Resident Evil 3 Remake (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son

Solo
Solo + Resistance


Testé sur :


Sortie du jeu : avril 2020
Développeurs : Capcom - M-Two - Redworks - NeoBards Entertainment (Resistance)
Editeur : Capcom
Genre : survival horror

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / en téléchargement sur Steam (PC)
Version logicielle : 1.03
Installation principale : 24Go (solo sur PS4) / 22Go (solo sur XBO) / 25Go environ pour le mode Resistance
Mise à jour : 260Mo
Moteur graphique : RE Engine (Capcom)
Optimisation PS4 Pro / Xbox One X : oui
Difficulté :
Temps de jeu : 8 heures hors multi
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : asymétrique online en 4 contre 1

Abréviations : RE3 Remake - RE3 - RE3R
Titres alternatifs : Biohazard RE:3 (JAP) - Resident Evil 3 NEMESIS (original)
Prix au lancement : 60€


Configuration minimale (PC) :
CPU : Quad Core 3Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 760 / Radeon R7 260)










Les sites partenaires :












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Resident Evil 3

[Remake]



Alors que
Avec ce 3e opus, Capcom surfe la bonne vague initiée par le Remake de Resident Evil 2...
la "hype" commençait à doucement redescendre dans le courant de l'été 2019 suite à la sortie du tant attendu remake de Resident Evil 2 (sorti en janvier), voilà qu'en décembre (2019) Capcom dévoile lors du State of Play, que le remake de Resident Evil 3 est en cours de développement et qu'il sortira à peine 4 mois plus tard, accompagné d'un mode multi-joueurs asymétrique intitulé Resistance (ce dernier fut déjà évoqué dés septembre mais son intérêt réel était encore très flou). Après le très bon Resident Evil 2 (2019), j'étais le premier à vouloir les remakes des opus suivants que sont les 3, Code Veronica et soyons fous, Dead Aim et les 2 Outbreak. Capcom répond ainsi à la première demande des fans, à savoir de nous proposer le 3e épisode sous une nouvelle forme, si possible proche de la formule du 2, tout en étant aussi bon. Première inquiétude, ce 3e opus est apparu à peine 1 an et 3 mois après le second volet, et vous le savez, les gros jeux dit AAA ne peuvent pas être développés aussi vite. Ainsi on se dit que les bases développées par RE2 auront servis pour celui-ci, ce qui aura grandement accélérer le développement mais ça reste malgré tout insuffisant. En réalité, ce Resident Evil 3 Remake fut en développement durant environ 3 ans avant son annonce et il n'y a pas besoin d'être un expert en la matière pour comprendre qu'en fait les épisodes 2 et 3 ont été développés parallèlement, avec un net coup de boost pour celui-ci une fois les aventures de Claire et Léon mis en boite. Donc oui, Resident Evil 3 a reçu l'attention qu'il méritait avec un développement digne de son statut, de son pédigrée, tout en sachant qu'une fois les bases posées par RE 2 Remake, les choses allaient forcément s'accélérer. Notez également que Capcom n'a pas été seul sur le coup puisque les studios Redworks et M-Two (fondé par Tatsuya Minami, ancien PDG de PlatinumGames et ancien employé de Capcom qui a travaillé sur des licences prestigieuses telles que Mega Man) sont venus prêtés main-forte, quand le multi-joueurs Resistance a été développé par NeoBards.



RE3 Rebirth


Lorsqu'on
L'installation est assez modeste (moins de 25Go pour le mode solo) ce qui devient rare ces dernières années
insère le Blu-Ray dans sa console (le cas du PC étant naturellement différent), le jeu nous propose soit d'installer le mode solo, soit le mode Resistance. C'est sympa de ne pas vampiriser le disque dur avec des données qui ne serviront (peut-être) jamais. Il est d'ailleurs à noter que l'installation du solo pèse environ 24Go sur PS4, ce qui est très correct. Certes le jeu est assez linéaire et pas vraiment long, mais aujourd'hui, les gros jeux qui font moins de 30Go sont extrêmement rares, quand d'autres s'amusent à exploser de tristes records avec des installations dépassant les 70, 80, voire 100Go !! A ce rythme-là, les jeux pèseront plusieurs Tera-Octets dans un futur qui n'est pas si lointain et on va vite se heurter à un gros problème d'espace disque niveau HDD, pire encore avec les SSD promis pour la nouvelle génération. Rappelons qu'à toute fin utile, les jeux de 5e Génération (PSX, 3DO, Saturn...) tenaient sur 1 CD (650Mo), les jeux de 6e Génération (PS2, Xbox, NGC...) tenaient sur 1 DVD (4Go), les jeux de la 7e Génération tenaient sur DVDs et Blu-Ray (les plus gros comme Metal Gear Solid 4 et Final Fantasy XII pèsent entre 10 et 15Go) alors qu'aujourd'hui certains titres un brin mégalo ne se gênent pas pour dépasser les 100Go. Donc oui, à ce rythme-là il n'est pas insensé d'imaginer que le premier jeu pesant 1To ne mettra pas si longtemps à arriver. Bref, tout ça pour dire qu'une installation de moins de 24Go, alors que les consoles actuelles sont en fin de vie, c'est beau. Derniers détails avant de se lancer, sur le disque la version logicielle est déjà en 1.01 mais très vite le patch 1.03 a été déployé. Peu volumineux (moins de 300Mo, presque un record là encore !) ce patch "day one" règle certains petits problèmes, notamment dans l'attitude, la présence et l'agressivité du NEMESIS (d'ailleurs même la démo a reçu une mise à jour afin de corriger certains défauts).



20 ans déjà...


