Disruptor (PSX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1996
Développeur : Insomniac Games
Editeur : Interplay Entertainment
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 350Frs





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Disruptor








Insomniac est un studio de développement autrefois plus connue pour ses Spyro le Dragon, l'un des grands succès de la première PlayStation. Il faut dire que passer d'un FPS à de la plate-formes/aventure, la corrélation n'est pas simple à établir. Puis Insomniac, toujours montant, a assuré sur PlayStation 2 avec la série des Ratchet & Clank. Aujourd'hui, toujours prolifique avec un superbe Operation Destruction, Insomniac aura une fois de plus marqué les esprits avec un retour aux origines, le FPS, en assurant le line-up de la PlayStation 3. Le nom de ce jeu est Resistance, et si c'est vrai que s'il assume quelques erreurs de jeunesse, il a reçu un (mérité) bon accueil. Retour dans le passé, 10 ans avant Resistance, Insomniac a mis une grosse claque à tout le monde sur un secteur qui devient fructueux sur console depuis les 32bits. Un secteur dominé par les pontes du genre comme Duke Nukem, Alien Trilogy ou DOOM. Mais alors que la petite société n'a pas d'expérience en la matière, elle va poser avec Disruptor une nouvelle référence sur console...


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Plutôt que de
Les vidéos sont bien cheap :)
nous pondre d'affreuses scènes en images de synthèses (Epidemic vous dites ?), Insomniac a opté pour des mini-films avec des acteurs bien réels, comme dans Command & Conquer. Ces petites vidéos qui développent le scénario et mettent entrain pour le niveau suivant, sont tellement kitch qu'elles en deviennent géniales. Il faut quand même dire que si le jeu d'acteur tient plus de la série B que du Emmy Award, ça reste quand même convenable en nous évitant par exemple de trop grands élans sentimentalistes. Il y a 2 niveaux de difficulté et bien sûr le mode Hard propose une fin bien meilleure. Après c'est sûr, le scénario est minimaliste et si on ne regarde pas les vidéos avec le second degré qui s'impose, on va trouver ça vraiment minable...


Jouabilité & Gameplay

Le jeu se compose
Le gameplay est très classique et calqué sur DOOM
de 13 niveaux et avant de commencer l'aventure principale, il est possible de jouer à un "mode Practice", qui nous propose de jouer les 5 premiers niveaux avec la moitié des ennemis et le double de vie. Pratique pour se faire à une jouabilité d'une imprécision démentielle ! En effet, Disruptor est un FPS rapide, trop rapide. Même le valeureux DOOM est battu sur son propre terrain. Seulement à toujours vouloir faire toujours plus rapide, on finit par perdre en précision et en lisibilité. Aujourd'hui les développeurs ont finis par le comprendre : pour faire un jeu nerveux pas besoin qu'il speede comme ça, il suffit que l'action soit intense. Pourvu de quelques armes conventionnelles (9mm, pompe) et d'autres qui le sont moins (plasma) c'est pas moins de 9 armes qui sont à disposition. La première nouveauté c'est que certaines peuvent être upgradées. Par exemple le fusil à plasma peut obtenir un tir rapide mais limité en munitions alors que le 9mm une fois upgradé, se transformera en mitraillette. L'originalité vient aussi du fait qu'il existe 2 armes à usage unique (lance-flamme ou le zodiaque). Bien sûr, ce sont les plus puissantes du jeu. Mais la vraie grosse nouveauté du titre sont les pouvoirs "psioniques" du héros. Au nombre de 5, ces aptitudes psychiques sont variées : créer un bouclier de protection, envoyer un blast ou même restaurer son énergie, voilà une idée originale au service du gameplay.


