Terminator Resistance (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2019
Développeur : TEYON
Editeur : Reef Entertainment
Genre : FPS

Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / en téléchargement sur Steam (PC)
Version logicielle : 1.01 (PS4 et XBO) / 1.028 (PC)
Installation : 17,6Go (PS4) / 17,6Go (XBO) / 32Go (PC)
Mise à jour : aucune sur PS4 / 15,43Go sur XBO
Moteur graphique : Unreal Engine 4 (Epic Games)

Performances PS4 : 1080p en 30fps
Optimisation PS4 Pro / Xbox One X : non
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 10 heures
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Terminator Dark Fate
Prix au lancement : 60€ (consoles) / 40€ (PC)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Dual Core 3.6Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 4Go de VRAM (type GeForce GTX 1050 / Radeon RX 560)







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Terminator

Resistance



Celles et ceux qui
Retrouver l'univers de Terminator a forcément quelque chose de fascinant pour le fan, d'autant que l'ambiance et les machines ont été soignées
nous lisent et qui parcourent le site régulièrement (d'ailleurs je vous passe un chaleureux bonjour à toutes et à tous, et merci pour votre fidélité ^_^ ) le savent sans doute, il arrive parfois qu'on soit tout sauf d'accord avec cette presse soi-disant professionnelle, celle qu'on pense à même de nous aider dans nos achats parce qu'on la croit objective. Or l'objectivité n'existe pas, contrairement aux machines de Skynet, nous n'avons pas une logique de pensée binaire, faites de 0 et de 1, ainsi le ressenti par rapport à œuvre est naturellement différent d'une personne à l'autre. Maintenant il y a un autre phénomène, le cas du testeur blasé, celui que plus rien n'émeut, déjà parce qu'il ne paye jamais ses jeux (ce qui n'est pas notre cas, je tiens à vous le rappeler) et puis à manger du jeu vidéo tous les jours, plus le rab' qu'il doit avaler une fois rentré à la maison, c'est sûr, le "pigiste de base" doit être gavé et ainsi peu de productions doivent réellement le surprendre. Je le dis souvent à ma gameuse de femme, un gars qui vit en bord de plage ne fera plus attention à la beauté de la mer, idem pour celui qui vit aux pieds de la Tour Eiffel et qui au fil des jours, n'y prête même plus attention. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui je teste un jeu que j'ai apprécié, ce que peu de joueurs ont su faire, la plupart des critiques ayant fait ce qu'ils savent faire de mieux : cracher gratuitement leur venin sans prendre en compte qu'une équipe a passé beaucoup de temps à le développer, y a mis sûrement du cœur et c'est d'autant plus vrai quand le jeu en question a été développé par une toute petite équipe. Justement parlons-en : TEYON est un modeste studio né en 2006 à Cracovie en Pologne. Développant d'abord sur PC, peu à peu ils s'étendent à la Nintendo DS, puis 3DS, Xbox 360, PS3, Wii jusqu'aux consoles récentes que sont les Switch, PS4 et Xbox One. Le studio enchaine les petites productions sans grande envergure mais se fait malgré tout remarqué avec sa série Heavy Fire, avec laquelle elle fera ses armes dans le rail-shooter, avant d'enchainer avec Rambo : The Video Game, un autre rail-shooter sorti sur PC, Xbox 360 et PS3. Un titre unanimement descendu en flammes par la presse : il faut dire que visiblement, ce jeu sorti en 2014 faisait à peine mieux que la version Arcade, développée en 2008 par SEGA et qui pourtant, ne payait déjà pas de mine. Bref, TEYON n'est pas ce qu'on appelle un studio "bankable", et pourtant, suite à la réalisation du film Terminator : Dark Fate, c'est à eux qu'on va confier le développement d'un énième jeu basé sur la licence.