On a entendu
Ce Remake reprend au maximum ce qui a fait le succès du jeu d'origine... à quelques coupes près comme le Beffroi (bien qu'à l'image, la place de l'horloge tente de compenser)
tout et n'importe quoi au sujet de ce jeu : la gueule du NEMESIS, Jill qui n'a plus de jupette, la durée de vie du solo, l'intérêt du mode Resistance, le manque de certaines zones cultes du jeu d'origine, la grande similitude avec le précédent opus... oui tout et n'importe quoi ! Nous allons donc voir ensemble, ce qui fonctionne parfaitement dans ce jeu, et ce qui fonctionne moins bien (tout en sachant que ça reste un très bon titre, bien meilleur que certains opus récents, notamment Resident Evil 6). Evidemment, en tant que grand fan de la série, j'ai rejoué (pour la centième fois au moins ^^) au Resident Evil 3 d'origine, qui a vu le jour sur PlayStation en février 2000 (on peut noter que ce Remake fête les 20 ans du jeu). A l'origine, le premier Resident Evil se suffisait à lui-même mais devant son succès, Capcom a décidé d'en faire une trilogie. Mais le second opus fut un tel best-seller (longtemps resté l'épisode le plus vendu de la série) que finalement Code Veronica fut développé pour la toute fraiche DreamCast, et les audiences ne montrant pas vraiment de fléchissement (il faut dire que le phénomène "zombie" est très à la mode depuis maintenant près de 30 ans !), le développeur/éditeur nippon ne s'est plus imposé de limites, enchainant les jeux plus ou moins bons, les adaptations cinématographiques, les films en images de synthèse, les Mangas, les centaines de produits dérivés, etc. Au final, si Resident Evil a connu une grosse période creuse (disons à partir de Resident Evil 5 jusqu'à ce 7e opus qui a commencé à remonter la pente, même si au milieu on a vu le pire et le meilleur avec les Revelations d'un côté, le décevant Operation Raccoon City de l'autre, ou encore les adaptations au tout venant de tous les opus existants, histoire de se faire un max d'argent avec un minimum d'investissement) depuis le début de l'année 2019 (voire depuis RE7 selon certains points de vue) la série a repris un second souffle bien mérité et longtemps attendu. Sorti en février 2000 donc, Resident Evil 3 c'était des choix qui influençaient (un peu) la suite de l'aventure, plusieurs objectifs à réaliser dans une ville semi-ouverte, la fabrique de munitions, l'esquive, la montée automatique des escaliers, les explosifs, la possibilité de jouer Carlos pendant un temps (moins d'une heure), une durée de vie avoisinant les 7 heures, des lieux assez variés (le centre ville de Raccoon, le Beffroi, l'hôpital, le cimetière, les jardins, la zone de traitement...) et bien sûr, un jeu un peu moins orienté sur l'exploration, au profit d'une action plus soutenue avec entre autre, des ennemis nettement plus nombreux.



Le chaos de Racoon City


20 ans plus tard,
Chronologiquement, l'histoire de Resident Evil 3 commence avant celle du 2, et se finit après...
alors que le PSN nous vend du dématérialisé à 60€, moi j'ai acheté mon jeu "neuf sous blister" à 39.99€ !! Quand on vous dit que le démat' c'est de l'arnaque ! Un tour dans les options permettent d'apprécier un panel bien fourni où nous pouvons choisir les textes mais aussi et surtout la langue du doublage parmi le français (Capcom étant devenu un très bon développeur qui double dans notre belle langue... que sur les réseaux sociaux les gogols massacrent à coup de "sa va" et de "comme même" -_- ), l'anglais ou le japonais. De quoi varier les plaisirs et/ou jouer dans le doublage d'origine. Les options nous permettent également de régler plusieurs paramètres dont le FOV, la sensibilité, les tremblements de caméra sont désactivables (merci ^^) ainsi que le choix de sa difficulté (en jouant en "facile", notre personnage dispose du fusil d'assaut)... ce qui est radicalement différent de l'expérience proposée dans la démo. D'ailleurs je vous conseille vivement d'y jouer à cette démo mais de ne pas la prendre pour un produit fini car au final le jeu se veut nettement moins difficile et bien plus équilibré que lors de cette courte cession (ceci dit, on apprécie le geste, les démos se faisant rares ces dernières années). Pour l'histoire, nous retrouvons Jill Valentine (ex-partenaire de Chris Redfield) qui suite aux événements survenus au Manoir Spencer, a mené son enquête, tout en étant parasité par sa hiérarchie (la politique et la corruption, j'vous jure). Ceci dit, un soir tout s'accélère : alors qu'une étrange maladie (en fait c'est le virus T qui se propage) commence à submerger la population, les zombies envahissent finalement les rues, dévorent les gens et ravagent la ville qui se retrouve à feu et à sang (sachez que dans le lore de la série, ce 3e épisode commence un peu avant Resident Evil 2 et se finit après... avec la fin qu'on lui connait bien). Toute la difficulté d'un remake (car oui, on parle bien ici d'un remake : un jeu entièrement reconstruit sur une base connue) tient dans un équilibre fragile où les développeurs doivent coller à l'ambiance d'origine, retranscrire les scènes cultes, tout en instillant une dose plus ou moins élevée de modernité afin d'offrir un jeu plus contemporain, de surprendre le fan qui a retourné l'aventure 100 fois et ce, sans dénaturer l'expérience originelle. Autant dire que le remake est un exercice plus simple que de partir de zéro (puisque le scénario, le décorum et les orientations du gameplay existent déjà), mais il n'est pas sans danger car les fans sont extrêmement exigeants et quitte à le pourrir, ils préfèrent encore qu'on ne touche pas à leur jeu fétiche.



