The Evil Within 2 (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : octobre 2017
Développeur : Tango Gameworks
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : survival horror

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO)
Version logicielle : 1.04
Espace disque nécessaire : 30 Go (PS4) / 29 Go (XBO) / 40Go (PC)
Espace disque nécessaire (MAJ) : environ 720Mo
Moteur graphique : STEM Engine (dérivé du id Tech 5)
Moteur physique : Havok

Optimisation PS4 Pro / Xbox One X : oui
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Framerate annoncé (consoles) : 30 fps
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 19 heures
Compatible Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : non

Abréviation : EW 2
Titre alternatif : Psychobreak 2 (JAP)
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Intel Core i5-2400 / AMD FX-8320 ou supérieur
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2GMo de VRAM (type GTX 660 2GB / AMD HD 7970)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Haut + FSAA 4x + Anisotrope 16x









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The Evil Within 2









On pourrait
C'est un plaisir de retrouver Sebastian Castellanos et son univers torturé...
croire qu'avec le temps, le talent et les noms glorieux de l'histoire du jeu vidéo s'effacent, comme un lointain souvenir que notre mémoire perd dans le flou de l'âge. Et bien non, encore à l'heure actuelle, un nom comme Shinji Mikami, créateur de Resident Evil au sein de Capcom, et bien ça vend toujours du rêve ! En 2010 Shinji Mikami fonde (à Tokyo) Tango Gameworks, un studio qui mettra plus de 4 ans à développer The Evil Within, premier jeu du studio et surtout, survival horror pure souche qui a su reprendre les codes du genre, là où Capcom s'entêtait à faire n'importe quoi avec Resident Evil et ses suites de plus en plus orientées vers l'action (bien qu'avec le 7e opus, les choses semblent être revenues à la normale). Bien que le jeu nous allonge pas mal de défauts plus ou moins gênants (difficulté très mal équilibrée, techniquement pas très beau, prise en mains un peu lourde, scénario pas facile à digérer...) j'ai personnellement adoré le premier Evil Within ! D'ailleurs à mes yeux, seule cette difficulté vraiment irritante par moment, est un défaut notable. Pour le reste, le boulot de Mikami et de son nouveau studio (à l'étrange look de "cargol" :) est excellent. Fort de ce succès (plus de 4 Millions de ventes, pour une nouvelle ip c'est un très beau score), Tango l'escargot s'est donc remis au travail, pour nous sortir, 3 ans plus tard, un Evil Within 2 porté par des promesses alléchantes : plus de couloir mais de l'open-world, un scénario plus digeste, un gameplay amélioré, une difficulté plus équilibrée, promis pas de bandes noires et du "die & retry" à dose homéopathique. Parfait me dis-je, c'était donc avec impatience que j'attendais cette suite, tout d'abord testé sur PC dans une version 1.0 un poil buguée, puis dans une version finale (1.04) sur PS4, peut-être moins belle mais nettement plus stable.



Benchmark Mad Union


On notera
... par ailleurs, on apprécie également un scénario moins alambiqué et indigeste
en premier lieu que les versions ne se sont pas succédées (j'entends par là qu'il n'y a pas eu une multitude de patches visant à corriger une multitude de problèmes) et que la mise à jour finale pèse moins de 800Mo sur PS4 (ce patch est même encore moins lourd sur PC). C'est la preuve que le jeu a été bien développé, et bien pensé dès le départ. Quant aux nouveautés apportées par ces mises à jour, étant donné que le "new game +" était déjà implanté et que la vue à la première personne n'apporte strictement rien à l'expérience, on peut dire que ces correctifs ne font que peaufiner le jeu d'origine. Autre détail, si le premier Evil Within a été dirigé par Mikami lui-même, cette fois c'est John Johanas qui était aux commandes (et visiblement cet occidental n'a pas fait grand-chose dans sa vie, à part participer au développement du premier opus) et en changeant de directeur de projet, le jeu lui aussi, a profondément changé (maitre Mikami est resté malgré tout producteur, histoire de garder un oeil attentif au projet). Evil Within 2 nous raconte que 3 ans après les événements survenus au Beacon Mental Hospital, Sebastian Castellanos a quitté le département de police de la ville de Krimson. Cependant il continue à être hanté par ce qu'il a vécu à Beacon, ainsi que la disparition de sa femme Myra et la mort de sa fille Lily lors d'un incendie. Noyant ses peines dans l'alcool, il est alors approché par son ancienne partenaire, Juli Kidman, qui lui révèle que Lily est toujours en vie. C'est alors à contre-coeur que Sebastian va devoir s'associer à l'organisation Mobius, l'employeur de Kidman, afin d'avoir une chance de retrouver sa fille... mais pour ça, il va lui falloir replonger au coeur du STEM, dans la ville fictive d'Union où visiblement, le normal et le paranormal ont étrangement fusionné...