Vas chier sac à merde ! (John Connor, 13 ans)


En parlant de licence, je vais prendre une minute pour parler des films Terminator, si ça ne vous intéresse pas, sautez directement au chapitre suivant. On peut le dire, les 2 premiers films sont à juste titre considérés comme des œuvres du 7e Art. Il faut dire que sur ces 2 films-là, le grand James Cameron est alors scénariste et réalisateur, voilà sans doute pourquoi on y voit tant de passion et de maitrise, ces films étant en plus ceux qui propulseront la carrière d'Arnold Schwarzenegger tout au sommet. Malheureusement, par la suite c'est là que les choses se gâtent avec un Terminator 3 réalisé par Jonathan Mostow, James Cameron étant occupé sur True Lies, Titanic puis l'énorme Avatar. Résultat le 3e long-métrage est assez plat, et même s'il répond à quelques questions, autant dire que c'est malgré tout un beau ratage, sans réfléchir le pire épisode de la série (du moins jusqu'en 2019). Vient ensuite Les Chroniques de Sarah Connor, série TV plutôt bonne mais qui s'est achevée brusquement à la fin de la saison 2, puis Terminator Renaissance, premier opus de la 2e trilogie (la première devant se dérouler dans le passé, la seconde dans le futur) et que j'ai pourtant bien apprécié. Mine de rien la réalisation de McG est bonne, le scénario est intéressant, ce qui fait que je ne comprend pas les critiques qui visiblement, ont détestés le film ! Franchement, ce 4e film est bien meilleur que le 3e, ce n'est pas difficile de le voir. Pourtant, malgré son échec commercial, la saga va continuer mais partir sur un autre axe (on dit donc un adieu définitif à la double trilogie comme elle était pensé à l'origine), une sorte de reboot. C'est ainsi qu'en 2015 sort Terminator Genisys, sorte de reboot/spin-off/scénario parallèle au premier opus. Réalisé par Alan Taylor et malgré mes craintes, ce film est génial ! Encore une fois je ne comprends pas les critiques, qui décidément n'aiment rien à part les navets vomitoires et soi-disant spirituels de Woody Allen ou Pedro Almodovar.



Avec Genisys les scénaristes ont pris le pari de partir sur de nouvelles bases (tout en faisant le lien direct avec le premier film, de quoi éclater le fan que je suis !) et ce, avec une réalisation de premier ordre (malgré quelques couacs d'écriture, avouons-le). Partant sur ces bonnes bases, et sachant que James Cameron lui-même allait produire l'opus suivant (tout en étant impliqué dans le scénario), Dark Fate est sorti en 2019 et réalisé par Tim Miller (déjà connu pour l'hilarant Dead Pool), je partais confiant. Quelle ne fut pas ma déception... Certes la réalisation est bonne mais l'ambiance est totalement à côté de la plaque et pire que tout, le scénario est une merde comme on aurait jamais pu la craindre ! Ne reprenant strictement rien du Genisys, qui pourtant laissait la porte ouverte à une bonne suite, ici on nous parle d'humains augmentés (un terme à la mode depuis Deus EX : Human Revolution), de mexicains rentrés au forceps, avec une forte féminisation du casting (une tendance qui m'exaspère ces dernières années !), Dark Fate part "encore" sur de nouvelles bases, de mauvaises bases. Faisant plus ou moins suite à l'épisode 2, je peux vous dire que j'ai jamais autant regretté d'avoir payé ma place de ciné au prix fort ! Je suis sorti dégouté de la salle... pourquoi ont-ils fait ça ? Ils ont réussis l'exploit de faire passer Terminator 3 pour un bon film, ou du moins 100 fois plus en accord avec la série que ce long-métrage qui fut un supplice pour les fans que nous sommes... Au final, trop occupé sur son Avatar 2, James Cameron n'a fait que signer un gros chèque (impossible qu'il se soit penché sur un scénario aussi minable et aussi éloigné de l'œuvre originale), ce qui devait être le grand retour de Linda Hamilton et la dernière participation d'Arnold Schwarzenegger sur la licence, est une déception plus grande que celle de mes pires craintes... c'est dire !





Comment va Wolfie ?