Comme Lara Croft, Jill va aimer souffrir


C'est ainsi que
L'intro en "live action" est un retour aux sources pour Capcom, d'ailleurs ce choix est techniquement compréhensible et le résultat est loin d'être mauvais
Capcom (ainsi que les différents studios qui les ont secondés) a décidé de bouleverser pas mal de choses à commencer par l'intro. Alors que les épisodes 2 et 3 proposaient (sur PlayStation) des vidéos en images de synthèses (qui ont bien vieillies aujourd'hui ^^), le développeur nippon a fait le choix d'un retour en arrière avec des plans en "live action", soit des scènes filmées avec de vrais acteurs (comme cette intro bien "cheap" qui faisait déjà sourire dans le tout premier épisode datant de 1996 - un retour aux sources en somme). Ce choix se comprend dans le sens où Resident Evil 3 nous propose un point de vue très différent du second opus : ici nous sommes au cœur de l'action, Jill est une résidente de Raccoon, elle est à l'épicentre de l'épidémie, tout en étant un(e) flic de la ville, là où Claire et Léon étaient des gens de l'extérieur qui arrivaient une fois que le rush fut passé. Donc oui, cette intro filmée fait un peu série B mais depuis Capcom a pris du galon et le résultat est tout à correct. D'ailleurs cette réalisation se comprend par le fait que ça aurait été nettement plus compliqué de tout réaliser en images de synthèses. De toute façon le développeur a fait (à mon sens) les choses bien, tant la séquence est bien réalisée et n'a pas à rougir de certaines séries contemporaines. On a donc beaucoup apprécié d'avoir cette intro qui n'a plus grand-chose à voir avec celle d'origine, suivie d'un prologue assez original où en vue FPS (façon Resident Evil VII) nous visiterons l'appartement de Jill. Vient ensuite la première (et musclée !) rencontre avec NEMESIS, et une Jill qui va se prendre pour Lara Croft lors de son reboot de 2013, à savoir une héroïne qui va souffrir et attirer les emmerdes, comme le fait aussi très bien le beau Nathan Drake (Uncharted). Cette intro et ce prologue ont également le bon gout de revenir sur quelques détails (comme la mise en avant de son principal antagoniste) ainsi que quelques prouesses technologique telle que ce miroir qui reflète à merveille notre héroïne (mine de rien, combien de fois ai-je pu déplorer des miroirs soit cassés, soit étrangement flous ou qui ne reflètent rien... preuve que certains développeurs -la plupart en fait !- ne font aucun effort de réalisme).



C'est la Saint Valentine


Si l'intro
La phase de "hentaï" que subit Jill était-elle vraiment nécessaire ? Les japonais j'vous jure, ils sont vraiment tordus parfois :(
se veut "live action", ensuite nous retrouvons de classiques cut-scènes gérées en temps réel, où on profite d'une très belle motion capture, d'une mise en scène parfaitement travaillée et même d'un dynamisme certain. Si les cinématiques sont agréablement "pausables" (on peut mettre la pause et les zapper ou les poursuivre), il y a 10 ans de ça, ces mêmes séquences auraient été gavées de QTEs (comme dans Resident Evil 6, qui a 9 ans à la sortie de cet opus). En effet, on sent bien que les cinématiques auraient pu imposées d'appuyer sur certaines touches à certains moments, mais la mode des QTEs est passée de mode justement, donc on assiste paisiblement à des cut-scènes débordant de dynamisme, mais sans la moindre action de notre part. Perso, je préfère comme ça car les QTEs on en a mangé pendant des années, et j'ai toujours détesté ça ! Quand aux modèles, cette fois c'est Sasha Zotova qui a donné ses traits à Jill Valentine. Ce mannequin que je ne trouve pas spécialement jolie, est finalement mieux sous forme de pixels et de polygones car s'il m'a fallu du temps pour vraiment l'apprécier (notamment à cause de ses faux-airs de Milla Jovovich), et au final notre Jill virtuelle s'avère être une bien jolie femme (autant que la Claire du 2 Remake). Quant à Carlos, c'est le franco-algérien Benson Mokhtar qui a prêté ses traits. Un personnage qui gagne notre affection avec le temps, mais qui au premier abord est sacrément moche ! Avec sa vieille gueule et surtout le mouton mort qu'il a sur la tête (oui oui ses cheveux !), il a un look à coucher dehors, au point de se dire que le responsable de cette catastrophe ne boit pas que de l'eau ! Heureusement comme évoqué, le personnage gagne à être connu et finit par être apprécié... malgré sa coupe de cheveux d'adolescent qui fuit les tondeuses comme la lèpre ! Pour ce qui est des acteurs secondaires on retrouve le bodybuildé Patrick Kengsong dans le rôle de Tyrell et Mark James Hill dans celui de Nikolaï (des personnalités aux visages connus). Quant au NEMESIS, son look est très proche de celui du film d'Anderson (quoiqu'on en pense) et s'il est vrai qu'on le croirait enveloppé de sacs poubelles, en réalité se sont plutôt des sacs mortuaires. Après ceux qui disent qu'il ne ressemble plus à rien... c'est (comme souvent) de la mauvaise foi ! Comparez-le "avant" et "après"... il n'a pas tellement bougé en 20 ans puisqu'il était déjà aussi destroy que dégueu et flippant ! Au final, le scénario n'a rien d'original (on n'est que très rarement surpris) et nous subissons une vilaine désynchro labiale, ce qui n'était pas le cas de l'épisode 2 sorti l'année dernière. Dommage que les efforts ne soient pas plus constants... Le véritable atout de mise en scène de ce Resident Evil 3, tient dans la précision, le dynamisme et la qualité des cinématiques, et uniquement ça car ce ne sont pas ces scènes parfois dégueulasses (comme ce "hentaï" que subit notre héroïne, aussi dégueu qu'inapproprié...), ce scénario vu et revu ou encore ce langage aussi grossier qu'inadapté, qui donneront le change.




