Uncharted (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2007
Développeur : Naugthy Dog
Editeur : Sony Computer
Genre : aventure - action

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 3Mo (saves)
Moteur graphique : Naughty Dog Engine 1.0
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 4.9 Millions


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Uncharted

Drake's Fortune



Ce n'est un secret pour personne, face à sa rivale, la PlayStation 3 a un peu de mal à s'imposer. Certes plus fiable, c'est son prix et surtout le manque de gros jeux, qui lui ont fait du tort en début de carrière. Bien avant les grosses sorties exclusives qui lui ont valu un certain succès (telles que Metal Gear Solid 4, Resistance 2 ou littleBIGplanet), la PS3 connue tout de même à Noël 2007, sa première véritable performance technique et de ventes. Jusque-là habituée aux petits jeux, aux adaptations et aux titres multi plate-formes, Uncharted aura signé le "coup de départ" dans la course au monopole, en imposant l'un de ses plus prestigieux software. Un an après la sortie japonaise de la 3e console de salon de Sony, il était temps. Naughty Dog, jusque-là habitué à des jeux aux ambiances plus légères (comme la série des Crash Bandicoot sur PSX et des Jak & Daxter sur PS2) revient donc avec un titre plus mature, véritable croisement entre 2 genres, à savoir Gears of War et Tomb Raider. Savant mélange d'action stylée et d'aventure matinée de plate-formes, Uncharted hypnotise et arrive même à avoir son identité propre, notamment grâce à une réalisation somptueuse, une bonne mise en scène et un gameplay suffisamment riche. Certes il manque d'innovations, il est prévisible, bourré d'imperfections mais ça ne l'empêche pas d'être captivant au point de ne lâcher le pad qu'une fois la séquence de fin dévoilée. La PS3 nous assène-là un jeu musclé qui nous prouve qu'elle est tout aussi capable que la Xbox 360. Récit du premier grand jeu PlayStation 3...


Développement scénaristique

Dans Uncharted,
Dans un scénario un peu classique, Drake et Elena sont des personnages attachants, des chercheurs d'or modernes
on incarne Nathan Drake, un chasseur de trésor qui parcourt le globe à la recherche de reliques et autres objets de valeur. Nathan est persuadé d'être le descendant de l'illustre corsaire et explorateur anglais Francis Drake, disparu dans de mystérieuses conditions après avoir amassé de nombreux trésors. Accompagné de son compère, Victor Sullivan, et d'une réalisatrice de documentaires, Elena Fisher, notre héros tente de dévoiler les secrets entourant le destin de son supposé ancêtre dans un périple qui le mènera en Amazonie puis sur une petite île du Pacifique, sur les traces de l'El Dorado. Mais il découvre qu'il n'est pas le seul sur ce credo, une organisation de chercheurs d'artefacts le recherche également. Nathan Drake découvre aussi qu'une malédiction plane sur le trésor perdu... Au demeurant léger et sacrément conçis, le scénario n'a rien a envier aux périples d'une certaine Lara Croft. D'ailleurs on y retrouve quelques références culturelles qui existe bel et bien comme Francis Drake qui a réellement exister au XVIe siècle, ou encore le mythe de l'El Dorado, qui pourrait être une immense statue d'or ou selon la légende, une contrée d'Amérique du Sud regorgeant d'or. Pour ce qui est du jeu, on appréciera en premier lieu une mise en scène de qualité. Entièrement créées par "motion capture" (ces mêmes acteurs ont doublés leur propre voix dans la VO), les scènes ont été retranscrites avec le puissant moteur 3D du titre, évitant ainsi la coupure jeu/vidéo. Ces scènes sont suffisamment explicatives et accrocheuses pour ne pas perdre la niaque du joueur. L'intro, les diverses scènes narratives et même la fin, ont été façonnées avec brio dans une qualité de mise en scène appréciable et une esthétique très Hollywoodienne. On appréciera également le développement des personnages principaux, notamment la relation sentimentale un peu inavouée entre Nathan et Elena. D'ailleurs notre héros joue un peu les "beau gosse" mais c'est aussi un looser par moment, cependant il gardera toujours un très bon capital sympathie. C'est le genre de gars sympa avec qui on se fait vite pote. Quant à Elena, loin des bimbos caricaturales ou des poupées de pixels qui font de suite l'unanimité, elle a un charme fou. Il faut dire qu'elle est parfaitement modélisée, et dévoile une personnalité attirante, sans pour autant montrer ses miches. Donc si le scénario est au final un peu léger, ce qu'on apprécie c'est "un tout", une certaine cohérence narrative qui fait qu'on accroche. On peut mettre les cinématiques en pause (ça c'est bien) et si le début est, avouons-le, pas tellement passionnant, ensuite le jeu embraye et on ne lâche plus le pad ! Enfin, une fois l'aventure terminée, vous débloquerez l'intégralité des vidéos, le chapitrage mais aussi une pléthore de bonus. 7 vidéos de making-off et des centaines d'Artworks vous attendent, l'énorme espace disque du Blu-Ray servant pour une fois à quelque chose.