Retour à notre
Les T-800 seront naturellement les ennemis principaux de cette aventure. Et ils sont aussi flippants qu'hypnotisants (quand ils ne sont pas simplement idiots ^_^)
Terminator Resistance, qui fort heureusement, ne suit à aucun moment le film Dark Fate. D'ailleurs je n'ai pas fait le tour des productions vidéo-ludiques de cette licence qui, peu à peu se fait dévaluer à grand coup de tibia de T-800 dans les gencives, car ça prendrait trop de temps et surtout, à l'image du dernier film, les jeux ne respectent pas toujours le lore de la saga. On retiendra quand même quelques titres sympas mais le Terminator du Mega-CD, T2 le rail-shooter Arcade ou encore pris à la louche le cross-over RoboCop vs Terminator. Puis plus rien, à l'image des licences Alien et Predator, malgré la force et la puissance des licences, une ambiance magique et des antagonistes qui à eux seuls pourraient faire des merveilles, au final rares sont les jeux qui s'en sortent avec les honneurs. Terminator Resistance a été annoncé en septembre 2019 et il est sorti à peine 2 mois plus tard. Etonnant qu'on n'ait pas entendu parler du jeu en amont, car il n'y a pour ainsi dire eu aucun plan de communication. Mauvais présage ? Peut-être. En réalité, comme évoqué, TEYON est un tout petit studio de développement (qui a des bureaux en Pologne et au Japon) et il est clair que le financement de ce jeu n'a pas dû voler bien haut (sans doute financé par Studiocanal, détenteur des droits). En résulte un jeu qui nous tombe sur les bras sans prévenir gare, ce qui généralement, n'est pas bon signe. Quand un jeu ne prend pas le temps de faire sa "hype", de se dévoiler à l'avance via des images souvent retouchées ou du moins magnifiées, pour sûr, ça n'augure pas du meilleur. Le jeu aurait pu se vendre en dématérialisé mais il a pris le risque de sortir "en boite" (du moins sur consoles) et si vous trouvez la note de 60€ un peu salée au regard du titre, sachez que dès sa sortie il était tout à fait trouvable dans une fourchette de prix allant de 40 à 45€. Et mine de rien, le prix ça compte ! Le jeu s'installe donc sur un peu moins de 18Go sur consoles, directement via l'interface, ce qui prend une dizaine de minutes. Sur PC nous en sommes à la version 1.028, la Xbox One a reçu une mise jour plus que conséquente de plus de 15Go (ont-ils remplacés le jeu au complet ?) quand sur PS4... rien ! Aucune mise à jour n'a été téléchargé (la v.1.01 est intégrée au disque), preuve que le jeu a été développé d'abord sur PS4, fignolé, avant d'être adapté aux autres supports (il faut dire qu'avec son parc de plus de 100 millions de consoles, ça en fait des potentiels acheteurs !). Malgré le manque de mises à jour sur PS4, je dois reconnaitre être agréablement surpris car à une exception près (le jeu a planté), je n'ai subi pour ainsi dire aucun bug ! C'est plutôt une bonne nouvelle.


PS : entre le moment où j'ai écrit ce test (en février 2020) et sa mise en ligne (en aout 2020) une grosse mise à jour est sortie (aux alentours du 13 mars 2020, mais le jeu et mon test étaient déjà finis). On nous anonce les classiques suppressions de bugs, une amélioration de l'intelligence artificielle, des niveaux de difficulté faisant varier plus largement le gameplay, une modification de l'arbre des talents et un équilibrage des armes. Sur PC, des options telles que le réglage du FOV et le support des résolutions Ultrawide ont été ajoutés.



Un jeu en poly-alliage mimétique


Dans Terminator Resistance,
Discuter avec les PNJs, prendre part à leurs vies, débloque certaines missions secondaires et vous permettra d'obtenir l'une des nombreuses variantes de l'épilogue
on fera la (mauvaise) rencontre d'un T-850 (la version améliorée du T-800 de base - c'est le modèle qu'incarne notre ami Schwarzy dans Terminator 3) et question fan-service, on sent bien que les développeurs aiment la licence. Par exemple, le QG de la Résistance ressemble à s'y méprendre à celui de Kyle Reese (vu dans le premier film), lors de certains affrontements on entendra le thème du T-1000 ou encore on croisera le cadavre de l'humain qui a servi justement de base à ce modèle tout particulier, incarné à l'écran par Robert Patrick. Ensuite et c'est peut-être plus naturel, on croisera toute la panoplie de robots exterminateurs comme les engins volants CT (aussi connus sous le nom de HK-Aerial), des drones de reconnaissance, des tourelles automatisées, des T-47 (sorte de boss tant ils sont énormes et endurants) et bien entendu une flopée de T-800, véritable emblème de la série. D'ailleurs le respect de la licence va assez loin en proposant des grenades "faites mains" qui ressemblent à celles que confectionne Kyle Reese dans le premier film, on obtient aussi les énormes grenades à plasma (canister bomb) également vues dans le même film (celle qui détruit en un coup un HK-Tank), et on prendra en mains les fameux fusils à plasma des T-800, avec leur bruit si particulier. Non vraiment pour ce qui est de l'ambiance, TEYON a soigné sa copie... dans le fond car la forme, elle, ne paye pas de mine. Soyons honnêtes, un petit studio + un petit budget ne donne que rarement une réalisation flamboyante, ainsi donc si les vidéos sont rares mais correctes, à contrario les cut-scènes sont vilaines. Animations robotisées et surtout, modélisations sobrement affreuses, nous faisant intimement penser que nous sommes revenus à l'aire de la PS3. Par contre le jeu s'offre une dimension RPG plutôt agréable : il est possible de discuter avec pas mal de PNJs, et selon vos réponses / choix, vous obtiendrez l'une des nombreuses fins proposées. Après il faut reconnaitre que nous ne sommes pas face à une super-production de chez Square-Enix donc les réponses sont généralement limitées à 2 choix et dans l'immédiat, la portée de ces choix ne va généralement pas bien loin. Maintenant il est agréable de pouvoir varier la personnalité de Rivers (notre personnage), par exemple en donnant des réponses agressives ou en partant au lieu de chercher à ouvrir le dialogue.




