Alien Isolation (PS4/XBO/PS3/X360/PC)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay

L'image (old gen)
L'image (current gen)

Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : octobre 2014
Développeur : The Creative Assembly
Editeur : SEGA
Genre : survival horror

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR (US dans les DLCs)
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/PS3/XBO) / 1 DVD (PC/X360)
Espace disque nécessaire : 18Go (PS4) / 25Go (XBO) / 10Go (PS3) / 5Go (X360) / 35Go (PC)
Compatible 3D (consoles) : non
Remote Play PS4/Vita : non

Difficulté :
Compatible Move (PS3/PS4) : non
Compatible Kinect (X360/XBO) : non
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 40€ (PC) - 50€ (PS3/X360) - 70€ (PS4/XBO)
Score des ventes : 1.8 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Dual Core 3Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 1Go de VRAM (type GeForce GTX660 / Radeon R9 série 200)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1600Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Ultra + SMAAT2x + Anisotrope 16x


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Alien

Isolation



Vous l'avez
Dans Isolation nous jouons Amanda, la fille d'Ellen Ripley, qui espère retrouver sa mère
sans doute remarquer, ces dernières années c'est l'éditeur historique SEGA qui est en charge de la licence Alien. Et depuis, on est allé du meilleur au pire avec des jeux comme Aliens vs Predator, Alien Infestation ou encore le catastrophique Aliens : Colonial Marines. Après 3 studios pour 3 jeux finalement très différents, cette fois c'est The Creative Assembly qui s'y colle, un modeste développeur né en 1987, connu des aficionados pour sa série Total War. Comme beaucoup de jeux intergénérationnels, Alien Isolation est sorti sur l'ancienne et la nouvelle génération de consoles, ainsi que le PC. Créer un jeu sur 5 plate-formes différentes (même si les Xbox One et PS4 sont très proches) n'aident pas à faire de beaux jeux, et il est évident que c'est sur l'ancienne génération que le titre est le moins beau. Mais est-ce vraiment important dans un jeu tel que celui-ci ? Pas vraiment. Loin de la vitrine technologique que sont certains titres, The Creative Assembly a cherché à revenir "aux bases" de ce qu'est vraiment la licence Alien, à savoir l'horreur. Le premier film, apparu en 1979 et réalisé par maitre Ridley Scott, était à l'époque considéré comme un film d'épouvante. Ce n'est qu'à la sortie d'Aliens (le second film, réalisé par le "dynamique" James Cameron en 1986) que la licence s'est un peu plus orientée vers l'action et malheureusement, la plupart des jeux se sont (par facilité) inspirés de cet opus-là (même s'il garde une haute estime, eu-égard à son scénario, aux innovations et au développement des personnages qu'il apporte). Nous sommes désormais en 2137. Voilà maintenant 15 ans qu'Ellen Ripley a disparu avec le Nostromo, dans la froide immensité de l'espace. Evoquée succinctement dans Aliens Le Retour (le second film), Amanda (la fille d'Ellen) sera l'héroïne du jeu. Cette jeune femme, sûre d'elle et au caractère affirmée, âgée vraisemblablement d'une petite trentaine d'années, est encore à la recherche de sa mère dont elle est restée sans nouvelle depuis tant d'années. Et voilà que la "boite noire" du Nostromo semble avoir refait surface, sur la base Sebastopol. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle embarque sur le Torrens, un petit vaisseau de transport très proche de celui qu'on a déjà vu dans le premier film (le Narcissus). Mais bien évidemment, rien ne se déroulera comme prévu (sinon à quoi bon faire un jeu ?) et les lieux sont dévastés. En premier lieu, le Sebastopol est une sorte de mini-ville géostationnaire autour d'une planète... mais elle fut abandonnée laissant peu à peu la population à l'abandon. Résultat, la révolte a grondée puis a éclatée. Mais le fait le plus marquant, c'est qu'un hôte infecté est arrivé à bord, et à l'image du 8e Passager (le film), il a donné "naissance" à un monstre qui sème désormais la terreur à bord...


