Borderlands 3 (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie mondiale : septembre 2019
Développeur : Gearbox Software
Editeur : 2K Games
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO)/ en téléchargement sur Steam et Epic Game Store (PC)
Version logicielle : 1.16
Installation principale : 38.3 (PS4) / 75Go (PC)
Mise à jour : 17.8Go (PS4)
Installation définitive (v.1.16) : 56.3Go (PS4)
Moteur graphique : Unreal Engine 4 (Epic)

Performances PS4 / XBO : 1080p en 30fps
Optimisation PS4 Pro / Xbox One X : oui
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 40 heures en moyenne
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : 2 joueurs en co-op' local - jusqu'à 4 joueurs en co-op' online

Abréviation : BL3
Titre alternatif : Borderlands III
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Quad Core 3.4Ghz
RAM : 6Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce 680 / Radeon HD 7970)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5 2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRAM)
STOCKAGE : Crucial MX500 de 250Go
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : Full HD (1920x1080)


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Borderlands 3









Tout le monde connait
Si on compte à partir de la sortie (originelle) de l'épisode Pre-Sequel, cette suite a mis pas moins de 5 ans à voir le jour
Gearbox, ce studio américain qui a commencé sa carrière en 1999 en développant les 2 add-ons du mythique Half-Life, à savoir Opposing Force et Blue Shift (ils sont aussi responsables de l'excellent portage PlayStation 2 du même jeu). Toujours dans le "mythique" ils sont aussi derrière le portage PC d'Halo : Combat Evolved et c'est là qu'ils ont commencé à développer leurs propres licences avec les gentillets Brothers in Arms (je dis ça parce que je n'ai jamais accroché à cette série). Ce n'est qu'en 2009 que le studio recommencera à briller, avec la sortie du premier Borderlands. Mettons de côté le fiasco Duke Nukem Forever dont ils ne sont pas totalement responsables, et mettons plutôt à leur crédit le très bon Aliens Infestation, mais aussi et surtout l'inoubliable Borderlands 2 ! Comme ce studio ne cesse d'avoir des hauts et des bas, par la suite on a eu d'un côté le très bon Borderlands : The Pre-Sequel suivi de la Handsome Collection et de l'autre nous avons eu Aliens : Colonial Marines et Battleborn. En 2016 signa également l'anniversaire des 20 ans du père Duke Nukem (le bel âge... mais le bougre fait plus ^.^) et puis plus rien pendant 3 ans (hormis l'édition de quelques jeux comme le remaster de Bulletstorm : Full Clip Edition). Ce temps de pause leur a servi à développer un "vrai" nouvel épisode de Borderlands, et non plus des remasters de jeux sortis sur la précédente génération. La tuile c'est que Borderlands 3 était très attendu, qu'il est sorti 5 ans après Pre-Sequel et qu'en 2019, la génération PS4/Xbox One est déjà sur le point d'être remplacée (les PS5 et Xbox Series S/X sortiront à peine un an plus tard), d'ailleurs Borderlands 3 sera porté sur ces nouvelles machines, sans doute dans une édition GOTY incluant les DLCs... la routine quoi. Bref, nous voilà donc en septembre 2019 et après un peu de teasing, pas mal d'impatience et des fans qui ont refait la série au grand complet (moi le premier, sur PS4 j'ai re-poncé Borderlands : Game of the Year Edition, Borderlands 2 et Pre-Sequel... non sans une certaine lassitude vu que la "formule" évolue vraiment peu d'un épisode à l'autre), on était tous prêts pour la grosse claque Borderlands 3, le premier véritable épisode à voir le jour sur le Gen' actuelle. Petite parenthèse quand même : ce 3e opus a rencontré une certaine hostilité du fait de son exclusivité de 6 mois sur l'Epic Games Store (sur PC donc). L'Epic Games Store avait déjà été la cible de nombreuses critiques pour sa politique agressive, notamment sur Metro Exodus ou les licences Ubisoft. Les ventes furent pauvres et c'est une fois qu'il a posé ses bottes sur Steam que la version PC a réellement décollée.



