Resident Evil Rebirth (NGC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2002
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival horror

Support : 2 mini-DVDs
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : RE
Titres alternatifs : Resident Evil Remake - Bio Hazard Rebirth - Resident Evil Rebirth
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 12 Millions (toutes versions et tous supports confondus)


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Resident Evil

(Rebirth)



Resident Evil premier du nom, sorti sur PlayStation en 1996, a toujours été mon Survival Horror préféré. Pensant ne jamais trouver mieux en la matière, Capcom fit très fort avec la sortie de l'excellent Director's Cut qui n'est autre que le premier remake d'un des meilleurs jeux de la marque. Voilà pourquoi je suis heureux de tester aujourd'hui la troisième version de ce fantastique titre. Connu sous le nom de Resident Evil Remake mais aussi et surtout de Resident Evil Rebirth (bien que ce titre ne soit pas "officiel" vu que c'était son nom de code lors de son développement, personnellement je le nomme ainsi pour ne pas confondre avec les autres versions), c'est avec une joie non-dissimulable que je réouvre le dossier Umbrella à sa source. La semaine dernière je testais l'épisode Zero qui scénaristiquement parlant, se place juste avant celui-ci, et je dois reconnaître que cet épisode du manoir a bel-et-bien quelque chose de spécial, quelque chose de plus ! L'ambiance y est plus lourde, les énigmes sont plus ingénieuses et les coups de flip' sont bien plus puissants que dans n'importe quel autre opus de la série. Comble du bonheur pour le fan que je suis, Capcom a entièrement remanié son jeu. Le gameplan a été modifié, il y a de nouvelles pièces, de nouvelles énigmes et si dans l'ensemble Resident Evil ne change pas fondamentalement, le redécouvrir pour la 3e fois m'emplie de joie (ou d'effroi, c'est selon :). De plus, loin du vulgaire portage, cette version GameCube a subit la plus belle des réalisations "à l'ancienne" (sprites 3D et décors précalculés) que la série ait connue. Autant vous dire tout de suite que c'est le plus beau jeu de la console de Nintendo ! Sur ces bonnes paroles, entamons le test d'un titre désormais culte. C'est le coeur battant et la main tremblante, que je vais vous décrire un orgasme ludique comme il y en a peu...


Développement scénaristique

Pour ceux qui ce serait
Même s'il est difficile d'être étonné par un scénario que tout le monde connait depuis longtemps, il reste encore quelques surprises
endormis durant les 10 dernières années, Resident Evil est un jeu dont le scénario (sans être aussi poussé que dans un RPG) est tout de même bien développé. Comme je le disais, beaucoup de choses ont étés modifiées depuis l'épisode PlayStation. Si le jeu ne change pas fondamentalement, il y a certains passages qui ont mérités plus d'attentions que d'autres. Loin du simple portage, la plupart des scènes bien connues sont toujours là (comme Barry qui sauve Jill de l'écrasement lorsque vous voulez récupérer le fusil à pompe) mais il y a aussi certains passages remodelés. Ainsi pour les néophytes qui n'ont jamais joués à ce titre (honte à eux), dans les cavernes tout porte à croire que Barry est un traître ou encore, les combats contre le serpent géant sont complètement différents. Autant de nouvelles scènes qui donnent envie d'en savoir plus. D'ailleurs, cet épisode est aussi plus crédible du point de vue du scénario, comme du gameplan. Par exemple, sur la fin du jeu on comprend que le manoir n'est qu'une succursale d'Umbrella, dont le siège est à Paris. Idem pour quelques vidéos, refaites pour l'occasion bien sûr, qui paraissent plus plausibles comme lorsqu'on retrouve Enrico dans les cavernes. Enfin, Resident Evil Rebirth renoue avec les autres opus de la série, notamment le Code Veronica où dans une lettre, un chercheur parle directement d'Alexia, une autre évoquant Ada. Tous ces détails qui font un tout plus cohérent, me mène à la conclusion suivante : Resident Evil Rebirth se parcoure à présent comme un film de science-fiction/horreur dont vous avez les commandes. Plus immersif, plus prenant, le chef d'oeuvre Shinji Mikami (le producteur de la série) n'a jamais été aussi addictif.


