage selon un arbre de compétences bien précis (comme dans un RPG vous me direz à juste titre), on aura à contrario tout un tas de pouvoirs à assigner. Allant de l'attaque féroce au sort de protection, du jet de flammes au sort qui happe la santé des ennemis à notre profit… l'éventail est vite intéressant.


A son premier
Cette édition inclus l'extension Reaper of Souls, qui propose quelques nouveautés mais aussi et surtout un Acte V qui vous tiendra environ 7 heures
passage sur consoles, l'interface a été revue. Elle est ici peaufinée et parfaitement adaptée à une jouabilité au pad (quoiqu'en disent les joueurs PC !). Cependant, il est un peu regrettable que la caméra soit fixe. En effet, le stick gauche sert aux déplacements, quand le droit sert aux… esquives (une nouveauté des versions consoles, qui donnent un peu de punch au combats). Des esquives qui, personnellement m'auront peu servis, par contre j'aurai vraiment apprécié de pouvoir faire tourner la caméra sur 360°, afin d'avoir un meilleur point de vue. Car il faut bien l'avouer, par moment le jeu est sacrément bordélique (on ne sait même plus où on est !!) et il n'est pas rare de passer derrière le décor (même si un effet de transparence évite qu'on s'y perde). D'ailleurs vous remarquerez vite que votre héros ne sera jamais seul au combat. On a toujours au moins un compagnon d'armes qui nous accompagnera dans nos pérégrinations (quand ce n'est pas 3 voire 4 combattants), ouvrant comme à son habitude, le jeu au mode coop'. Par ailleurs, pour lui aussi, nous choisirons certaines pièces de son équipement, ainsi que ses compétences actives et passives (doit-il/elle nous protéger ou foncer au combat, attaquer à l'arme ou à la magie ou encore nous revitaliser… c'est à vous de choisir). Je terminerai ce chapitre jouabilité & gameplay en vous parlant de la sauvegarde. Comme c'est toujours le cas, la "save" est automatique et entre nous, elle est bizarrement gérée. Le jeu n'ira pas sauvegarder à l'entrée de chaque donjon comme on pourrait le croire (ce qui serait normal), non la sauvegarde s'enclenche étrangement après un dialogue ou comme ça, n'importe quand. C'est franchement débile cette gestion et une sauvegarde manuelle n'aurait pas été de trop car lorsqu'on veut quitter sa partie, il est parfois pénible d'attendre un long moment avant que le jeu daigne conserver notre avancement.


Reaper of Souls
A l'image d'un Lord of Destruction qui complétait admirablement le second volet, Diablo III a reçu Reaper of Souls, presque 2 ans après la sortie du titre principal. Une fois encore, Blizzard n'est pas pressé pour sortir ses jeux et même si Diablo III a largement évolué depuis sa sortie grâce à de nombreuses mises à jour, rien ne justifiait une telle attente. Avec pas mal de nouveautés en poche (nouveaux systèmes de loot et de niveaux Parangon, disparition de l'Hôtel des Ventes, équilibrage des classes, un acte supplémentaire, un mode Aventure et un nouveau héros -le croisé- dont on a déjà parlé), le prix relativement élevé de cette extension se justifiait-elle ? Pas sûr. Sorti en mars 2014 sur PC, le prix était alors de 40€ (en démat' comme au format disque… quitte à se faire enfler, autant avoir du "physique") cependant, la version Ultimate Evil Edition qui a fait languir les joueurs PS4 et Xbox One, est également sortie sur PS3 et Xbox 360. Et devinez quoi : le prix était lui aussi de 40€. En somme, si les joueurs de l'ancienne génération n'avaient pas encore craqué pour une version "classique" de Diablo III, ils avaient ici l'occasion d'avoir pour le même prix que la version PC, le jeu d'origine plus son couteux DLC. Il est clair que Blizzard a quelque peu merdouillé sur sa grille tarifaire. Dans ce que Reaper of Souls apporte, le plus important est évidemment l'ajout d'un acte V, qui est la suite directe des aventures vécues par notre héros. Premier regret, sur la Ultimate Evil Edition, le jeu vous demande si vous voulez directement enchainer sur Reaper of Souls après avoir battu le boss final… et bien répondez non ! Dans le cas contraire, le jeu zappera la cinématique de fin de Diablo III pour enchainer directement sur l'intro de Reaper of Souls. C'est idiot je sais, les développeurs auraient pu faire en sorte que les 2 cinématiques se suivent… Le scénario fait donc suite à celui du jeu original, à la fin duquel on parvenait à vaincre le boss ultime (vous vous doutez de qui c'est, pas vrai ?) et à l'emprisonner dans la pierre d'âme noire, avec celles des autres démons primordiaux. Cependant l'ange de la mort en personne, Malthaël, la dérobera afin de détruire l’humanité et de mettre fin au conflit opposant anges et démons (les humains étant à moitié ange et à moitié démon, il ne fait pas dans la demi-mesure et traite les humains comme des démons à part entière).