Sebastian Caste & LLanos


Une chose est sûre,
Si les cut-scènes sont clairement à 2 vitesses, le doublage lui, est de très bonne qualité
le scénario de cette séquelle est nettement moins alambiqué, torturé voire même capilotracté que lors d'un premier épisode un peu fourre-tout qui se dispersait et qui finissait de façon trop "Akirienne" à mon gout (rappelez-vous du boss final et vous comprendrez de quoi je parle). Si le jeu comporte 17 chapitres, on peut le dire, l'aventure ne commence réellement qu'au chapitre 3. Entre temps, lors de cette longue introduction (le temps de 2 chapitres donc) on ne fait pas grand-chose : on reprend en mains notre héros (malgré lui), on nous sert quelques didacticiels, on s'imprègne de la nouvelle ambiance, on fouille un peu les lieux... oui c'est long mais c'est ainsi que les développeurs ont voulu que l'aventure débute. Question mise en scène, on retrouve ces cinématiques de très bonne qualité, avec notamment des visages particulièrement expressifs. D'ailleurs on apprécie tout particulièrement que ce soient les mêmes doubleurs qui prêtent leurs voix aux mêmes personnages : en premier lieu Rémi Bichet pour Sebastian Castellanos et Marie-Eugénie Maréchal pour Juli Kidman, auxquels on ajoutera Emmanuel Karsen (la voix bien connue de Sean Penn et Norman Reedus), Christian Visine (la voix du très bon Robert "T-Bag" Knepper), Paul Borne (la voix régulière de l'excellent Laurence Fishburne), Jérémie Covillault (pour que vous resituiez, c'est la voix du Dr Strange dans les films Marvel) et bien entendu quelques autres aux timbres notables, mais dont je n'ai pas/plus les noms. Bref, un casting vocal assez riche et noble, pour un résultat tout à fait honorable et 100% VF. Mine de rien, ça fait plaisir lorsque nos jeux sont bien doublés, d'autant plus lorsque le développeur et l'éditeur sont tous deux japonais. Comme quoi, si certains titres nippons arrivent chez nous sans même avoir des sous-titres, c'est bien une mauvaise foi manifeste (allo SEGA, si tu m'entends...). Pour en revenir à l'histoire et sa profondeur, étant donné qu'on suit les traces du premier titre, on retrouvera bien entendu les délires psychotiques et invraisemblables que le STEM provoque, à ceci près qu'ils seront ici moins extravagants... et entre vous et moi, ce n'est pas un mal. Quant au suivi, on peut clairement dire que l'aventure se découpe en 3 grosses parties : la première prend la moitié de la durée du jeu, puis les choses s'enchainent. Et tout à fait entre nous, j'apprécie que ce ne soit pas le même gros antagoniste qui sévisse tout au long de l'aventure... au moins ça varie un peu les objectifs même si pour le coup, on pourrait pointer du doigt un certain manque de régularité.