Jouabilité & Gameplay

Après tant d'années,
A la façon du Director's Cut, beaucoup de choses ont changées et c'est un plaisir de redécouvrir le jeu
le principe des Resident Evil reste intact, puisque l'épisode qui a révolutionné la série est bel et bien le 4, qui ne sortira que 3 ans après celui-ci. Des machines à écrire pour sauvegarder, des coffres pour poser tous ses objets (merci, ça manquait dans Resident Evil Zero), des énigmes, de l'action et beaucoup d'exploration. Mais il y a tout de même 4 nouveautés dans le jeu. La première c'est que la carte (accessible via la gachette droite) est plus "intelligente" qu'avant. Ainsi, s'il vous reste un objet à trouver dans une pièce, vous le serez de suite. Les portes sont nomenclaturées et le tout parait plus lisible. Sans être aussi précise que dans Resident Evil Zero puisqu'on n'y verra pas le moindre item à récolter, j'ai trouvé cette évolution sympa. Ensuite il existe un mode d'auto-défense. Si vous vous faites attraper par un zombie (ou tout autre ennemi pouvant vous saisir), Jill ou Chris peut envoyer une violente décharge électrique à son assaillant ou lui planter un couteau dans la tête. Evidemment en nombre limité (on trouve piles et couteaux en fouillant les niveaux), c'est un excellent moyen de se défaire d'un ennemi un peu trop collant. Troisième évolution et non des moindres, les zombies revivent ! Lorsque vous leur vider un chargeur de 9mm dans le buffet et qu'il meurent, il faut aussitôt brûler les corps sous peine d'une renaissance : ce sont les fameux crimson ! Loin d'être anodin, lorsqu'ils revivent ils sont terriblement rapides et assoiffés de sang ! Autant dire qu'ils sont hyper dangereux dans ces cas là. Autant jouer au barbecue avant, même si les réserves de kérosène s'épuisent vite. De plus, il ne sera pas rare de se retrouver nez à nez avec un zombie qui aura ouvert une porte ou monté un escalier. Moins gogols qu'avant, ils sont presque doués d'intelligence. On remarque aussi que le gameplan a presque entièrement été revu. Les clés ne sont plus aux mêmes endroits et elles n'ouvrent plus les mêmes portes, les objets ne sont plus à leurs places habituelles (d'ailleurs ils flashent moins et sont parfois dissimulés) et c'est tant mieux. Evitons le déjà vu ! Car jouer à Rebirth, c'est vraiment redécouvrir le titre. Il y a d'ailleurs certaines zones qui ont totalement étés modifiées.


Par exemple les jardins
Le gameplay a été amélioré mais pas la jouabilité, qui reste inadaptée au pad NGC
sont bien plus vastes (il y a une crypte, un cimetière, des chemins à travers la forêt), certaines pièces sont différentes (comme certains pièges) et il y a même des endroits qu'on ne reconnaît plus. Par exemple la caverne des Hunters a totalement été revue. C'est d'ailleurs ici qu'il y a le plus de modifications du scénario original avec un Barry nerveux et plus vraiment lui-même. Ceci dit, Resident Evil n'en est pas dénaturé pour autant. Les grandes phases de jeu restent les mêmes (comme le premier zombie, le serpent, les araignées de la guard-house) tout comme les cut-scènes. Bien plus belles qu'auparavant, elles ne s'écartent que très légèrement du script original. Pour le reste, le jeu reste fidèle à lui-même. On pivote son personnage avec gauche/droite, on avance/recule avec haut/bas. On met en joue avec le bouton R et on tire avec le bouton principal (A). C'est d'ailleurs un reproche qu'on peut faire à Capcom : le pad GameCube est mal adapté à l'exercice (d'où la note de ce chapitre). On le sait, cette jouabilité est plus précise avec une croix numérique (au stick analogique ça perd tout son sens) et le design même du pad ne rend pas la prise en main agréable. On peut d'ailleurs trouver cette jouabilité régressiste de nos jours, même s'il est difficile de reprocher à Capcom d'avoir voulu la garder à l'identique, histoire de très vite retrouver ses marques. Notre personnage peut monter les escaliers "sans assistance" et faire demi-tour rapidement, mais encore une fois les nouveautés apportées à Resident Evil 3 (évitements d'urgence, création de munitions) ou à Code Veronica (viser 2 ennemis en même temps) n'ont pas été repris. Pareillement, il n'est pas rare d'être bloqué dans le décor ou de devoir être bien en face d'un objet pour le ramasser (même si un effort a été fait sur ce point). Ce genre de "détails" rend la progression un peu lourde et il est même inadmissible qu'après tant d'années, ils perdurent (et encore je n'évoque pas les innombrables aller-retours qu'on doit faire). Si seulement Capcom nous avait concocté une nouvelle prise en main au stick analogique...