Comparatif entre le NEMESIS de 1999 et celui de 2020. Admettez que 20 ans plus tard,
il n'a pas vraiment changé le bougre (cliquez pour agrandir)



Comme le RE3 d'origine, pour le meilleur et pour le pire


Côté gameplay,
Le gameplay et la vue sont naturellement repris du second Remake... quoi de plus normal vu que les 2 jeux ont été développés en parallèle
vous vous en doutez, Capcom a trouvé la "nouvelle formule qui marche" donc exit la vue à la première personne de RE7 ou les plans fixes du Rebirth et du Zero, notre RE3 Remake se calque à 100% sur RE2 Remake. Normal puisque les 2 jeux ont été développés simultanément. Ainsi donc on retrouve cette caméra à l'épaule façon Resident Evil 4 mais en nettement plus souple, comme tout bon TPS qui se respecte. Quant à la formule, elle reste inchangée avec beaucoup d'allers-retours, un coffre inter-linké où on peut déposer son matos, des "safe rooms" où les machines à écrire nous permettent de sauvegarder (il y a aussi quelques sauvegardes automatiques), on retrouve la fabrication de munitions (à base de poudre à mélanger), les bidons explosifs, les herbes (notez qu'il n'y aucune plante bleue et donc, aucun empoisonnement), le couteau fait sont retour (avec la délicate attention que cette fois, il ne se casse pas ! c'était purement débile ça dans le second opus) et il est parfait pour "finir" un zombie. Après bien sûr on retrouve un arsenal fourni : Glock 19 (semi-auto) et 18 (tir en rafale), fusil à pompe, fusil d'assaut, grenades et lance-grenades, et bien entendu l'inévitable Magnum. On retrouve aussi cet inventaire ridiculement petit où les objets les plus petits (comme un mélange d'herbes ne pesant que quelques grammes) prennent autant de place que les gros (comme un coupe-boulon de 5Kgs !). Mais le pire, c'est lorsqu'on se paye notre tête avec l'organisation de ce dernier, où un fusil d'assaut prend 2 cases, alors que le fusil à pompe n'en prend qu'un ! Je vous rappelle que les 2 font plus ou moins le même volume, la même dimension. Le plus gros foutage-de-gueule étant ce même fusil à pompe où lorsqu'on lui adjoint une crosse tactique (en lieu et place de la crosse en bois d'origine) il prend soudainement 2 places lui aussi ! Alors que sa taille réelle elle, n'a pas bougé ! Et encore je ne vous parle pas de ces balles de 9mm qu'on stocke par boite de 60 (hein ? Oo?) ou ces poudres qui une fois mélangées, nous donne 4 pauvres cartouches de fusil. Décidément Capcom prend soi ses joueurs pour des cons, soit ils n'y connaissent vraiment rien. Après on peut pester autant qu'on veut sur cet inventaire, mais il fait parti d'une "formule" : sans lui pas d'allers-retours et pas de coffre, ce qui saperait pas l'ambiance, alors que là, inévitablement on retrouve les travers et limitations du jeu d'origine... pour le meilleur et pour le pire. Après ce même inventaire profite des améliorations instaurées dans le précédent volet à savoir qu'on peut augmenter son volume, on peut jeter les objets devenus inutiles, mixer les herbes à la volée (pratique si l'inventaire est plein), le réorganiser (comme dans RE4) et associer les armes à des raccourcis. Une bonne chose.




C'est parce que Sasha Zotova (à gauche) me rappelle beaucoup Milla Jovovich (à droite)
que j'ai eu du mal à accrocher à la nouvelle Jill...



... mais je dois le reconnaitre, le modèle 3D est superbe
et au final on s'attache vite à cette héroïne