Les couches d'un Union presque ouvert


Niveau gameplay,
Le centre ville d'Union est en monde ouvert... le reste du jeu l'est beaucoup moins mais on apprécie l'effort
la plus grosse nouveauté c'est évidemment l'open-world. Détaillons tout de suite que Evil Within 2 n'est pas devenu un Far Cry pour autant, en réalité il n'y a que 3 maps réellement ouvertes, la première est grande, les 2 suivantes sont nettement plus petites. Ainsi le monde entier n'est pas ouvert, certaines missions restent bloquées dans des pseudo-couloirs mais on apprécie grandement l'effort. En effet, notamment sur la première carte (qui est en fait la ville principale du jeu), on retrouve tout ce qui fait le charme des jeux en mondes ouverts, à savoir que diverses missions secondaires peuvent être réalisées (bien qu'elles restent facultatives) et que, monde ouvert oblige, le jeu s'oriente nettement plus vers l'exploration et la fouille minutieuse des lieux. A ça s'ajoute quelques nouveautés comme trouver des pièces détachées (tuyaux, poudre, herbe, breloque...) en vue de réaliser soi-même ses munitions, ses upgrades d'armes et ses kits de soins. On peut les réaliser sur le champ de bataille, auquel cas ça nous coute un max de ressources, ou via les ateliers pour plus de confort et d'options. On apprécie également le retour du gel vert, ce jus tout droit sorti d'un monde zombie mexicain où on ramasse ces cocktails à base de concentré de cactus et qui nous permet, en allant voir une vieille connaissance (la bien connue infirmière du premier opus, qui elle aussi a retrouvé sa voix), d'upgrader nos compétences personnelles via un arbre assez fourni (force, endurance, stabilité de visée, aptitude au camouflage...). D'ailleurs il est fort appréciable que notre héros ne soit pas trop une vieille brèle en début d'aventure : à part une détection franchement arbitraire de la part des ennemis, Castellanos est capable de courir bien plus longtemps qu'autrefois, et ne tombe pas dans les pommes à chaque pas coursé comme ce fut déjà le cas.



L'Union fait la force !


Bien entendu
Les nouveautés (comme le crafting ou ici la mise à couvert) apporte un vrai plus à un gameplay qui a gagné en profondeur
certain(e)s diront que ça manque d'originalité (un peu comme un Resident Evil qui use toujours des mêmes ficelles depuis longtemps) ceci dit la formule est appliquée avec beaucoup de précision et rend le jeu que plus agréable à parcourir. D'ailleurs, on a beau essorer l'aventure, on ne peut pas tout upgrader, ce qui donne un réel intérêt au "new game +", qui nous permet ainsi de faire un second rush nettement plus fun en matière d'infiltration et de badassitude lorsqu'on fait cracher le plomb. Si l'aspect open-world des plus grandes maps oriente notre façon de jouer vers l'exploration et l'infiltration (avec une sympathique mise à couvert... parfois gâchée par une IA tantôt omnisciente tantôt aveugle), on retrouve ensuite assez vite ses marques avec ses seringues qui nous requinquent, ses ennemis à abattre silencieusement (via des pièges ou à la bourrine à coup de fusil à pompe en pleine poire), notre héros a troqué sa vieille lampe à huile pour une torche électrique (ce n'est pas un mal, le XVIIIe siècle est bel bien derrière nous) et nous retrouvons plus ou moins la même prise en mains, le même inventaire et la même gestion des armes que lors du premier opus. Des armes puissantes qu'on prend plaisir à upgrader pour plus d'efficacité, et même un système de combats au corps-à-corps qui a été amélioré (attaquer un ennemi à la hachette est décidément très efficace !). Autre nouveauté, encore une fois liée à l'aspect open-world du jeu : on peut dialoguer avec des PNJs, choisir ce qu'on va leur dire même si, vous vous en doutez, ça mène toujours aux mêmes réponses puisque nous ne sommes pas dans un action-RPG type Mass Effect. Ceci dit, tailler la bavette permet d'obtenir quelques infos intéressantes et surtout de débloquer des petites missions secondaires. A noter que si les cut-scènes sont de bonne qualité, et ce grâce à la motion capture des personnages principaux, les scénettes qui nous dévoilent des personnages tout à fait secondaires, sont d'un autre ordre. Visiblement, ici pas de motion capture, les animations sont robotisées à souhait et tranchent sérieusement avec le reste de la mise en scène (est-ce par manque de temps ou de moyen ?). Enfin tout un aspect du jeu est orienté vers la recherche via le module radio : grâce à lui on localise des fragments résiduels de mémoire, ce qui permet là aussi, d'activer des petites missions, de trouver des caches d'armes, des agents tombés au combat, d'en apprendre plus sur l'histoire ou plus simplement de trouver le point d'objectif suivant (même si pour ça, c'est la carte qui aide le plus).



