Metro Exodus + DLCs + Complete Edition (PS4/PS5/XBO/XBSX/PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 





Metro Exodus (origine)

DLC : The Two Colonels

DLC : Sam's Story

Metro Exodus Complete Edition


Testé sur :

   

 




Les dates de sortie :

Version d'origine sur consoles : février 2019
Version d'origine sur PC : février 2019 sur Epic Games Store (en exclusivité temporaire) puis sur Steam à partir de février 2020

Enhanced Edition sur PC : mai 2021
Complete Edition sur consoles : juin 2021


Informations communes :

Développeur : 4A Games
Editeur : Deep Silver
Genre : FPS - infiltration - exploration

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : 4A Engine
Moteur physique : PhysX

Multi-joueurs : non
Abréviation : Metro 3
Titre alternatif : Metro 2035




Metro Exodux
Edition d'origine


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


Compatible avec :

 




Aussi disponible sur :

   


Sortie sur consoles : février 2019
Sortie sur PC : février 2019 sur Epic Games Store (en exclusivité temporaire) puis sur Steam à partir de février 2020

Version logicielle testée : 1.04
Difficulté :
Temps de jeu : 30 heures environ
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 52 Go
Performances : 1080p dynamique en 30 fps
Optimisation Xbox One X : 4K en 30 fps avec HDR10
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 49 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation PS4 Pro : 1440p en 30 fps
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Epic Games Store et Steam
Installation : 60 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3 Ghz
RAM : 8 Go
VIDEO : avec 2 Go de VRAM (type GeForce GTX 670 / GeForce GTX 1050 / Radeon HD 7870)
DIVERS : système d'exploitation et processeur 64-bits nécessaires





Metro Exodus
Enhanced / Complete Edition


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 

 


Compatible avec :

 


Sortie sur PC : mai 2021
Sortie sur consoles : juin 2021
Version logicielle testée : v.3.0.2.9
Difficulté :
Temps de jeu : 40 heures environ
Prix au lancement : 40€


Installation Xbox Series X

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation de base : 67 Go
DLC Two Colonels : 950 Mo
DLC Sam's Story : 6 Go
Installation finale : 75 Go
Performances : 4K en 60fps avec Ray Tracing


Installation Xbox Series S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation complète : 74 Go
Performances : 1080p en 60fps avec Ray Tracing partiel


Installation PlayStation 5

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation complète : 75 Go
Performances : 4K en 60fps avec Ray Tracing
Compatible VR : non

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Metro

Exodus

+ The Two Colonels [DLC]
+ Sam's Story [DLC]
+ Enhanced / Complete Edition


Comme nous le faisons pour certains articles (par exemple pour les tests de Cyberpunk 2077, de The Last of Us Part II ou les dossiers hardware), nous vous proposons un "chapitrage" afin d'accéder directement au contenu que vous voulez lire. Car nous avons voulu être le plus exhaustif possible, ce qui a forcément rendu ce test très long. Bien sûr on espère que vous lirez tout, mais dans le cas d'une lecture morcelée, vous accéderez plus facilement à l'endroit où vous vous êtes arrêté(e).
A l'origine, cet article date de 2019, plus ou moins à la sortie de Metro Exodus (fans de la série, nous avions acheté le jeu "day one" ^_^). Nous l'avions testé sur PC, PS4 et Xbox One. En mai 2021, une "Enhanced Edition" a vu le jour sur PC, puis en juin 2021 une "Complete Edition" est sortie spécialement pour les consoles de 9e Génération. Ainsi nous vous proposons en premier lieu le test d'origine (celui de 2019, réalisé sur les vieilles consoles), ensuite nous nous concentrerons sur les 2 DLCs narratifs du jeu (Sam's Story et The Two Colonels) pour enfin finir avec la Enhanced puis la Complete Edition, qui contient à la fois les DLCs ainsi que la mise à jour technique et graphique dédiée aux PlayStation 5 et Xbox Series. Ce test nous a demandé un long travail de rédaction et nous espérons qu'il vous plaira. ^__^


01 - Metro Exodus (édition d'origine) - Le test
02 - Metro Exodus (édition d'origine) - La conclusion

03 - Metro Exodus : le DLC The Two Colonels
04 - Metro Exodus : le DLC Sam's Story

05 - Metro Exodus : Enhanced / Complete Edition - Le test
06 - Metro Exodus : Enhanced / Complete Edition - La conclusion

07 - Viewer d'images




Metro Exodus
Edition d'origine


   

   
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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Informations détaillées :

Date de sortie : février 2019
Difficulté :
Temps de jeu : 30 heures environ
Prix au lancement : 60/70€




Le développement
Metro Exodus fait suite aux jeux Metro 2033 et Last Light, ainsi qu'au livre Metro 2035
de Metro Exodus a débuté en 2014, suite à la parution de Metro Redux, la compilation des Metro 2033 Redux et Metro Last Light Redux, à savoir les versions remasterisées et peaufinées des titres sortis initialement en 2010 et 2013. Exodus est la suite directe de ces 2 opus-là, en reprenant avec plus ou moins de fidélité les écrits de Dmitry Glukhovsky (on peut aussi l'écrire Dmitri Gloukhovski... en clair personne ne sait comment on écrit correctement le nom de cet homme-là ^^), auteur des livres Metro 2033, 2034, 2035... Avant que je ne commence à vous parler du jeu en lui-même, on va revenir un instant sur ce qui a fait l'actualité du titre avant et pendant sa sortie, à commencer par le fait que Metro Exodus est l'un des fer-de-lance de la technologie Ray-Tracing, implantée en grande pompe par nVidia dans ses cartes graphiques GeForce RTX (des cartes au rapport performances/prix discutable soit dit en passant). Avec Shadow of the Tomb Raider et Battlefield V, ce 3e opus de Metro est donc l'un des meilleurs faire-valoir de cette technologie qui (pour l'instant) peine à séduire et à se démocratiser.
L'autre sujet, c'est que le jeu était à l'origine prévu pour sortir sur Steam (quoi de plus normal me direz-vous, vu que Steam est la plate-forme incontournable du gamer PC) et pourtant, sans crier gare, Deep Silver (l'éditeur) a décidé au tout dernier moment, de proposer le jeu (en exclusivité temporaire d'un an) sur la nouvelle plate-forme qui fait beaucoup parler d'elle depuis quelques temps, j'ai nommé l'Epic Game Store. Si les précommandes ont été assurés, une grosse vague de mécontentement s'est levée (allant jusqu'au bashing du jeu et de ses prédécesseurs, par puérile contestation de l'anonyme internaute bien caché derrière son écran) et a marqué l'acte 1 de cette guerre qui oppose Steam et ses millions d'utilisateurs satisfaits, à l'Epic Game Store, le petit nouveau qui reverse plus de fric aux éditeurs... mais qui nous fait nos jeux au même prix, le tout sur une plate-forme qui n'en est qu'aux balbutiements de son développement.




Avant de coller un sticker, on voit bien que les éditions physiques
sur PC étaient à l'origine prévues pour Steam...



3 minutes... c'est fou comme ça peut être long !


Autre point,
Le jeu est composé de plusieurs chapitres, notamment 2 qui offrent des maps immenses et totalement ouvertes... cependant Metro Exodus n'est pas un vrai jeu open world pour autant
si jusque-là 4A Games (le développeur) était allé tranquille sur les mises à jour de ses précédents jeux, désormais il se lâche et nous propose des patches accusant un gros cul sur la balance. En effet, le patch 1.02 pesait pas moins de 3,48 Go (!), c'est assez conséquent bien que finalement pas si rare depuis cette génération, quand le patch 1.03 pesait à peine 48 Mo... Là on se dit de suite que ce fut le patch visant à corriger le patch (vous suivez ?). Le dernier en date (du moins celui sur lequel nous avons testé le jeu) est le 1.04 et lui assume une rondelette tare de 2,53 Go, ce qui fait beaucoup de correctifs, à croire que le jeu est sorti sans le moindre affinage (nous avons fait un pré-test en version 1.02, tout semblait fonctionner correctement, comme quoi les patches sont de plus en plus obscurs sur leur utilité). Enfin sachez que sur consoles, le bon vieux temps où on installait une partie des données pour ensuite lancer son jeu et laisser le reste s'installer tranquillement pendant qu'on profitait déjà de son titre, semble désormais révolu ! Vous l'aurez compris, une fois encore (et ce même sur PS4) il faudra entièrement installer le jeu sur le disque dur, sans doute parce que la console décompressera les données et surtout parce que le disque dur est très sollicité par le jeu. Il est d'ailleurs étonnant que ça prenne tant de temps, quand on voit que l'installation de base (en version 1.0 donc) tourne autour des 50 Go... ce qui n'a rien d'exceptionnel de nos jours (sauf si on le compare à Metro Redux et son installation d'à peine 14 Go alors qu'il comporte 2 jeux complets incluant tous les DLCs... mais avouons-le, techniquement Redux et Exodus n'ont rien à voir).
Et puisqu'on y est, finissons le boulot (après c'est juré, on commence le test à proprement parlé), les temps de chargement sont longs, très longs, trop longs ! Si bien sûr les SSD des PC derniers cris s'en sortent avec les honneurs, sachez qu'à contrario nos vieilles consoles et leurs disques durs mous-du-genoux vont vous faire patienter de très longs instants devant un écran fixe. Le premier chargement dure environ 3 minutes (vous avez bien lu : 3 putains d'interminables minutes !! OO") et lorsqu'on perd, le chargement du dernier checkpoint oscille autour de la minute. Autant vous dire que lorsqu'on se fait trucider, on s'en mord les doigts et on se sent vraiment "puni" d'avoir visiblement mal joué. Il est clair que les développeurs accusent un sérieux manque d'optimisation de ce côté-là et la dernière mise à jour n'a absolument pas réglé le problème.



La traversée russe...


