Forza Motorsport 6 (XBO)

 





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Note générale


Sortie du jeu : septembre 2015
Développeur : Turn 10 Studios
Editeur : Microsoft Studios
Genre : courses

Support : 1 Blu-Ray
Version logicielle : 1.0
Version testée : Française
Doublage : US/FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 45Go (install)
Définitions HD : 1080p
Framerate annoncé : 60 fps
Compatible 3D : non

Difficulté :
Compatible Kinect : oui
Multi-joueurs : 2 joueurs en splitté - 24 joueurs online
Abréviation : Forza 6
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 1.5 Million


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Forza
Motorsport 6







La grande lignée
Pas vraiment de scénarisation (dommage) mais un gros mode Carrière et un contenu conséquent
des Forza a débutée en mai 2005, avec le premier Motorsport, disponible uniquement sur la première Xbox, normal puisque son développeur, Turn 10 Studios, est une filiale de Microsoft. Suite à ce joli succès, la licence reviendra sur Xbox 360 avec des épisodes Motorsport 2, 3 et 4 toujours meilleurs (surtout pour ce dernier, qui est une véritable référence !). Espacés de 2 ans, le temps nécessaire (minimal ?) pour développer un bon jeu, voilà que suite à un Forza Motorsport 4 absolument fabuleux, Turn 10 va se mettre à développer un 5e épisode pour la Xbox One. Pendant ce temps, Playground Games (un studio créé par d'anciens de chez Codemasters et Bizarre Creations) va développer et sortir Forza Horizon, une vision alternative de la licence. En effet, Horizon pose une ambiance nettement plus légère, plus festive, proposant ainsi un jeu moins tourné vers les courses pures, et plus orienté vers le fun. La licence se voit alors annualisée, alternant ainsi les Motorsport les années impaires, et les Horizon les années paires. Si Forza 5 a lancé la Xbox One dans la course à la 8e génération, et qu'il a aussi un peu déçu, fin 2014 c'est au tour de Forza Horizon 2 de nous prouver que la console de Microsoft possède-là une grande licence, quelque soit son visage. Suivant son alternance, c'est au tour de Forza Motorsport 6 de sortir, de revenir à la simulation et de corriger le tir après un Forza 5 un peu tiédasse. Forza 6 fête aussi les 10 ans de la licence et en 7 jeux (hors ce Forza 6 donc), la série cumule le joli score de 21 Millions de copies vendues. Maintenant que les projecteurs sont braqués sur ce 6e opus, très attendu au tournant (c'est le cas de le dire), voyons si Turn 10 a rectifié sa trajectoire et sa tenue de route, afin de nous proposer un jeu plus abouti, plus en phase avec sa plate-forme d'accueil et de fêter dignement une série qui marque le visage des consoles Microsoft, dans le secteur de la course auto.