Il est clair
Il faut obligatoirement se cacher et être le plus furtif possible... sinon vous allez accumuler les échecs ! Et en jouant dans les bonnes conditions, le jeu est vraiment flippant :)
que le scénario est accrocheur, surtout pour le fan que je suis. Se plaçant véritablement entre les 2 premiers long-métrages, le jeu apporte une réelle plus-value à la saga. Côté mise en scène, on retrouve des vidéos crées avec le moteur du jeu (puis retravaillées off-line, en apportant notamment un grain de peau très fin et même des perles de sueurs sur les personnages), mais la qualité est loin d'atteindre des sommets. Chez SEGA elles sont toutes un peu pareilles, toutes un peu de la même qualité, ainsi on retrouve cette "griffe" si particulière, bien qu'elles semblent sorties tout droit d'un jeu du début de la PS3. En alternance on retrouve aussi les habituelles cut-scènes gérées en temps réels, ou encore des cinématiques en vue subjective. De même, si le pitch de départ est fort et que le fond est plutôt bien étayé (notamment via des textes à lire sur les ordinateurs parcourant toute l'aventure), au final il sera difficile d'être hypnotisé par l'écriture. Remarquez, le sujet ne s'y prête pas forcément et en toute objectivité et malgré mon fanboyisme avéré pour la licence Alien, les films ne sont (au fond) guère mieux lotis. Je regrette aussi que la petite séquence de prologue (qui reprend bien le premier film), ne dispose pas de la bande-son d'origine : ce n'est pas la "vraie" voix de Ripley, je suppose pour des questions de droits d'auteur. De même, comment ne pas être déçu par cette fin ultra minable et super expédiée ?!! La porte pour une suite, est laissée grande ouverte, à croire que RAGE a donné des leçons... dans le mauvais sens du terme. Cependant Alien Isolation est clairement un jeu qui se tourne vers les fans (même si on peut l'apprécier sans ça) et en parlant de fan-service, il est clair que le développeur a multiplié les clins-d'oeil, en premier lieu avec ce design issu des films de science-fiction des années 70/80 si reconnaissable (Alien, 2001 l'Odyssée de l'Espace, Star Wars...). Tout est si blanc par endroit, avec petites lumières qui clignotent partout et ses ordinateurs de l'antiquité qui me rappellent tendrement mon Amstrad 6128. Une technologie clairement obsolète mais qui à l'époque, faisait son bout d'effet. D'ailleurs Ripley se réveillera dans le même type de tube cryogénique que sa mère, et à bord de la quasi réplique de son vaisseau. Et c'est un vrai plaisir de parcourir ce vaisseau qu'on n'a connu que sur petit écran.