Maintenant que
Traverser la Russie à bord de l'Aurora prendra du temps, ainsi nous verrons les 4 saisons au cours d'une année entière
j'ai bien râlé sur le pire défaut du jeu (oui, il y en a d'autres mais ils sont moindres et je vous rassure, j'ai beaucoup apprécié ce Metro Exodus... même si pour le coup ça ne s'est pas encore vu ^_^ ), l'histoire se situe en 2036, peu après les événements de Metro 2035 (le livre). Artyom et d'autres membres de l'Ordre quittent les tunnels de Moscou pour la Russie post-apocalyptique en quête d'une nouvelle vie, direction l'Est, tandis que des milliers de personnes continuent de survivre dans les souterrains de la capitale russe. Le voyage se fait à bord de l'Aurora, une locomotive où réside le groupe de Rangers appartenant à l'Ordre de Sparte (celui mené par Melnik, le Colonel régissant D6, le principal refuge du Metro), le but étant de parcourir les zones hors villes, dans un monde semi-ouvert. On y incarne encore une fois Artyom (héros des Metro 2033 et Last Light), ce dernier étant accompagné par les Rangers, ainsi que de sa femme Anna. A noter que j'ai été surpris qu'on rejoue encore une fois Artyom puisque l'épilogue de l'opus Last Light suggérait qu'il mourrait à la fin de cette aventure... la zone d'ombre temporelle étant que dans cette vidéo Anna parle à son enfant, alors que dans Exodus elle n'est même pas enceinte. On peut alors supposer que l'épilogue du Last Light se situe bien après l'aventure proposée par Exodus, ou alors qu'étant donné le passif affectif qu'ont les joueurs pour Artyom, il valait mieux ne pas en changer (après tout Artyom est à Metro ce que Lara Croft est à Tomb Raider, Gordon Freeman à Half-Life, Kratos à God of War ou John-117 à Halo).
Vous l'aurez donc compris, le jeu se déroule en monde semi-ouvert, ce qui tranche assez radicalement avec les 2 précédents épisodes, qui étaient extrêmement linéaires. L'aventure se déroule en plusieurs phases : il y a d'abord une longue phase de prologue qui se déroule à Moscou, en partie dans le Metro, puis c'est l'éxode en extérieur. Le scénario nous imposera de prendre le train et de quitter la capitale, en vue de rencontrer le Haut Commandement et le Gouvernement, visiblement toujours en place. Ainsi de Moscou nous traverserons la Volga, puis Iamantaou, La Caspienne... après avoir passé 20 ans dans les sous-terrains du métro, c'est sûr, les personnages vont enfin voir du pays, ce qui prendra (dans le jeu) plus d'un an, en traversant ainsi les saisons.



Le Metro à l'heure de l'open-world


Si l'aventure
La vidéo d'intro est vraiment sublime ! La cinématique de prologue est pas mal non plus...
comporte encore quelques passages linéaires (comme le prologue par exemple), le jeu nous propose en réalité plusieurs grandes maps, notamment 2 qui sont vraiment vastes et réellement open-world (le cas des autres est un peu différent). La première grande map est au beau milieu des marécages en plein hiver russe (la Volga), la suivante se déroule des mois plus tard, en plein été et au milieu d'un désert (les 2 ambiances sont radicalement opposées). Dans chaque zone on peut réaliser diverses missions, explorer les lieux de fond en comble, le tout dans des cartes ouvertes mais non reliées les unes aux autres. En fait, une fois les missions accomplies et la zone explorée, on remonte à bord du train pour finalement poser ses bottes plus loin. Ainsi les développeurs (de leur propre aveu) ont mieux maîtrisé la narration, l'évolution du personnage ainsi que l'ordre des missions et des zones à visiter, plutôt que nous offrir une immense map à explorer dès le début, comme c'est le cas dans Far Cry 3 par exemple. C'est un point de vue car Ubisoft arrive très bien à maîtriser sa narration, l'évolution des personnages et de ses missions, le tout dans un univers 100% ouvert... mais on ne va pas débattre de ça ici, le changement des saisons confortant le choix des développeurs.
Par contre ce qui est plus contestable, c'est que les missions ne sont pas découpées et sélectionnables. J'entends par là qu'il n'y a toujours qu'une seule mission principale, et les missions secondaires se limitent toujours à récupérer un objet pour un PNJ. En somme vous êtes libre d'aller où bon vous semble mais au final, ce monde ouvert est très mal exploité et mine de rien, il ne sert pas à grand chose de tout fouiller tout de suite, à part assouvir sa curiosité. De même, la carte est assez peu lisible et on ne peut ni se déplacer rapidement (ce qui aurait été bien pratique par moment), ni placer manuellement le moindre marqueur (heureusement il nous reste la boussole pour nous indiquer le chemin à suivre). Au final, même si la nouvelle formule de Metro fonctionne, on reste loin des possibilités et de l'ouverture d'un Far Cry, d'un Assassin's Creed ou d'un Horizon.



J'invoque une "motion de capture"


Puisqu'on parle
La narration n'est pas mauvaise mais la vue 100% FPS n'est pas idéale...
de narration, 4A Games n'a jamais été un génie de la mise en scène, même si, avouons-le, Metro : Last Light nous a offert quelques bonnes surprises en termes d'écriture. Pour Exodus, les développeurs nous proposent en guise d'ouverture une magnifique vidéo en images de synthèses, où neige et cendres se mêlent d'une façon quasi poétique. Une bien belle mise en bouche qui, tout de suite, nous met dans une ambiance sans pareille. Au lancement de l'aventure, une nouvelle intro (plus modeste cette fois) fera un rapide résumé de l'histoire de Metro, allant du jour 1 de l'Apocalypse, à la guerre finale pour sauver D6. Cette seconde intro est artistiquement intéressante (on voit le temps défiler à bord d'une rame de métro) et résume, dans les grandes lignes, les aventures vécues dans Metro 2033 et Last Light. Ensuite 4A Games propose ce qu'il a toujours fait, à savoir que chaque loading s'accompagne d'un récit conté par Artyom et en plein jeu, nous avons des cut-scènes gérées en temps réel, essentiellement vues des yeux du héros. Ces dernières sont naturellement les plus travaillées du studio, elles sont d'ailleurs bien plus nombreuses qu'autrefois.
On note également que les modélisations sont nettement plus détaillées car c'est un fait, dans Metro 2033 et Last Light, tous les personnages sont moches à pleurer ! Pas un seul ne sort du lot, sans parler de tous ces PNJs clonés jusqu'à l'infini. Désormais les modélisations ont fait un bond fulgurant en avant : fini les clones (du moins autant que faire se peut), les personnages principaux et secondaires ont leur caractère propre ainsi qu'un design unique et pas mal travaillé. Sans parler qu'en plus de ça, les visages sont plus expressifs, plus détaillés et plus "beaux" que précédemment. La reine du bal étant bien entendu Anna (la femme d'Artyom), qui est devenue une (très) jolie femme, un personnage attachant comme on en voit rarement. Malheureusement, étant donné que 4A Games reste un studio assez modeste, il n'y a pas eu de motion-capture et à une époque où presque tous les AAA en usent et en abusent... et bien ça se voit ! Résultat les expressions faciales sont souvent à côté de la plaque et les animations sont robotisées au possible. C'est dommage car après tant d'efforts, ils échouent à nous proposer une mise en scène de qualité, d'autant plus que les cut-scènes vues des yeux du héros sont rarement les meilleures...





On sent une nette évolution dans la modélisation des personnages comme
ici avec Anna (sans doute le meilleur exemple possible) issue de
l'épisode Last Light (à gauche) et Exodus (à droite). Idem
pour Melnik (ci-dessous) - cliquez pour agrandir





Parlez, parlez dans l'Artyophone...


Côté doublage,
Malgré toute l'affection que j'ai pour Artyom, voir ce con ne jamais répondre quand on lui parle, ça m'afflige !!
Melnik a retrouvé sa voix de toujours, à savoir celle de José Luccioni (la voix officielle d'Al Pacino), on retrouve également de grands noms du doublage français comme David Krüger (la voix de Chris Pratt, Shemar Moore et Dwayne Johnson), Daniel Beretta (la voix d'Arnold Schwarzenegger), Antoine Tomé (le Colonel Lambert dans les divers Splinter Cell) et Patrick Borg (la voix francophone de David Boreanaz, qui officie dans un nombre incalculable de films, séries et jeux vidéos). Quant à Artyom, il est une nouvelle fois doublé par Cyrille Monge (une voix qu'on ne présente plus... bon aller, c'est celle de Joël dans The Last of Us). Nous parlions des défauts de la narration et bien un pan entier que 4A Games aurait dû rectifier, c'est justement le traitement d'Artyom, ses réactions (ou plutôt ses "non réaction" devrais-je dire) et son doublage. En effet, dans Metro 2033 et Last Light, Artyom était semi-aphone, à savoir qu'il ne répondait jamais à ses allocutaires mais se permettait malgré tout de faire ses commentaires lors des pages de loading. Et bien devinez quoi ? Rien n'a changé !! Et oui, en 2019, on se retrouve avec un héros qui a vraisemblablement une voix (d'ailleurs on écoutera attentivement ce qu'il aura à dire tant les chargements peuvent être insupportablement longs) mais qui ne la fait jamais entendre à ses interlocuteurs, pas même à sa femme.
D'ailleurs Anna a tendance à être un peu mièvre, et comme l'autre badaud ne daigne pas ouvrir la bouche lorsqu'on lui parle, nous faisons un inévitable bon de 15 ans en arrière, lorsqu'on jouait Gordon Freeman dans Half-Life² et que ce dernier s'évertuait à ne pas répondre à Alyx Vance. Sauf qu'en 2019, c'est juste affligeant de voir ça ! D'autant plus qu'il en a une, de voix (ce con !). Non vraiment je ne comprends pas pourquoi, pour la 3e fois, le studio continue sur une voie qui ne fonctionne pas. Qu'ils n'utilisent pas de motion-capture, ça je peux le comprendre (le manque de moyens sans doute) mais un héros aphone, dans la plus absurde des traditions, ça non, je ne peux pas le cautionner. Quant à la synchro labiale, ma foi on peut dire qu'elle est très correcte (parfois elle fait n'importe quoi, mais ça reste occasionnel) et pour ce qui est des notes que notre héros trouvait en chemin, et qui racontaient le fond de ses pensées de la façon la plus loufoque possible... fort heureusement 4A Games a enfin compris que c'était débile. Désormais Artyom récupère des notes laissées par d'autres, ce qui étayera un peu le fond du scénario... comme ça se fait dans bien des jeux.



Crafteur un jour, crafteur toujours...


Bien que la
Bidouiller son matos, explorer et crafter tout ce qui passe sont toujours au centre du gameplay
narration soit largement perfectible, les jeux Metro ont par contre toujours brillé pour leur gameplay. Exodus favorise à nouveau l'infiltration, et ne doit pas être perçu comme un FPS pur et dur car les munitions restent rares, la santé fragile et la discrétion est toujours plus gratifiante. Sans entrer dans les travers d'un jeu uniquement orienté vers l'infiltration, à minima Metro Exodus nous pousse à évoluer lentement, à crafter le moindre objet, à tuer en silence et comme toujours, à bien explorer les lieux. Les différences avec les anciens opus se font finalement sur le fond puisque les balles de qualité militaire ne seront plus la monnaie du jeu (et vous allez vite comprendre pourquoi) et surtout que les zones, en parcelles de monde ouvert, sont désormais nettement plus vastes. S'il est toujours possible de ramasser n'importe qu'elle arme croisée en chemin, dorénavant l'ami aphone récupérera tout un tas d'objets (ainsi que les pièces détachées d'armes) qui lui serviront dans les ateliers (on peut confectionner quelques babioles sur place mais ça reste très limité). Les ateliers, disséminés sur les maps ou dans le train (véritable hub de cette aventure) permettront de confectionner des kits de soins, des filtres pour le masque à gaz (de réparer ce dernier), de confectionner des armes secondaires (couteaux de lancé, grenades, molotov) ainsi que d'améliorer ses armes et de les nettoyer.
Passer un coup de polish sur sa cracheuse de plomb aura l'avantage qu'elle sera plus efficace au combat, sans quoi sa cadence de tir sera plus faible, elle s'enrayera et sa précision en sera affecté (comme on l'a déjà vu dans d'autres jeux tels que Far Cry 2). Voilà pourquoi il n'y a pas de système monétaire dans ce 3e opus, puisqu'Artyom confectionnera tout de ses petites mains bosselées et velues. Par contre il est vraiment dommage que cet épisode ne se soit pas totalement inspiré de Far Cry car ça manque cruellement d'un leveling (notre personnage n'évolue pas de toute l'aventure) et il aurait été très agréable de pouvoir débloquer de nouvelles facultés et surtout, une plus grosse besace. Car très vite, on nous limite dans le crafting : une fois "plein" on ne ramasse plus rien et c'est extrêmement frustrant ! Notez enfin qu'Artyom ramassera également des éléments d'armes en vue de customiser son équipement et ses pétoires, des armes qui (bien que limitées à 3) peuvent être échangées à volonté dans le train.