On fait partie de Lilith des Chasseurs de l'Arche
(c'est bon, ça passe ou j'explique ? :)


L'histoire de
Les jumeaux Calypso sont détestables car ils sont la caricature parfaite de ce parterre de décérébrés qui n'ont de vie que sur les réseaux sociaux...
Borderlands 3 nous raconte que c'est en répondant à un appel de recrutement des Pilleurs Ecarlates, qu'une nouvelle équipe de Chasseurs de l'Arche (Amara, Moze, Zane et FL4K) arrive sur Pandore pour découvrir que les Pilleurs ont failli disparaitre à cause de la secte des Descendants de l’Arche, menée par les jumeaux Calypso : Tyreen et Troy, qui sont tout 2 des sirènes unies à la naissance (oui oui, dans le lot y'en a mec... le transgenre sévie même dans les jeux maintenant !). Les nouveaux Chasseurs de l'Arche rencontrent Lilith, qui leur ordonne de récupérer une carte perdue il y a des années sur Pandore, et avec l'aide de Patricia Tannis, ils découvrent qu'une nouvelle Arche se trouve sur la ville-planète de Prométhée. Cependant, avant de pouvoir partir, ils sont pris en embuscade par les jumeaux Calypso qui révèlent que Troy a besoin des pouvoirs de Tyreen pour survivre. Tyreen (la sœur) démontre alors sa capacité unique à drainer la force vitale des êtres vivants, en volant les pouvoirs de Lilith (oui, carrément !). Les Calypso volent alors la carte, partent pour Prométhée et nos Chasseurs de l'Arche vont évidemment leur emboiter le pas. Notre équipe quitte donc Pandore pour voyager à travers l'espace, à bord du Sanctuary III, afin de découvrir la toute première Arche... Comme d'habitude, le jeu s'ouvre sur la classique intro qui présente les nouveaux personnages, un Graphic Novel mélangé à une cinématique 3D où (comme d'habitude) c'est l'ami Marcus qui sert de conteur. Une chose est sûre, les Borderlands n'ont jamais été des jeux hyper scénarisés, pire encore, la mise en scène a souvent laissé à désirer. Par contre s'il y a une facette de la série qu'on adore, c'est bien l'humour. Assez léger dans le premier opus, l'épisode 2 et son Beau Jack n'ont pas manqué de nous faire mourir de rire (j'avoue aussi très bien me souvenir du fameux poème de Scooter ! ^.^) et avouons-le, on attendait beaucoup de ce Borderlands 3, tout du moins de côté-là. Et le problème, c'est que le coup de génie du Beau Jack n'est pas facile à réitérer sans tomber dans l'auto-plagiat. Conséquence directe : Gearbox est parti sur un axe totalement différent et le duo Calypso est loin de faire l'unanimité. Car il y a des méchants qu'on aime détester, comme le Beau Jack bien sûr, Dark Vador de Star Wars, Hannibal Lecter (Le Silence des Agneaux) ou encore Negan de Walking Dead. Seulement là, Tyreen et Troy sont des caricatures sans envergure et sans charisme. Ils sont tellement "bling-bling", tellement dans l'air du temps avec leur "m'as-tu-vu", leur égocentrisme à passer leur à faire les beaux devant la caméra ou à se pavaner sur les réseaux sociaux, qu'ils en deviennent très énervants !