De son côté
Dans les armes, seul le lance-flammes a une puissance suffisante... les autres étant complétement minables
le gameplay mélange plusieurs genres et ce, en vue subjective. Mais attention, comme évoqué, ce n'est pas un FPS, loin de là ! L'unique Xénomorphe à bord n'est d'ailleurs pas la seule menace puisque des mercenaires belliqueux chercheront à vous faire la peau, tout comme des androïdes devenus fous. Ainsi la moindre rencontre peut être fatale, d'autant que certains ennemis (notamment l'Alien) peuvent vous tuer en un coup ! Les androïdes (qui sont carrément flippants niveau design !) doivent prendre au moins 4 balles dans la tête pour enfin être mis hors service, ce qui fait que seuls les humains sont véritablement sensibles aux armes (privilégiez les head-shots malgré tout). Des armes en nombre correct mais à l'efficacité, comme on vient de le voir, un peu au rabais. Le chargeur du fusil à pompe de contient que 4 cartouches (un tel fusil, en 2137, c'est du foutage de gueule !) et sa puissance est nullissime. Le flingue, un revolver énorme mais à la mécanique plus qu'obsolète, n'est guère mieux loti. Finalement, seul le lance-flammes est vraiment valable puisqu'il est le seul à pouvoir forcer l'Alien à fuir (après tout, personne n'aime se faire rôtir les miches !! ^^) et il peut zigouiller les synthétiques en 2 secondes à peine. Ainsi à l'image des films, le lance-flammes est vraiment une arme de prédilection. Malgré tout, Alien Isolation est avant tout un survival/infiltration, un peu à la manière d'Outlast. D'ailleurs comme ce dernier, il faudra se cacher (dans des caisses, des placards ou sous les tables), éviter au maximum les ennemis, détourner leur attention, éviter de faire du bruit (ce qui peut arriver en bousculant un objet sans faire gaffe), bref, il faut être furtif ! C'est notamment le cas avec l'Alien, qui est comme on le connait : vicieux, rapide et extrêmement puissant. Ses apparitions sont générées aléatoirement, ce qui rend le jeu moins linéaire que certains titres du genre. Malgré tout on n'échappe pas à certains scripts et finalement, l'aventure est construite comme un bon vieux Zelda : on peut aller (presque) où on veut, on visitera plusieurs fois un même lieu mais ce n'est qu'en ayant l'objet adéquat qu'on débloquera tel ou tel passage. Pour revenir au bruit, on retrouve naturellement le détecteur de mouvements, et son bip-bip. S'il sert également à nous indiquer la direction à prendre, il peut aussi provoquer une réelle peur subjective (on devient parano !) et même alerter les ennemis ou l'Alien (si nous on entend le bip-bip, les ennemis le peuvent aussi, c'est logique). Il faut donc faire attention avec cet objet utile certes, mais qui peut poser quelques soucis.


Dans ce jeu,
Les mini-jeux et les QTEs ne sont pas dérangeants... mais avait-on réellement besoin de ça ?
il n'y a pas de sauvegarde automatique (ou du moins c'est rare), on réalise donc des saves manuelles (avec une espèce de carte grosse identique à celle de Dallas dans le film... ahhh la technologie imaginées dans les années 70/80 :), via des bornes téléphoniques qui heureusement, sont en bon nombre. Pour déverrouiller certaines portes, on utilisera un "syntoniseur" qui nous donnera accès à des mini-jeux très simples (il y a aussi quelques QTEs de temps en temps... pas bien utiles mais au moins on reste dans le stress de l'action). Dernier point important, le jeu impose un minimum de "crafting" en vue de créer certains objets (il faudra au préalable trouver des plans de construction). Si la procédure est lente, on pourra par exemple "construire" des médikits, des cocktails molotov ou encore des objets en vue de distraire l'attention des ennemis comme des émetteurs sonores ou des grenades fumigènes. Malgré tout on subit toujours certaines incohérences, comme le fait qu'Amanda soit incapable de simplement sauter, nous privant ainsi d'un geste simple comme passer par dessus un obstacle tout bête. De même on liquide des ennemis qui nous tirent dessus, en fouillant les cadavres on récupère les munitions mais pas les armes (c'est débile !), la lecture des messages audio peut se ouïr même lorsqu'on quitte la pièce (alors qu'on parle ici d'un vieux magnétophone à bande) et à l'image d'Outlast, il faut voir à quelle vitesse se vident les piles pour la lampe. Même si ça sert le jeu et son aspect exploration, voir des piles se vider aussi vite (à croire qu'on alimente un spot de 500w avec une pile de 9v) c'est un peu se payer nos têtes (n'allez pas me faire croire qu'en 2137 on n'aura pas des piles meilleures que celles d'aujourd'hui). Bref ça la fout mal... Heureusement tout l'intérêt du titre est ailleurs. En effet, Alien Isolation sait ménager son ambiance, charger son atmosphère et nous mettre des "coups de sang". Par exemple l'antagoniste principal de l'aventure (l'Alien pour ne pas le citer) ne se montre que rarement et il met plus d'une heure à pointer le bout de son museau fétide la première fois. Ceci dit, les rencontres avec "l'animal" sont toujours chargées d'une énorme tension puisque je le rappelle, le bestiau est indestructible. En jouant dans les bonnes conditions (moi j'étais dans le noir, seul, de nuit, casque sur les oreilles), vous allez flipper grave !!