Artyom aux mains d'argent


Ensuite on
Malgré ses cartes parfois plus ouvertes, le gameplay n'a pas beaucoup changé et c'est tant mieux !
retrouve tout le plaisir de jouer à un jeu Metro avec un gameplay et une prise en mains qui n'a pas beaucoup bougé au fil du temps (en fait, elle est sensiblement identique à celle de la compilation Redux). On a bien quelques QTEs (qui peuvent être largement facilitées si l'exercice vous gonfle, pour ça il suffit de faire un tour dans les options) ou encore le fait de lancer un leurre pour détourner l'attention d'un garde (oui, comme dans Far Cry). A part ça on retrouve le plaisir d'une progression lente, d'une exploration toujours aussi agréable, ces pérégrinations en milieu hostile (tantôt irradié, tantôt infesté de monstres, parfois les 2) ou encore ces excellentes sensations l'arme à la main, même dans le cas des plus faibles (comme le fusil pneumatique).
Depuis tout à l'heure, je fais souvent la relation entre Metro Exodus et les Far Cry récents (à partir du 3e opus) et ce n'est évidemment pas anodin. Si pour beaucoup les jeux d'Ubisoft ne sont que des copiers-collers sans profondeur, ici à GRAVITORBOX on a une très bonne appréciation de la série. Certes on constate effectivement les tares et l'utilisation facile d'un même squelette afin de sortir à moindre frais une nouvelle itération (résultat, les notes chutent à chaque épisode, preuve qu'Ubisoft devrait sérieusement réfléchir à renouveler sa formule) mais il est parfaitement clair que 4A Games s'est inspiré du studio franco-canadien pour concevoir son jeu. Ainsi après les armes qui se salissent, les leurres visant à détourner l'attention des gardes, les ateliers qui rappellent sans mal l'aspect confection, sachez que Metro Exodus se pare également de l'un des pires défauts de son homologue, à savoir qu'une même touche sert à la fois à piller et à changer d'arme. Alors certes ce n'est qu'un petit défaut (bien que depuis Far Cry 3 je peste copieusement envers ça, et qu'après successivement les épisodes Blood Dragon, 4, 5 et New Dawn... rien à changé !) mais ils auraient pu simplement décaler la fonction d'une touche afin d'éviter le plagiat et les irritations qui en découlent. De même, le jeu impose diverses manipulations : appui court, appui long, combinaison de touches... tout ceci est loin d'être intuitif (on s'emmêle vite les pinceaux !) et un bon vieux menu radial aurait largement simplifier les choses.



Metro : Shadow of Chernobyl


A côté de ça,
On retrouve bien cette alternance d'ambiance comme ici, avec une atmosphère plus lourde, quasi empreinte de survival horror
le développeur ukrainien a aussi eu d'excellentes idées comme ce plancher un brin pourri qui peut céder sous notre poids, ou encore ces mercenaires qui finissent par rendre les armes, mains en l'air, sentant que le combat ne tournait de toute façon pas à leur avantage (auquel cas on peut assommer ou tuer l'ennemi, ce qui peut influencer la façon dont les autres PNJs vous perçoivent). D'ailleurs il y a un réel soucis du détail dans le jeu, comme cette très belle buée qui se forme sur la visière lorsque notre héros respire dans son masque à gaz ou encore ce cycle jour/nuit plutôt bien retranscrit (voilà pourquoi la montre d'Artyom affiche désormais l'heure "in game" et non plus l'heure réelle), ce qui permet d'explorer les zones de jour (il y a plus d'ennemis "humains") ou de nuit (l'infiltration est plus simple mais il y a plus de mutants). Pour passer le temps, on peut dormir, ce qui rappelle encore une fois Far Cry, et qui permet de recouvrer sa santé. Malheureusement cet aspect consciencieux joue aussi en sa défaveur. Le meilleur exemple que j'ai, c'est ce rythme de marche qui est très variable. Qu'on soit freiné par des toiles d'araignées géantes, je veux bien, seulement Artyom passe son temps à "ralentir la cadence" au moindre prétexte (mais jamais lorsqu'on monte une côte !), ce qui s'avère un poil pénible à la longue. Ceci dit, on sent bien qu'un réel soucis du détail a été réalisé d'un point de vue technique, afin de conforter au mieux le réalisme du jeu (c'est juste que parfois, ça ne lui rend pas service).
Et bien nous y voilà, parlons à présent de la réalisation de ce 3e opus de Metro. Tournant sur le valeureux 4A Engine, qu'on connaît depuis 2010 et la sortie de Metro 2033, il faut savoir que le studio a été formé par d'anciens développeurs de GSC Game World, un vieux studio (1994) que j'ai connu grâce à Codename Outbreak (2001) mais dont le succès est surtout intervenu à partir de S.T.A.L.K.E.R : Shadow of Chernobyl (2007), dont on attend fébrilement la suite. Si je vois clairement les liens qu'emprunte Metro Exodus avec Far Cry, de l'aveu même des développeurs, ce 3e chapitre est surtout inspiré par S.T.A.L.K.E.R. Le 4A Engine a donc été créé par le studio spécialement pour Metro 2033 et au fil du temps, il a su s'améliorer en apportant la Tesselation, le HDR, l'ajout du moteur PhysX ou encore le support des processeurs multi-coeurs. Tout ça pour dire que si à la sortie d'Exodus le moteur graphique a officiellement 9 ans, tel un enfant il n'a jamais cessé d'évoluer et de se perfectionner. Nous l'avons vu, Metro Exodus fait parti des premiers titres à utiliser la technologie Ray Tracing donc il est clair que la version PC a été chouchouté, le cas de l'Epic Game Store étant hors sujet dans l'aspect technique du jeu.



Un 4A Engine sous stéroïdes


Evidemment,
Les modélisations ont fait un sérieux bond en avant...
sur PC le framerate est débloqué (atteignant ainsi le sacro-saint 60 fps qui fait tant mouiller les amoureux de l'image par seconde) mais côté consoles, quelque soit le modèle, nous sommes limités à 30 fps (oui, même sur One X). On notera par ailleurs qu'hormis la Switch, c'est bien la Xbox One "classique" qui est encore une fois le parent-pauvre de la génération avec un affichage en 1080p dynamique, qui au besoin descend en dessous des 900p. La PS4 affiche un stable 1080p natif, quand la PS4 Pro profite de graphismes améliorés en 1440p. Evidemment, à part le PC (et encore, il faut du bon matos), la bête de course est encore une fois la Xbox One X qui affiche du 4K natif, avec en plus du HDR10 et des graphismes affinés. Ceci dit, comme tout le monde n'a pas un PC de l'espace équipé des derniers Core i7/i9 avec GeForce RTX ou d'une Xbox One X, sachez que malgré tout le jeu se défend très bien sur les consoles classiques. On se souvient encore de Metro 2033 et Last Light pour ses décors et son ambiance anxiogène, et bien ici tout est décuplé, à croire que le jeu tourne sur un tout nouveau et surpuissant moteur graphique ! Et pourtant, pas de CryEngine, pas de Unreal Engine 4 et encore moins de Unity, ce bon vieux 4A Engine est sous stéroïdes et sort ses tripes. C'est même difficile de croire que les épisodes Redux et celui-ci tournent sur la même base !
Dans le détail, les décors extérieurs sont absolument magnifiques, la distance d'affichage est excellente, les effets sont superbes... en somme la direction artistique est impressionnante et l'atmosphère est tout bonnement incroyable ! Des zones gelées des steppes russes aux usines désaffectées par l'homme mais infestées de mutants, jusqu'à ces cavernes à la fois humides, sombres et inquiétantes, le titre de 4A Games marque un pas en avant en matière de réalisation. D'ailleurs l'ambiance est toujours aussi soignée car nous n'arpentons pas uniquement des zones extérieures, on retrouve aussi ces zones cloisonnées particulièrement étouffantes, où le danger guette à chaque recoin. En résumé, le studio ukrainien maîtrise plus que jamais son sujet en nous offrant un univers particulièrement soigné, piqué d'un soupçon de radiation afin d'offrir une ambiance sans pareille, à la fois mélancolique et un peu déprimante par moment (avouons-le), qui caractérise à merveille ce que pourrait devenir notre monde suite à un hiver nucléaire.




Comparatif entre les versions PS4 Pro (à gauche) et Xbox One X (à droite)
(cliquez pour agrandir)




Max RAGE & Mad


A signaler que
Ce sont surtout les décors qui profitent au mieux de l'avancée technologique avec des panoramas bien souvent magnifiques !!
l'aventure se déroule en plusieurs temps et si la première partie se passe en hiver, une fois qu'on quitte la première grande map, nous arrivons dans un désert, en plein été, et croyez-moi, l'ambiance n'est plus du tout la même. D'ailleurs étrangement ça ne ressemble plus vraiment à Metro : entre les véhicules trafiqués, les installations modifiées avec des bouts de ferraille, tout ce sable, ces mutants qui se camouflent de façon tout à fait originale et ce soleil qui cogne sur nos têtes... on est plus proche d'un Mad Max (le film) ou d'un RAGE (le jeu), que d'un Metro. Alors certes ça diversifie énormément l'aventure et ça change du froid moscovite, maintenant je dirai que les terres arides ne sied pas parfaitement au titre et à la licence, et une fois arrivé sur cette map, l'ambiance change et pas en mieux (même si je vous rassure, ça reste intéressant à parcourir). Suite à cette 2e grande et open-world map, le jeu devient plus dirigiste, plus cloisonné mais soigne d'autant plus son ambiance. Sur une map plus modeste et avec un parcours plus linéaire, Artyom traverse une luxuriante forêt par une nuit de pleine lune, et ce en plein automne. Superbe et ennivrant de beauté... La fin de l'aventure, quant à elle, voit le retour du froid en pleine ville : une sympathique piqûre de rappel au début du jeu (voire même aux anciens opus).
Terminons ce test par la partie sonore, dont les compositions d'Oleksii Omelchuk (inconnu chez nous) posent une ambiance sympathique, à défaut d'être vraiment marquante. Personnellement, j'aurai vraiment apprécié d'avoir des musiques plus dans des tons "post apo", avec des thèmes à la guitare sèche et quelques mélopées au violon/violoncelle, car là pour le coup, on aurait senti le poids d'une atmosphère désespérée et mélancolique, occasionnée par les retombées atomiques. Au lieu de ça, elle se fait discrète, trop discrète (je dirai même rare), en plus d'être tout sauf poignante. Bien sûr il y a quelques exceptions comme la musique d'intro ou les tous derniers instants de jeu où les compositions sont vraiment magnifiques... Autre détail, à l'image de ses 2 prédécesseurs, Exodus accuse également un "retard aux bruitages" à savoir que parfois (surtout suite à un loading) le premier coup de feu tiré ne retentira qu'une seconde après, comme si le jeu avait "oublié" de charger en mémoire le fichier audio correspondant. Ce bug était déjà présent dans les 2 précédents opus et je vois que le problème n'est toujours pas réglé. Ça fait quand même un peu tâche. A part ça, 4A Games sait de quoi il parle en matière de qualité et de dynamisme des armes, puisque ces dernières sont particulièrement percutantes, ce qui fait bien plaisir et dynamise efficacement l'action, tout en nous changeant de ces jeux aux armes mollasses qui ne rendent pas du tout hommage à la violence parfois exacerbée des combats.