L'intro pose très vite les bases de l'histoire. Avec une nouvelle cinématique en images de synthèses absolument somptueuse, il est par la suite regrettable qu'on ne retrouve que des graphic novels pour développer la trame de fond. Idem pour la séquence de fin, ce qui est forcément décevant. Malgré tout le fond de l'histoire est une nouvelle fois bien développé, avec énormément de dialogues (hors scène) et autres histoires contées. On appréciera également que tout le casting vocal ait répondu présent. Toujours doublé en français, chaque personnage un tantinet important a sa propre voix, même s'il est vrai qu'ensuite, beaucoup de PNJs secondaires ont en commun le même doubleur. L'aventure se partage en 2 gros environnements : Ouestmarche (sa ville, son marée et son cimetière) et Pandemonium (là où se terre le reaper of souls = le faucheur d'âmes). Ouestmarche nous change un peu des décors de l'aventure principale, notamment au niveau du bestiaire qui nous oppose cette fois à des ennemis originaux, fantomatiques, éthérés et autres revenants. La mode est aux zombies, ce n'est pas une nouveauté, et Blizzard a trouvé le moyen de surfer un peu la vague. Il n'empêche que ça nous change des ennemis "de base", même s'il faut l'admettre, le nouveau bestiaire ne se renouvelle jamais et tout du long, on affrontera toujours les mêmes bestioles. Quant à la construction des niveaux, malheureusement nous avons beaucoup de couloirs et quêtes annexes très vite expédiées. Les mini-donjons se torchent en général en moins de 10 minutes, donnant l'impression que le contenu de fond, a été quelque peu bâclé. Heureusement passé la moitié du jeu, les maps redeviennent plus ouvertes et si les mini-quêtes sont toujours aussi courtes, elles sont aussi plus nombreuses. A noter également qu'une fois l'Acte V terminé, vous débloquerez le "mode Aventure" qui permet (via un système de téléportation) d'accomplir des quêtes aléatoires (appelées "primes") en vue d'obtenir de l'or, de l'XP et bien entendu, du matos. Ce mode vient varier une campagne qui peut s'avérer répétitive en solo, et il est très utile pour faire du leveling sur un personnage, d'autant qu'avec cette extension, le niveau max est passé à 60.

Après il faut être honnête, Reaper of Souls c'est du Diablo III tout craché : les ficelles sont les mêmes et le gameplan est calqué dessus... ne vous attendez à aucune révolution, juste une continuité de l'histoire principale, une évolution de votre personnage (pouvoirs, équipements, XP…) et rien de plus. On apprécie tout de même que les musiques soient ici plus présentes, les nouveaux décors sont très réussis et étrangement, il y a énormément d'objets à détruire tout au long de cette péripétie (en tout cas, bien plus que dans Diablo III). Enfin terminons par le sujet qui fâche : la durée de vie. Personnellement, ceux qui viennent dire que cette extension est expédiée en 3 heures, n'ont sans doute rien compris à l'essence même d'un Diablo. Dans Diablo on ne court pas, on ne rushe pas son mode campagne, au contraire on s'empreigne de l'ambiance (qui est ici bien travaillée) et on explore de fond en comble chaque recoin de chaque carte. Alors même s'il est possible de terminer le tout en 3 heures, personnellement j'ai mis environ 7h30 pour le faire. Parce qu'on n'est pas dans un Call of Duty à suivre un couloir fléché, au contraire j'ai pris plaisir à dialoguer avec chaque personnage, à chiner le moindre objet, à réaliser chacune des mini-quêtes annexes. Maintenant il faut être clair, si la durée de vie est de 3 à 7h, le prix de 40€ est bien trop élevé ! Pour les acquéreurs de la Ultimate Evil Edition la question ne se pose pas, mais celles et ceux qui se demandent "dois-je le prendre ou pas ?", personnellement j'y réfléchirai à 2 fois. Si bien sûr à l'heure de ce test vous pouvez profiter de promos et/ou de baisse de prix, à sa sortie initiale c'était carrément trop cher pour ce qu'il propose. J'admets avoir joué à des DLCs plus courts et/ou moins bien conçus, mais le prix était de 15€ maximum. Là on parle tout de même de 40€ et ce, pour une aventure qui n'est guère passionnante… du moins pas autant que celle d'origine. Malgré tout, si on n'évoque ni le prix, ni la durée de vie, Reaper of Souls est une extension très sympathique, qui vous permettra de vous replonger dans l'ambiance et le gameplay si particulier de Diablo III et ça, pour les fans, c'est pas rien.