Ca servira souvent,
Le jeu est tellement rapide qu'il en devient un peu injouable. Dommage...
bien que ces pouvoirs soient en nombre limités, notamment pour éviter de mourir ou compenser le manque de munitions de certains passages (d'ailleurs pourquoi le personnage ne fait-il pas le plein de munitions entre chaque niveau alors qu'il retourne à la base ?). Et il faut bien reconnaître que ça servira souvent car Disruptor est un jeu assez difficile et comme dans presque tous les FPS, les derniers niveaux sont abusifs. Pour ce qui est de la progression, les développeurs ont eu l'intelligence d'intégrer un système de passwords pour ceux qui n'aurait pas de Memory Card. Complètement basé sur DOOM, si on fait abstraction des pouvoirs, on retrouve le même gameplay que ce dernier. On a accès à une carte où on pourra s'y déplacer en temps réel, le personnage se baisse tout seul, on ne recharge pas ses armes, le jeu est assez linéaire et ne propose que de trouver quelques interrupteurs pour débloquer le passage. En gros on rallie un point A à un point B en dégommant tout ce qui bouge. Le plagiat va même plus loin avec la copie conforme des téléporteurs du jeu d'id Software et un perso qui vise automatiquement, quelque soit la hauteur de l'ennemi. Mais Disruptor, s'il n'innove en (presque) rien, s'inspire tout de même du meilleur FPS du début 90 et en plus, il le fait bien. On a beau trouver quelques facettes un peu dissonantes, le titre reste fun de bout en bout.


L'image

Le moteur 3D est
Le moteur est souple, rapide (trop) et les graphismes sont très détaillés. Une réussite
impressionnant d'efficacité. Comme je le disais, on peut regretter que le jeu soit si rapide (surtout que j'ai joué à la version US, donc 60hz), d'autant qu'il simule le mouvement de tête dû à la marche afin de paraître plus réaliste. Faut s'y habituer car pour les âmes sensibles, ça fout un peu la gerbe. On pourra critiquer un flou à moyenne distance, évitant de surcharger les calculs... mais ça fait moche. En plus à vouloir faire trop rapide, le scrolling manque un peu de fluidité, même si aucun ralentissement n'est à déplorer. Enfin, les sprites sont tous en 2D et comme toujours, ils auront la fâcheuse tendance "de nous regarder". Malgré tout je garde une haute opinion du jeu avec tout d'abord des sprites correctement animés, ce qui est rarement le cas dans le secteur. Se passant surtout en intérieur, on aura quelques passages extérieurs, forcément plus ouverts, nous évitant la claustrophobie de certains titres du genre. Et puis la qualité des textures est étonnante. Il faut le reconnaître, Disruptor est un beau jeu et avec ses 20 environnements, il renouvelle suffisamment ses décors pour ne pas lasser.


Le son

Le jeu d'acteur lors
Une bonne bande-son mais des musiques redondantes
des vidéos est correct (pour l'époque, entendons-nous) et leur dialecte est assez convainquant. Pendant le jeu il n'y a pas de voix, ce qui laisse apprécier l'omniprésence de bruitages percutants. Les armes, les explosions, les petits bip-bip ou ces portes hi-tech qui s'ouvrent... l'environnement sonore est de qualité. Et c'est aussi un adjectif qui va parfaitement aux musiques. Très typée, proche de la bande-son d'un feuilleton d'action, les musiques collent bien au jeu et donnent un certain côté épique aux niveaux. Seul défaut, elles finissent par lasser car elles se ressemblent toutes (on a l'impression d'entendre la même du début à la fin du jeu), ce qui aurait pu être éviter si elles étaient mélodieuses.


Note générale

On pourra reprocher à Disruptor tout ce qu'on veut, il n'empêche que c'est un FPS qui aura su marquer son temps (c'est parce que je me souvenais de lui, de son "nom" que je l'ai testé). Certes très old school et complètement pompé sur DOOM, on retrouve un jeu linéaire, très rapide (trop même !), difficile mais qui ne lésine pas sur l'action. On appréciera un rendu graphique très prometteur même s'il n'est pas parfait (flou distant, sprites 2D) et une bande-son de qualité. Et avec ça on aura une construction scénaristique très correcte, certes hyper kitch (surtout à l'heure du test) mais qui a le mérite de dévoiler un certain effort de la part d'Insomniac, à nous livrer un jeu complet où les combats ont un minimum de sens. Disruptor est donc l'un des fleurons du secteur sur PlayStation, un jeu nerveux et pulsé, beau et pas trop mal scénarisé. Dommage qu'il n'est jamais eu de suite, en corrigeant les quelques défauts de ce premier épisode (et premier jeu du développeur) car on aurait sans doute atteint des sommets. Disruptor reste quand même un très bon jeu.


Test réalisé par iiYama

septembre 2008 (mise à jour : février 2013)