Entrons donc
450 voitures, de la banale sportive de série à des monstres prestigieux et inaccessibles
dans le vif du sujet, le jeu s'ouvre sur une sympathique vidéo "live", mais étant donné que le jeu tout entier est doublé en français, je me demande bien pourquoi l'intro, elle, est restée en anglais sous-titré. A l'image de Forza 4, le jeu nous mettra immédiatement dans le cockpit d'une voiture de rêve, cette fois c'est la Ford GT 2017 (une voiture qui ne sera réellement disponible qu'en 2016, seuls 250 exemplaires sont prévus et au prix de 400.000$), afin de concourir une première course "just for the fun". Ce premier contact nous fait de suite comprendre que beaucoup de choses ont changés depuis le 5e opus et ce premier contact nous met aussi dans le bain : c'est super beau ! Malheureusement, le jeu se voulant plus orienté sur la simulation que l'Arcade, cette première course se fera uniquement en vue intérieure. Une vue somptueuse et particulièrement détaillée/réaliste (pare brise qui se fend, niveau de détails impressionnant, qualité des animations du pilote, essuie-glaces qui balaient en cas de pluie...) malheureusement ce n'est pas l'idéal (du moins pour moi qui aime jouer en vue au raz-du-sol) et je ne comprends que difficilement qu'on nous l'impose. Après bien sûr, lors des autres courses, toutes les vues sont disponibles : 2 aériennes, une de capot et une au raz-du-sol. Puisqu'on y est, si ce Forza 6 se déguste surtout en solo, sachez que le online permet de le pratiquer jusqu'à 24 et on a même un mode 2 joueurs en splitté, une belle option qui se perd ces temps-ci. Après ce tour d'échauffement, il faudra pratiquer 3 courses de qualification, dans lesquelles il faut obligatoirement finir dans les 3 premiers. Pour se faire, on laisse de côté la magnifique Ford GT (celle-là même qui orne la pochette du jeu et l'écran titre) pour 5 voitures au choix, sportives certes, mais de série. Tout de suite, on sent la différence et pourtant, même avec ces voitures-là, les sensations de conduite répondent présentes. Une fois ces 3 courses remportées, le véritable mode carrière devient accessible. Le jeu est divisé en 5 catégories (haut de gamme, icônes sport, grand tourisme, professionnel et course ultime) qui impriment le rythme et la montée en puissance classique d'un mode Carrière. On débloquera aussi des "Rassemblements", où il sera possible de pratiquer des courses uniques (hi-peed, endurance...) à l'image de ces courses IndyCar, à disputer sur les circuits d'Indianapolis. Cette dernière est assez éloignée des courses de la Carrière classique, cependant vous pourrez tâter les sensations incroyables que peuvent procurer des monoplaces (la vitesse y est ahurissante ! du jamais vu !). D'ailleurs, je suppose que dans un souci de réalisme, les sensations de vitesse doivent s'approcher de la réalité et on réalise ainsi à quel point le métier de pilote (notamment de Formule 1) peut être dangereux (imaginez percuter de plein fouet une rambarde de sécurité ou un mur à plus de 400kms/h, pour se sentir dans la peau du regretté Ayrton Senna).


Dans tout ça,
Les courses de mono-place sont impressionnantes ! De quoi sentir toute la dangerosité de cette discipline...
on comprend vite que le Mode Carrière est exhaustif, long et le online complète le tout, avec en plus, divers modes dédiés (d'autant qu'à 24, ça fait du monde sur le bitume). Bien entendu, comme dans tous les Forza récents, on peut régler son jeu à sa convenance : Arcade ou Simulation pure, accessible ou particulièrement exigeant en terme de conduite. Evidemment jouer en simu augmente drastiquement la difficulté car le moindre écart de conduite se termine généralement en tête-à-queue. Ces options sont finalement assez classiques (dégâts cosmétiques ou réels, aide au freinage, aide à la direction, indication de trajectoire -un classique depuis Need for Speed : Shift-, stabilité, rembobinage...) mais permettent de "configurer" le jeu à sa convenance et ses envies, afin de séduire les publics de tous les horizons. Malgré tout, on pourra regretter qu'opter pour une "conduite sale", en rentrant dans les concurrents et en coupant les routes comme un goret, ne sanctionne absolument pas le joueur. Une option de plus n'aurait pas été de refus. Côté IA, on retrouve le Drivatar, repris de Forza Motorsport 5, et qui calque soi-disant ses performances sur les vôtres et ceux des autres joueurs du monde. Il n'empêche qu'on se retrouve avec des concurrents particulièrement agressifs, et qui n'hésitent à nous rentrer dedans pour nous pousser à la faute. C'est assez étonnant un tel comportement (d'autant que ça ne reflète pas vraiment "une vraie course" du coup), comme quoi le système a clairement ses limites en termes de réalisme, puisque se claquer sur des joueurs est loin de donner un aussi bon rendu qu'avec de vrais pilotes. Heureusement une fois encore, certaines options permettent de limiter la casse et de nous imposer une IA développeur. Vous l'avez sans doute deviné, mais le rembobinage est toujours d'actualité, et à l'image de certaines options, le désactiver vous fera gagner plus de crédits. Car plus vous orientez votre jeu vers la simulation, plus les courses gagnées vous rapporteront de l'argent et de l'expérience (des points d'EXP). Ces 2 données vous permettront naturellement de faire des achats et de débloquer de nouveaux véhicules et modes de jeu. De son côté le HUD est extrêmement complet. Si bien entendu on peut se cantonner au minimum, vous laissant profiter de toute la beauté des décors, au besoin on peut afficher l'état des amortisseurs, l'appui de chaque roue, les stats du véhicule ou encore le centre de gravité, et ce, en temps réel. Pas sûr que ça serve aux joueurs du tout venant, mais qui sait, peut-être que pour les puristes qui jouent au volant...