L'image

Je le nierai pas,
Les graphismes sont éblouissants. Un véritable chef-d'oeuvre !
si un Silent Hill ne m'a (presque) jamais fait flipper, je peux pas en dire autant des Resident Evil. Prônant son statut de survival-horror, notre Remake n'a pas oublié le mot "horror" dans ce terme. On se souvient tous du premier gros coup de flip' lorsque les chiens traversent les fenêtres du couloir ? Et bien Capcom, conscient que d'anciennes ficelles marchent toujours mais qu'il fallait les renouveler, nous refait le coup du sursaut avec quelques surprises de taille au détour de certains couloirs. Si c'est pas très bon pour le coeur, c'est par contre excellent pour l'ambiance ! Graphiquement, Resident Evil Rebirth est sans réfléchir le bel épisode "old school" que je connaisse. Je dis old school parce que les décors sont précalculés en images de synthèses et que les sprites (persos, ennemis et objets) sont en 3D temps réel. Du coup les angles de vue sont imposés, le scrolling est séquentiel mais ça ne gâche en rien le jeu. Je dirais même qu'autrement, il aurait été dénaturé. Et Capcom doit être félicité pour le travail accompli sur ce jeu. Faut le voir pour le croire ! Plus beau encore que l'épisode Zero (pourtant sorti plus tard), les décors sont vraiment magnifiques. Loin d'être statiques, le jeu de lumière est ahurissant de réalisme et il y a même des objets en mouvement. Faut voir avec quel naturel la flamme d'une bougie danse, un lustre se balance ou un ventilateur géant tourne. De plus, la gestion en temps réel de la 3D n'a jamais été aussi bonne. Comme dans l'épisode Zero, les sprites se fondent parfaitement aux décors, les ombres sont cette fois bien gérées, ce qui donne un aspect photo-réaliste impressionnant. Jamais le manoir n'a été aussi beau ! La guard-house est bien plus flippante qu'auparavant, les extérieurs sont sublimes, les cavernes sont plus humides et glauques que jamais. Je pourrai vous en dire encore long sur des graphismes qui m'ont impressionnés mais je résumerai en disant que cette "nouvelle jeunesse" a fait le plus grand bien à la série. La GameCube étant plus puissante que la vieillissante PlayStation, Capcom s'est lâché et le résultat est là. En plus, les animations (autrefois bien raides) sont ici d'une souplesse exemplaire. En somme avec Resident Evil Rebirth, c'est un éclatage de rétine constant !


Le son

Dans le bon goût
Excellents bruitages et très bonnes musiques. Le nouveau doublage est satisfaisant mais pas aussi "culte"
et la macabre finesse, les développeurs ont eu l'intelligence de reprendre quelques thèmes de l'opus original. De la vapeur inquiétante aux notes stressantes histoire de flipper à mort (surtout lorsque apparait un ennemi à l'improviste), Resident Evil distille une ambiance sonore des plus soignée. Pourtant, les musiques sont moins présentes, le jeu laissant plus de blancs que dans l'opus original, où la musique était omniprésente. C'est une autre façon de "meubler" son jeu et ça lui convient tout aussi bien car de cette façon, certaines scènes sont plus lourdement soulignées. Pour ce qui est du doublage, il est agréable de constater que Jill a presque la même voix (est-ce la même actrice ?) et que le père Barry a aussi bénéficié d'un bon doubleur. Quant à Wesker, Capcom a toujours eu le privilège d'avoir Richard Waugh sous la main, ce qui fait que dans tous les épisodes il a cette même voix qui lui donne le même inimitable charisme. Les cut-scènes reprennent les grandes phrases de la version PlayStation, mais bien évidemment sans cette intonation particulière qui nous aura tous marqué. Impossible donc, de reprocher à Capcom le fait qu'ils n'aient pas repris l'ancien doublage, tout d'abord parce que ça ne collerait plus à l'image et surtout parce qu'ils ont incorporés de nouvelles scènes qu'il fallait bien entendu doubler. En parlant de cut-scènes, je ne l'ai pas mentionné dans le paragraphe des graphismes mais il faut aussi reconnaître que la modélisation des divers personnages est impeccable. Et de leur côté, les ennemis sont plus flippants que jamais ! Enfin les bruitages nous offrent une dynamique et un réalisme irréprochable. Le simple 9mm fait déjà un bruit conséquent, alors imaginez le pompe et le magnum. C'est un vrai plaisir de sentir que les armes sont puissantes, ce qui donne tout son attrait à l'action. Servant la malfamie graphique à merveille, la bande-son étoffe cette impression de ne jamais être en sécurité.


Note générale

Verdict sans appel pour un jeu au sommet d'un art ! Resident Evil était déjà mon survival-horror préféré et finalement, je ne change mon palmarès qu'en modifiant le nom de la console. Rebirth est un monstre, une anthologie du jeu vidéo couplée à un plaisir ludique sans demi-mesure. Je n'aurais jamais cru que ce Remake soit aussi puissant ! Avec de nouveaux passages, de nouvelles cut-scènes, de nouvelles énigmes et surtout, des graphismes de toute beauté, on a l'impression de parcourir un nouvel épisode de cette fabuleuse série. Je clôturerai donc mon test en disant que Rebirth est à mes yeux le meilleur Resident Evil "classique" auquel j'ai joué. Sans cesse renouvelé, sans cesse flippant, sans cesse magnifique, je ne peux que m'incliner devant un tel distillat du macabre et de la mort aux trousses. Je sais déjà qu'avec l'épisode 4, cet opus livrant l'originalité des premières heures fait parti de mes jeux fétiches. J'aurai beau dire, j'aurai beau faire, le premier Resident Evil a vraiment quelque chose de plus par rapport aux autres et c'est sans doute l'une des plus grandes oeuvres que Capcom ait créé.



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Test réalisé par iiYama

mai 2007 (mise à jour : avril 2010)