Zane, Amara, Moze et FL4K



Bordel Lands


Certes ces personnages
Si l'humour est toujours bien présent, les dialogues sont aussi très vulgaires... et souvent sans raison
ressemblent beaucoup à cette caste de personnes qui n'ont aucune vie en dehors des réseaux sociaux, et justement, peut-être que l'erreur était justement de nous mettre face à des gens qui ressemblent trop à cette affligeante réalité, où l'être humain fait ressortir ce qu'il a plus minable en lui : le culte de l’image à travers des influenceurs impétueux et obnubilés par le buzz. En somme, des gens détestables ! D'autant plus qu'ils se sont attaqués à l'un des très rares personnages féminins un tantinet joli et agréable du jeu : Lilith (c'est inadmissible, avouez-le !). Après beaucoup sont venus se plaindre que l'humour était beaucoup trop orienté "pipi-caca", mais pour avoir refait Borderlands 2 il y a quelques mois à peine, je peux vous dire qu'à l'époque, ce n'était guère différent. En fait, je pense surtout que les gens ont la mémoire courte car franchement, hormis le Beau Jack qui nous manque beaucoup, je peux vous dire que l'humour et la façon dont est construit le jeu est strictement identique aux autres opus ! Voilà tout l'intérêt de rejouer aux anciens épisodes avant d'attaquer le nouveau : on ne se base pas sur de vieilles convictions périmées. Donc oui, l'humour est assez gras, souvent en dessous de la ceinture et c'est souvent très vulgaire... mais rejouez aux anciens opus et vous verrez que ce n'est pas très discordant. Ça peut même être vu comme un défaut : certains pourraient dire que la licence n'évolue pas, quand d'autres lorsqu'ils achètent un Borderlands, veulent du Borderlands et rien d'autre ! Bref, c'est souvent graveleux, grossier mais c'est aussi ça qu'on aime sur cette série. Donc oui, à moins d'être devenu soudainement "mainstream", d'être pour la bien-pensance et foutrement chiant à vivre, vous trouverez que la plupart du temps l'humour est bon, et si on ne rigole pas aux éclats, au minimum le jeu fait sourire (d'ailleurs j'apprécie toujours autant que le jeu soigne si bien sa traduction en incluant en autre des expressions typiquement françaises). Pour ce qui est du scénario, comme évoqué à l'instant, certes les cinématiques ont désormais beaucoup de gueule, on apprécie également de gros efforts sur la synchro labiale, c'est rythmé, bien animé, mais ces séquences restent beaucoup trop rares. Et puis le scénario reste assez limité : après tout Borderlands, malgré ses années de gestation, n'allait pas changer du tout au tout. On parle de chasseurs de l'Arche à tout bout de champ (car oui, une fois encore on ne s'adresse jamais à notre personnage de façon directe, alors que ce dernier se veut nettement plus loquace que dans les précédents épisodes), de gros méchants à abattre, de missions à réaliser... mais au fond, l'écriture ne vole pas bien haut, comme c'est le cas à chaque fois. A noter tout de même que le lore de la série est parfaitement respecté avec pas mal d'anecdotes du passé et d'événements qui sont toujours pris en compte.



Passer de sbire à recrue...


Que ce soit dans
Si le lore est bien respecté, ne vous attendez pas non plus à un super scénario... Gearbox et les Borderlands ne sont pas très doués pour ça
les jeux développés par Gearbox ou dans le Tales from the Borderlands développé par Telltale entre 2014 et 2015 (un jeu narratif vendu de façon épisodique), la série commence à avoir un sérieux passif. Du coup, on trouve que notre poto Scooter vient vite à manquer... puisque le lascar est justement mort dans l'épisode narratif. Pourquoi ? Pourquoi Telltale est allé tuer l'un des personnages les plus marquants et les plus drôles de la série, au détriment d'autres dont on se fout complétement comme sa sœur Ellie ou le Docteur Zed ? A ce compte-là, allez-y, zigouillez Claptrap et Lilith (les derniers survivants) comme ça on n'en parle plus... Franchement, je n'ai jamais aimé les jeux Telltale et tout à fait entre nous, désormais je les déteste pour avoir fait ça ! L'aventure commence tranquille, de "sbire" nous sommes passé à "recrue" et les premières terres que nous foulons sont les déserts de Pandore, histoire de renouer avec l'ambiance, l'exploration et le gameplay de la série. Ensuite on décolle à bord du Sanctuary III, éternel HUB du jeu, afin de visiter plusieurs planètes alentours. Malheureusement, celles et ceux qui pensaient que Borderlands III prendrait des airs de Space Opera à la Mass Effect, se mettent l'antenne de Claptrap dans l'œil ! Ici on ne fait pas ce qu'on veut, on ne va pas où on veut et on n'explore pas les planètes comme on le souhaite... En fait, cette histoire de Sanctuary III et de planètes ne change absolument rien à l'ancienne formule : le vaisseau sert de point central, on se téléporte sur des maps plus ou moins ouvertes pour y réaliser diverses missions... exactement comme on l'a toujours fait. Le vaisseau et les planètes ne sont que cosmétiques et la structure du jeu n'a pas bougé d'un iota depuis le tout premier opus. Et ça c'est un fait : ce 3e épisode repose sur les bases du 2, qui reposaient déjà sur les bases du 1. En gros, il n'y a pas grand-chose de neuf sous le soleil de Pandore... Après bien sûr, on apprécie ces quelques évolutions par touche, comme la conduite qui s'est améliorée, la difficulté qui est un peu plus lisse lorsqu'on joue en solo (le jeu peut toujours être pratiqué jusqu'à 4 en co-op')... mais au fond, ça ressemble beaucoup à un Borderlands 2 avec une nouvelle skin. Mais comme évoqué, quand on joue à Borderlands, ne signe-t'on pas (aussi) pour ça ?