Diablo III
Les graphismes ne sont pas exceptionnels mais le design est vraiment somptueux
est un jeu qui fonctionne sous un moteur propriétaire et qui n'a malheureusement pas été baptisé par ses parents. On se souviendra pourtant du petit film qui, avant sa sortie, prophétisait une meilleure version pour la PS4 (et son 1080p natif) que sur la Xbox One. En effet, si la PS3 ne sait pas upscaler ses résolutions graphiques, la Xbox 360 gère ça parfaitement (alors qu'elle tourne elle aussi en 720p mais la boite et même notre télévision, nous affirme afficher du 1080p). Idem pour la Xbox One, dont Blizzard s'excusait de ne pouvoir faire tourner le jeu qu'en 900p (upscalé en Full HD bien entendu), faute sinon d'une framerate un peu hoquetant. Mais miracle, depuis que Kinect n'est plus obligatoire sur la console de Microsoft, une partie de la puissance a pu être réinjectée, offrant ainsi le même rendu sur les 2 machines concurrentes. De toute façon c'était à prévoir (moi-même je l'avais prophétisé ^__^ ), Kinect est un "objet" (pour ne pas dire une cochonnerie) qui ne sert à rien ! Les jeux y sont cheap, mal fait, la reconnaissance (malgré un nouveau modèle) reste approximative et puis quoi qu'en disent les amateurs, pour moi "battre de l'air" ce n'est pas du jeu vidéo et personnellement, ça ne m'amuse absolument pas. Ok ça plait peut-être aux enfants et aux non-initiés mais par pitié, arrêtez de chercher à nous imposer "ce truc" ! Oups, ça vient d'être fait (comme quoi Microsoft avoue, à dents serrées, son échec) et justement, ça profite à la console. Bon, trêve de crachat de venin (encore que, si la console a perdue tant de parts de marché, c'est aussi à cause de ça), les 4 consoles Old et Next-Gen affichent pour ainsi dire les mêmes graphismes. Evidemment, les PS4 et Xbox One profitent d'un très beau Full HD, de graphismes légèrement plus détaillés, d'effets lumineux mieux maitrisés et surtout, d'un framerate à 60 images/seconde absolument imperturbable ! Oui, ces versions-là sont à l'identique de celle sur PC, avec en prime un aliasing totalement absent et donc, un jeu agréablement "lisse". Malgré tout les anciennes consoles s'en sortent avec les honneurs : ce nouveau portage est très propre et quasi exempt de défauts.


Une fois encore,
Les versions PS4 et Xbox One profitent d'un Full HD à 60 images/sec. Ajoutons à ça un aliasing inexistant pour le plaisir des yeux
si vous avez l'ancienne version, rien ne justifie de repasser à la caisse, ni pour la nouvelle version, ni pour les versions Next-Gen ! Ceux qui se sont laissés tenter par des Tomb Raider : Definitive Edition et autre Last of Us : Remastered Edition avaient déjà plus de chances d'apprécier l'adaptation, alors qu'ici, vraiment entre nous, les différences sont maigres (il faut dire aussi que le genre ne s'y prête pas vraiment). Si quelques boss sont énormes, les sprites de bonne taille restent rares. Si le design est vraiment somptueux, que les décors sont fouillés et les animations travaillées… tout à fait honnêtement, ce n'est pas Diablo III qui fera surchauffer votre console. Cependant je le redis une dernière fois, dans l'ensemble c'est vraiment très joli, faisant du titre de Blizzard le plus beau hack & slash jamais sorti. On notera aussi que la physique est bien gérée (grâce au moteur Havok), même si ça n'empêche pas quelques corps de voler à travers la map (on n'est pas à l'abri d'un bug après tout ^^). On peut détruire pas mal d'objets et des pans entiers du décor, qui volent alors en éclats dans un effet particulièrement réussi. Pensez tout de même que le jeu n'est pas ouvert au plus grand public. Non je ne parle pas de difficulté mais plutôt de contenu. Ici ça pisse le sang par litres entiers, on affronte des créatures démoniaques et le jeu affiche une violence de chaque instant, qui plaira aux plus grands mais qui est quelque peu déconseillée aux plus jeunes. Dernier point des graphismes : le premier chargement est assez long puis les maps sont ouvertes. Un autre "loading" n'interviendra qu'entre 2 zones (lorsqu'on entre dans un donjon par exemple), mais celui-ci est généralement très court. Pour une fois, les chargements ont été bien optimisés et on remercie les développeurs pour ça.