Je STEM moi non plus


Pour faire tourner tout ça,
La direction artistique est une réussite... mais difficile de s'extasier sur la beauté du jeu ou ses prouesses graphiques
Tango Gameworks a développé son propre moteur graphique, le STEM Engine. Bon, ce dernier n'est pas vraiment neuf puisqu'en réalité, c'est un id Tech 5 lourdement modifié, auquel viennent s'ajouter quelques fonctionnalités de l'id Tech 6 et ce qu'on peut en dire c'est que... ça tient la route. Pour dire les choses honnêtement, si ce Evil Within 2 nous propose quelques jolis passages, malgré tout ils restent rares et il sera difficile de s'extasier sur la réalisation. C'est propre, c'est fonctionnel, il y a quelques bribes qui rehaussent le niveau mais globalement, difficile d'être impressionné par les graphismes. Après on retrouve les petits défauts des jeux d'aujourd'hui comme des pop-ups de textures, des bugs de collisions, mais aussi quelques bugs dans la gestion des lumières et de leurs projections, ainsi que quelques rares couacs d'accès au disque dur, qui causent de légers freezes (c'est d'autant plus vrai sur consoles si vous téléchargez un jeu ou des mises à jour en tâche de fond... sur un PC équipé d'un SSD, la question ne se pose même pas). Bref, rien de méchant, juste des petites anicroches qu'on voit sur presque tous les jeux actuels, surtout ceux en mondes ouverts (Horizon, Far Cry 5, Mass Effect Andromeda... personne n'y échappe finalement). Après ça, il est facile d'apprécier quelques scènes qui sortent du lot (comme les "oeuvres" un poil morbide du photographe Stefano Valentini, le premier gros antagoniste de l'aventure), ou encore quelques effets particulièrement réussis. C'est bête à dire mais je suis personnellement satisfait lorsque je vois un miroir qui reflète à la perfection mon personnage (combien de fois, même dans les jeux actuels, on voit des miroirs brisés parce que les développeurs ne veulent pas se fouler ?) ou encore la façon dont bouge des rideaux sur notre passage, preuve que le moteur physique Havok est parfaitement utilisé (combien de fois on a assisté à des personnages incapables de faire bouger quoique ce soit, pourtant dans des productions techniquement bien plus travaillées et plus onéreuses ?). On appréciera également de superbes modélisations, ainsi que de réalistes animations... du moins en ce qui concerne notre héros torturé, les personnages principaux ou les ennemis (je ne reviens pas sur la piètre qualité des animations des personnages secondaires). On sent bien qu'un travail particulier a été fait en ce sens, ce qui rend les principales cut-scènes particulièrement travaillées et immersives.



Yanagi WITHIN 2 acoustic


Après avouons-le,
Les bruitages sont excellents et les musiques sont à-propos... il n'y a donc rien à redire sur la bande-son
si la réalisation est loin de briller, la direction artistique elle, est plutôt bonne puisque le design est largement satisfaisant et original pour donner à cette séquelle une identité visuelle propre et reconnaissable. Quant à l'ambiance générale, le jeu alterne avec panache les passages boisés (ce qui rappelle étrangement Alan Wake), les portions de ville et les sous-terrains. Pas de quoi vous décrocher la mâchoire c'est sûr, maintenant comme je l'ai déjà évoqué, Evil Within 2 est comme son prédécesseur, dans une bonne moyenne. Je ne reviens pas sur le doublage (suffisamment détaillé en début d'article), et je passe directement aux bruitages qui sont vraiment excellents ! Mention spéciale aux armes et aux explosions, qui ont été particulièrement soigné, ce qui donne une très bonne dynamique aux phases de combat. Je ne cesse de le dire et le répéter, il ne faut jamais sous-travailler ses bruitages sous peine de rendre les combats bien plus mous qu'ils ne le sont vraiment (un état de fait que j'ai malheureusement désapprécié dans Rise of the Tomb Raider, alors que le précédent opus possédait d'excellents bruitages... une incompréhension, même si là n'est pas le sujet). Enfin les musiques ont été composées par le musicien Masatoshi Yanagi. Rien de bien notable sur l'homme, si ce n'est qu'il travaillait en tant que sound designer sur le premier Evil Within, et qu'il se retrouve propulsé au rang de compositeur sur celui-ci. Quant aux musiques, elles n'ont absolument rien d'extraordinaires. Si le doublage est de très bonne qualité et que les bruitages sont particulièrement travaillés, autant vous dire que vous ne prêterez quasiment jamais l'oreille aux musiques. Il faut dire que sur un jeu d'horreur, il n'est pas facile d'exprimer (ou non) son talent. En somme, ça fait le job : musiques tranquilles lors des phases d'exploration, compositions torturées lors des phases d'infiltration en "die & retry", morceaux stressants lors des combats... bref quelque chose de tout à fait à-propos mais rien de mémorable.