Plus jamais je ne rirai en Scooter T_°


En partie oui,
Toute l'âme de la série a été reprise, comme l'arbre de compétences, l'inventaire, le leveling et bien entendu, le loot à gogo !
c'est vrai, mais là où le Pre-Sequel avait su apporter un vent de fraicheur à la série, ici on se retrouve avec un épisode on-ne-peut-plus classique : c'est toujours la foire au loot, il faut des clés en or pour ouvrir les coffres spéciaux, il y a des véhicules, Marcus en tant qu'armurier un poil escroc, le Docteur Zed pour tout ce qui est soin et armure, un inventaire un poil restreint et à étendre, le port de 4 armes maximum, des grenades, des milliers d'armes plus ou moins aléatoires, des dollars en monnaie d'échange (aaaahhh ces égocentriques d'amerloques où même aux confins de l'univers, il faut qu'ils imposent leurs billets verts) ou encore ces missions que le jeu s'évertue à nous rallonger sans cesse, avec toujours d'autant allers-retours histoire d'étendre artificiellement la durée de vie. Ça finit par être agaçant et comme vous le voyez, rien ne change... ou presque. On note quand même un bel effort sur le renouvellement du design, la nouvelle carte topographique en 3D et en relief est bien pratique, les véhicules sont plus dociles, il y a plus de voyages éclairs (pratique pour éviter de trop longs trajets) et le jeu est nettement plus violent : on laisse de véritable mare de sang, on explose des têtes voire on démembre nos ennemis... c'est un peu trash mais ça apporte une belle dynamique aux combats. Par contre j'ai noté une petite perte de précision au niveau de la visée (je joue essentiellement au pad) : il a fallu que je règle ma visée au minimum pour obtenir quelque chose de précis. Etrange non ? J'ajouterai que si les fusils à pompe ont rarement eu le beau rôle dans cette série, cette fois je peux vous dire que dans 98% des cas, ces armes sont minables ! Malgré des statistiques aguicheuses, elles n'ont aucune puissance. Quant à l'Eridium, qui servait autrefois à faire des achats intéressants (comme augmenter la taille de sa besace ou son emport de munitions) et bien désormais il ne sert qu'à acheter des armes spéciales (et pas forcément de qualité malgré, une fois encore, des statistiques prometteuses) et d'inutiles cosmétiques visant à personnaliser son héros. Désormais les achats vraiment importants (comme ceux précédemment cités) se font directement chez Marcus sur le vaisseau Sanctuary et ce, contre de l'argent tout bête (mais en quantité, car les améliorations coutent chères).



Pas grand chose de neuf sous le soleil de Pandore...