Jouabilité & Gameplay

Depuis quelques temps,
Les combats sont bien dosés et si on n'a plus de munitions, une bonne castagne fait également l'affaire
la tendance est aux jeux d'action en vue à la 3e personne (TPS) avec une visée à caméra sur l'épaule. Une tendance qui fut intimée avec brio par Resident Evil 4 et qui se poursuit aujourd'hui avec des jeux comme darkSector. Suivant avec panache cette voie dictée et ô combien appréciée des joueurs, Uncharted nous livre un mélange détonnant d'action/aventure, un melting-pot de divers genres. En tête de liste, on retrouve bien sûr la saga Tomb Raider puisque Drake évoluera dans des paysages chargés d'un lourd passé où les phases de plate-formes s'enchaîneront. Loin d'être aussi pointilleux que Miss Croft, Nathan Drake vous facilitera la vie en assistant le moindre saut et la moindre cabriole. Déjà pas mal simplifié dans les Tomb Raider récents, Uncharted nous livre du frisson mais sans prise de tête... et sans challenge aussi. A tel point que si on tombe, c'est simplement qu'on est une grosse buse ou alors que le jeu bugue. Car même si c'est rare, il arrive que l'impulsion donnée au pad soit très mal retranscrite à l'écran et du coup, c'est la chute. En tout cas, vous n'allez pas chercher votre chemin longtemps. Pas flêché mais simplement évident, si on ne trouve pas sa route, le jeu se charge de nous semer un bel indice. D'ailleurs Naughty Dog a eu l'intelligence d'utiliser les fonctions de détections de mouvements de la SixAxis avec parcimonie. On l'incline pour passer en équilibre un tronc d'arbre couché, pour se défaire d'un ennemi trop collant ou pour incurver l'arc d'un lancé de grenades. Autant dire qu'on ne nous force pas beaucoup la main et c'est tant mieux, sachant que la SixAxis est comme la Wiimote : un peu à chier quand il s'agit de correctement détecter des mouvements. Comme beaucoup de (bons) jeux actuels, il n'y a pas d'indication visuelle, si ce n'est les munitions restantes. En fait, plus Drake encaisse de coups et plus l'image devient floue et se décolore. Pour la récupérer, il suffit de se mettre à couvert, une action extrêmement simple à réaliser (en pressant simplement rond). Ainsi notre héros se plaquera contre la paroi la plus proche. Bien sûr ce n'est pas aussi évident que dans Gears of War mais les 2 jeux ne cherchent pas tout à fait le même public. Le titre d'Epic est branché sur du 100% action quand le titre de Naughty Dog cherche à être un peu plus fin et à varier les plaisirs. A noter aussi qu'à couvert, certains éléments de décor sont destructibles. Bien planqué derrière une caisse en bois, celle-ci finira tôt ou tard par partir en miettes sous le feu ennemi, plus encore sous le joug d'une grenade. Certaines barricades en pierre ou en béton, peuvent aussi se faire exploser, ce qui dynamise encore un peu plus ces phases d'action, déjà bien intenses. Par contre on pestera sur 2 aspects un peu rebutant du titre. Tout d'abord il m'est arrivé 2 ou 3 fois de mourir parce que les balles traversent l'abri (quand c'est une caisse en bois je veux bien, mais lorsqu'il s'agit d'un pilonne en pierre, c'est plus dur à avaler). L'autre aspect, c'est que parfois on bute sur une séquence qui semble simple. C'est d'autant plus vrai sur la fin du jeu où la difficulté grimpe d'un coup, et on recommence 20 fois un passage au demeurant tout bête. Ça reste assez rare (il y a 5 ou 6 points durs dans toute l'aventure, si on s'arme de patience on finit toujours par y arriver) et l'ensemble reste malgré tout abordable.