On aura Note


attendu presque 5 ans la sortie de ce Metro Exodus (6 ans si on compte depuis Metro : Last Light) et l'attente n'aura pas été vaine. Fer de lance d'un Ray Tracing voué à se démocratiser, ce 3e opus des aventures d'Artyom est un FPS pluridisciplinaire au rythme assez lent mais à l'ambiance particulièrement soignée. Malheureusement le résultat final n'est pas parfait comme ce héros qui sait toujours nous narrer ses pensées mais qui est incapable de dialoguer en jeu (les héros aphones, je trouve ça stupide !), ces modélisations de très bonne qualité (bel effort là dessus) mais aux animations robotisées (faute de motion-capture) entraînant par la même une mise en scène datée (le 100% vue subjective n'ayant jamais été la meilleure formule pour les cinématiques) alors même que les 2 intros du jeu sont vraiment superbes. Le titre accuse toujours quelques défauts techniques (comme ces bruitages qui arrivent "en retard") mais aussi et surtout des loadings affreusement ennuyeux, notamment le tout premier qui dure 3 interminables minutes (ça ne manquerait pas d'un peu d'optimisation tout ça ?). Le Metro parfait n'est pas encore là, même si avouons-le, à l'image de ces prédécesseurs, il est très agréable à jouer.

Car malgré son ouverture au semi open-world, le jeu ne perd pas ce qui fait son identité à savoir l'exploration, le crafting, une action qui sait se montrer grisante, une infiltration travaillée (et même recommandée), le tout porté par un bon gameplay très inspiré des Far Cry récents, mais aussi et surtout une ambiance unique. Ajoutons à ça une réalisation particulièrement flatteuse (à hauteur des capacités du support sur lequel vous jouerez, attendons-nous bien) et tout le plaisir de retrouver Artyom et son univers irradié (faut dire qu'il nous a manqué depuis Metro Redux). Metro Exodus est donc le résultat du savoir-faire ukrainien, peut-être pas le meilleur FPS aux multiples orientations qu'on connaisse, et pourtant, il reste un jeu assez atypique et particulièrement accrocheur. Exodus est l'épisode le plus long et le plus abouti de la licence, on apprécie l'énorme bond technologique, ainsi que sa grosse dure de vie (bien plus de 30 heures si vous prenez le temps de "bien jouer"). Espérons que les gars de 4A Games soient déjà au travail sur une suite car j'affectionne tendrement les aventures d'Artyom et je l'espère de tout coeur, la prochaine itération sera cette fois exempte du moindre défaut. En attendant, si Resident Evil 2 était le gros titre du côté des survival-horror, Metro Exodus est sans conteste le plus gros (et le meilleur !) FPS de ce début d'année 2019...



Les -

  • Artyom, ce personnage qui a une voix mais qui refuse de la faire entendre à ses interlocuteurs... affligeant :(
  • Animations robotisées et vue subjective qui ne favorise pas la narration
  • Le premier chargement dure 3 INTERMINABLES MINUTES !!
  • De gros patches de plusieurs Giga-Octets (jeu pas fini ?)
  • Musiques trop en retrait


  • Les +

  • Selon nos agissements, on peut obtenir 2 fins diamétralement différentes. Une bonne manière de nous inciter à jouer au moins 2 fois
  • Une mission finale angoissante, éprouvante, qui prend aux tripes et qui enchaine sur un très bel épilogue
  • L'ambiance : parfois suffocante, parfois mélancolique
  • Les versions Xbox One X et PC sous GeForce RTX
  • La qualité impressionnante des graphismes
  • Un monde semi ouvert plutôt bien construit
  • Mise en scène plus travaillée qu'autrefois...
  • Le feeling des armes et leur customisation
  • D'excellents bruitages (surtout les armes)
  • Le gameplay, toujours aussi agréable
  • Un réel et bénéfique soucis du détail
  • L'impressionnante vidéo d'intro
  • Très bonne durée de vie




  • The Two Colonels




    Note


    Informations détaillées :

    Date de sortie : aout 2019
    Difficulté :
    Temps de jeu : 3 à 4 heures environ
    Prix au lancement : 7€




    Avant de dire
    Dans ce premier DLC nous allons enfin comprendre où est passé Melnik dans les dernières heures de l'aventure principale
    quoique ce soit sur ce premier DLC de l'excellent Metro Exodus, j'aimerai que vous vous souveniez des DLCs du non-moins bon Metro : Last Light. J'ai beau adorer ce second épisode, il faut reconnaitre que les nombreux DLCs sortis peu après n'étaient pas de très bonne qualité. Les contenus n'étaient pas très chers certes (environ 5€ pièce) mais ils étaient nombreux et d'un intérêt très variable. Heureusement, la sortie de Metro Redux a compilé le tout, ce qui a permis de faire perdurer l'expérience Metro : Last Light, avec la meilleure version possible et tout le contenu débloqué... exactement comme la Complete Edition le fait pour Metro Exodus. A la sortie de ce dernier, en février 2019, on pouvait déjà acheter un "Expansion Pass", vendu 15€ et qui promettait la venue prochaine de 2 DLCs narratifs. Me souvenant de mon expérience sur les DLCs de Last Light, j'ai préféré être méfiant et attendre les premiers retours, ou du moins une substantielle promotion. Sachez qu'en prenant l'Expansion Pass vous gagnez 2€ sur l'achat des 2 DLCs séparément, et que ce même contenu était inclus dans l'édition Gold de Metro Exodus. Finalement le contenu habilement nommé "The Two Colonels" est sorti en aout 2019 au prix de seulement 7€. Premier point, il est agréable de voir que ce DLC n'a vu le jour que 6 mois après l'aventure principale. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'ainsi on sent bien que les développeurs n'ont pas amputé le contenu du jeu d'origine, pour mieux nous le vendre à prix d'or ! Car oui, même si ça fait des années, j'ai encore en travers le coup de BioWare et son DLC Surgi des Cendres, qui se foutait bien de notre gueule... Même si je me doute qu'un tel contenu n'a pas été développé en seulement 6 mois (encore que), de toute façon à l'image des DLCs de Last Light, on n'y joue pas Artyom.
    Si vous vous êtes toujours demandé ce que faisait Melnik dans le laps de temps où on le laisse avec Kiril (l'enfant) et le moment où il retrouve Artyom et lui sauve la vie à la toute fin du jeu... et bien la réponse est ici ! En effet, dans The Two Colonels (qu'on traduit simplement par "Les 2 Colonels"), on suit les aventures du colonel Khlebnikov, durant les derniers mois de Novossibirsk. Si le nom du protagoniste vous dit quelque chose, et le lieu aussi, c'est normal : le colonel Khlebnikov est le père du petit garçon (Kiril) qu'Artyom recueille à la fin du jeu principal, celui-là même qui nous aide dans les tous derniers instants. Dans cette histoire, le colonel Melnik va retracer le parcours de son confrère (d'où le titre de ce contenu), ce qui m'a assez rapidement fait penser à Halo 3 ODST dans le procédé.



    Faut tout cramer camarade !


    Le colonel Khlebnikov
    Très narratif, cette aventure inédite se compose de plusieurs chapitres s'étalant sur plusieurs mois
    est un éminent membre de l'OSKOM et son périple se déroule sur plusieurs mois, dans plusieurs lieux et au sein de plusieurs chapitres. Très narratif, le jeu propose beaucoup de cinématiques et de scènes de dialogues, afin d'approfondir au mieux cette parcelle d'histoire. L'histoire justement, se situe dans le métro, à la station Novossibirsk, celle-là même qu'on traversera avec Artyom, accompagné (pendant un temps) de bô-papa Melnik. Si vous vous êtes demandé ce qui s'était passé dans ces tunnels, pourquoi tout le monde est mort et pourquoi Kiril s'est retrouvé seul au monde... les réponses sont ici. En effet, à l'image d'Halo 3 ODST, nous verrons Melnik (que nous ne jouerons pas non plus) retracer l'histoire de Khlebnikov, les raisons de l'émeute et la violence de ces affrontements fratricides. Ainsi donc, dans une partie de ce contenu, nous traverserons des lieux déjà-vus par Artyom, et si comme moi vous enchainez ce DLC suite à l'aventure principale, forcément vous comprendrez certains détails.
    Comme évoqué, cette aventure est découpée en plusieurs chapitres et le premier nous enfonce directement la tête dans le trou : plusieurs mois avant les émeutes, certaines zones du métro sont envahies par une étrange masse gluante et Khlebnikov (comme certains de ses subordonnés) doit faire en sorte d'éradiquer la propagation... à coup de lance-flammes ! Au premier abord, cette phase de jeu est assez déroutante car notre colonel (au demeurant fort sympathique), semble être équipé d'une sorte de scaphandre, façon Big Daddy de Bioshock (d'où l'intérêt de pouvoir essuyer la visière, qui ici, est très souvent sale). Mais en réalité, malgré l'angoisse que nous met ce compteur Geiger qui s'affole bien trop souvent, l'homme ne semble même pas porter de masque à gaz. Une erreur ? Sans doute oui, ceci dit, c'est aussi ça qui justifie la grande simplification du gameplay.
    En effet, le lance-flammes sera notre unique arme (et c'est loin d'être ma préférée), on ne gère pas les radiations, il n'y a aucune arme secondaire, pas de boussole, pas de sac de confection, pas de carte et pas d'autre arme non plus. On crafte un peu car on retrouve quand même les ateliers, où on pourra nettoyer son cracheur de feu, l'améliorer un peu, se refaire le plein de carburant ou encore créer des medikits. Ceci dit, cette phase hautement anxiogène ne dure qu'une heure environ, et à l'image des anciens jeux Metro, le parcours reste très linéaire. Vous vous souvenez sûrement de ce passage un peu relou où Artyom cherche sa voie dans des sortes d'égouts, attaqués par des vers géants ? Et bien voilà, on remet ça ! J'aurai grandement préféré une phase de jeu "plus classique", façon Metro 2033 par exemple, ou une nouvelle map ouverte du type de La Volga.