Le jeu s'imbrique parfaitement dans le lore de la saga et se permet même
quelques caméos vraiment sympathiques, comme ici, le cadavre
de l'humain qui servira de modèle au T-1000 (Robert Patrick)




"I'll be back" c'est bien, "Je reviendrai" c'est mieux


L'histoire
Les cinématiques sont généralement bien moches et même si c'est compréhensible, le manque de doublage en VF est un peu pénible
se situe entre les Terminator 1 et 2, uniquement dans le futur. Le joueur incarne Jacob Rivers, un soldat de la Résistance qui se bat contre Skynet et ses machines. Rivers fait partie de la dernière division vivante de la Résistance, localisée à Los Angeles et qui est l'ultime cible de Skynet. Réaliser des missions secondaires pour le compte des PNJs apporte également un plus en terme de durée de vie mais aussi de confiance, ce qui vous ouvrira de nouvelles portes au fil de l'aventure et, une fois encore, vous permettra d'obtenir l'une des variantes de l'épilogue. On regrettera par contre que notre version française ne propose que des sous-titres, et moi lire des sous-titres me casse toujours l'immersion. Alors oui, les fans de VO seront aux anges mais perso, je préfère que les intégristes de la VO aient le choix (dans les options) d'avoir le doublage anglais et de me laisser profiter gentiment, de mon côté, d'un doublage dans ma langue natale. Et puis il arrive souvent que les dialogues aillent "trop vite" et du coup on n'a pas le temps de lire entièrement le sous-titre que déjà on passe à un autre. Rageant... Et puis même en VO, la qualité du doublage n'est pas top qualité, on sent bien que TEYON n'a pas pu s'offrir des doubleurs de premier choix, et c'est sûrement ça qui explique l'absence de VF, même si Dieu merci, nous avons quand même les sous-titres. Car on ne va pas se mentir, il suffit de voir certains titres de Capcom (comme Ace Attorney) ou SEGA (comme Yakuza) sortir sans la moindre traduction : c'est clairement une honte, surtout venant d'un développeur/éditeur qui a les moyens ! Et ne venez pas me prendre la tête avec cette langue si facile à apprendre... lorsqu'on sort un jeu EN FRANCE, il se doit d'être traduit en français, d'une manière ou d'une autre. Fin de la discussion !