Jusqu'à aujourd'hui,
Le premier chargement est vraiment très long (environ 90 secondes sur consoles). Heureusement que l'ami Claptrap est là pour nous faire patienter ^_^
la série Borderlands utilisait l'ex-omniprésent moteur d'Epic Games, j'ai nommé l'Unreal Engine 3. Il faut dire que sur la génération précédente (celle des PlayStation 3 et Xbox 360) l'Unreal Engine 3 était partout ! Des centaines de jeux l'ont utilisé et ce, parmi les plus prestigieux. Pour la sortie de la génération suivante (Xbox One et PlayStation 4), Epic est passé à la vitesse supérieure. Bien qu'encore une fois très nombreux, les jeux utilisant l'Unreal Engine 4 sont moins pléthoriques, bien que dans le lot on compte quelques grands titres tels que Days Gone, Gears of War 4, Ace Combat 7, Hellblade: Senua's Sacrifice ou Street Fighter V. Mais la vraie question c'est : qu'apporte ce nouveau moteur à notre nouveau Borderlands ? La première chose à savoir c'est que sur consoles, l'installation se fait via l'interface et dure environ un quart d'heure (oui c'est long). Pourtant en version 1.0 le jeu sur PS4 n'est pas spécialement gourmand puisqu'il s'installe à hauteur de 38Go. Mais ça c'est sans compter les multiples mises à jour puisque nous en sommes à la version 1.16, qui de son côté pèse presque 18Go. Au final le jeu vampirisera pas moins de 57Go sur votre disque dur... hors DLCs ! Car si vous achetez les 4 DLCs narratifs, il faudra compter 44Go supplémentaires, faisant ainsi passer l'installation à plus de 100Go ! Alors certes, sur l'installation de base on est dans la bonne moyenne et on reste loin des plus gros titres (comme Last of Us Part II ou Red Dead Redemption II), mais avec la mise à jour, l'installation a quand même pris 33% de plus que le volume initial. Ceci dit, la version 1.0 était totalement injouable, car elle était buguée jusqu'à l'os ! Sachez aussi que le jeu est assez étrange dans son fonctionnement puisqu'en le lançant, une barre de "loading" s'affichera et vous devrez attendre pas moins de 90 secondes avant qu'il ne se lance réellement ! Heureusement que Claptrap danse pour nous divertir, sans quoi on trouverait le temps long (en réalité, c'est long ! mais fort heureusement, on n'atteint pas les énormités de Metro Exodus).



Tu sais que DAHL !!


Et encore,
Le gameplay et les combats ont gardés toutes leurs qualités. Ainsi le charme opère encore...
à ce stade-là vous n'arriverez qu'à l'écran titre, en reprenant votre sauvegarde ou en changeant de carte, il faudra encore attendre 30 secondes de plus !! Malgré la mise à jour 1.16, visiblement aucune optimisation n'a été faite de ce côté-là et c'est bien dommage. Il est clair que nos consoles de 8e génération sont en bout de course, qu'elles tirent la langue et n'ont plus grand-chose sous la pédale. Car oui, ces temps de chargements affreusement longs sont reversés aux consoles. Sur PC, pour peu que vous ayez un SSD, tout de suite c'est une autre chanson et c'est là qu'on se dit que justement c'est bel et bien le SSD qui va beaucoup apporter aux consoles de 9e génération, les PlayStation 5 et Xbox Series S/X. D'ailleurs Borderlands 3 est prévu sur ces machines-là, sans doute dans une version complète incluant les DLCs. Tiens en parlant de ça, vous le savez sans doute mais Gearbox est le grand spécialiste du contenu additionnel et pour ce 3e opus, ils n'ont pas lésiné avec pas moins de 4 contenus narratifs vendus à 15€ pièce ! Alors certes ça fait toujours plaisir de prolonger son expérience, de découvrir de nouveaux mondes et de nouvelles histoires, mais vous le savez, généralement les DLCs sont loin d'égaler l'aventure principale, surtout pour ce qui est d'une écriture déjà pas bien folichonne. Et puis admettons que vous êtes un gros fan, 4 DLCs à 15€ ça fait quand même 60€ ! Ajoutons à ça le prix du jeu, et la note monte très vite en flèche (oui ça fait 130€ pour le champion des maths assis au fond à gauche ^_^ ). Bien sûr il y a le Season Pass (50€ tout de même) ou alors les pack Deluxe. Quoiqu'il faut tout de même se méfier de ces félons car l'Edition Deluxe, vendue à 85€, ne contient que des DLCs cosmétiques et des armes tout à fait dispensables. Payer 15€ de plus (en se basant sur le prix d'origine qui était de 70€) pour cette fausse plus-value... bonjour l'arnaque ! Ensuite il y a l'Edition Super Deluxe, vendue à 100€, qui de son côté est pléthorique en incluant les 4 DLCs narratifs, les cosmétiques, les armes et autres bonus. C'est quand même fou de se dire qu'à 15€ près (de 85 à 100€), on passe d'une escroquerie pure et simple, à une vraie édition complète.



     

Méfiez-vous de l'Edition Deluxe : à 85€ c'est une belle arnaque car elle ne contient rien
d'intéressant. Par contre, l'Edition Super Deluxe inclus les 4 DLCs narratifs (d'une
valeur de 60€). Elle est chère, certes, mais nettement plus rentable...



Joli mais loin d'être un maitre-étalon... du Cul !