3 ans Note
après un premier Evil Within anxiogène et franchement orienté sur le "die & retry" tant la difficulté de certains passages était mal équilibrée, le grand Shinji Mikami a laissé sa place de directeur à John Johanas, afin d'apporter du sang frais à sa licence. Si la formule du premier opus lorgnait déjà pas mal sur l'exploration, l'infiltration et l'action brute de décoffrage, ici on conserve la recette initiale et on l'améliore. Offrant quelques zones en monde ouvert (la ville d'Union servant de HUB central), puis quelques maps semi-ouvertes couplées à des zones plus dirigistes, la saveur Evil Within évolue dans le bon sens car cet équilibre entre ouverture et cloisonnement nous offre une aventure fort agréable à parcourir. Bien entendu, cet Evil Within 2 s'inspire de plus en plus des best-sellers du genre, à commencer par The Last of Us ou encore Resident Evil : Revelations 2 (qui proposent eux aussi ce type d'ouverture de maps), mais peut-on réellement lui en vouloir pour ça ? Evil Within 2 n'invente rien mais le cocktail reste savoureux, peut-être même plus que lors du premier épisode. A ça s'ajoute un scénario moins capilotracté que le premier, plus accessible, plus compréhensible même s'il suit les traces du précédent opus avec le retour des délires psychotiques du STEM et de Castellanos, auxquels s'ajoutent quelques nouveautés : choix de dialogues, récupération d'items pour fabriquer des munitions et des upgrades, la radio pour localiser des résidus mémoriels, etc. Alors bien sûr on pourrait pointer du doigt un jeu à la direction artistique excellente mais aux prouesses techniques diablement absentes, aux musiques passe-partout, aux protagonistes souvent "bouche-trou" qui ne sont au final que des "faire-valoir" et des pions sur l'échiquier du scénario... mais ce serait oublier l'agréable évolution du gameplay, une difficulté bien mieux équilibrée (même si pour ça les boss sont moins mémorables) et une aventure vraiment agréable à parcourir. The Evil Within 2 est donc une bonne suite, qui n'a malheureusement pas eu autant de succès que le premier (moins de la moitié des ventes, c'est regrettable et j'espère sincèrement que ça ne va pas porter un coup à la licence), car nous avons vraiment apprécié cette suite et ses nouvelles orientations, peut-être même plus que son prédécesseur...



Les -

  • Les personnages secondaires sont animés comme des animatroniques
  • Finalement, cette petite flèche blanche sert à quoi ? Oo?
  • Quelques soucis techniques
  • Gameplay un peu déjà-vu
  • Bestiaire peu varié
  • Les +

  • Partie sonore de qualité : bon doublage, bruitages explosifs et musiques à-propos
  • Aventure scindée en 4 parties : intro + 3 antagonistes bien distincts
  • Les parties en monde ouvert, notamment le centre ville d'Union
  • Mise en scène de qualité pour les personnages principaux
  • Direction artistique travaillée
  • Gameplay vraiment agréable
  • Difficulté équilibrée



  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    aout 2019