Shadow Complex (X360)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : août 2009
Développeur : Chair Entertainment
Editeur : Epic Games
Genre : action

Support : en téléchargement sur Xbox Live Arcade (XLA)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 836Mo (install)
Moteur graphique : Unreal Engine III
Définition HD : 720p
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 1200pts / 15€



Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Shadow Complex









Il est sorti
La réalisation est impressionnante pour un jeu dématérialisé. Quant au design, Chair a tout bon
l'an dernier mais il n'a pas fait parti de notre Sélection 2009 au rang des meilleurs jeux dématérialisés et pour cause, j'ai pris tout mon temps pour le tester. Mais je ne suis pas inquiet pour lui, il sera forcément primé par nos soins lors de notre Sélection 2010 car Shadow Complex est un excellent jeu, sans doute le meilleur qu'on puisse trouver sur XLA ! Oui, rien que ça. Pourquoi un tel engouement ? Et bien imaginez 2 minutes ce que donnerait un Alien 3 ou un Super Metroïd sur nos consoles actuelles… Hormis les graphismes en HD et le fait qu'on ait les meilleurs pads jamais créés, et bien ça donnerait un jeu absolument fantastique ! Inspiré du cinéma, où plus le budget est colossal plus le scénario est maigre, Shadow Complex nous livre un prologue dont on ne comprend pas de suite les tenants et aboutissants. Equipé d'une super armure de combat, un gars prend part à un affrontement en plein centre ville, affrontement qui semble viser le vice président des Etats-Unis (on en revient toujours là avec les jeux américains, comme s'il n'y avait personne d'autre d'important). Mais le type tombe dans le piège d'une machination et le précieux politicien est abattu. Si ça reste pour le moment léger, au moins ça a le bon gout de nous mettre de suite dans le jeu. Retour quelques temps plus tôt, Jason Flemming rencontre Claire, qui lui propose d'aller faire une rando/escalade dans les montagnes du coin. Mais l'affaire tourne vite court lorsque la belle se fait kidnappée. En bon chevalier, Jason part à son secours et lorsqu'il retrouve sa douce, ensemble ils s'aperçoivent qu'ils ont mis la main sur un projet énorme et assez louche. En effet, ils sont tombés sur la base secrète de la Restauration, un groupuscule fortuné qui veut faire régner l'ordre et la Justice sur Terre, on s'en doute, par la violence et une force armée surpassant toutes les autres. Le premier point d'impact sera San Francisco et ils doivent intervenir sans quoi ça risque de vite tourner au vinaigre pour l'équilibre mondial… Basé sur la nouvelle d'Orson Scott, Empire, Shadow Complex nous offre en fait une aventure parallèle, qui reliera le prochain bouquin, Hidden Empire, lors d'une potentielle suite. Et s'il se révèle pour l'instant sommaire, il faut quand même reconnaitre que le scénario sert bien le jeu. Avant de commencer le mode Campagne, il est tout de même préférable de craquer un peu de son temps sur le gros didacticiel que les développeurs ont prévus. Sectionnés en 13 chapitres, il inculque les rudiments du titre afin d'éviter d'être perdu dans l'aventure, seulement parce qu'on ne sait pas réaliser un mouvement. Une fois terminé, le jeu enchaine sur pas moins de 21 défis à la difficulté assez élevée. Mais si vous y arrivez (sans parler de classement et de Succès) c'est surtout que vous serez largement prêt pour le jeu. Un dernier mot sur ce mode : il m'a rappelé Portal. Avec ses épreuves qui incitent à n'utiliser que certaines compétences et son design épuré en blanc, difficile de ne pas y voir une référence au jeu de VALVe.


Et des références,
Jouabilité aux petits oignons, gameplay explosif et gameplan de génie. Difficile de boudé son plaisir
il y en a quelques-unes. Chez Chair Entertainment (le développeur connu pour le gentillet Undertow, également sur XLA), le directeur créatif Donald Mustard a déclaré que Shadow Complex est basé sur le gameplay de Castlevania : Symphony of the Night et Super Metroïd, qu'il considère comme "le summum de la conception 2D". D'ailleurs, Jason lui-même est souvent comparé à un autre sympathique héros : Drake de Uncharted. Il faut dire que leur physique est assez semblable, leur domaine d'aptitudes également. Puisqu'on y est, abordons alors le chapitre de la jouabilité et du gameplay. Une chose est sûre, les développeurs ont sacrément dû apprécier les consoles 16-bits et leurs jeux d'action car à part quelques petites anicroches (une touche qui ne répond pas en général) la jouabilité est très réactive, rendant la prise en mains immédiate. Au départ, Jason n'a pour lui qu'une lampe mais très vite il verra ses compétences se multiplier. Posons de suite les données de l'énoncé : Shadow Complex est un jeu réalisé en 3D mais avec un gameplay 2D. Ce mixage, de plus en plus en vogue puisque finalement les vieilles recettes peuvent encore donner quelque chose, nous offrent ce que certains appellent un jeu en 2.5D. Drôle d'appellation mais avouons que ce n'est pas tout à fait faux. Jeu d'action avant tout, Jason peut tirer sur 360° et même en profondeur : ce n'est pas parce qu'un ennemi n’est pas sur le même plan, qu'on ne peut pas le shooter (après tout on n'est pas dans Mega Man et ça rend surtout l'ensemble plus réaliste). Pour viser on a 2 solutions : soit on laisse faire le personnage, qui vise lentement mais juste, soit on utilise le stick analogique droit histoire de garder un contrôle total. Mais en "manuel", il faut reconnaitre que c'est moins évident puisque la touche de tir est RT, ce qui nous incite à bouger la visée. D'ailleurs, au premier abord on est en droit de penser que les commandes sont mal adaptées au jeu et au pad, puisque les touches sont proches de ce qu'on trouve dans un FPS. Mais comme on peut contrôler sa visée, ça en devient naturel, même si on aurait apprécié pouvoir configurer les touches à sa convenance (c'est quand même dingue que 20 ans après les consoles 16-bits, les jeux ne le proposent quasiment jamais). Le complexe dans lequel on ère est gigantesque et au début de l'aventure, on est beaucoup dirigé. Normal, l'arme de base ne peut détruire que certaines bouches d'aérations et on ne peut ouvrir que les portes déloquées.


