KILLZONE Shadow Fall (PS4)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2013
Développeur : Guerrilla Games
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version logicielle : 1.05
Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 41Go (install)
Moteur graphique : Umbra Engine
Moteur physique : Havok
Définitions HD : 720p - 1080p
Compatible 3D : non
Remote Play PS4/Vita : oui

Difficulté :
Compatible PS Move : non
Multi-joueurs : 24 joueurs online
Titre alternatif : KILLZONE 4
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.3 Millions


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KILLZONE

Shadow Fall



J'ai toujours
Pour la première fois dans la série, on nous sert un "vrai" et bon scénario :)
eu un petit faible pour les KILLZONE. Evidemment pas le premier épisode, qui n'est pas terrible, mais dès KILLZONE 2 on peut dire que Guerrilla (le développeur) a fait en sorte d'offrir à la gamme PlayStation des jeux d'envergure, concurrençant la licence phare chez l'adversaire direct : Halo. Cependant, si les KILLZONE sont toujours allés crescendo, qu'ils sont actuellement les vitrines technologiques d'une PS3 en fin de vie, il faut reconnaitre que le scénario est généralement décevant et l'univers, pourtant très fort, est sous-exploité. Mais avec Shadow Fall, le 4e "grand épisode" de la série, le développeur a voulu partir sur de nouvelles bases et au lieu de proposer un habile mélange entre Halo et Call of Duty, ils nous offrent un gameplay nettement plus riche et fun. Attention au spoil (sinon sautez quelques lignes) : rappelez-vous, le premier opus nous faisait vivre l'invasion Helgaste sur Vecta, une colonie de l'ISA (Interplanetary Strategic Alliance). Et dans les épisodes 2 et 3, nous vivions les représailles où lorsque l'ISA renversa la vapeur, au point qu'à la fin de KILLZONE 3, la planète Helgan (terre originelle des Helgasts, même si à l'origine ce sont des humains) est détruite ! Sans foyer, les Helgasts sont donc accueillis sur Vecta mais la planète est dès lors coupée en 2 par un immense mur, avec d'un côté la démocratie Vectanne et de l'autre, le totalitarisme Helgaste. Dans ce contexte tendu, on joue Lucas Kellen, un shadow marshall qui a pour mission de maintenir la paix. Et non, plus aucun des personnages qu'on a connu ne sera jouable ou même vu, car le scénario se déroule 30 ans après la fin de l'épisode 3. D'ailleurs vous remarquerez vite que les inspirations sont diverses. Côté Vecta tout est blanc et bleu, tout semble pur et nager dans le bonheur, côté New Helgan, tout est rouge et noir, triste et sale. Avec ce mur qui peut rappeler Berlin ou la Chine, plus ce contexte de gentils et de méchants, on aura vite fait de croire à un nouveau scénario manichéen, et comme toujours, vide de sens.


Et bien non,
Le multi-joueurs, jusqu'à 24, est efficace. Une belle manière de prolonger un excellent mode solo
pour une fois tout ne se résume pas aux Russes et aux Américains, aux Nazis et aux Français, au blanc et au noir ! Dans le jeu, comme dans la vie, tout est question de nuances de gris… Ainsi lorsqu'on passe le mur, on s'aperçoit que les conspirations sévissent des 2 côtés et que pour la première fois dans un KILLZONE, nous avons (enfin ! Dieu merci !) un scénario digne de ce nom. Question mise en scène, Shadow Fall s'ouvre sur une magnifique intro puis, en jeu, nous aurons les habituelles cut-scènes d'une qualité fort respectable. La mise en scène nous propose donc un rendu de qualité, servant à merveille un scénario sympathique, loin des trames torchées sur un coin de feuille des épisodes précédents (surtout le 2). S'en suivra un prologue pour le moins original, qui force l'empathie de Lucas et fera en sorte qu'il obéisse sans réfléchir aux ordres de son supérieur et père adoptif. Et pour étayer le fond de l'histoire, nous avons divers documents à trouver. Cette fois pas d'embrouilles, pas besoin d'aller sur killzone.com pour consulter ce qu'on trouve (c'était absolument aberrant ce procédé !), cette fois une simple pression de la touche "options" nous ouvre ledit papier. Il y a aussi des commentaires audio dont la diffusion se fait sur… le pad ! Sur le coup, ça surprend. Alors je vous le dis de suite, la presse crache là-dessus, disant que le haut-parleur intégré fait un son de merde, que c'est comme sur Wii, etc… et bien c'est faux ! La qualité n'est peut-être pas Hi-Fi, mais on est loin de la cochonnerie acoustique de la Wiimote ! Ici le son est clair, fort, on comprend très bien les dialogues… bref, même si ça ne sert pas à grand-chose (une diffusion sur la télé aurait été tout aussi bien), ça reste sympa. Bref, KILLZONE : Shadow Fall pose une écriture vraiment agréable et riche en surprises, et ça c'est une première (réussie !) dans la saga.