Avec les ovaires et le couteau


Bien que
Revoir la RPD, tout en ayant quelques réponses, quelques trous qui sont comblés, ça fait plaisir :)
le jeu soit calqué sur RE2 Remake, j'ai trouvé la caméra trop rapide et la visée enjoue moins précise qu'autrefois. Bien entendu les options nous permettent de régler tout ceci mais même avec ça, l'ensemble se veut malgré tout moins précis. Naturellement, on retrouve cette carte évolutive qui nous précise l'emplacement des objets laissés en arrière et s'il y a encore quelque chose à faire dans la zone. Quant aux zombies, comme dans le jeu d'origine, ils sont plus nombreux. En effet, Resident Evil 3 était le premier épisode qui délaissait un peu son ambiance au profit d'une action plus soutenue... et c'est toujours le cas ici (sans en arriver à certains épisodes ridicules où c'est une perpétuelle boucherie, RE5 et 6 en tête de liste). D'ailleurs le tir à la tête est plus difficile à réaliser mais se veut plus efficace dans le sens où les zombies encaissent en moyenne 3 à 4 coups, alors que ce sont de véritables éponges à balles si vous tirez dans le torse (oui je sais, un seul "headshot" devrait suffire mais c'est comme ça, après tout il faut bien faire un jeu, non ?). Si j'adore toujours autant l'attitude zombies, notamment lorsqu'ils tombent à terre, à contrario je regrette que les modèles soient si peu nombreux car on affronte toujours les mêmes (le faux Glenn et la fausse Michonne en tête de liste ^^). Si les démembrements se font désormais plus rares, le gore est également moins présent. Impossible, avec son couteau, de réduire un zombie en kebab. Bien que toujours très violent, le sang se fait également moins présent. Quand aux corps, ils sont persistants mais pas indéfiniment : lorsque le jeu a besoin de faire place nette pour de nouveaux ennemis, c'est à ce moment là qu'il en profite pour "effacer" les cadavres. Côté monstres, en plus de ce NEMESIS qui nous traque un peu partout, on retrouve les lickers, les hunters (plus gros et plus flippants que jamais !), les clébards (toujours aussi difficile à toucher lorsqu'ils sont trop près, car trop rapides et imprévisibles), les "betas" (des sortent de hunters non finis, comme des crapauds géants), les pale-heads (sorte de zombie nu à la peau brûlée), les Drain Deimos (ces insectes étranges qui aiment beaucoup le "contact"), les zombies infectés par NEMESIS (qui se retrouve alors avec un crabe géant sur la tête) et... pas grand-chose d'autre, il faut l'avouer. Les araignées géantes sont toujours aussi absentes et comme l'accent est mis sur NEMESIS, on a quand même l'impression de toujours affronter les mêmes ennemis. D'ailleurs sachez que cet épisode ne dispose que d'une poignée d'énigmes... sans doute le taux le plus faible depuis l'épisode Dead Aim. Quand à l'armement, on a parfois la mauvaise surprise de le trouver sous-efficient : on tire on tire on tire, mais le zombie continue de s'approcher et finit par nous choper à la gorge. C'est frustrant d'en arriver-là, du coup on développe des tactiques à savoir qu'on s'éloigne toujours pour shooter les ennemis de loin et si jamais ils sont trop près, le fusil à pompe reste l'arme de corps à corps de prédilection.



Harcèlement façon NEMESIS Weinstein


Autre détail :
Etrangement, NEMESIS se veut moins flippant que Mister X... il est par contre beaucoup plus rapide et violent
nous n'avons plus les contre-attaques automatiques de l'excellent Resident Evil 2 Remake. Souvenez-vous, si un zombie venait nous faire un câlin sans y être invité, Claire ou Léon pouvait alors planter son couteau ou enfoncer une grenade dans la gueule du malotru, afin de se sortir d'une situation tendue. Et bien tout ceci a littéralement disparu, sans doute pour qu'on utilise à bon escient le fameux mouvement d'évitement via la touche R1/RB de notre pad. Déjà à l'œuvre dans le jeu d'origine, ce mouvement d'esquive permet surtout d'échapper à NEMESIS, mais pour ça il faut le placer au bon moment, ce qui nécessite un peu d'apprentissage. NEMESIS justement, était déjà un gros relou dans la version sortie en 2000, mais il est désormais plus rapide, plus violent et plus agressif que jamais ! Si on a tous vu les prémices de son IA dans le précédent Remake, en fait Capcom a totalement modifié son comportement. NEMESIS se prend Spider-Man en sautant sur les grillages (une pose légèrement saugrenue vu le poids que doit accuser le colosse), et par la suite il nous fait plus penser à Hulk avec une tête de Reine Alien (sans compter les abus difformes de fin d'aventure, habituel dans la série). Finalement NEMESIS n'a plus rien à voir avec "Patator" (que le petit peuple appelle aussi Mister X) et si les premières rencontres sont angoissantes, très vite on trouve ce nouvel antagoniste moins flippant, juste plus stressant que le Mister X. Quant à la difficulté, en "facile" le jeu est vraiment abordable (et nous avons le choix de celle-ci, on n'est pas obligé de mourir une première fois pour débloquer le mode "easy" comme dans la démo), en plus de disposer du fusil d'assaut, une arme puissante et efficace. Maintenant c'est aussi cette facilité qui fait que la durée de vie est finalement assez basse.



Igor d'Ozgor cherche Patator (Brice)


Personnellement,
Vous trouvez le jeu trop court et trop facile ? Pas de problème, jouez en hardcore et vous verrez, il sera nettement plus coriace et plus long à finir. CQFD !
il m'a fallu environ 8 heures pour terminer le jeu, simplement parce que j'ai pris mon temps, le plaisir de la découverte. Déjà j'ai joué dans de bonnes conditions (dans le noir, le son assez fort) et ensuite je n'ai jamais rien "rushé". L'aventure est courte certes, mais c'était exactement la même chose avec le jeu d'origine qui dirait à peine 7 heures ! Ainsi mon conseil est de toujours bien fouiller chaque zone, de prendre son temps (en cherchant les figurines Charlie par exemple), de profiter de l'ambiance, au lieu de courir à tout va, de ne lire aucun document et de ne jamais profiter de ce que le jeu a à offrir. Sachez par ailleurs que le jeu est légèrement plus long qu'on croit simplement parce que le timer ne comptabilise pas les cinématiques et les temps de lecture, pas plus que le temps passé à fouiller coffre et inventaire, ou encore les échecs/reprises (le jeu reprend alors sa dernière sauvegarde ainsi que son temps écoulé... en jouant en "difficile" et en enchainant les morts, voilà comment le timer ne comptabilise pas plusieurs dizaines de minutes de jeu). Et puis moi ça me fait bien rire les insatisfaits qui critiquent tout et n'importe, qui rushent comme des gorets tout en jouant en "facile". Si vous trouvez le jeu trop abordable et trop court, essayez d'abord de jouer correctement et surtout, de jouer en "normal", voire en "difficile". Vous verrez très vite que l'aventure n'est plus du tout la même et ô magie, la durée de vie s'allonge naturellement. Quant à ceux qui comparent ce Resident Evil 3 Remake au 2 Remake, on se retrouve avec exactement le même phénomène qu'à l'époque : le 2 propose 2 campagnes solo d'environ 7 heures chacune, un rythme plus posé (je vous rappelle que Patator ne nous course pas, il marche), alors que le 3 se veut nettement plus rythmé avec un NEMESIS qui nous pourchasse, des ennemis en plus grand nombre et donc, une action plus soutenue. Non, Resident Evil 3 Remake ne ressemble pas à un DLC de luxe du 2, en fait ce que beaucoup lui reproche c'est d'offrir un peu la même expérience que le titre d'origine, qui lui aussi est injustement comparé à son prédécesseur.