Et techniquement,
Certains passages sont vraiment réussis, d'autres moins mais dans le fond, le passage à l'Unreal Engine 4 ne change pas grand chose aux anciens opus
on peut le dire, le passage d'une génération de consoles à l'autre se fait sentir : comme évoqué les cut-scènes sont mieux travaillées, plus précises, les modélisations sont plus détaillées, les décors sont plus fouillés, la distance d'affichage est plus flatteuse, le (plus ou moins) nouveau design est vraiment sympa... non vraiment, c'est joli. Malheureusement les éloges vont s'arrêter là car en plus de "loadings" très mal optimisés, le jeu accuse aussi quelques défauts de conception que les nombreuses mises à jour n'ont visiblement pas su corriger. On commencera par le fait que le moteur utilise 4 niveaux de définitions des textures et, moteur Unreal oblige, il suffit de fixer un pan de mur et de lentement s'approcher pour voir cette définition passer d'un stade à l'autre. Les pop-ups ont toujours été présent sur les moteurs d'Epic mais là j'avoue c'est abusé : c'est vraiment très très voyant ! Après je comprends la nécessité d'utiliser plusieurs résolutions de textures (afin d'alléger le moteur graphique et éviter toute saturation) seulement lorsqu'on arrive dans un endroit clos, le jeu devrait anticiper le chargement de ses textures car avec les disques durs mous des consoles, forcément le rendu est dégueulasse et il arrive même que la texture la plus détaillée s'affiche au moment où on tourne la tête, après nous avoir laissé la basse résolution devant nos yeux tout du long. Affichant du 1080p en 30fps sur nos vieilles consoles FAT (les PS4 Pro et Xbox One X profitent d'agréables améliorations) le jeu est globalement fluide, mais ne s'évite pas quelques déboires : moi par exemple (et je ne suis pas le seul) j'ai subi quelques étranges micro-freezes. Elles n'étaient pas régulières mais plutôt aléatoires, comme si le jeu se figeait une demi-seconde pour rattraper un retard de chargement quelconque. Rien de rédhibitoire rassurez-vous, peut-être que c'est juste mon disque dur qui commence à être salement fragmenté. Encore une fois, ce genre de déconvenues n'a pas lieu d'être sur PC où la RAM est souvent plus volumineuse et surtout que le SSD rattrape pas mal les latences.



En attendant le patch qui patche le patch...


Pour rester dans le visuel,
Etonnamment et malgré plusieurs patches, le premier loading est toujours aussi long (sur consoles) et on n'est pas à l'abri de petits bugs, dont d'inexplicables micro-freezes...
si Claptrap et Marcus n'ont pas vraiment changé, je trouve par contre dommage que Tannis soit devenue si laide (dans son modèle 3D - mais rassurez-vous, Ellie de son côté n'a pas bougé ^___^). Quand à Lilith, son modèle 3D est resté joli mais on ne pourra pas en dire autant de l'actrice qui a fait les prises réelles (vous savez, comme l'Ange autrefois, où le personnage nous apparait dans une sorte de projection mentale). L'actrice ressemble à celle de Borderlands 2 (vous savez, lorsque Lilith est capturée par le Beau Jack) mais on ne va pas se mentir, l'hologramme de Lilith fait peur ! Il ne manque plus que la pomme d'Adam et on dirait un travelo ! Tiens puisqu'on en est à parler des personnages, sachez que notre VF est assez constante vis-à-vis de la série. Certes c'est très vulgaire (et souvent de façon inutile) mais au fond, il y a toujours eu des gros-mots dans les Borderlands (disons que là ça pousse le bouchon parfois un peu loin). Par contre, c'est agréable de voir que les doubleurs sont presque tous les mêmes, à commencer par Marcus qui a, depuis le début, la voix de Sylvain Lemarié (la voix de Karst dans Horizon ou Alec Ryder dans Mass Effect : Andromeda). Sophie Riffont assure la voix de Moxxi, Vanina Pradier fait toujours la voix de Lilith (la voix officielle d'Evangeline Lilly et Jessica Biel), Laurence Dourlens double toujours Patricia Tannis, Zane est doublé par le très bon Gradi Emmanuel (la voix de Rico Rodriguez dans Just Cause), Maya est doublée par Virginie Méry (la voix de Héléna dans Uncharted ou Jessamine dans Dishonored) et si notre Claptrap d'amour a légèrement changé de voix, c'est sans doute parce que dans la VO, il a perdu son doubleur originel. Il n'empêche que le doublage est globalement de qualité... à hauteur d'un Borderlands bien entendu. Comprenez par là que la série n'a jamais été très bien placée en termes de narration ou de mise en scène, donc le doublage suit les traces de ses prédécesseurs avec une voxographie orientée sur l'humour et le second degré, avec tout de même la particularité d'être bien traduit, en utilisant par exemple des expressions bien françaises (oui je sais, je l'ai déjà dit :). D'ailleurs il n'y a pas que le langage qui est devenu plus mature (enfin mature, façon de parler), comme évoqué, le jeu est également nettement plus violent. Un peu plus de punch n'est clairement pas désagréable mais avec ce langage parfois charretier, il est clair que le jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains. Du côté des bruitages, il n'y a globalement pas grand-chose à redire. Une fois encore la série ne s'est jamais distinguée sur le sujet, on se retrouve donc avec des bruitages assez classiques, notamment pour les armes. A noter que les fusils à pompe, déjà minable en termes d'efficacité, sont également pourvus d'un bruitage totalement poussif et misérable qui ne rend pas du tout hommage à ce type d'armes. Après, vu comme ils sont inefficaces, l'un dans l'autre on se dit que ce n'est finalement pas bien grave.