Edition Nostromo / Edition Ripley
Terminons par un mot sur les DLCs, qui ont été annoncés très tôt par le développeur. Si le jeu nous offre la possibilité de continuer à jouer avec le Mode Survie (où on doit réaliser des missions avec des objectifs et/ou en temps limité), ce sont surtout les contenus additionnels scénarisés qui nous intéressent ici. Au nombre de 5, étant donné qu'ils ne sont pas tous disponibles à l'heure où j'écris ces lignes, j'évoquerai uniquement le contenu de l'édition Nostromo (qui inclut la mission "L'Equipage peut être Sacrifié", Crew Expendable en VO) et l'Edition Ripley qui contient en plus le DLC "Dernière Survivante" (Lost Survivor). Ces 2 contenus sont donc accessibles à celles et ceux qui ont précommandés leur jeu, pour les fanatiques qui se sont payés le Season Pass (25€ tout de même !) ou en vente individuelle, au prix de 3,5€. En effet c'est pas cher, mais faites attention car nous allons le voir, la durée de vie de chacun est extrêmement courte. Comme son nom l'indique (en faisant des références directes au film), ces 2 modes permettent de jouer l'équipage du Nostromo, dans des situations proches de celles du long-métrage. Une aubaine pour les fans, qui vont enfin revivre "en mode jouable" les scènes sous haute tension de leur bible cinématographique. Dans le mode Crew Expendable, l'histoire se cale au moment où Kane est déjà mort, l'Alien a déjà sa taille adulte et Brett (en cherchant le chat) s'est déjà fait bouffer. On peut choisir de jouer Ellen Ripley, Dallas ou Parker (Lambert et Ash sont des PNJs) et on reprend la scène où l'équipage essaie de forcer l'Alien à entrer dans un sas, afin de le balancer dans l'espace (la scène où Dallas est, lance-flammes en mains, dans les conduits d'aération). Malheureusement on ne reprendra pas la scène à l'exact, mais on pourra en contre-partie se balader dans le vaisseau. La plupart des portes sont ouvertes, quelques bandes audio sont à trouver et une fois le petit parcours terminé, il suffira d'attirer le belliqueux Xénomorphe dans le sas et d'appuyer sur le bouton. Parcourir le Nostromo est évidemment grisant et même s'il n'est pas fidèle à 100% avec l'exemplaire original (ce qu'on peut comprendre), ça reste toujours agréable de le visiter "par nous même".

A noter que ces 2 DLCs ne sont pas doublés en français et pour cause, ce sont les acteurs originaux (Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Yaphet Kotto...) qui ont prêtés leur voix au jeu. Déjà qu'ils sont superbement modélisés, le fait d'entendre "leurs vraies voix" a quelque chose d'hypnotisant (de toute façon, il y a des sous-titres, traduits cette fois, afin de bien saisir ce qu'il s'y dit). Malheureusement, si on peut passer outre une scénarisation franchement faiblarde, on passera plus difficilement sur la durée de vie qui n'excède pas les 30 minutes (à moins de vraiment trainer la patte). De plus, la mission a un intérêt somme-toute très limité car vue de l'extérieur, de façon objective et non comme un fan-service au gout délicieux de fraise tagada, ce contenu ne sert pas à grand-chose étant donné son manque d'authenticité (on ne rejoue absolument pas la scène du film). Dans "Dernière Survivante", on rejoue la scène (presque) finale du 8e Passager : tous les membres d'équipage sont morts, seule Ripley est encore en vie, elle va enclencher la destruction automatique du vaisseau et fuir à bord du Narcissus. Et c'est justement ce qu'on fera : trouver le système de destruction, le mettre en route, puis on aura 5 minutes pour arriver jusqu'à la navette de secours. Le parcours est alors très tortueux, labyrinthique même, avec en plus un Alien de mauvaise humeur à nos trousses. Autant dire que la tension est à son comble. Encore une fois, il n'y a pas de doublage français mais Sigourney Weaver fait une très belle prestation vocale. Ce coup-ci, la durée de vie est variable (selon que vous fouinez les lieux avant d'enclencher le mécanisme et/ou que l'Alien vous mette la misère pendant votre évasion) et l'intérêt (eu égard à l'authenticité de l'épreuve par rapport au film) sont cette fois honorables. Dans les 2 cas, on me rétorquera que le prix-planché de 3,5€ est modeste mais il faut reconnaitre que tout ceci est extrêmement court. Si maintenant rejouer (plus ou moins fidèlement) des scènes du film vous intéresse, alors foncez, après tout vous ne vous ruinerez pas et vous passerez un très bon moment supplémentaire.