Resident Evil 2.5 ? Non !


Derniers détails
Avec les points obtenus en fin de partie, on peut débloquer des tenues, des bonus et même de quoi booster ses armes
avant d'attaquer le mode Resistance et la partie technique, à l'image de The Last of Us (jeu unanimement apprécié et pourtant très imparfait lui aussi), nos héros ne prennent pas la peine de tout fouiller. Je suis le premier à le dire "il faut bien faire un jeu" mais quand même, vu dans quel océan de merde surnage la jolie Jill (et avec la bouche grande ouverte !), il est étonnant qu'elle ne fouille aucune voiture de police (à minima pour y trouver des munitions) et qu'elle se permette, exactement comme dans le jeu de Naughty Dog, de n'ouvrir que certains casiers. Quoi, elle a un don ? Elle sait où il y a quelque chose et où il n'y a rien ? Et encore, ça ce n'est rien face à ces limitations totalement absurdes qui font qu'on ne puisse pas passer à cause d'un escabeau ou d'un arbuste de 60cms de haut. Sérieux ? Le monde est dévoré par les zombies, tu as NEMESIS aux fesses, et tu te laisses barrer la route par le moindre objet, sans fouiller tout ce que tu trouves à portée de mains ? On voit bien là que les développeurs (en général) ont largement développés l'aspect technique, alors que finalement le gameplay n'a avancé qu'à tâtons durant ces 20 dernières années. C'est donc toujours aussi frustrant qu'anti-réaliste ! Qui dit Resident Evil 3, dit aussi que nous jouerons avec Carlos Oliveira, un membre de l'U.B.C.S. (Umbrella Biohazard Countermeasure Service). Contrairement au jeu d'origine, on jouera beaucoup plus ce personnage-là, qui ne se cantonne pas uniquement à l'exploration de l'hôpital. Avec Carlos, l'orientation tourne sur le 100% action avec entre autre (encore !) plus d'ennemis. Ceci dit, jouer Carlos est très sympa et varie agréablement le jeu. Quant aux lieux visités, on peut déplorer que certaines zones aient littéralement disparue. Bien entendu on pense tout de suite au Beffroi, aux jardins, au cimetière... Maintenant sachez que l'agencement de la ville est aussi plus cohérente et qu'on profite également de zones inédites comme les quais, la place de l'horloge ou le métro (un vrai métro hein, pas comme dans le jeu d'origine). Si on revoit une partie annexe des égouts (très différente de celle de RE2 Remake), qui nous fait dire que le jeu manque un peu de variété (et ce ne sont pas les labos du NEST qui me contrediront), on a par contre beaucoup apprécié de revoir la RPD, à certains moments-clé. Comment Marvin Branagh s'est-il fait mordre ? Comment est mort le gars assis au fond du couloir ? Robert Kendo se montrera-t'il aussi méfiant qu'avec Claire et Léon ? Des réponses agréablement dévoilées dans cette aventure qui se veut complémentaire à celle du 2. Et lorsqu'on finit l'aventure solo, on débloque des jetons (plus ou moins selon le rang obtenu) qui permettent ensuite de faire "des achats" comme obtenir la tenue originelle de Jill, de nouvelles armes (dont le lance-roquettes infinis... mais pour ça il va falloir jouer un paquet d'heures !), doper la puissance de nos guns ou avoir le crochet dès le début du jeu. En effet, ça ne sert pas à grand-chose mais ça reste sympa.