Se jouant à
Entre 2 fusillades, Nathan joue les Lara Croft en herbe
la 3e personne, j'ai adoré le système de visée des grenades qui forme un arc et si on tombe en rade de munition, on a des combos pour le corps à corps (aucune arme n'a de munitions infinies). Se la jouant plus finement qu'un Stranglehold, il est vrai que l'action est moins nerveuse, moins abusée aussi et presque je dirai, plus tactique. On se met en joue en pressant L1, on tire avec R1 et j'ai trouvé original et très agréable qu'en pressant L3 on change la caméra d'épaule. Ça permet souvent d'avoir un meilleur angle de tir. En jeu, les munitions viennent souvent à manquer. Loin d'avoir l'arsenal de Leon dans RE4, Nathan n'est capable de porter qu'une arme de poing (9mm, uzi, Desert Eagle, Colt 44), un fusil (AK47, pompe, M4, MP40, sniper ou lance-grenades) et au maximum 4 grenades. On sera donc obligé de sortir de notre planque pour ramasser les armes laissées sur les morts. L'arsenal est donc constamment renouvelé et on aura vite fait d'avoir ses petits préférés, qui accuse en plus un certain réalisme (le fusil à pompe est très puissant mais de courte portée, le M4 est un fusil d'assaut ayant une bonne cadence de tir mais qui a énormément de recul, etc). Et il faudra être de plus en plus efficace, les ennemis étant de plus en plus nombreux et visant de mieux en mieux. Question jouabilité, les affrontements se déroulent généralement sans problème, les ennemis faisant un peu comme nous : tirs par salves et mise à couvert. Par contre, lorsqu'on croise la route d'ennemis... disons plus "typés", aux mouvements un peu hérétiques et rapides, là c'est la galère. Avec un pad on n'a pas le choix : soit on a une visée rapide et très imprécise, soit l'inverse (lente et précise). Et contre ce type d'ennemis justement, il faudrait arriver à cumuler les 2. Mais comme je l'ai dit précédemment, le jeu reste abordable et même si on recommence quelques fois, on finit toujours par franchir ces zones un peu sèches (souvent c'est une question de tactique d'approche). L'aventure se compose de 22 chapitres plus ou moins longs, bien que Uncharted se finisse dans les 8 à 10 heures. Certains trouvent ça court, moi je trouve la durée de vie très convenable. Bon il est vrai qu'il n'y a pas de multi-joueurs (pourtant ces grands espaces auraient été un terrain propice), mais comme je dis toujours, mieux vaut que ce soit court et intense plutôt que long et ennuyant. Car c'est bien ce qui caractérise le jeu : les phases de plate-formes sont en fait des moments de tranquillité où on a les mêmes sensations délectables de vertige que dans un Tomb Raider et les affrontements sont pêchus, nerveux, ne laissant au joueur pas une seconde de répit. Enfin, quelques originalités viennent briser le rouage plate-formes/exploration/action. Par 2 fois on pilotera un jet-ski sans délaisser l'action pour autant (le 2e passage est d'ailleurs un peu chaud car remonter un torrent n'a rien d'une promenade), on sera aux commandes d'une grosse sulfateuse dans une course poursuite endiablée, ou encore, lorsque les "autres ennemis" débarquent, on se croirait dans un survival-horror. Dans ce dernier cas, il faut gérer les assauts dans l'urgence, ce dont on n'a pas l'habitude depuis le début de l'aventure, ce qui fait monter le stress d'un cran. Heureusement, ce qui aurait pu paraître totalement abusé, est finalement bien ficelé car pas trop long. Enfin quelques QTEs ultra simples viendront égayer quelques cut-scènes (ouvrir une porte, échapper à la mort, réussir un combo fatal) et tout au long du jeu, il y a des trésors à trouver afin de débloquer les bonus.