T-800 Modèle 101


Au niveau
Un système d'XP permet d'obtenir de nouvelles compétences via un arbre plutôt fourni
de la prise en mains, Terminator Resistance est un FPS qui s'inspire beaucoup de Far Cry sous plusieurs aspects. Par contre, si la visée est assez précise (les options étant assez bien fournies pour ça), je regrette vraiment que sur les 3 pauvres configurations pré-établies, aucune ne convient ! La configuration des touches frise gentiment le n'importe quoi, ce qui fait que tout au long du jeu je n'ai cessé de me tromper de touche. Quitte à s'inspirer autant des titres d'Ubisoft, autant le faire jusqu'au bout car de base, que la même touche serve à se soigner et aux attaques au corps-à-corps, c'est juste débile ! Le jeu étant un FPS, nous ne verrons jamais notre personnage de l'extérieur, sans doute pour mieux s'y identifier (quoique pour ça, moi il me faut une VF sinon rien ! :). Au départ, le gameplay (tout comme l'action ou le scénario) se veut vraiment poussif, au point que je me suis demandé si j'allais garder le jeu... Et puis peu à peu le jeu s'étoffe, posant lentement son ambiance. Loin d'être un vrai monde ouvert, Terminator Resitace est organisé en maps ouvertes, plus ou moins vastes selon les besoins. D'ailleurs une fois l'aventure réellement lancée, on note 3 types de gameplays. Il y a d'abord les phases au calme où on peut papoter tranquille avec les PNJs, fabriquer divers objets sur les établis, acheter/revendre son matos, fouiller gentiment les lieux à la recherche d'objets cachés (d'accoutumé les maps sont réduites). Vient ensuite les maps ouvertes où il faudra réaliser les missions principales, et accessoirement, les missions secondaires. Le rythme y est lent, une grosse dimension infiltration et crafting mène le jeu et c'est là qu'on appréciera en grande partie l'ambiance post-apocalyptique du titre. Une ambiance et un crafting à outrance qui n'est pas sans rappeler un certain Last of Us...



Aaaargent facile...


Dans ces phases-là,
L'inventaire est rapidement fourni, et si vous trouvez le crafting inutile, évitez le mode facile et vous verrez que fabriquer des objets devient vite salvateur
le rythme n'est pas imposé, on va à sa vitesse, on fouille chaque lieu, on peut même détruire les centres de commandement de Skynet, on peut jouer aussi bien en infiltration (en piratant les tourelles et en détruisant les ennemis de façon furtive) qu'à la bourrin en défonçant tout, mais ce serait vraiment se gâcher l'atmosphère particulière du titre, qui retranscrit très bien celle des films. Ensuite, la dernière alternative sont les phases d'action brutes où généralement on tire sur tout ce qui bouge, on suit un objectif unique au pas de course, en remplaçant les ennemis d'un "Call of" quelconque par les machines infernales de Skynet. Terminator Resistance joue donc sur plusieurs tableaux et c'est ce rythme très haché qui n'a (sûrement) pas plu à ces détracteurs. Si les débuts sont fastidieux, très vite le crafting prend une bonne place dans la qualité de notre exploration, qui a en plus le bon gout de ne pas être dirigiste (pseudo-monde ouvert oblige) et ce, avec quelques passages secrets plutôt bien ficelés. Si tout ce qu'on récupère peut ensuite reservir, sachez que tout l'aspect leveling est également important car il permet d'augmenter ses performances au combat (plus de puissance, meilleure résistance aux attaques), d'avoir un sac plus grand mais aussi d'obtenir de nouvelles compétences, fort utiles. L'inventaire est donc limité en type d'objets mais pas en quantité : en somme, si au début on est limité à 8 "cases" (Resident Evil ?), au contraire ce même objet peut être contenu en quantité illimité. Par exemple porter 3000 cartouches de 5.56, plus 800 cartouches de calibre 12, 35 trousses de soins (car la santé de notre personnage ne remonte pas d'elle-même, il faut se soigner "à l'ancienne"), 2000 cellules plasma, 4 armes et toute la breloque trouvée un peu partout, tout ça dans la même besace ? No problemo comme dirait l'adolescent John Connor !



Suis-moi si tu veux vivre !