Mais très vite
Le jeu commence doucement mais devient très vite addictif
on trouvera des grenades et plus tard des missiles, pour ouvrir les portes les plus récalcitrantes (à ce propos, la lampe indique les faiblesses du décor). Après, on trouvera une arme expérimentale : la mousse. Plutôt originale, elle permet de figer un ennemi, de faire exploser une porte du bon type ou même de masquer le champ d'une caméra. Le terrain des opérations est donc très vaste et bien le fouiller c'est aussi glaner quelques items assez précieux comme un upgrade de santé, pouvoir emporter plus de grenades ou de missiles, etc. Jason peut tirer normalement, effectuer une attaque au corps à corps (j'adore !), nager sous l'eau (son temps d'apnée est très court) ou même utiliser les attaques secondaires des armes. Il fait des bonds un peu surréalistes et peut tomber de 30m sans se faire mal, mais il faut se mettre en tête qu'on est en présence d'un jeu "old school" qui reprend les bases (aujourd'hui vétustes) des jeux d'action d'il y a 15 ou 20 ans. On ne peut pas lui en vouloir pour ça. Encore un peu plus loin dans le jeu, Jason récupérera la fameuse armure du début, et là c'est festival. Il pourra courir à la vitesse du son et ainsi détruire certaines parois ou marcher sur les murs et plafonds, il pourra utiliser un grappin qui le rendra "so Spider-Man", en marchant doucement il pourra devenir invisible aux yeux des ennemis, il pourra naviguer sous l'eau sans problème d'air, et possédera grâce à une sorte de jetpack, un triple-saut. Comme le jeu est édité par Epic Games (Gears of War, Unreal Tournament III), quoi de plus normal que de retrouver leur fameux moteur graphique, j'ai nommé l'Unreal Engine III. Mais bizarrement, même si le jeu reste de profil, qu'il ne s'affiche qu'en 720p et bien qu'il n'ait pas à gérer une montagne de sprites, on subira un gros aliasing. Pourtant, comment ne pas féliciter Chair Entertainment pour nous avoir offert de tels graphismes. Evidemment on ne peut pas comparer un jeu dématérialisé à un jeu boite, le niveau de finitions n'est pas le même car les temps de développement et les budgets sont aussi très différents, et ce sans parler du prix de vente. Du coup, si la mise en scène est impressionnante pour un jeu XLA, à bien y regarder elle manque d'un certain peaufinage. Mais si on met à part ces 2 petites fautes, Shadow Complex va vous éblouir ! Son design est à la fois proche de Star Wars et de Metal Gear Solid : Twin Snakes (autant dire la grande classe !), tout en nous proposant quelques passages "plus nature" vraiment somptueux. Si les mouvements de notre héros sont un peu raides, il n'y a par contre rien à redire sur un framerate très stable (même lorsqu'on affronte un énorme boss) et des éclairages vraiment impressionnants pour ce type de jeux. Enfin le son n'est pas en reste, bien au contraire. Les musiques, certes rares mais très film d'action ou série TV bien nerveuse, nous posent là une ambiance soignée. Mais c'est surtout les bruitages qui attirent mon oreille aguerrie. En effet quel dynamisme ! Les armes détonnent bien, les explosions sont "expressives", en clair ça pulse ! Et pour couronner le tout, les développeurs ont fait l'effort de doubler leur jeu en Français. Un doublage qui plus est, tout à fait correct.



Si on compare Note
Shadow Complex à n'importe quel autre jeu dématérialisé, on le trouvera infiniment mieux réalisé, accrocheur et d'une durée de vie plus que convenable (comptez 6 à 7h pour le finir normalement, et au moins 9 ou 10h pour trouver tous les items bonus). Il nous rappelle le bon vieux temps, cette époque où les jeux étaient axés sur le fun, en nous offrant une vue atypique de son action, alliée à une excellente réalisation et un gameplay vraiment bien pensé. Celui qui a remporté pas moins de 25 "Editor's Choice Awards" lors de l'E3 2009 ne démérite pas son statut de star du XLA (il s'est vendu à plus de 200.000 exemplaires la semaine de sa sortie). Pour s'en convaincre, il suffit de le comparer à la plupart des jeux dispo sur le portail : c'est pas compliqué il est tellement beau et bien fait, qu'il pourrait sortir au format boite sans problème. Et chez nous il nous a fait le même effet, on est conquis et on trouve que c'est bien le seul jeu qui mérite son prix de 1200 points (15€). Un grand titre, qui relie le gameplay des jeux d'antan, aux concepts et aux graphismes d'aujourd'hui. Chapeau-bas aux développeurs pour ce tour de force et pour avoir réuni 2 types de gamers que souvent 20 ans séparent.



A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

avril 2010