L'image

Graphiquement,
Malgré quelques bugs, Uncharted s'impose comme LA grosse réfèrence sur une PS3 souvent mal-aimée
Uncharted est à la PlayStation 3 ce que Gears of War est à la Xbox 360. Comprenez par là que c'est une claque visuelle quasi irréprochable, la vitrine technologique d'un support qui doit prouver ce dont il est capable. Le moteur graphique de Naughty Dog prouve une fois de plus aux manchots de la programmation que si on y met les moyens, la PS3 est finalement aussi puissante que Sony le prétend et pas si difficile à dompter. Bon d'accord, étant donné que le studio appartient à Sony, il n'y a aucun doute sur le fait que les développeurs ont reçus toute l'aide possible du constructeur. Après un très gros chargement au lancement du jeu, ce dernier use à fond du streaming, ce qui rend les loadings totalement invisibles. Un plaisir et c'est rare pour être souligner, mais le jeu ne s'installe pas sur le disque dur (bien qu'il aurait dû, comme on le verra plus loin). Mais j'ai remarqué que le disque dur sert tout de même de fichier d'échange (de swap, comme sur Windows) car ce n'est pas avec ses 3 malheureux Mega-Octets de fichier de sauvegarde, que le témoin s'affole autant. En contre-partie, le lecteur Blu-Ray est mis à rude épreuve. Tout au long de l'aventure il trime en permanence (même lorsqu'on est en pause !), ce qui peut causer des problèmes de popups si votre bloc lentille commence à montrer des signes de fatigue. En parlant des petits tracas, Uncharted n'est malheureusement pas exempt de défauts : si Drake possède une panoplie de mouvements énorme tel un Conrad des temps modernes, il faut reconnaître que malgré une somptueuse fluidité, certains mouvements paraissent peu naturels (pourtant toutes les animations ont étées motion-capturées). Et cet état de fait est surtout vrai pour les PNJs qui ont parfois (lors des cut-scènes), des gestes un peu dissociés. La physique, souvent bien gérée, apporte elle aussi son lot de bugs. Les grenades ont un effet très aléatoire sur la santé ennemie et on déplorera que rien ne soit destructible... pas même au lance-grenades. On subira également pas mal d'aliasing, avec quelques "bordures brillantes". On notera enfin que le jeu peine parfois à charger ses données à temps, ce qui inflige quelques pop-ups (surtout de textures). Malgré tout, ce ne sont là que des menu problèmes de réglages, qui auraient pu être contrecarrés avec l'installation de certains fichiers sur le disque dur. Car j'en remets une couche sur le fait qu'Uncharted est un jeu vraiment splendide. Les développeurs de Jak & Daxter nous livre un moteur 3D qui fonctionne hyper bien et qui nous dévoile un rendu de premier ordre. Avec son ambiance graphique proche d'un Tomb Raider pour les intérieurs et d'un Far Cry pour les extérieurs (notamment dans une jungle nous explosant les yeux de réalisme et de beauté), on ne pourra que s'incliner devant l'énorme travail accompli par les développeurs. Pas un passage sera moins beau qu'un autre, tous étant réellement splendides. Et à l'heure de la sortie du titre (décembre 2007), avec Heavenly Sword, Uncharted est le plus beau jeu de la console ! Les roches sont vraiment parfaites, certains reflets transpirent l'humidité ambiante, on a un travail absolument énorme sur le rendu de l'eau, la modélisation des divers personnages est excellente, la qualité des ombrages et des effets lumineux gérés en temps réel (surtout dans la jungle lorsque le soleil traverse les feuillages), c'est du jamais vu... En bref le dépaysement est total, les graphismes sont magnifiques !