D'ailleurs si
La réalisation est datée mais l'ambiance post-apo est là, et les machines sont superbement designées
tirer sur un T-800 avec une arme conventionnelle (fusil à pompe ou M16) ne sert à rien, le fusil à plasma est par contre très efficace et en plus, on peut l'upgrader ! C'est ce qui fait qu'au début de l'aventure, ce sera clairement l'infiltration qui sera privilégiée car nous n'avons pas l'armement adéquat, il faudra éviter le contact (en fermant par exemple les portes derrière nous, afin d'éviter d'être vu) ce qui rend les évasions particulièrement stressantes et intéressantes, sans être trop difficiles pour autant. Pour nous aider, nous avons une mini-map (avec champ de vision ennemi) et nous avons des lunettes d'ultra vision qui nous permettent de "voir" les machines à travers les murs et les objets. Une bonne initiative, même si on aurait également apprécié un "verrouillage" des ennemis. Quand aux crochetages, le système est 100% repris sur de celui de Fallout 4 (un peu d'innovations n'aurait pas fait de mal), et les piratages sont des Frogger améliorés où on doit déplacer un curseur de la gauche l'écran vers la droite, en évitant les obstacles. Malheureusement, le jeu a aussi ses défauts comme ces ennemis qui disparaissent parfois si vite qu'on n'a pas le temps de les fouiller (afin d'y chaparder de précieuses ressources), les munitions sont étrangement répertoriées (un Uzi qui utilisent les mêmes munitions qu'un pistolet 1911, WTF ?!), sans doute pour faciliter (contre toute logique) leur logistique, et le système de détection ennemis est vraiment farfelue. Même hors champ de vision, le Terminator continue de vous détecter pendant un instant, ce qui fait que parfois, il passera en mode alerte alors qu'entre temps, vous vous êtes mis à couvert. Ceci dit l'ambiance est plutôt bonne (surtout pour le fan - le profane lui, ne verra qu'un univers post-apo de plus) et affronter l'armée de Skynet, surtout les mythiques T-800, a quelque chose de magique (encore une fois, plus pour le fan que les autres). Maintenant c'est sûr, Terminator Resistance a beau utiliser le performant moteur Unreal Engine 4, on ne peut pas dire que le jeu soit beau. Car c'est un fait, avoir une voiture de course entre les mains c'est bien, mais si on ne sait pas conduire, ça n'apporte rien de plus qu'une Clio ! Et toute l'idée est là : l'Unreal Engine 4 a beau être très performant, le studio de développement n'a sans doute ni le talent, ni personnel, ni les moyens de l'exploiter à son plein potentiel. Car de nos jours c'est avéré, les belles productions nécessitent beaucoup de temps, beaucoup de gens et donc beaucoup d'argent ! Donc pour obtenir un Far Cry 4, il est clair qu'Ubisoft a dû mobiliser plusieurs centaines de développeur là où chez TEYON l'équipe devait à peine monter (au mieux) à 50 personnes (il suffit de regarder les crédits pour facilement s'en convaincre). Impossible de rivaliser dans ce cas-là...



 

Les piratages s'apparentent à des Frogger, quant les crochetages
sont directement empruntés de Fallout 4



Hasta la Vista, baby !


Bon, ne tournons
On retrouve avec plaisir les thèmes marquants des films, ainsi qu'un sound design bien étudié
pas autour du pot, si le jeu accuse quelques soucis de rythme et de gameplay, ou encore une VF absente, au final son plus gros défaut c'est sa réalisation. Bien que tournant sur un moteur récent, le jeu est à peine digne d'un titre PS3. Alors certes, l'aliasing se fait assez discret, certains effets de brume sont très réussis, les machines de Skynet sont relativement détaillées et fidèles aux films, et cette ambiance de chaos environnant, un peu déprimante dans cette guerre perdue d'avance, est quand même une belle réussite. Le jeu ne saccade pas, il est fluide et comme évoqué, sur PS4 malgré le manque de mises à jour, je n'ai pas subi de gros bugs. Maintenant des bugs, il y en a ! Voir un T-800 se déplacer sans bouger les jambes, ça a de quoi surprendre (à moins que ce soit un nouveau modèle ? ^_^). Et puis faire animer des robots c'est assez facile, les rendre plus froids et métalliques que jamais, ça TEYON a su le faire, mais pour les humains, c'est une autre paire de manches ! Là, c'est de suite beaucoup plus difficile et le résultat est là : Terminator Resistance a bien du mal à donner le change. Les modélisations sont affreuses, peu détaillées, les animations ne sont pas du tout naturelles... nous avons donc une résistance à peine mieux animée que les robots qui veulent notre mort ! Je ne reviendrai pas sur la qualité somme toute relative du doublage anglais, mais j'évoquerai la précision des bruitages. C'est avec plaisir que nous avons retrouvé de bons bruitages pour les armes (fusil à pompe, fusil d'assaut, arme de poing...), dynamiques sans trop, idem pour les explosions. On retrouve aussi le bruit assez particulier des divers fusils à plasma qu'on aperçoit dans les films, allant de la grosse pétoire type mini-gun (comme celui que possède le Terminator qui annihile le QG de la résistance dans le premier film), au R95 qui équipe l'armée de T-800 qui cherche à "dératiser" la Terre de son (ex) race dominante. C'est un vrai bon point pour l'authenticité audio du jeu, une bonne surprise car je ne m'attendais à ce qu'il brille sur ce secteur-là. Enfin côté musiques, les compositions sont généralement discrètes. Il est marrant de noter que parfois, les développeurs semblent s'être amusés comme cette musique qui sort à tue-tête du poste radio-cassette et qui semble sortir d'un vieux jeu des années '90. A côté de cette anecdote, TEYON a plutôt bien repris les thèmes les plus connus de la saga cinématographique, notamment le thème du T-1000 ou encore l'inoubliable thème de Brad Fiedel, qui donnera une sacrée ambiance épique lors de l'assaut final. Certes discrète, la fidélité de la bande-son conforte un design très réussi du côté des machines, et souligne une ambiance que je ne cesse de décrire comme réussie, pour peu que vous soyez un minimum patient et indulgent, et en évitant de le comparer à tout va avec des titres nettement plus ambitieux...



