Resident Evil Dead Aim (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2003
Développeur : Cavia
Editeur : Capcom
Genre : survival horror - shooter

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR


Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : RE Dead Aim
Titre alternatif : Bio Hazard : Gun Survivor 4 (JAP)
Prix au lancement : 60€






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Resident Evil

Dead Aim


Capcom, conscient que sa série
Dead Aim alterne survival-horror et shooter. Ca rajeunit la jouabilité de la série, il était temps
"vache à lait" est en train de s'enfoncer dans l'auto-plagiat (les 3 premiers épisodes sur PSX et le Veronica sont presque tous identiques même si ce sont d'excellents titres), les développeurs se sont mis au travail sur de nouvelles façons de "voir" les choses. A la différence du Outbreak (sorti un an plus tard) qui est magnifique mais sans scénario (en plus de ne proposer aucune innovation), notre Dead Aim joue la carte de l'inventivité, d'où un certain regain de fraîcheur dans la série. Mixage entre un Gun Survivor et un Resident Evil classique (d'ailleurs au Japon, le jeu s'appelle Gun Survivor 4), on obtient une jouabilité assez originale : les déplacements se font en vue à la 3e personne et les phases de tir se déroulent en vue subjective (comme dans un shooter). C'est dans ces moments d'action intense qu'on peut utiliser un pistolet PS2 (le GunCon2 de Namco par exemple). Pour ceux qui comme moi n'en ont pas, le stick analogique droit sert à déplacer le viseur (un peu à la façon de Cold FEAR). Certes ce n'est pas très pratique (on se fait bouffer à cause de ça, parce qu'on manque de précision) mais côté sensation, c'est au top ! Voir l'action des yeux du héros est assez flippant et c'est tant mieux. Car cet épisode de Resident Evil ne fait pas l'impasse sur le frisson et l'horreur, si chère à la série de Capcom. Et de l'action il n'en manque dans Dead Aim. Les lieux sont infestés de zombies assoiffés de sang et quelques vieilles connaissances sont aussi de la partie comme un Tyran (aïe !) et des Hunters (ouille !). Reprenant l'intrigue qui fait l'ouverture du Code Veronica X (on y parle des bureaux d'Umbrella Paris), le scénario est un peu simplet mais ça aurait pu être pire : on incarne un américain qui enquête sur Umbrella Paris (la maison mère) et depuis, il poursuit un certain Morpheus qui vient d'embarquer sur un paquebot, virus-T en poche (ça craint).


Vous l'aurez compris,
Graphiquement, c'est correct mais la PS2 peut faire mieux
parmi les originalités, on a droit à un paquebot en guise de première partie du jeu (ça nous change de Racoon city), la seconde se passant dans des souterrains : moins beau et moins original. Quelques idées ont étés reprises des concurrents comme la carte qui évolue au fur et à mesure de l'aventure (comme dans Silent Hill) et d'autres faisant déjà partis de la série, se sont vues corrigées : l'annonce d'une porte fermée sans besoin d'appuyer sur un bouton, l'utilisation automatique des cartes et autres clés, des menus simplifiés et plus accessibles. Mais cet épisode, un peu à part dans la série, n'est pas exempt de reproches, bien au contraire. Tout d'abord il n'y a aucune énigme. C'est juste de l'exploration, du ramassage de clés, ouverture de portes et abattage de monstres à la pèle (sur ce dernier point on ne s'en plaindra pas). Ensuite le jeu est graphiquement bien en dessous d'un Code Veronica, sorti pourtant 2 ans plus tôt. Si les décors sont plutôt réussis, les différents personnages et autres zombies/monstres, sont par contre bâclés. Les cinématiques sont d'une qualité assez sympathique et les cut-scènes 3D démontrent bien la piètre modélisation des protagonistes. L'animation souffre de quelques rares ralentissements (dans la cuisine par exemple lorsqu'une dizaine d'ennemis nous agressent en même temps) et le détail des mouvements n'est pas aussi précis que par le passé. Le son aussi joue un peu la carte de la faiblesse avec un manque flagrant de musique. La quasi totalité du jeu se déroule ainsi, ce qui est gênant quand on pense que c'est en partie la musique qui encense l'ambiance.


Dead Aim se rattrape
Le scénario n'est pas super génial, mais suffisant
(un peu) avec des bruitages excellents (puissants et réalistes) et un doublage des voix très correct (même si encore une fois, on n'a pas de doublage en Français). Ainsi tout n'est pas à jeter dans cet opus de la "peur sur flots", je vous rassure. Dead Aim repart sur de bonnes bases avec un vrai scénario construit, exempt de tout chapitrage et une aventure qui colle bien à la série. L'originalité de la jouabilité est prompte à donner des sueurs froides, le jeu est bourré d'action, les lieux sont variés (on repasse rarement 2 fois au même endroit) et même si la réalisation n'est pas aussi parfaite qu'on l'espérait, elle n'est pas minable non plus. Capcom, qui a sous-traité le travail à Cavia (studio plus connu pour Drakengard) s'est satisfait du minimum, ce qui est tout de même un peu rageant. Mais le jeu est assez agréable et possède un bon capital sympathie. C'est ce qui le sauve. Au milieu de tout ce tumulte, les phases d'exploration sont sympas mais seulement dans le paquebot parce que lors de la 2e partie du jeu, on est très dirigé et c'est un peu dommage. Dead Aim est un jeu facile (très facile même) et le fait qu'il n'y ait pas d'énigme, le rend également très court (une après-midi pour le finir, c'est maigre). Seul le dernier boss vous résistera un peu, voire même beaucoup si comme moi vous n'êtes pas doué pour viser avec un pad.



Dead Aim, Note
se retrouve en fin de liste dans le clan Resident Evil. S'il est bien meilleur que le Survivor 2 (qui est une merde), on est pourtant loin d'un Code Veronica. Si les graphismes sont bien en dessous de ses pairs, et si le scénario est un peu simple (vous prendrez aussi les commandes d'une équipière pour varier les plaisirs), sa façon de jouer est toute nouvelle et même si le soft est assez facile, il procure pas mal de sensations fortes et de frayeurs pour scotcher le joueur. D'ailleurs c'est cette jouabilité qui entraînera le fabuleux Resident Evil 4 sur les chemins d'une évolution majeure pour la série. Dead Aim était une sorte de test auprès du public. Vous l'aurez compris, sans être le meilleur des Resident Evil, il n'est pas le pire non plus. Moi j'ai bien aimé, à vous de voir...



Test réalisé par iiYama

janvier 2006 (mise à jour : mars 2010)