S.T.A.R.S. Wars


En marge du solo,
C'est vrai, l'aventure est un peu courte mais le mode Resistance doit être pris en compte dans la durée de vie du titre
on peut aussi s'acoquiner du côté du multi-joueurs, afin de justifier le prix du jeu (60€ normalement, mais ces derniers temps, payer son jeu au prix fort ce n'est pas être bien malin ^.^). Ceci dit jusqu'à présent Capcom n'a jamais été très doué pour nous proposer des expériences alternatives de qualité, online ou non. A vrai dire, dès que le développeur sort des modes solos et des aventures classiques, ça tourne vite au fiasco. Si on peut trouver un minimum d'intérêt aux 2 épisodes d'Outbreak sur PS2 ou aux 2 épisodes Chronicles de la Wii, au contraire les tentatives que sont les Resident Evil Survivor 2 ou Operation Raccoon City, restent de cuisant échecs. Développé par le studio NeoBards Entertainment, Resident Evil Resistance nous propose un multi-joueurs asymétrique, comme ZombiU, Friday the 13th ou Evolve, un exercice délicat en matière de game design puisque 4 joueurs affrontent l'unique "Mastermind" du jeu. L'équipe de 4 joueurs, en coop', a pour mission de trouver la sortie d'un "escape game mortel" dirigé par un 5e joueur (le Mastermind). Le quatuor doit remplir des quêtes (par exemple trouver des objets spéciaux à ramener à un point précis ou désactiver des terminaux) cependant tout le soucis c’est que la fine équipe est chronométrée (avec un timing déjà serré où chaque erreur coute en plus de précieuses secondes). Résultat, c'est très vite la panique, ce qui facilite le travail du Mastermind dont le but est de vous empêcher d'arriver à vos fins. Et c'est là tout le plaisir qu'on a à jouer les "maitre du jeu" car en éteignant les lumières, en fermant les portes et en isolant un pauvre survivant, on a ensuite tout loisir de lui envoyer des hordes de monstres le dévorer. Malheureusement c'est là qu'on voit le désavantage d'un gameplay asymétrique : jouer le Mastermind est fun, notamment lorsqu'on réussit à décimer une équipe désorganisée (c'est nettement plus difficile avec des joueurs pros, soudés et structurés) mais jouer dans l'équipe adversaire, s'avère vite frustrante (surtout si votre équipe est constituée d'inconnus ou de gamins). Un déséquilibre frustrant, d'autant plus que certaines idioties de gameplay et level design persistent : des couteaux destructibles, des passages barrés par une simple chaise (je ne reviens pas sur la connerie sans nom de se laisser emmerder par ce genre de détails) et puis ce timing beaucoup trop serré, vous feront vite quitter le jeu, pour revenir au solo, qui est bien plus intéressant. Si un mode "entraînement" laisse les utilisateurs se familiariser avec les rouages du mode, sachez que de la monnaie virtuelle est octroyée en fin de partie, une monnaie à dépenser en cosmétique ou en équipement. Mais comme tous les jeux actuels, on peut acheter des packs (dont le prix varie de 3 à 30€) ce qui permet d'augmenter beaucoup plus vite son niveau. Ces "loot box" sont comme d'habitude un moyen de se faciliter la vie (contre de l’argent bien réel) qui font que les nantis seront toujours avantagés face à ceux qui jouent avec passion.






Les performances d'un moteur REsidentiel


Si Resistance
Le RE Engine est toujours aussi performant, les graphismes sont superbes ! Dommage que tout le jeu soit si sombre...
n'est pas le plus grand mode multi qui existe, maintenant qui a vraiment joué des heures aux modes Mercenaires des autres opus ? Même les DLCs de RE2 Remake, pourtant sympas, ne rallongent que peu la durée de vie (en 1h30/2h on en a fait le tour et plus jamais on y revient). Donc si Resistance n'est pas le summum du multi, il s'avère malgré tout assez sympa et pourra (selon le cas) rallonger l'expérience Resident Evil 3. Perso, je déteste les modes multi donc à mes yeux, ce Resistance ne sert à rien... pas plus que les modes Mercenaires des autres épisodes. Pour moi il n'y a que les modes solo, ceux qui développent des histoires, qui m'intéressent et ce, avec en prime un achat physique (à minima pour la possible revente, au mieux pour ma collection personnelle et la pérennité du titre). Terminons par l'aspect technique du titre (oui nous sommes revenus au mode campagne de Resident Evil 3, et je n'évoquerai plus le mode Resistance) qui profite une fois de plus, des performances du RE Engine (quoi de plus normal pour un jeu estampillé Resident Evil :). Ce moteur, qu'on a découvert avec Resident Evil VII, est vraiment très performant, en proposant en premier lieu des modélisations de très grande qualité. Le grain de peau, la sueur, la qualité des modélisations, de la motion capture ou encore l'aspect franchement dégueu' de certains monstres... tout ceci dit est une franche réussite. Quant aux décors, ils sont généralement détaillés, superbes, avec en outre des effets pyrotechniques absolument sublimes ! Petite anecdote, les panneaux publicitaires de Raccoon sont des plagiats volontaires de licences bien connues : Terminator, M&M's, " Ça"... Quant à la tenue de Jill, qui à l'origine était franchement hors de propos (on n'affronte pas une ville en flammes et farcie de zombies en mini-jupe et bustier... c'était juste pour faire mouiller les boutonneux des années 2000). Aujourd'hui notre "valentine" est certes habillée d'un simple débardeur, mais à côté de ça elle porte un pantalon, une ceinture tactique et un holster... ce qui parait déjà plus approprié, quitte à moins faire rougir les prépubères. Malheureusement, dans son ensemble le jeu est vraiment très très sombre ! Certes on peut régler la luminosité dans les options, mais ça n'arrange que partiellement le problème (et une luminosité trop élevée créé un halo blanchâtre sur l'écran). On se demande alors si cette technique n'est pas là pour cacher la misère...