Descendu par une Note
presse à qui on n'a (sûrement) pas graissé la patte pour mieux apprécier le jeu, c'est au contraire par la voix des fans que ce Terminator Resistance reçoit, après coup, des critiques un peu plus honnêtes. A l'image de ces titres méconnus et/ou mal-aimés que je prends plaisir à découvrir et à apprécier envers et contre tous (Unreal II, Quake IV, Kileak, Gynoug, AvP...), je me pose en fervent défenseur de cette petite production (qui est bien supérieure au Terminator Renaissance développé par GRIN). On notera quand même que 60€ pour un tel jeu, y'en a qui ne se doutent de rien (sûrement parce que le "patronyme" est vendeur), et comme le studio derrière le développement est vraiment modeste, ça explique des graphismes franchement datés (à peine digne d'une Xbox 360 / PS3) ainsi que le manque d'une VF doublée (et vous connaissez mon aversion pour les sous-titres). Ceci dit, on aurait torts de faire comme cette presse qui ne sait plus parler que de Fortnite et des dernières promos d'Amazon, car le jeu est loin, très loin d'être mauvais ! Offrant un bon gameplay, bien plus riche que ne le laisse entrevoir un début de partie franchement lent et poussif (mon conseil est alors de persévérer, le meilleur arrive après), les qualités du titre ne se dévoilent qu'au fil du temps : peu à peu l'ambiance se pose, et le plaisir de jouer devient de plus en plus évident, au point qu'on enchaine les missions sans compter son temps (même si le jeu n'est pas très long - environ 10 heures en prenant son temps, en fouillant les lieux et en réalisant toutes les missions). Du coup, si un jeu comme The Order a tout misé sur sa réalisation au détriment de son gameplay, dites vous qu'ici c'est exactement l'inverse ! En conclusion Terminator Resistance est meilleur que le film qu'il promeut (Dark Fate, cette immonde purge qui n'a de "Terminator" que le nom) et il est clairement le meilleur jeu du studio TEYON, même s'il est loin d'atteindre la qualité d'un Far Cry ou d'un Borderlands. Cependant si vous êtes fan de la licence Terminator je vous conseillerai de l'avoir à un prix correct (à mes yeux il vaut les 40€ que j'ai mis dedans), de faire fi de la réalisation et de vous plonger dans cette ambiance superbement bien retranscrite où casser du T-800 est tour à tour flippant et jouissif...



Les -

  • Même si c'est compréhensible, le manque de VF pénalise l'immersion
  • Modélisations et animations humaines sobrement affreuses
  • Techniquement, c'est tout juste digne d'une PS3
  • 3 configurations du pad et aucune ne convient
  • Début d'aventure franchement poussif
  • Ne vaut pas les 60€ demandés...
  • Un peu court non ?
  • Les +

  • Dimension RPG plutôt agréable : leveling et bel arbre de compétences, dialogues à choix, système de quête, crafting à gogo et confection d'objets en tout genre
  • Pas le plus grand des FPS, mais un jeu honnête loin de la purge que décrivent certains
  • Sound design très respectueux des films
  • Le design plutôt réussi des machines
  • Ambiance post-apo réussie
  • Le respect du lore



  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    aout 2020