L'hologramme de Lilith est franchement moche, limite flippant...
Heureusement le modèle 3D est resté joli



Le Clap(trap) de fin


Pour ce qui
Le doublage est assez constant sur cette série. De leur côté les musiques sont sympas et les bruitages font le job
est des musiques, on retrouve 4 compositeurs : Raison Varner, Michael McCann (qui a notamment travaillé sur l'excellent Deus EX : Human Revolution et Splinter Cell : Double Agent), Finishing Move Inc. (qui en fait un studio formé par Brian Trifon et Brian Lee White, qui produit de la musique de jeu vidéo, un studio qu'on connait surtout pour son travail sur Halo 2 Anniversary et Halo Wars 2) et comme d'habitude, le renommé Jesper Kyd (entre autre connu pour les séries Hitman et Assassin's Creed), qu'on ne présente plus et qui officie sur la série depuis le tout premier opus. Et que dire de ces musiques ? Ma foi, certaines sont sympas, plutôt épiques et bien orchestrées, mais généralement... ça reste du Borderlands quoi ! Ce qu'il faut comprendre c'est que la plupart du temps la musique est soit en sourdine (entre les ennemis qui gueulent des âneries et nos pétoires qui crachent du plomb non stop, forcément il ne reste plus beaucoup de place) soit elle passe totalement inaperçue. Une fois encore, la série n'est pas spécialement réputée pour ses bandes-son de haute volée et c'est bien dommage car justement, les musiques sont pour la plupart très sympas ! Bien que ce soit très en dessous de ce qu'on peut entendre dans un gros blockbuster comme Halo, la bande-son n'est vraiment pas mauvaise. Il est par contre dommage qu'à l'image des cinématiques, les musiques soient si rares ! Enfin on termine par les options, qui sont particulièrement fournies sur cet épisode avec entre autre le réglage du FOV, pas mal de paramétrage, quelques options d'accessibilité et surtout la configuration complète de son pad, même sur console !! Oh yes, ça ça fait plaisir à voir ! Car même si les jeux actuels sont plutôt bien configurés de base et qu'au pire nos consoles nous permettent de modifier l'ordre des touches, je le dis souvent : pouvoir changer sa config' dans un jeu ne coute rien à faire et pourtant, ça manque à presque tous les jeux de ces 20 dernières années !! Enfin sur le sujet épineux de la difficulté, Gearbox a mis beaucoup de temps avant de comprendre que lorsqu'on joue seul, il fallait adapter la difficulté car derrière on n'a pas 3 coéquipiers qui peuvent nous venir en aide. Si dans Borderlands 2 ce n'est clairement pas encore ça, dans l'épisode Pre-Sequel on sentait qu'on s'approchait du but. Avec Borderlands 3 et malgré le fait que les niveaux de difficulté soient en trop petit nombre (à peine 2, c'est ridicule), pour une fois nous sommes en présence d'un jeu équilibré : alléluia mes frères !! Bien sûr on ne s'évite pas quelques morts et quelques points durs (comme certains boss) mais en maitrisant un minimum son personnage, avec de bonnes armes (et pour ça les coffres en or aident bien :) et avec le "second souffle", les morts injustes ont tendance à se faire rares. Si au final on voit peu d'améliorations dans cette suite, au moins on peut dire que de ce côté-là il y a eu un bel effort...