    Dans les recoins les plus visqueux du métro...


    Mais soit,
    Le lance-flammes sera l'arme principale de cette aventure aux accents d'horreur glauque et visqueuse
    on traversera des zones ultra dégueulasses et dégoulinantes, où le lance-flammes sera un outil primordial. L'effet de carbonisation (en plus d'être superbe) permet également de cramer toutes les bestioles qui y sont accrochées (dans un joyeux éclatement de chair de poulpe bien visqueuse) ou encore de libérer le chemin. Le gameplay est donc extrêmement simplifié, rien à voir avec l'aventure d'Artyom. C'est à tel point que Khlebnikov n'a même pas de lampe sur sa combinaison (car assez vite, on s'aperçoit qu'il n'est pas en scaphandre, juste dans une tenue molletonnée anticontamination et ignifugée... ou quelque chose comme ça). En réalité, c'est la veilleuse du lance-flammes qui sert de source de lumière improvisée, au détail près que cette même veilleuse consomme du carburant ! Il faut donc l'utiliser avec parcimonie, même si j'avoue qu'il est difficile de tomber en rade, tant les recharges abondent (et il vaut mieux, sinon on peut rester coincé).
    Lors de la phase 2, on retrouve la chaleur accueillante de la station, à ceci près que ce chapitre se veut très narratif et tout ce que vous verrez ou entendrez, servira le fond de l'histoire. C'est également ici que vous participerez à une guerre fratricide, armé d'une Kalash et d'un calibre 12. Durant la 3e phase, on retrouve ce bon vieux lance-flammes et nos joyeux verts bien dégoulinants...
    Techniquement, ce DLC fait les choses bien. Certes dans la station de métro il n'y a pas grand-chose de nouveau, mais c'est bel et bien dans les couloirs infectés de matière gluante qu'on peut apprécier le travail sur les décors. Etouffants et magnifiquement dégueulasses, ces décors m'ont rappelé aux bons souvenirs de l'indémodable Dead Space. Enfin, bien qu'on reste sur un simple DLC qui vient se greffer au mémorable Metro Exodus, les développeurs n'ont pas bâclé le doublage pour autant, bien au contraire ! Melnik retrouve sa voix habituelle (celle de José Luccioni) et le Colonel Khlebnikov n'est pas avare en locution. Je dirai même que ça nous change de ce con d'Artyom (malgré toute l'affection que j'ai pour lui) qui ne parle jamais. Doublé par le très reconnaissable Lionel Tua (la voix de Vik Vektor le charcudoc dans Cyberpunk 2077 ou celle de Samuel Drake dans Uncharted 4), nous avons enfin un héros loquace (même s'il n'est que de passage).



    Quelle belle Note


    surprise que ce DLC ! Après les contenus de Metro Last Light (qui n'étaient pas terribles) les développeurs de 4A Games ont pris les choses en mains et ont fait en sorte de proposer un contenu peu cher, original et de qualité ! Très narratif, ce DLC vous permettra de combler un vide scénaristique, mais aussi de découvrir tout une nouvelle zone du métro, qui oscille entre Aliens (le film) et Dead Space. Ainsi, quoi de mieux pour s'en sortir, que de cracher le feu avec un lance-flammes ?! Offrant un nouveau décorum vraiment flippant et anxiogène, The Two Colonels nous propose de connaitre les tenants et aboutissants de la station Novossibirsk, celle où on entend parler de ce fameux "truc vert" antiradiation et où on rencontre le petit Kiril (à la fin de l'aventure principale, lorsqu'Artyom et Melnik partent en expédition pour trouver un médoc bien spécifique). La durée de vie est très honnête (facilement plus de 3 heures de jeu, surtout si vous fouillez un peu les lieux et écoutez chaque conversation), les graphismes sont superbes, la VF est bien travaillée, l'aventure est intéressante... Autant dire que ce premier DLC est une vraie réussite et les efforts des développeurs sont clairement payants !



    Les -

  • Gameplay ultra simplifié
  • Très linéaire
  • ???


  • Les +

  • Ce contenu retrace la vie d'un personnage dont on a entendu le nom, dans des décors qu'on a partiellement déjà traversés. Ainsi, bien des questions trouvent des réponses
  • Certains passages sont magnifiquement dégueulasses, dégoulinants et anxiogènes ! Un gros travail a été réalisé sur les décors
  • Entièrement doublé en français, avec une VF de bonne qualité et une agréable synchro
  • Cette veilleuse de lance-flammes qui sert de source de lumière... pas mal comme idée
  • 7€ pour plus de 3 heures de jeu (peu de DLC en font autant)
  • Très narratif et immersif




  • Sam's Story




    Note


    Informations détaillées :

    Date de sortie : février 2020
    Difficulté :
    Temps de jeu : 7 à 8 heures environ
    Prix au lancement : 10€




    Après un
    Comme on peut le deviner, dans ce DLC on joue Sam, cet américain qui veut rentrer au pays
    premier DLC fort sympathique, sorti en février 2019 (6 mois après l'aventure principale), 4A Games nous livre un second et dernier DLC, nommé Sam's Story (l'histoire de Sam). Ce contenu a vu le jour en février 2020, soit 6 mois après The Two Colonels, 1 an après le lancement du jeu principal. La sortie de ce DLC coïncide également avec la fin de l'exclusivité (temporaire) du store d'Epic Games, ainsi donc Metro Exodus (et ses contenus additionnels) sont arrivés sur Steam (on parle là de la version PC). L'histoire se concentre cette fois sur Sam, un Marine de l'armée US posté à l'ambassade de Moscou avant que les bombes tombent. Sam rêve depuis longtemps de rentrer dans son pays natal afin, espère-t-il, d'y retrouver son père. Le projet semblait irréalisable dans les tunnels du métro moscovite mais lorsque les Spartiates découvrirent que Moscou n'était pas la seule ville qui a survécu à la guerre, garder l'espoir de revoir son père ne lui semblait finalement plus si insensé.
    Ainsi, peu de temps après la fin de l'aventure principale, celle où Artyom, Anna et tout l'équipage pose ses valises sur les rives du lac Baïkal, Sam quitte l'Aurora afin de trouver un moyen de rentrer aux Etats-Unis. Il prend la direction de l'Est, jusqu'à arriver à la ville portuaire de Vladivostok, et face à elle l'océan Pacifique. Ravagée par un tsunami, la ville est malheureusement en ruines et plus un seul bateau n'est en état de franchir ce vaste océan qui le sépare de sa terre natale. Une lueur d'espoir émerge lorsqu'il rencontre un Capitaine et qu'il découvre qu'un sous-marin nucléaire (encore en état de marche) est à quai. Mais comme les choses ne sont jamais simples, surtout en tant d'apocalypse, vous vous doutez bien que le-dit sous-marin n'est pas aux mains de gens serviables et que pour les convaincre, il faudra d'abord réaliser plusieurs missions, notamment retrouver des piles à combustible...
    Si vous avez joué à Metro Exodus (bien que pour apprécier cette aventure, ce n'est pas du tout obligatoire, disons juste que ça évitera de vous spoiler la fin), vous connaissez déjà sûrement Sam, qui était l'un des Spartiates sous les ordres de Melnik. Reconnaissable, il était l'un des plus vieux membres et surtout, il avait la voix d'Arnold Schwarzenegger, doublé par le très apprécié Daniel Beretta (un nom pareil, pour doubler l'un des plus grands acteurs de films d'action, ça ne s'invente pas ^_^).



    Le voyage de l'oncle Sam


    Malheureusement,
    C'est un plaisir de retrouver le même gameplay qu'Artyom dans une vaste map semi-ouverte
    l'ami Sam (que ses interlocuteurs appelleront souvent "Oncle Sam", cette expression qui désigne de façon allégorique les Etats-Unis) n'a pas retrouvé sa voix, sans doute parce que Daniel Beretta a aujourd'hui (à l'heure où j'écris ces lignes) pas moins de 75 ans et que comme l'ami Schwarzy (74 ans), sans se l'avouer, il doit être plus ou moins à la retraite. A la place, il a pris la voix de Guillaume Orsat, qui n'est autre que celle de Booker DeWitt dans Bioshock Infinite, Pagan Min dans Far Cry 4, Cole MacGrath dans inFamous 2 ou encore Kerry Eurodyne dans Cyberpunk 2077. Une voix connue et reconnue, un doubleur de talent dont le timbre est inimitable. Dans la belle brochette des autres doubleurs, on reconnait quelques voix, et dans tous les cas on apprécie une belle synchro labiale (qui fait encore défaut à bien des productions, même actuelles), des modélisations très détaillées et une VF de qualité plus qu'honorable. Malgré son statut de simple DLC (qui nécessite donc de posséder le jeu Metro Exodus), les développeurs de 4A Games n'ont pas bâclé leur travail, bien au contraire ! Voilà sans doute pourquoi leurs contenus mettent 6 mois à voir le jour...
    Vous l'aurez compris, l'histoire se déroule après celle de Metro Exodus et, étant parti seul, nous ne reverrons aucun des anciens compagnons de Sam. Le jeu s'ouvre sur une intro créé à partir du moteur graphique. Ça saccade un peu mais on peut le comprendre, car le jeu charge ses données en tâche de fond (streaming), un procédé que les développeurs ne maitrisent pas (on peut observer le même phénomène sur l'intro de Call of Duty Ghosts par exemple).
    Quant à l'histoire, elle est originale, à défaut d'être passionnante. Sam est un gars honnête, un brin crédule, qui a du mal à voir le mauvais côté des choses et des gens, mais son périple n'enthousiasme pas plus que de raison. Par contre bonne nouvelle, celles et ceux qui voulaient retrouver le gameplay pluridisciplinaire d'Artyom vont être servis ! En effet, dans Sam's Story on retrouve un monde semi-ouvert (bien que la map soit relativement grande, on ne peut pas aller où on veut), avec l'exact gameplay de notre héros aphone : arme principale (Kalask, calibre 12, arme de poing), arme secondaire (couteau de lancé, grenade, molotov), le masque à gaz, la carte avec ses missions annexes et principales, on retrouve avec plaisir la lampe ainsi que le fameux sac et les ateliers où on peut personnaliser / nettoyer / améliorer son équipement.