Le son

Avec un choix de 7
Très bonne bande-son même si on aurait apprécié des armes plus "expressives"
langues, la version européenne d'Uncharted se targue d'un contenu voxographique très honorable. En Français, ce sera l'occasion d'apprécier l'excellent travail de nos doubleurs maison, avec en plus quelques voix bien connues comme celle de Xavier Fagnon. Impliquées, les voix des personnages principaux sont en accord avec le thème, ce qui rend les cut-scènes que plus cinématographiques. Par contre on regrettera vite que le casting soit si maigre. En effet Xavier Fagnon double le personnage de Navarro, mais prête aussi sa voix à 2 ennemis sur 3. Ils pensaient sûrement que ça ne se verrait pas... Après c'est sûr, pour Drake (doublé par Bruno Choël), Elena (doublée par Virginie Méry) et Sullivan (doublé par José Luccioni), c'est du très beau boulot. La synchro labialle est évidemment de mise pour la VO, ce qui créé quelques décalages pour notre VF nationnale, mais rien d'alarmant, ça reste très correct. Et puis le ton employé est vraiment sympa. Les personnages parlent de façon ouverte, courante, ils font quelques blagues... bref le ton est léger sans pour autant sacrifier le réalisme et la qualité de la prestation. Quant aux musiques, elles m'ont immanquablement fait penser à Benjamin Gates. Bien sûr on a droit à des thèmes orchestraux, des musiques pas vraiment mélodieuses en soi mais une ambiance de film d'aventure assez unique, où les philarmoniques coitoient des rythmes tribaux (le thème principal reste, comme bien souvent, le plus beau d'entre tous). Ainsi, même dans le son on retrouve ce côté "grand air" d'un aventurier en quête de savoir et de richesse (à l'image du rôle tenu par le très bon Nicolas Cage), histoire de toujours nous plonger dans l'ambiance tropicale d'une île emprise d'un grand secret. Enfin, même s'ils restent dans le cadre, les bruitages sont souvent mous. Encore une fois, Uncharted n'est pas un simple jeu d'action, un TPS sans cervelle puisque son gameplay est plus varié, ce qui fait que les armes n'ont pas le penchant brutal de certains jeux. C'est un peu dommage car les explosions sont timides, le fusil à pompe (entre autre) est mou du genou, les fusils d'assaut font des bruits de paint-guns... De gros bruitages auraient conforter et encore plus dynamiser les phases d'action, même si en l'état, ça suffit amplement. Pour le reste il n'y a rien à redire, la qualité est indéniable et fort appréciable.


Note générale

Dés les premières secondes de jeu, c'est la grosse gifle : graphiquement c'est énorme ! Avec un moteur 3D rutilant, profitant des performances de son support, on peut citer quelques détails : textures hyper fines, gestion impeccable des ombres & lumière, HDR rendant les reflets somptueux, excellente modélisation des personnages et moteur parfaitement géré (très rares bugs). Bon il est vrai que notre héros n'a pas la grâce d'une Lara Croft, tant parfois son animation manque un peu de souplesse mais avec son ambiance à la Far Cry mixée à du Tomb Raider sous une action à la Stranglehold, c'est certes peu original mais on a de quoi s'amuser et être dépaysé. Alternant l'aventure à l'action, Uncharted accroche ! Avec son atmosphère qu'on croirait tout droit sorti de l'esprit de Steven Spielberg pour nous faire un nouvel Indiana Jones virtuel, il fut l'un des gros succès de ce Noël 2007, car il conserve un très bon rythme tout au long de l'aventure. Et même s'il varie peu les plaisirs, on ne se lasse pas. C'était risqué de tout miser sur une nouvelle licence plutôt qu'en faire perdurer une déjà existante, ainsi Drake's Fortune n'a que plus de mérite. Les personnages sont bien développés, la mise en scène est propre, c'est jouable, c'est fun... que dire de plus ? Bien sûr il subsiste quelques anicroches de jeunesse. Il faut dire que depuis la PlayStation, c'est la première fois que Naughty Dog cherche à faire un jeu réaliste, avec des personnages "humains", et ils n'ont pas pu profiter d'un quelconque acquis, puisque Uncharted est leur premier jeu PS3. Drake's Fortune essuie donc quelques plâtres, comme une difficulté oscillante (entre autre, la 2e phase en jet-ski est assez pénible), un lecteur Blu-Ray surchargé ou une jouabilité qui répond bizarrement par moment. Mais rien d'alarmant, l'aventure est tout à fait accessible et si le début est un peu mou, très vite on accroche à cette ruée vers l'or, grâce à un scénario léger mais diablement bien écrit. Donc je le redis une dernière fois pour tous ceux qui n'auraient pas encore compris, on est en présence d'un grand titre et aujourd'hui encore (à la relecture de ce test), il fait parti des meilleurs jeux de la console...



Les -

  • Un peu d'aliasing, quelques pop-ups et quelques bordures "brillantes"
  • Jouabilité pas toujours réactive et précise
  • Lecteur Blu-Ray mis à rude épreuve
  • Bruitages un peu mous... dommage
  • Les zombies sont hors de propos
  • Scénario au final léger
  • Les phases en jet-ski
  • Les +

  • Vitrine technologique et décors absolument magnifiques !!
  • Musiques cinématographiques appropriées
  • Le frisson des phases de plate-formes
  • Un arsenal varié et un héros "humain"
  • SixAxis utilisée avec parcimonie
  • Bonne mise en scène
  • Très bon doublage



  • Vidéo-test




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    Test réalisé par iiYama

    décembre 2007 (mise à jour : juin 2012)