Terminons,
Les musiques n'ont rien de prodigieux mais elles sont toujours appriopriées
comme bien souvent dans mes tests, par la partie sonore du titre. Composée principalement par Russell Brower (qui a déjà travaillé sur World of Warcraft, ses extensions ainsi que StarCraft II - il est ici assisté de 6 autres compositeurs bien moins illustres), les musiques sont bien souvent discrètes mais étonnamment appropriées. Certains se félicitent de son respect du "style Wagnérien" qui avait admirablement sévi sur Lord of Destruction (l'extension de Diablo II) et qui donne bien le change sur le thème principal (qui fut conduit par l'Eminence Symphony Orchestra de Sydney), maintenant soyons clair, y'a pas de quoi en faire tout un plat ! Ok les musiques sont sympas, toujours dans le ton, maintenant il faut savoir qu'elles sont trop discrètes (notamment dans le marasme de combats bruyants !) et qu'elles prennent trop rarement les élans épiques qu'on attend d'elles, pour véritablement marquer l'esprit du joueur. Joli oui, mémorable non ! De leurs côtés, les bruitages ont la pêche ! Toujours ciselés, ils offrent de dynamisme aux affrontements et aux effets graphiques. Mine de rien, c'est ainsi qu'on ressent toute la puissance de son personnage et qui rend le jeu si jouissif par moment. Enfin je ne reviens pas sur le doublage, qui est d'excellente qualité (la plupart du temps) cependant je regrette qu'après tant de mises à jour et 2 portages quasi successifs, on se retrouve encore avec des soucis de volumes. En effet, les voix ont tendance à suivre le "cheminement stéréo" selon notre positionnement à partir de la source, ce qui est idiot. Après tout, nous ne sommes pas dans un jeu en vue subjective et que notre perso soit à gauche ou à droite de son interlocuteur ne devrait rien y changer, puisque les 2 sont à l'écran de la même manière. Dans un titre avec une vue isométrique comme ici, c'est même une aberration et si vous ne jouez pas avec un volume suffisamment élevé (et ce, même au casque !) vous risquez de ne rien entendre ! C'est un peu dommage, mais heureusement, les dialogues principaux sont automatiquement sous-titrés, même si l'ensemble du jeu est doublé en français.



Diablo III Note
était à l'origine un magnifique jeu PC (non-sans défaut, eu égard à son maléfique Hôtel des Ventes) mais qui a depuis corrigé ses petites erreurs et surtout, il s'est admirablement adapté au secteur des consoles. Si les rageux du clavier et de la souris pestent contre cette prostitution avérée, les joueurs PlayStation et Xbox par contre, s'en félicitent, d'autant qu'il s'est bien plié aux exigences (aux limitations diront certains) qu'imposent nos boites de plastique aux hardwares figés. Et avec les remastering à tout va, il est presque naturel que Diablo III débarque sur PS4 et Xbox One, vu que ces consoles sont en cruel manque de contenu depuis leurs sorties. Cependant, si les réalisations se révèlent de meilleure qualité que leurs homologues PS3 et Xbox 360, la qualité graphique justifie-t'elle les 30€ d'écart entre les 2 versions ? J'en doute, d'autant que Diablo III n'est pas un maitre-étalon en termes de graphismes, même s'il reste l'un des plus illustres représentants du genre, faisant du sympathique Torchlight, un petit amuse-gueule qui nous aura fait patienter la venue du maitre. Bref, j'ai été véritablement charmé par cette Ultimate Evil Edition, qui comprend le coop' à 4 en local, diverses mises à jour, du contenu supplémentaire, l'ajout d'une nouvelle classe (le Croisé) et surtout un acte supplémentaire puisque l'extension Reaper of Souls est incluse. Bien sûr j'ai apprécié cette jouissive sensation de puissance que nous offre chaque personnage, un design fabuleux et une ambiance sans pareille. Alors bien sûr, si vous avez déjà n'importe quelle (ancienne) version du titre, passez votre chemin, rien ne justifie de repasser à la caisse, pas même l'upgrade graphique, si désormais vous jouez sur Next-Gen. Si maintenant vous ne possédez pas encore le jeu, alors il est grand temps de vous lancer dans l'aventure !! Vous aurez entre les mains la meilleure et la plus complète édition de Diablo III, où des heures de jeu (et de plaisir !) vous attendent. Pour quelques petits défauts, vous serez en présence d'un titre qui touche à la cime d'un genre qu'il porte presque à lui seul.



Les -

  • La cinématique de fin de Diablo III est occultée si on enchaine directement sur l'Acte V
  • La boite est quelque peu ambigue sur le contenu
  • Des versions dématérialisées trop volumineuses
  • Combats franchement bordéliques par moment
  • On aurait tant aimé plus de vidéos :/
  • Pas de caméra libre, dommage
  • Les +

  • Prise en mains étonnament bien adaptée au control-pad
  • Version Next-Gen naturellement un cran au dessus
  • Un gameplay fouillé et parfaitement étudié
  • Joli graphiquement et bonne bande-son
  • L'extension Reaper of Souls est incluse
  • Une trame de fond largement étayée
  • Des vidéos absolument splendides
  • Une très belle réalisation

  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2014