    Vladivostok, une nouvelle map semi-ouverte


    L'unique
    7 à 8 heures de jeu pour un DLC vendu 10€, on peut dire qu'on en a pour notre argent
    différence avec Artyom, c'est que Sam n'a pas de Tikar (vous savez, ce fusil pneumatique bien pratique pour toutes les phases d'infiltration) mais une sorte de AK-47 modifié, l'une des nouvelles armes (avec le Colt 45) de cette extension. Le AK est un fusil d'assaut puissant qui, en plus de recevoir toutes sortes de modifications (lunette, crosse, chargeur) peut également tirer des munitions incendiaires, plus onéreuses en ressources mais aussi bien plus puissantes.
    Pour ce qui est de Vladivostok, c'est une ville portuaire (située face au Japon et tout près de la Corée) mais qui fut ravagée. La ville est donc inondée, rouillée, très mal en point, résultat beaucoup de trajets se font en bateau (et heureusement, on parle bien là de bateau à moteur et plus de barque avec laquelle il faut ramer). L'exploration de cette toute nouvelle map est intéressante, nouveau lieu oblige, même si pour ça, on affrontera un peu trop de mutants à mon gout. Contrairement à la Volga ou à la Caspienne de l'aventure principale, on ne peut pas se déplacer où on veut. Le parcours est moins linéaire que dans The Two Colonels, mais on reste encore loin d'un vrai (petit) monde ouvert.
    Quant à la durée de vie, en effet, on peut rusher ce contenu en 4 heures top chrono mais une fois encore, ce serait passer à côté de "l'esprit Metro" qui est justement de bien fouiller les lieux et de s'imprégner d'une ambiance très particulière et qui n'appartient qu'à lui. D'ailleurs l'exploration est comme toujours, très gratifiante et payante, et ce au sein d'une mission principale qui fait office de fil conducteur, à laquelle s'ajoutent diverses zones secondaires à fouiller. On appréciera d'ailleurs que pour la première fois dans un jeu Metro, les lunettes de vision nocturne ont une véritable utilité et au final, ce contenu vous tiendra 7 à 8 heures si vous jouez dans les bonnes conditions. A 10€ le DLC, on peut dire qu'on en a pour notre argent. Notez également qu'à l'image de l'aventure principale, certaines actions ont des conséquences et ouvrent ainsi à 2 fins différentes.



    L'histoire "sans magie" de Sam


    Techniquement,
    La mise en scène est de qualité mais je dois avouer que l'histoire de Sam n'est pas spécialement passionnante
    le jeu contient son lot de bugs, de sprites qui s'enchevêtrent, et quelques errances similaires à Metro Exodus (et pour ainsi dire n'importe quel jeu vidéo). Car il faut bien comprendre que dans les années '90 si les bugs étaient nombreux sur des productions d'à peine quelques Mega Octets et ce, sur une production durant à peine 1h et développée par 10 personnes, imaginez une minute ce que ça donne lorsqu'on parle d'un programme de plusieurs dizaines de Giga Octets, durant des heures et développée par des centaines de personnes (4A Games était composé d'environ 150 employés en 2021). Evidemment, les bugs sont plus difficiles à déceler, d'autant plus lorsque le jeu n'est pas linéaire. Beaucoup manquent d'humilité par rapport au travail et à l'investissement que ça demande, eux qui ne font sans doute rien de créatif dans leur misérable vie.
    Ça mis à part, Vladivostok propose des environnements nouveaux, à d'autres nettement plus "déjà-vus". Il faut dire que toute cette désolation, cette misère ambiante, est difficile à rendre belle et variée. il n'empêche que le rendu graphique est toujours très propre, les textures sont détaillées et certains panoramas valent clairement le coup d'œil. Alors, banco, on tient enfin le DLC parfait pour Metro ? Arf... pas tout à fait. Le premier point notable, c'est que (comme évoqué) l'histoire de Sam ne passionne pas. Sans doute parce qu'il manque la beauté, le charme et l'attachement qu'on peut éprouver pour Anna. D'ailleurs, malgré tout un parterre de nouvelles têtes, mine de rien il manque à Sam de véritables compagnons d'armes, quant le personnage lui-même n'insuffle pas vraiment d'empathie. Bien sûr, ça n'empêche pas d'apprécier cette aventure, mais il semble manquer quelque chose, quelques grammes de cette "magie" qui miraculeusement officie lorsqu'on joue Artyom. De plus, l'expérience est alourdie par des choix aussi absurdes que contestables.



    Tu parles beaucoup trop l'américain !


    Je commencerai
    Sam parle beaucoup trop, en plus de lancer toutes les 2 phrases des expressions russes. C'est absurde, il est censé être américain ! Je n'aurai jamais pensé que le silence d'Artyom me manquerait tant...
    par le détecteur de mines, qui localise également les matériaux à récupérer. Ça partait sûrement d'une bonne idée (tout du moins pour les mines, nouvelle arme défensive ennemie qui peut être fatale) mais bon sang ce que c'est chiant !! Fixé à la montre, le détecteur émettra un bip toutes les 3 secondes à partir du moment où il détectera quelque chose. A la vitesse où moi je joue (c'est-à-dire lentement, tout en infiltration) ça veut dire que pour 3 bouts de tôle à récupérer, la montre va me saouler pendant plus de 10 minutes ! Et c'est comme ça tout du long, à la moindre détection, ça va biper non-stop avec en plus un bruitage hyper fort et qui tape sérieusement sur les nerfs. Un conseil : dès que vous trouverez un atelier, revenez à la montre classique car de toute façon, si on fouille les lieux et qu'on joue consciencieusement, il n'y a aucune raison de rater quoique ce soit.
    L'autre point négatif, c'est qu'on entend Sam respirer en permanence. Normal me direz-vous ? En fait non, absolument pas ! Dans aucun FPS (hormis lorsqu'on porte un masque à gaz, question d'immersion) on entend son personnage respirer. Dans aucun FPS, les jeux Metro compris !! C'est vraiment relou et même encore plus pénible lorsque vous jouez au casque. C'est aussi gonflant que quelqu'un qui vous regarde jouer, en ayant sa tête sur votre épaule tout en soufflant son air chaud et humide dans votre oreille. L'horreur !! Enfin Sam est beaucoup trop loquace. Le gars y va de sa petite vanne, donne son petit avis, s'exprime alors que bien souvent, on voudrait juste qu'il ferme sa gueule ! Pire encore, le gars n'arrête pas de balancer des mots en russe, pour dire tout et n'importe quoi, alors qu'il est censé être américain !! Non mais c'est quoi cet amerloque à la manque, moi je veux bien qu'il a passé 20 ans dans le métro moscovite, mais de là à balancer du "bolchevik" toutes les 2 phrases, c'est franchement abusé ! C'est à tel point que je regrette le temps où on jouait Artyom, lui qui ne sort jamais un seul mot en public. Son "confortable silence" durant les phases de gameplay, rendent le jeu bien plus immersif qu'avec ce ricain trop bavard et qui visiblement, a oublié ses racines. Là sont les véritables défauts de ce DLC au demeurant fort sympathique, mais qui échoue (par excès de zèle) à proposer le meilleur des contenus.



    Sam's Story Note


    est le 2e et dernier DLC à avoir vu le jour. Faisant suite directe à l'aventure de Metro Exodus, il signe en même temps les 1 an du jeu principal, mais aussi sa 2e naissance lors de son lancement sur la plate-forme Steam (version PC). Inclus dans l'Expansion Pass où dans certaines éditions complètes, ce contenu n'était à l'origine vendu que 10€ et pourtant, sa durée de vie est excellente, en tournant autour des 7 à 8 heures. On y découvrira donc le destin de Sam, cet américain qui rêve de retourner dans son pays natal, mais qui fera une longue escale à Vladivostok, lieu inondé de cette aventure intéressante mais au fond peu passionnante. Car c'est un fait, retrouver l'exact gameplay d'Artyom, un nouveau décor, des zones semi-ouvertes plutôt sympas à fouiller et ce savoureux mélange d'action, d'exploration et d'infiltration, le tout saupoudré de l'ambiance si particulière des jeux Metro, forcément ça marche, surtout pour l'amateur de la licence de 4A Games (série qui a fêté ses 10 ans, en 2020, à la sortie de ce contenu). Malheureusement, si ce DLC aurait pu prétendre être le meilleur jamais conçu par le studio, l'expérience est également encombrée de plusieurs défauts, plus ou moins pénibles. On commencera par le manque d'empathie pour Sam et son histoire : continuer l'aventure Metro c'est génial, mais lui ou un autre, on s'en contrefout. Même si on peut comprendre "pourquoi", le fait que le héros de cette aventure n'a plus la même voix (passant de celle de Daniel "Schwarzy" Beretta à celle de Guillaume Orsat) change un peu la donne et niveau charisme / ambiance, le résultat est différent.

    D'autant plus que Sam passe son temps à parler pour ne rien dire, tout en nous balançant régulièrement des mots et élocutions barbares en russe, lui qui est censé être américain ! De même, l'entendre respirer H24 est ultra pénible et le fameux détecteur de mines/objets (qui partait sans doute d'une sympathique idée), est une infamie, car cet objet de la démence émettra un bip satanique tant que vous aurez un "objet détectable" à proximité. Et c'est très vite un enfer pour les nerfs !! Ce sont là les pires défauts de ce DLC... qui heureusement pour nous, possède aussi ses qualités, comme cette inimitable ambiance ou ce gameplay très particulier, lent et immersif, qui rend les jeux Metro si singuliers. Au final, Sam's Story est un bon DLC, pas cher et dont le rapport qualité/prix est plus qu'honorable. Sans ces défauts et avec un personnage plus attachant (ou une histoire plus poignante) il aurait sans doute gagner quelques points de plus, mais en l'état, il reste un contenu de qualité que tout amateur des jeux Metro peut acheter les yeux fermés, surtout si après avoir fini le contenu The Two Colonels, il/elle veut retrouver le même gameplay qu'en jouant Artyom lors de l'aventure principale de Metro Exodus.



    Les -

  • Sam parle trop et dit trop de mots en russe... lui qui est "censé" être américain
  • Le bip-bip du détecteur est une vraie idée de merde !
  • Entendre Sam respirer est au moins aussi con
  • Sam n'a pas sa voix d'origine


  • Les +

  • Pas cher et pourtant, la durée de vie est excellente, les lieux sont originaux, le scénario travaillé... un très bon rapport qualité/prix
  • Une nouvelle fois, selon nos agissements, on obtient 2 fins diamétralement différentes
  • Vladivostok est un lieu 100% original qu'on visitera de façon non-linéaire
  • Une bonne VF associée à une synchro labiale plus que correcte
  • On retrouve l'exact gameplay d'Artyom et ça fait bien plaisir
  • C'est toujours aussi beau et graphiquement travaillé




  • Metro Exodus
    Complete Edition


     
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    Développement scénaristique
    Jouabilité & Gameplay
    L'image
    Le son
    Note générale


    Informations détaillées :

    Dates de sortie : mai 2021 (PC) - juin 2021 (PS5/Xbox Series)
    Difficulté :
    Temps de jeu : 40 heures environ
    Prix au lancement : 40€
    Titres alternatifs : Metro Exodus Enhanced Edition / Metro Exodus Gold Edition / Metro Exodus Game of the Year Edition / Metro Exodus GOTY