La-Jill-ité de NEMESIS


En fait non,
Si le doublage est d'excellente qualité, difficile d'en dire autant de bruitages décevants et de musiques trop souvent absentes
puisque je l'ai évoqué à l'instant, le jeu est très beau, détaillé et parfaitement fluide. En réalité, on finit par comprendre que ce manque volontaire de luminosité (surtout lorsque Jill ou Carlos utilise sa lampe) n'a qu'un seul dessein : rendre le passage que plus anxiogène... et ça marche ! A ne rien y voir, on a peur de tomber sur un ennemi qu'on n'a pas anticipé ! Ceci dit, si vous jouez dans une pièce éclairée, ça risque vite d'être problématique. Côté son, à l'image du remake de Resident Evil 2, la bande-son est relativement... vide ! Les musiques sont rares et lorsqu'elles sont là pour souligner un moment précis du jeu, elles ne sont guère intéressantes : de banales vapeurs angoissantes qui certes, font le boulot, mais qui n'ont aucun charme. C'est bête à dire, mais je trouve dommage que Capcom ne nous propose pas de DLC "OST Vintage" comme ce fut le cas précédemment. J'aurais tant apprécié d'avoir les anciennes musiques qui, contre toute attente, tiennent encore superbement la route aujourd'hui. Par contre le doublage est d'excellente qualité. Notre VF s'est octroyé des doubleurs bien connus et les 4 protagonistes que nous voyons le plus (Jill, Carlos, Tyrell et Nicholaï) assument un excellent travail voxographique. Décidément, Capcom fait de gros efforts pour nous offrir de bons doublages, et je suis le premier à les remercier pour ça. Par contre une fois encore, il persiste des problèmes de volumes : lors des cinématiques, malgré un son relativement fort, on comprend à peine ce que les protagonistes racontent. C'est assez pénible à la longue, comme si le doublage français n'était pas assez fort et implanté tel quel, au lieu de réajuster l'ensemble. Je terminerai par les bruitages qui, malheureusement, n'ont pas reçu la même attention que dans le second opus. C'est même parfaitement idiot que les armes n'aient pas les mêmes bruitages, les 2 jeux sortant presque du même moule ! C'est ainsi, si Resident Evil 2 Remake possède des bruitages dynamiques à souhait et proches de la perfection, ce ne sera pas le cas ici ! Dans ce titre les armes disposent d'un sound design peu dynamique et souvent peu réaliste. Moi qui apprécie toujours quand "ça défouraille", me voilà déçu...



Critiqué à tout Solo uniquement


Solo + Resistance
va par ces "héros" bien cachés derrière leurs smartphones ou leurs écrans de PC, ce remake de Resident Evil 3 n'est certes pas parfait, mais offre une superbe relecture d'un jeu que j'ai toujours adoré. Et on lui reproche quoi finalement ? Une durée de vie un peu faible (encore que ça, c'est une fausse excuse, arrêtez de rusher, de jouer en "facile" puis recomptez, vous verrez...), pas de Beffroi et pas d'araignées, et alors, y'a-t'il réellement besoin de boycotter tout un jeu pour ça ? Créer un remake est un exercice difficile car il faut surprendre, innover mais sans trahir le matériau d'origine... Alors certes, certaines coupes ont été faites, le centre ville de Raccoon n'est pas aussi vaste et open-world qu'on l'espérait et puis les niveaux manquent d'imagination (comme ces labos du NEST, certes superbes et hi-tech mais qui remplacent difficilement l'usine de traitement des déchets, ou ces égouts qu'on a déjà parcouru dans tous les sens). Ceci dit il serait correct (et objectif) de ne pas également rendre hommage au fait que l'aventure est désormais plus cohérente dans son agencement, et qu'on découvre aussi de nouveaux lieux. On peut conclure qu'en solo et uniquement en solo, le jeu mérite un 15, par contre si vous accrochez (au moins un peu) à ce multi-joueurs asymétrique (Resistance) qui peut offrir quelques heures de jeu supplémentaires pour peu qu'on soit patient et au sein d'une bonne équipe, alors la note monte facilement à 16. Car c'est bien beau de cracher tout son fiel sur ce Remake, mais avec un minimum de recul, l'aventure est vraiment bien !

Capcom et ses studios associés ont réalisés un très bon travail sur la plupart des détails et il serait franchement malhonnête de sanctionner outre mesure tout un jeu juste pour sa durée de vie certes un peu juste, ou le manque du Beffroi qui visiblement, empêche beaucoup de fans de continuer à vivre leur vie (à lire les milliers de commentaires idiots des forums, c'est ce qu'on ressent). Comme à l'origine, RE3 complète l'histoire du 2, tout en la finissant, en mettant un terme à la trilogie. Ceci dit, toujours comme à l'origine, le jeu se veut plus linéaire, plus orienté vers l'action (même si l'ambiance et l'exploration garde une bonne place) et aussi moins bon que Resident Evil 2. Etrangement, c'est une nouvelle fois le cas et moi le premier, si j'ai pas mal de torts à lui reprocher, je sais également apprécié une réalisation de premier ordre (à part ces passages beaucoup trop sombres), un excellent doublage, une très bonne ambiance, une gameplay qui fonctionne, une mise en scène de qualité et un jeu agréablement revisité. En somme, j'ai plus apprécié le jeu que je ne lui trouve de défauts. Alors oui, je ferme volontiers les yeux sur certaines défaillances, et j'espère sincèrement que Capcom ne va pas s'arrêter en si bon chemin car comme beaucoup, je rêve que le studio japonais continue sur sa lancée avec Code Veronica et pourquoi, les Outbreak et Dead Aim, ça pourrait faire de très bons jeux. En attendant, mon Resident Evil 3 Remake va fièrement prendre place dans ma collection, entre mon RE2 Remake et mon Resident Evil 4.



Les -

  • La légèreté et la vulgarité de certains textes et dialogues
  • Quelques zones emblématiques tristement absentes
  • Les contre-attaques automatiques ont disparues
  • Le NEMESIS, toujours aussi collant et agressif
  • Beaucoup de zones sombres, très très sombres
  • Des modèles de zombies vraiment peu nombreux
  • L'inventaire est toujours aussi débile !
  • Désynchro labiale lors des cinématiques
  • Bruitages et musiques bof-bof
  • Un peu court en solo
  • Les +

  • Une formule intacte : herbes, coffre, allers-retours, exploration, énigmes...
  • Cette aventure éclaircit certaines zones d'ombre du scénario du 2
  • Les mouvements d'évitements, pas facile à placer mais pratique
  • Aventure solo + Resistance fournis sur le même disque
  • On joue Carlos plus longtemps et ça c'est bien :)
  • Le choix d'installer le solo et/ou le multi
  • Quelques passages inédits
  • Des vidéos sans QTEs :)
  • Très bon doublage



  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    avril 2020