Techniquement,
La bande-son est d'excellente qualité. Seul le doublage d'Amanda est un peu en dessous...
on peut véritablement dissocier les graphismes : d'un côté nous avons la version old-gen (PS3 et Xbox 360) qui est, avouons-le, bien moche. Certaines éléments du décor sont vraiment fait à l'arrache, parfois même sans réelles textures, un peu comme si c'était un jeu PS2 (c'est dire !). Les décors sont fades, l'ambiance manque cruellement de contraste et on n'est pas à l'abris de pop-ups (surtout sur PS3). Maintenant sur la nouvelle génération (PS4 et XBO) ainsi que sur PC où j'ai poussé les graphismes au max, il est clair que c'est déjà bien mieux. Malgré tout, le jeu n'a absolument rien d'extraordinaire (un peu comme s'il était sorti il y a une grosse paire d'années de ça). Quasiment toujours confiné en intérieur, les décors sont finalement peu variés et pas spécialement détaillés. J'ai quand même apprécié quelques passages qui sortaient du lot, comme ces (très rares) expéditions extérieures ou encore ce passage bien glauque, fascinant, hypnotisant... dont je ne peux me permettre d'épiloguer sans vous spoiler (mais une chose est sûre, les fans vont adorer !). Ces passages-là font figure d'exception et globalement, Alien Isolation n'est clairement pas le jeu qui vous fera baver votre écran ou votre télé. Les modélisations sont "classiques" si j'ose dire et ce, avec des animations sans plus. Je regrette également que notre héroïne soit si moche, contrairement à ce que suggère la pochette (au contraire sa collègue, Taylor, est plutôt mignonne). Difficile ainsi d'avoir l'empathie nécessaire, d'autant que ce ne sera pas son seul défaut. Seul l'Alien a suscité un gros travail avec une modélisation très précise (il ressemble à celui du premier film... normal, il sort d'un corps humain) et des animations proches des long-métrages. Dans toute cette eau ni chaude ni froide, on appréciera quand même une gestion des éclairages et des ombres étonnamment précise (même sur l'ancienne génération, un bon point), un très bel effet pour le lance-flammes et le feu en général, mais aussi et surtout un design qui reprend admirablement celui du film de Ridley Scott.