    L'édition d'origine
    Sur PC la Enhanced Edition est une grosse mise à jour gratuite qui permet de profiter de graphismes rehaussés avec implantation du Ray Tracing
    de Metro Exodus est sortie mondialement en février 2019, tout en sachant qu'elle n'arriva sur Steam (pour la version PC) qu'en février 2020. Et c'est justement à la fin de l'année 2020 que les consoles de 9e Génération (les Xbox Series X/S et PS5) furent lancées. Vous le savez, durant les 2 premières années de vie d'une console, il y a clairement 3 types de jeux : il y a les titres exclusifs, il y a les titres dit "cross gen" (qui sortent sur l'actuelle et la nouvelle Génération de machines) et ensuite il y a les portages rehaussés, qu'on appelle aussi les "remasters". Généralement c'est l'occasion pour les développeurs et les éditeurs de relancer le succès d'un jeu (ou de profiter de son succès pour s'assurer quelques ventes de plus), tout en proposant pour moins cher, une édition complète et bien souvent techniquement remasterisée (les exemples ne manquent pas). Nouvelle illustration de ce phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur à chaque nouvelle Gen', bien que déjà très beau sur PC, en mai 2021 est sorti la Enhanced Edition, qui était gratuite et automatique, et qui proposait un quantifiable rehaussement des graphismes. Les DLCs restaient bien entendu payants et ce, aux mêmes prix que sur consoles (Expansion Pass à 15€ ou Two Colonels à 7€ et Sam Story à 10€).
    Etant donné que sur consoles la philosophie est différente, notamment pour cette frange d'irréductibles gamers qui aiment encore acheter leurs exemplaires en "version boite", pensant que le démat' c'est une véritable arnaque et qu'en plus, à long terme ça pollue bien plus que nos pauvres bouts de plastique sagement rangés dans une ludothèque du salon (c'est mon cas), c'est ainsi qu'est sorti en juin 2021 Metro Exodus : Complete Edition, à destination des PS5 et Xbox Series, soit plus de 2 ans après l'édition d'origine. Une édition au format boite mais aussi en dématérialisé puisque désormais les gens sont trop faignants pour lever leur gros fessier du canapé et aller acheter leur exemplaire (sarcasme non avenu pour les possesseurs de consoles "full démat"). Si bien sûr la version sortie en février 2019 reste parfaitement compatible avec les nouvelles consoles (en profitant même des ajouts des versions PS4 Pro et Xbox One X), il faudra tout de même investir dans cette Complete Edition pour entièrement exploiter les performances des nouvelles machines. Et ça tombe bien car cette édition est vendue pas chère (40€) et comme son nom l'indique, elle propose l'intégralité du contenu développé pour le jeu, réunissant à la fois la Enhanced Edition (graphismes) et la Gold Edition (contenu).



    Complète, remasterisée, pas cher...


    Vous l'aurez
    La Complete Edition, réservée aux consoles, propose un remaster graphique ainsi que les 2 DLCs de l'Expansion Pass
    sans doute compris, la Complete Edition n'existe pas sur PC, mais qu'on installe ou pas le pack Enhanced Edition, les DLCs restent tout à fait accessibles. Metro Exodus : Complete Edition est donc destiné aux PS5 et Xbox Series, et bien que le jeu reste tout à fait compatible avec les PS4 et Xbox One, sur ces vieilles consoles l'intérêt reste limité puisqu'elles ne peuvent pas profiter du rehaussement graphique, seuls les DLCs font office de plus-value, donc dans ce cas, autant prendre la Gold Edition, que vous trouverez moins cher, notamment sur Internet (évitez les Stores, comme vous le savez c'est toujours l'arnaque et la Gold Edition coute le même prix que la Complete Edition).
    La boite de notre Complete Edition contient 2 Blu-Rays (un nommé "data" et l'autre "play"). De base, l'installation est assez copieuse, de l'ordre de 67 Go, auxquels il faudra en plus ajouter le poids des DLCs TWo Colonels et Sam'Story (presque 7 Go les 2), pour un poids total d'environ 75 Go. Certes ça commence à faire beaucoup mais on n'atteint pas encore "les 3 chiffres" (DLCs inclus) donc on ne va pas trop se plaindre. S'il est vrai que je trouve dommage que les DLCs ne soient pas inclus sur les disques (après tout, il y avait largement la place, non ?), on notera que les volumes sont assez bizarres puisque Two Colonels ne pèse que 950 Mo (ce qui est finalement peu) alors qu'en face, Sam's Story réclame un téléchargement de 6 Go ! OK le poids est en concordance avec la qualité et la longueur du contenu, mais vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'une partie du code de Two Colonels était déjà présent sur l'installation de base, les développeurs ayant sûrement commencé à travailler sur ce contenu bien avant la sortie de l'aventure principale (même s'il ne verra le jour que 6 mois plus tard).
    A propos des sauvegardes, les joueurs PS4 ne pourront pas transférer leurs fichiers sur PS5, quand les joueurs Xbox One seront limités à chaque début de chapitre (et ce grâce au Smart Delivery, c'est toujours mieux que rien). Ceci dit, je ne comprends pas la grogne des joueurs. Après tout, nous ne sommes pas sur un RPG pur et dur où il faut "farmer" durant des centaines d'heures. Dans Metro Exodus, quel est l'intérêt de commencer sa partie sur PS4 et de vouloir la finir sur PS5 ? Personnellement, si j'achète une nouvelle édition d'un jeu (et c'est ce que j'ai fait), je le recommence depuis le début et ce, avec plaisir.



    Мені подобається серіал метро
    (traduit de l'ukrainien : j'aime la série Metro)



    Sur le papier,
    Ce que j'aime dans les jeux Metro ? Le fait que ce ne soit pas aux USA, son rythme posé, souvent en infiltration et surtout cette ambiance unique que j'adore !
    4A Games nous promet de très belles choses pour cette Complete Edition. Comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessous, les versions Xbox Series et PS5 profitent des mêmes fonctionnalités que la Enhanced Edition du PC, sauf pour les réflexions complexes et le DLSS 2, cette technologie étant exclusive aux cartes graphiques nVidia. On nous promet la correction d'un maximum de bugs mais aussi et surtout un affichage en 4K, 60 images par seconde, en plus du Ray Tracing. 4A Games seraient-ils parvenus à faire ce qu'aucun n'autre n'a réussi avant lui ?
    Autre point intéressant, le développeur ukrainien nous a promis une optimisation des temps de chargement et ce, grâce aux formidables taux de transfert de nos SSD bien actuels. Car je ne reviens pas sur le fait qu'attendre 3 interminables minutes sur les anciennes consoles, c'était juste infernale ! Enfin, 4A Games nous promet des améliorations de la spatialisation du son et de la latence du contrôleur sur Xbox Series, ainsi qu'une prise en charge des fonctionnalités haptiques de la DualSense sur PlayStation 5. Donc si on résume, les 2 DLCs narratifs inclus, du 4K en 60 fps avec en plus du Ray Tracing, des temps de chargement améliorés et des graphismes rehaussés, le tout pour 40€ à peine... il est clair que nous sommes face à un remaster de grande qualité, du moins en théorie. Car en effet, tout ceci ne sont que des mots, maintenant voyons ce que ça donne "en réalité".
    Avant de continuer, j'aimerai dire que j'adore les jeux Metro car pour une fois, ça ne se passe pas aux USA. Même si le cyrillique est totalement incompréhensible pour l'occidental moyen, il n'empêche que de ce fait on est également loin d'un FPS "à l'américaine" type Call of Duty où ça tire de partout, où on n'a pas une seule minute de répit pour au final torcher la campagne en moins de 7 heures. Ici on voit les choses autrement, sans doute de façon un peu plus réaliste, comme lorsqu'un ennemi rend les armes, sentant que le combat ne tournait clairement pas à son avantage. Le rythme est plus lent, plus posé, plus immersif aussi.




    Tableau des améliorations techniques promises
    par 4A Games (cliquez pour agrandir)



    Une remaster, pas un remake...


    J'ai donc
    La Enhanced / Complete Edition apporte pas mal de nouveautés mais comme tous les remasters, ça ne bouleverse pas l'experience et au fond le jeu reste ce qu'il a toujours été...
    une tendresse toute particulière pour la série Metro, et tout à fait entre nous, j'adore Metro Exodus ! Son histoire, son gameplay, sa durée de vie, ses 2 maps ouvertes, le changement d'ambiance, les améliorations diverses et variées... non vraiment, à part ses temps de chargement juste innommables sur "old gen", le jeu était proche de la perfection, surtout pour celles et ceux qui apprécient l'univers imaginé par Dmitry Glukhovsky. Maintenant soyons clairs, Metro Exodus : Complete Edition est comme beaucoup de rééditions avant lui. Prenons le cas de The Last of Us Remastered, God of War III Remastered ou plus près de nous les Crysis Remastered Trilogy et Mass Effect : Legendary Edition, nous sommes en présence de jeux remasterisés, graphiquement retravaillés pour mieux tirer parti de ses nouveaux supports d'accueils, mais en aucun cas de titres codés à l'origine pour ces machines-là. Résultat, on parle bien là d'un remaster et non d'un remake, à savoir qu'on arrondit les angles du framerate, on a lissé les textures, augmenter la résolution mais au fond, ça reste exactement le même jeu. Anna sera toujours aussi jolie, la Volga sera toujours aussi froide, le désert sera toujours aussi poussiéreux, car au fond, que vous jouiez sur Xbox One ou sur Series X, l'aventure restera la même, notamment parce que l'histoire n'a pas bougé d'un iota et que toute la partie sonore reste à l'identique. Je sais, pour certains j'enfonce des portes ouvertes mais tout le monde n'est pas forcément au courant de la différence entre un remaster et un remake.
    Ainsi après la théorie, voici les faits. En premier lieu, je regrette que les options ne nous laissent pas le choix (comme c'est souvent le cas ailleurs) entre un mode "qualité" et un mode "performances". Alors je sais, du 4K, du 60 fps et du Ray Tracing, que demander de plus ? Et bien justement j'aurai apprécié un mode sans Ray Tracing mais qui monte plus haut en fréquence (120 fps ?). A côté de ça, les options sont complètes avec le réglage du FOV, la configuration complète des touches du gamepad (une option qui me tient toujours à cœur) et plusieurs niveaux de difficulté, qui contenteront tout le monde : par exemple à l'image d'Uncharted Collection, le mode "récit" rend le jeu vraiment accessible et s'ouvre à toute une frange de joueurs/joueuses occasionnel(le)s qui n'ont pas le skill ou simplement le temps de s'investir dans une aventure intéressante mais trop difficile pour eux/elles.