Plus intéressant,
Arcade ou Simu, Forza 6 sait contenter tout le monde avec une prise en mains vraiment agréable et d'excellentes sensations de conduite
avant chaque course on peut installer des MODS, qui sont parfois éphémères (juste le temps du run) ou permanents, et qui permettent d'avoir un meilleur démarrage, une meilleure adhérence, plus de gains en cas de victoire, etc... Le plus intéressant étant évidemment les réglages de sa voiture : longueur des rapports, pression des pneus, barre antiroulis, dureté des amortisseurs, puissance du freinage... afin de mieux "configurer" sa voiture pour le circuit. Car la grosse nouveauté de ce Forza 6, hormis la présence tant attendu des dégâts, ce sont les courses de nuit et/ou sous la pluie. Et on peut le dire, celles sous la pluie sont étonnamment réalistes : gestion de l'aqua-planning, distance de freinage allongée, tenue de route plus glissante, éclaboussures sur le pare-brise ou la caméra du joueur, nuée d'eau venant du concurrent d'en face... c'est une vraie réussite. Seul bémol : pourquoi Turn 10 ne propose ces fonctionnalités-là que sur quelques circuits ? Pourquoi pas tous ? Il n'empêche que les sensations de conduite répondent bien présentes : c'est avec ce type de jeux qu'on voit l'intérêt réel d'avoir des gâchettes vibrantes (grâce au pad de la Xbox One) et le pilotage, simu comme Arcade, est particulièrement bien étudié, à la fois fin, agréable et naturel (pas trop en 100% Arcade mais bon, c'est toujours plus réaliste qu'un Burnout Paradise...). La prise en mains est donc une vraie réussite. Pour ce qui est du panel de voitures, de base Forza 6 nous propose un énorme garage de 450 véhicules ! Ce n'est pas rien, et si comme toujours on retrouve des voitures de série en modèle sport (Celica GT, Golf Sport, BMW M5) à côté de ça on pilotera aussi des voitures prestigieuses aux performances hors norme et qu'on ne conduira sans doute jamais : Aston Martin DB5 et Vanquish, Ford GT, Audi RS 7 Sportback et R8 Coupé V10, Alfa Romeo 4C et j'en passe. Bref, de la belle mécanique au service d'un amateur de belles carrosseries conquis par tant de choix.