Borderlands 3 Note
ne chamboule en aucune manière une formule qui marche. On se retrouve donc avec un FPS orienté RPG avec un max de loot, des graphismes en cel-shading, une narration un peu meilleure, des DLCs vendus à prix d'or, une prise en mains agréable au service d'un gameplay qui a fait ses preuves, des véhicules, des missions à gogo, des maps ouvertes qui incitent à l'exploration et comme toujours, un jeu praticable en solo comme co-op' jusqu'à 4. Une formule qui marche oui, mais qui ne se renouvelle pas ! Le jeu souffre de la même construction depuis le tout premier opus, qui date de 2009 : même scénarisation bidon qui passe par plus de 80% de dialogues, missions artificiellement rallongées (c'est chiant à la longue), énormément de loot mais dont plus de 90% vont directement à la poubelle... Jouer à Borderlands 3, c'est rejouer encore et toujours au même jeu ! Après on a un peu le fondement entre 2 chaises : vous voulez quoi, un Borderlands qui ressemble à un Borderlands au prix d'un certain déjà-vu, ou voulez que la formule change du tout au tout, au point qu'on se dise que le jeu n'a plus rien à voir avec ses prédécesseurs ? En fait, la vraie bonne équation est un mélange des 2 : savoir conserver ce qui fait l'identité d'une série, tout en évoluant d'un épisode à l'autre. Et malheureusement, en faisant la rétrospective de la saga de Gearbox, on peut dire que d'un épisode à l'autre, les développeurs ne forcent pas beaucoup. Alors certes on profite des performances d'un Unreal Engine 4 qui délivre des graphismes très convaincants, des modélisation bien plus détaillées et même des maps plus grandes que jamais. Le problème c'est que le framerate est assez inconstant et ce, même après qu'un grand nombre de patches soient venus "réparer" une version 1.0 chaotique et buguée jusqu'à la moelle ! Après si vous cherchez un jeu qui suive les traces d'un Borderlands 2 unanimement qualifié de culte (il faut dire que c'est à l'heure actuelle le meilleur épisode de la série) alors Borderlands 3 est votre homme ! Il est clair qu'il ne révolutionne en rien la série, mais il s'applique avec beaucoup d'efficacité à reprendre tout ce qui fait la recette et la saveur de la licence. Certes on aurait aimé une meilleure histoire (mais ça Gearbox ne sait pas faire) et un sérieux renouvellement du jeu... mais en attendant nous sommes face à un titre efficace, qui propose une bonne réalisation, une grosse durée de vie et une aventure fun. Pas révolutionnaire pour un sou, mais très souverain dans ce qu'il sait faire de mieux...



Les -

  • 90 secondes d'attente (chargement) dès l'allumage du jeu + 30 secondes à chaque changement de map
  • Ecriture en demi-teinte et antagonistes aussi caricaturaux qu'énervants
  • Finalement l'Unreal Engine 4 ne change pas beaucoup la donne
  • D'inexplicables micro-freezes malgré les mises à jour
  • Version 1.0 assez légère... mais finie à la pisse
  • Une visée étrangement moins précise qu'autrefois
  • L'hologramme de Lilith fait peur °o°
  • Les +

  • Une difficulté enfin équilibrée lorsqu'on joue en solo. Merci, ça fait plaisir :)
  • Plutôt joli dans l'ensemble (mais loin d'être un maitre-étalon du Cul)
  • Des combats plus dynamiques et plus violents (sang, démembrements...)
  • Des "déplacements rapides" plus nombreux et vraiment utiles
  • De beaux efforts de mise en scène
  • L'humour, comme toujours ^_^

  • L'aventure est fun, sympa à jouer... n'est-ce pas l'essentiel après tout ?



  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    novembre 2020