    Un remaster qui met toutes les chances de son côté


    Bien entendu
    Il est un peu dommage que certains pans du Lore soient restés dans l'ombre... Qui sait, peut-être entendrons à nouveau parler des Sombres dans l'opus suivant
    le jeu s'adapte à son support avec d'un côté une version Xbox Series qui est compatible avec le Dolby Vision (HDR), ainsi que la spatialisation audio Dolby Atmos. De même, les gâchettes à vibration indépendantes fonctionnent très bien mais ce n'est pas comparable aux gâchettes adaptatives de la DualSense (PS5), qui sont parfaitement utilisées, afin de rendre l'aventure un poil plus immersive encore.
    Avant d'entrer à pieds-joints dans le sujet technique (même si c'est déjà un peu fait), en rejouant à cet excellent titre qu'est Metro Exodus et ce, après avoir pris plaisir à refaire (encore une fois) le très bon Metro Redux (qui compile et remasterise les 2 premiers opus), quelques petits détails m'ont interpellés. L'intro d'Exodus, qui est toujours aussi belle et mélancolique, semble être restée en 1080p, voire en 1440p. J'en veux pour preuve une légère pixellisation sur mon grand écran 4K. Ensuite, l'histoire d'Exodus semble se caler entre la fin de l'épisode Last Light et un possible futur, vraisemblablement plus paisible, puisque dans la fin de ce dernier, on nous suggère qu'Artyom est mort et qu'Anna a mis au monde leur enfant. En jouant à Exodus, on voit bien que notre héros est toujours là et qu'Anna est loin d'être enceinte. L'aventure Exodus semble donc s'intercaler entre la fin de l'aventure Last Light et sa cinématique post crédits... à moins que les développeurs ne fassent fi de cette scène. Autre point important : que sont devenus les Sombres ? J'entends par là que la seconde aventure se laissait pas mal la porte ouverte de ce côté-là et j'imagine mal les Sombres n'exister qu'à Moscou et/ou avoir subitement disparus. Malheureusement, Metro Exodus n'évoque que très rapidement ce pan du Lore, mais sans apporter la moindre réponse.



    Merci le SSD (magique ou pas ^_^)


    Techniquement
    Grâce aux SSD, les temps de chargement sont désormais bien plus courts. Le Quick Resume permet même de reprendre son jeu en à peine 5 secondes !
    à présent, le premier point positif c'est évidemment les temps de chargement. Fini les 3 loooongues minutes qu'on nous imposait autrefois, désormais le premier chargement dure 45 secondes sur Xbox Series (un petit moins sur PS5, le SSD de cette dernière étant un peu plus véloce). Alors certes, c'est un sacré bond en avant et bien souvent ça coïncide avec le temps qu'Artyom nous narre son histoire. Maintenant il y a clairement 2 points de vue : il y a celui qui (comme moi) n'en pouvait plus des temps de chargements de son ancienne version (notamment sur PS4) et celui qui trouve que 45 secondes à l'heure des "Super SSD high velocity", ça reste encore sacrément long ! Heureusement ce ne sera le cas que lors de la reprise de son jeu, car en cas de mort ou de chargement d'une sauvegarde, à partir du moment où on reste sur la carte, le loading est écourté à 10 secondes. D'ailleurs le recordman dans cette histoire n'est autre que le Quick Resume (Xbox Series), qui permet de reprendre sa partie en 5 secondes à peine !
    Autre point notable, malgré l'installation du jeu sur SSD, les pop-ups n'ont pas été totalement effacés et le clipping est toujours présent. De même, il n'est pas rare de voir une texture changer sous notre nez, ou de littéralement traverser un objet comme s'il n'était pas "physiquement" là. Alors certes, ces petits désagréments sont plus rares qu'avant et étant donné le rythme du jeu, ce n'est pas choquant. Par ailleurs, les dernières mises à jour ont réglé au bas-mot 98% de ces menus problèmes sur PS5 et Xbox Series X (malheureusement, la Series S pâtit par moment de son manque de puissance face à sa frangine).
    Quand aux graphismes, si Metro Exodus était sans réfléchir l'un des plus beaux jeux du début 2019, 2 ans plus tard, à la sortie de cette édition qu'on aurait pu appeler GOTY, forcément c'est un peu moins flamboyant. Il faut dire que les consoles de 9e Génération ont (malgré le peu de jeux qui sortent finalement) mis la barre très haut, très vite. Ce que j'écris n'a pas pour but de minimiser l'impact graphique du titre de 4A Games, bien au contraire car globalement, nous sommes en présence d'une réalisation qui fait honneur à ses supports. La tuile, c'est que les animations commencent un peu à vieillir, idem pour les modélisations.



     

    A gauche : au lancement de la Enhanced / Complete Edition, le jeu subissait encore quelques bugs, qui furent réglés depuis. A droite, on voit bien la différence de clipping entre la version Xbox Series S et la version Xbox Series X (question de performances CPU et de volume de RAM)



    Ray Tracing oui, mais pas partout !


    Maintenant
    Même s'il a pris quelques rides, le jeu reste absolument magnifique ! Une performance graphique que bien des jeux lui envient
    sachez que Metro Exodus n'a pas à rougir face à la concurrence et si les modélisations n'atteignent pas celles d'un Cyberpunk 2077 par exemple, au contraire les décors sont souvent majestueux ! Le désert nous offre des tempêtes de sable plus vraies que nature, la qualité des éclairages est impressionnante, Moscou et la Volga sont toujours aussi glaciales... bref, les décors sont superbement travaillés, offrant parfois même des panoramas splendides, qu'on prendra plaisir à scruter plus en détails lors d'une pause contemplative, quitte même à immortaliser l'instant grâce au mode photo. Pour ce qui est des textures, certaines sont de grande qualité, et d'autres pas (d'ailleurs on les remarque assez vite). Il faut dire qu'offrir 2 maps open world assez vastes en 4K avec les textures qui vont avec, ça devait être assez tendu pour les développeurs puisque la RAM n'est pas infinie et que les chargements ne devaient pas excéder un certains temps. Etre développeur c'est un peu comme être jongleur : il faut savoir équilibrer les paramètres entre ce que vous voulez obtenir, ce que la machine est capable de faire, ainsi que les aléas techniques tels que ce SSD qui doit (sans doute) être grandement mis à contribution.
    Quand au Ray Tracing, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est loin d'être global. En fait, cette technologie extrêmement couteuse en ressources système, n'a été déployé qu'à des endroits bien précis, pile là où ça ne gênerait pas, pile là où une chute de framerate ne se verrait pas. Exemple, lorsqu'on est sur le lac de la Volga, dans cette poussive barque qui n'avance pas, on voit bien que le Ray Tracing apporte quelque chose. Idem, lorsqu'on est à pied et qu'on peut apprécier un magnifique reflet dans une flaque d'eau. Comme je l'ai dit, le Ray Tracing n'est pas actif partout mais utilisé avec pertinence afin de ne pas surcharger le moteur graphique d'effets lourds à gérer. Car on ne va pas se mentir, au fond le Ray Tracing ne sert pas à grand-chose (d'ailleurs certains jeux comme The Last of Us Part II le simule parfaitement bien) et pourtant, à cause de lui la voiture semble rouler avec le frein à main. C'est ce petit tour de passe-passe qui a permis à 4A Games de proposer du 4K en 60 images par seconde plus ou moins constant, avec en plus du Ray Tracing, là où tous les autres réclament un framerate à 30fps pour y avoir droit. On en revient donc à ce jonglage, ce mouvement d'équilibriste qu'un développeur doit faire pour obtenir le meilleur compromis possible.



    Metro Exodus : Note


    Complete Edition est clairement l'édition GOTY de ce superbe hit à l'origine sorti en 2019 sur les anciennes consoles PS4 et Xbox One. Déjà superbe à l'époque, désormais le jeu est graphiquement upgradé, magnifique et même si j'en reviens au fait qu'au fond ça reste la même aventure, autant vous conseiller de jouer à la meilleure version possible, pas vrai ? Car d'une PS4 à une PS5, on passe d'un 1080p en 30 fps à du 4K en 60 fps avec un peu de Ray Tracing, histoire de magnifier le tout. Pour ne rien gâcher, les temps de chargement ont été drastiquement raccourcis : désormais on a pile le temps d'écouter le récit d'Artyom, alors qu'avant on avait le temps de se faire un café et de le boire (c'est du vécu !). Cette édition s'accompagne en plus de quelques babioles techniques (réglage du FOV, compatibilité Dolby Atmos et Dolby Vision, mode photo) mais aussi et surtout des 2 DLCs narratifs qui sont sortis en aout 2019 et février 2020. Alors certes on ne parle pas d'un gain financier énorme (17€) mais il est toujours plaisant d'apprécier un contenu déjà inclus (même s'il faudra quand même les télécharger puisqu'ils ne sont pas inclus sur les disques). En résumé, Metro Exodus : Complete Edition c'est le génialissime Metro Exodus avec ses 2 DLCs, remasterisé en 4K 60 fps avec Ray Tracing, avec diverses options ainsi que des temps de chargement optimisés, le tout pour 40€. Et oui, contrairement à bien des remasters, celui-ci n'est vraiment pas cher et pourtant, la durée de vie totale avoisine les 40 heures !

    Et puis quoiqu'en disent les détracteurs, les jamais contents de rien, Metro Exodus jouit d'une ambiance vraiment très particulière. Oui son rythme est lent, ce n'est pas un vrai open world au sens propre du terme et oui ça reste un jeu old gen qu'on a "polishé" histoire d'être plus présentable sur new gen. Et alors ? Il n'est pas le premier et ne sera sûrement pas le dernier à le faire. D'ailleurs si la note reste à l'identique c'est parce qu'il vieillit bien, que les ajouts techniques et de contenu, ainsi qu'un prix adouci compensent largement son âge. Personnellement, je possède toujours mon exemplaire PS4 et ça ne m'a pas empêché de me régaler à redécouvrir cette formidable aventure sur Xbox Series X (oui je ne suis pas attaché ou fidèle à une marque, je vais là où l'herbe est la plus fraiche ^_^). De toute façon je n'ai pas besoin de vous convaincre, déjà vendu à plus de 6 millions d’exemplaires, Metro Exodus reste un excellent titre qui reste tout à fait à l'ordre du jour, si ce n'est plus, étant donné qu'il est souvent plus beau que bien des jeux actuels. Dans tous les cas, quelque soit le support sur lequel vous jouerez, ou la version que vous achèterez, prenez le temps de le découvrir, de vous imprégner de son ambiance, de vous accoutumer à son gameplay un peu particulier et vous verrez, il vous fera vivre un grand moment de jeu vidéo, l'un de ces moments qu'on n'oublie pas avec le temps...



    Les -

  • Encore quelques bugs bizarres comme des sprites qui flottent dans les airs
  • 3 ans plus tard c'était fatal, les graphismes ont pris quelques rides ça et là
  • Le SSD n'empêche pas les pop-ups et le clipping


  • Les +

  • Si certaines facettes du titre ont un peu vieillies, son histoire, son gameplay et son immersion n'ont pas pris une ride
  • Toute la panoplie de gadgets qu'on aime : réglage du FOV, compatible Dolby Atmos et Dolby Vision, mode photo, etc...
  • Le prix : 40€ pour une édition ultra complète et qui reste compatible sur les anciens supports
  • Les 2 DLCs inclus, pour une dizaine heures de jeu supplémentaires
  • Du 4K en 60fps avec Ray Tracing... bel effort d'optimisation
  • Un rendu graphique époustouflant sur certains décors
  • Grosse amélioration des temps de chargement
  • Artyom ne ralentie plus la cadence en courant
  • Plus de retard aux bruitages
  • L'ajout d'un "new game +"


  • Test réalisé par iiYama

    mai 2019 (mise à jour : mai 2022)


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