Tout est là :
Si les graphismes ne sont que rarement impressionnants, difficile de ne pas être séduit par des effets somptueux, un grand respect du design originel et un Xénomorphe particulièrement proche des films
les intérieurs, les iris, les conduits d'aération, les portes-sas, les ordis, les combinaisons... le jeu est bien plus proche du design originel que ne l'ait le film Prometheus, qui est censé être une préquelle. A noter tout de même qu'en version 1.0, le jeu subit quelques bugs pas vraiment désagréables, mais bien visibles comme Axel qui traverse un iris avant même qu'il ne s'ouvre, un module de transit qui ne bouge pas sauf à la dernière seconde ou encore des corps qui passent à travers les murs ou le plancher. Rien de grave en soi, espérons qu'un futur patch règle ces menus problèmes. Enfin la partie sonore a été admirablement travaillée. Certains thèmes reprennent ceux des films (voilà une idée de gout !), soulignant toute l'angoisse qu'on peut ressentir à avoir un Xénomorphe affamé aux fesses. Idem pour les bruitages, qui sont précis et adéquats. Quant au doublage, sans être une oeuvre d'art, il fait l'affaire, avec peu de doubleurs connus mais qui font un travail agréable. On note quand même les participations d'Hervé Jolly et Patrick Borg, mais ces voix-là sont finalement assez occasionnelles. Seule Amanda m'a semblé plutôt mal doublée. Certes on a voulu lui donner du caractère, créer un personnage fort, mais le résultat c'est qu'elle surjoue un peu et ne parait pas aussi angoissée que les autres. Et ne venez pas me parler de VO en anglais... Quant on veut s'immerger dans une telle ambiance, mieux vaut avoir une VF que de lire des sous-titres pas vrai ? Dernier regret : la synchro labiale, qui n'est déjà pas parfaite lors des vidéos, est carrément à la rue en plein jeu. Mais vu la rareté des dialogues "face to face", je doute que ce soit très important.



Tout en fêtant le Note
35e anniversaire de la licence, Alien Isolation est plus ou moins le jeu qu'on attendait tous, car il est vrai que si la licence Alien est porteuse, à chaque fois elle nous donne plein d'espoir mais nous livre des jeux pas toujours de qualité (on se souvient encore tous d'Aliens : Colonial Marines qui était censé faire suite au film Aliens). Faisant véritablement office de "trait d'union" entre les 2 premiers long-métrages de la saga, et en nous offrant la possibilité de jouer Amanda (la fille d'Ellen Ripley) les développeurs nous apportent une vision unique de ce qu'aurait pu être un potentiel Alien 1.5 (en se calant pile entre Le 8e Passager et Aliens Le Retour). Reprenant avec brio le design du film de Ridley Scott (ce que Prometheus a totalement raté) et faisant même dans le fan-service assumé (avec quelques scènes clins d'oeil ou même des DLCs à l'intérêt certain pour les fans !), The Creative Assembly nous propose le meilleur jeu Alien depuis bien longtemps ! Certes il faut adhérer à son gameplay d'infiltration et de cache-cache, mais à la différence d'un Outlast, l'aventure proposée est moins difficile, moins frustrante, et au moins tout aussi flippante ! S'il est vrai qu'il n'est techniquement pas très beau (surtout sur PS3 et Xbox 360, les 2 consoles étant capables de mieux que ça), à contrario le jeu sert avec beaucoup de précision son propos et si vous jouez dans des conditions optimales (de nuit, seul, avec un casque... en clair "dans l'ambiance") alors oui, vous allez avoir peur ! Et ça tombe bien, c'est justement l'essence, la substantielle moelle du premier film de la saga. Rarement un jeu aura été aussi fidèle à l'ambiance et au design du film dont il s'inspire, donc je croise les doigts pour une suite...



Les -

  • Synchro à la rue et la voix officielle de Sigourney Weaver est cruellement absente (hors DLC)
  • Le côté aléatoire de l'IA de l'Alien peut finir par être contraignante
  • Une fin pourrie à souhait (comme c'est trop souvent le cas)
  • Interface et quelques aspects du gameplay vieillots
  • Quelques petits soucis techniques
  • Les +

  • Stressant, oppressant, effrayant... bref jouissif !
  • Fait directement suite au premier film Alien
  • Une ambiance particulièrement travaillée
  • Construction intelligente des niveaux
  • Reprise agréable du design original
  • Grosse durée de vie (15 à 20h)
  • Du fan-service à gogo
  • Très agréable à jouer
  • Bande-son travaillée
  • Des DLCs sympas

  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2014