Autre réussite,
Le OWL est un allié qui a plusieurs fonctions : grappin, piratage, assaut, bouclier...
si ce jeu line-up de la PS4, ne réinvente pas la poudre à canon, ni les mécaniques qui régissent ce type de jeux, il faut reconnaitre que pour une fois, Guerrilla a cherché à innover (un peu) et nous proposent quelques nouveautés franchement bien vues. Je commencerai par le fait qu'on puisse porter 2 armes (celle de base est "obligatoire", la seconde peut être interchangée au besoin), des armes qui pour certaines, ont un tir alternatif. On n'avait plus vu ça depuis le premier opus et avoir un lance-grenades ou un sniper à portée de mains, c'est toujours agréable. Agréable aussi le fait de ne pas avoir un manchot sous le pad puisque notre shadow marschall peut courir un bon moment et il se rattrape automatiquement aux corniches. Après on retrouve les poncifs du genre et de la licence comme des attaques de mêlée, la possibilité de visée "à l'œil" (contrairement à beaucoup d'FPS), ainsi que des armes qui ont un sacré punch. Déjà les bruitages sont très bons, mais en plus on a un agréable feeling pad en mains. Notez au passage que le pad de la PS4 est très bon ! Loin de cette cochonnerie de DualShock 3, désormais Sony rattrape son retard sur Microsoft et offre une manette aux sticks précis, et aux gâchettes qui tombent pile poil sous les index. Et quoi de mieux que jouer à un FPS pour juger de la qualité des sticks analogiques ? Maintenant les vraies nouveautés, c'est qu'à la façon d'un Crysis, l'aventure alterne couloirs et zones ouvertes. Dans les zones ouvertes, plusieurs objectifs (parfois facultatifs) sont à réaliser, mais l'ordre est laissé à notre appréciation. De même, on peut la jouer bourrin (en rentrant dans le tas), ou jouer plus finement en contournant une faction pour mieux leur tendre un piège. Pour nous aider, l'écho-radar est une sorte de sonar qui permet d'observer par ombrage holographique, la position des ennemis, des alliés et même des points d'intérêt. C'est intéressant pour, par exemple, savoir où se trouve les ennemis avant de débouler dans une pièce, l'arme à la main. Enfin la grosse nouveauté de 4e segment, c'est avant tout le OWL, un drone "à tout faire" qui nous accompagnera tout au long du jeu. En "glissant" son doigt sur le pavé tactile, on sélectionne sa fonction, puis on presse une gâchette pour l'envoyer exécuter sa tâche.


Ainsi il
Techniquement le jeu est époustouflant ! La Next-Gen démarre fort, très fort !!
peut littéralement attaquer l'ennemi avec son minigun (d'ailleurs, il détourne très bien l'attention, ce qui nous laisse le temps de respirer et/ou d'échafauder une contre-attaque), il peut nous créer un bouclier, faire exploser une décharge électromagnétique, pirater les terminaux (sans quoi les Helgats débarquent sans interruption), il peut nous réanimer si besoin (faut dire que Rico n'est plus là pour surveiller nos arrières ^^) ou encore nous servir de tyrolienne. Oui on peut le dire, le OWL est d'une grande utilité, il facilite un peu les combats et nous seconde dans nos missions. Seul le grappin est un peu frustrant car même si son usage n'est pas scripté (comme on aurait pu le craindre), on ne peut pas s'en servir partout, nous imposant parfois de longs et inutiles détours. Dommage. Cependant il est agréable de s'apercevoir que le jeu est très varié (on ne fait jamais 2 fois la même chose !) et que la durée de vie, qui tourne autour des 10 heures selon notre façon de jouer, est dans la moyenne-haute des FPS actuels. Techniquement c'est sûr, KILLZONE Shadow Fall est le meilleur représentant de la Next-Gen ! Il est le plus beau jeu actuel (même sur Xbox One et PC) et profite d'une Full HD à 60hz (presque) constante. Déjà l'univers de KILLZONE est de plus en plus fascinant, et qui plus est, cette fois nous avons véritablement 2 ambiance diamétralement opposées avec d'un côté Vecta et de l'autre New Helgan. Et même si c'est vrai que je suis bon client niveau SF, il faut reconnaitre que le design est toujours aussi fort d'une empreinte singulière, que le développeur met de plus en plus en exergue à chaque nouvel opus. Par-dessus ça, le jeu nous offre une distance d'affichage impressionnante (c'est surtout vrai lorsqu'on est sur les toits de la ville), un aliasing très discret, des corps persistants (dont le sang s'étale selon la topographie : pas mal !) mais aussi et surtout, une réalisation à se péter la rétine ! Les modélisations sont impressionnantes (il suffit de voir comment l'eau ruisselle sur les visages, c'est impressionnant), les décors sont absolument somptueux, les effets lumineux et d'éblouissements sont certes un peu exacerbés mais se révèlent magnifiques, et les textures sont hyper détaillées.