Techniquement,
La réalisation est vraiment magnifique et tient parfaitement son Full HD en 60 images/seconde. Bien vu aussi l'ajout des courses nocturnes/pluviales ainsi que les collisions
le jeu tourne vraisemblablement sous le même moteur graphique que celui de Forza 5... évidemment agrémenté. Et autant vous le dire, le jeu envoie du très très lourd ! La modélisation des voitures, à part un peu d'aliasing sur certaines arêtes et de nuit, est une réussite totale ! Bien plus beau que les jeux de courses sortant avant lui (Forza Horizon 2 compris), notamment sur consoles, les décors sont absolument magnifiques. Les reflets sur la carrosserie, des effets lumineux somptueux, des intempéries particulièrement réalistes, une physique admirablement rendue, des collisions agréablement gérées... à part des temps de chargement un peu longuets (mais on commence à être habitués sur nos consoles de 8e génération, dont le volume de RAM est confortable mais il faut bien le remplir pas vrai ?), Forza Motorsport 6 est une véritable prouesse technologique qui nous démontre clairement que la Xbox One est tout à fait capable d'assumer un bon 1080p avec un 60 images par seconde parfaitement stable. Une fois de plus, Turn 10 nous démontre sa maitrise et nouvelle preuve à l'appui, ce sont bien les jeux exclusifs à un support qui tirent les performances vers le haut. Enfin la partie sonore accuse un gros défaut, et ce sera bien le seul : le bruitage des collisions est complètement raté ! Qu'on rentre dans une glissière de sécurité ou dans la poupe d'un concurrent, on obtient le même bruitage, moche et peu représentatif de la tôle froissée. Il est clair que le préposé aux bruitages, du moins sur ce coup, a merdé. A côté de ça les bruits moteur sont exceptionnels, on ressent toute la puissance de nos vrombissants moulins en V. Ça donne une sensation de puissance mécanique comme rarement. Quant aux musiques, alternant des thèmes un peu cinématographiques à d'autres plus orienté Electro-Pop, le compositeur nous livre une bande-son en parfaite adéquation avec le jeu. D'ailleurs, j'apprécie grandement d'avoir "enfin" de la musique lors des courses, trouvant assez absurde ou sous prétexte de simu, de ne rien avoir en pleine course. Ici chaque chicore est bien soulignée, et dynamise agréablement tout le titre. En somme, toute la partie technique est une réussite avérée.



Forza Motorsport 6 Note
corrige admirablement le tir d'un épisode 5 un peu en demi-teinte, qui n'était certes pas mauvais, mais finalement assez éloigné des attentes. Avec ses 450 véhicules (hors DLC) à piloter sur 26 destinations différentes (pour plus de 130 tracés réels et parfois même fictifs), sa réalisation au top niveau (en 1080p/60fps s'il vous plait !), ses bruits moteur ronflants de réalisme, ses sensations de conduite très agréables (qu'on joue du côté Arcade, comme du côté simu avec ses réglages à peaufiner soi-même pour obtenir la conduite qu'on aime)... Forza 6 est le nouveau fer-de-lance d'une console qui n'avait pourtant plus rien à prouver. Evidemment, on est loin du fun accessible d'un Forza Horizon 2, mais les déclinaisons Motorsport ne joue pas vraiment dans la même catégorie, restant dans son optique de courses pures, sur circuits fermés. Cette fois pas de version Xbox 360 en vue, et clairement un jeu qui tire la Xbox One vers le haut, faisant de ce nouvel opus, l'une des grandes références de la discipline (avec en prime, de nouvelles épreuves assez exceptionnelles, des courses de nuit et des intempéries). Avec les grosses notes obtenues de la part de la presse spécialisée et des notes game ranking/metacritic approchant les 90%, il est clair qu'en achetant ce titre-là, on a peu de chances de se tromper. Bien sûr il subsiste quelques petites anicroches (pourquoi la nuit et la pluie ne sont pas dispos sur tous les circuits ? bruits de collisions totalement à l'ouest, IA parfois très agressive et irréaliste) mais on tient enfin là, le digne successeur d'un Forza Motorsport 4 qui aura fait l'unanimité et qui sera resté pendant un bon moment la référence. Chapeau-bas l'artiste, Turn 10 et Microsoft peuvent être fiers de leur nouveau bébé...



Les -

  • Pas de pénalités en cas de conduite irrationnelle (mais est-ce vraiment un mal ?)
  • Pluie et mode nocturne limité à une poignée de circuits seulement
  • Un peu d'aliasing et chargements longuets (si on chipote un peu)
  • Edition Ultime (contenant tous les DLCs) un peu chère (110€)
  • Bruitage des collisions tout sauf réaliste
  • Les +

  • Gros mode carrière, courses d'endurance, monoplace, mode online et 2 joueurs en splitté de qualité
  • Parfaitement configurable pour orienté le jeu vers l'Arcade ou la simu
  • Prise en mains très agréable et excellentes sensations de pilotage
  • Un énorme garage de 450 voitures venues de tous les horizons
  • Très bonnes musiques et excellents bruits moteurs
  • Un 1080p/60fps parfaitement assumé
  • 26 destinations pour 130 tracés
  • Graphiquement splendide !

  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2016