Fini le
Si le doublage n'est pas le meilleur entendu, il reste correct. Les bruitages sont excellents et la musique souligne parfaitement l'action
bon vieux temps où de loin c'était joli, mais de près on avait des textures floues et crasseuses, la Next-Gen et sa grosse RAM nous en met plein la gueule faisant de KILLZONE le plus beau jeu actuel (oui, même plus beau que Battlefield 4 !). Seul petit bémol à tout ce bonheur : si vous fermez l'application dans l'interface de votre console (ou que vous lancez un autre jeu), Shadow Fall mettra des plombes lors de son premier chargement. Il faut dire qu'il est loin le temps des 512 pauvres Mega-Octets de RAM de la PS3, et que pour remplir les Giga-Octets de la PS4, nous avons un lecteur Blu-Ray lent et un disque dur à 5400trs, loin d'être une bête de course. Après c'est vrai, passé ce looooong chargement, le streaming fera son boulot et les loadings se feront généralement en tache de fond. Notez aussi que l'utilisation du jeu reste toujours fluide, même si vous utilisez intensivement la touche Share (pour prendre une vidéo ou des screenshots) ou si vous retournez sur l'interface de la console, histoire d'aller se balader sur le PSN et télécharger un jeu, le temps que votre colloc' revienne des toilettes. Bref, ça sent bon l'optimisation tout ça. Et quand on pense que ce ne sont pas les titres du line-up qui offrent les plus beaux jeux (car oui, les graphismes ça compte quand on se paye une console à 400€ !), on se dit que l'avenir nous réserve de bien belles surprises. Terminons comme d'habitude par la partie sonore qui, comme déjà évoqué, nous offre de très bons bruitages. Les armes ont du punch, du "coffre", ce qui donne une belle violence aux affrontements. Le casting vocal est de qualité, et on y entendra entre autre, les voix de Patrick Bethune et Julie Dumas. La synchro labiale est correcte (pas exceptionnelle, mais suffisante), quant aux musiques, elles sont de plus en plus présentes et de qualité. Les échauffourées prennent des envolées épiques, les compositions de Tyler Bates et Lorn, alternent le symphonique et l'électro avec beaucoup de justesse. Bref, une partie son qui ne déçoit pas et qui est en parfaite adéquation avec une réalisation graphique de souvent époustouflante.



S'il est Note
vrai que le pitch de départ, qui fait communier 2 factions ennemies sur une même planète, est quelque peu capilotractée, nul doute que ça a donné des idées aux scénaristes du jeu. En effet, Shadow Fall est sans doute le premier KILLZONE a posé une véritable histoire (même si on sent qu'ici, on nous pose les base d'une nouvelle trilogie) et à nous offrir un univers revisité, en plus de nous offrir (comme d'habitude) une mise en scène de grande qualité. Si le drone qui nous accompagne n'est pas révolutionnaire, il est par contre un allié de poids et offre un gameplay agréablement rafraichi. On peut dire de même de cette alternance de zone couloir à d'autres plus ouvertes, où les missions s'effectuent dans l'ordre qu'on décide. Mais là où Shadow Fall met une tarte dans la gueule, c'est bien sur la réalisation : le jeu est MA-GNI-FI-QUE ! Quand on pense qu'il est sorti moins de 2 ans après KILLZONE 3, on se demande comment les développeurs de Guerrilla ont fait pour réaliser un tel titre, tout en modifiant le gameplay. Et il est vrai qu'entre son design de folie, digne des meilleurs films de SF, ses modélisations très impressionnantes, ses "véritables" textures HD, sa distance d'affichage bluffante, ses effets de lumineux et d'éblouissements somptueux… il est clair que la baffe est Next-Gen est là, et nulle part ailleurs ! Ajoutons à ça un multi aux reins solides, un framerate constant et élevé, et très vite on conclut que KILLZONE Shadow Fall est bien la killer-ap, le premier "system seller" de la toute nouvelle PlayStation 4, une console qui ne déçoit ni dans ses performances, ni son design, ni son pad (exploit !). Bref, ce KILLZONE est bien le meilleur FPS de cette fin d'année, tous supports confondus, le plus beau jeu actuel et même le meilleur titre de lancement de la machine de Sony (mais ça, c'était pas trop dur ^^).



Les -

  • Encore un peu classique dans le fond
  • 41Go sur le disque dur !
  • Les +

  • Enfin une bonne histoire dans un KILLZONE
  • Très varié et durée de vie honorable
  • Un univers agréablement renouvelé
  • Réalisation très impressionnante !
  • Bande-son de qualité
  • Le drone de combat
  • Les maps ouvertes
  • Un multi solide

  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2013