Shadow of the Tomb Raider (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : septembre 2018
Développeurs : Crystal Dynamics - Eidos Montréal
Editeur : Square Enix
Genre : aventure

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO)
Version logicielle : 1.06
Espace disque nécessaire : 31Go (PS4) / 40Go (PC)
Espace disque nécessaire (MAJ) : 10.3Go
Moteur graphique : Crystal Engine

Performances PS4 : 1080p / 30fps
Performances Xbox One : 900p / 30fps
Performances PS4 Pro : ?
Performances Xbox One X : 4K / 30fps ou 1080p / 60fps - dans les 2 cas plusieurs améliorations graphiques + Dolby Atmos
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 30 heures
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : non
Multi-joueurs : 2 joueurs en coop'

Abréviation : Tomb Raider 12
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 4 Millions (tous suports)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Dual Core 3Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GTX 660/GTX 1050 ou Radeon HD 7770)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)







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Shadow of the
Tomb Raider








Shadow of the
"Shadow" est le 3e (et dernier ?) épisode de la nouvelle formule de Tomb Raider. Plus sombre qu'autrefois, on y voit l'avénement définitif de cette pilleuse de tombes qu'on affectionne tant :)
Tomb Raider est la suite directe de Rise of the Tomb Raider, il s'agit donc du 3e et supposé dernier chapitre des origines de Lara Croft. Que fera Crystal Dynamics après, vont-ils "encore" rebooter la série, vont-ils continuer sur leur lancée ou tout simplement passer à autre chose... ? Nul ne le sait (pour l'instant). En attendant, Shadow of the Tomb Raider a nécessité 3 ans de développement (car je vous rappelle qu'à l'origine, Rise of the Tomb Raider est sorti fin 2015) et il a été principalement développé par Eidos Montréal, le studio qui développe les récents Deus EX (Human Revolution / Mankind Divided). Pourquoi est-ce Eidos qui a produit en grande partie le jeu, Crystal Dynamics n'étant qu'un studio de soutien, alors que justement la série était entre leurs mains depuis déjà 2006 ? Est-ce que Square Enix veut définitivement passer le flambeau à Eidos ? Est-ce que Crystal Dynamics s'affaire sur un nouveau projet ? Tout ceci est très obscur, un poil inquiétant aussi, et seul l'avenir nous dira de quoi il en retourne. Encore une fois, on ne va pas revenir sur le passif intégral de la série, qui est bien trop long, on notera juste que le "Reboot" des aventures de Lara Croft est sorti en 2013 et qu'il remettait bien en selle la célèbre archéologue puisque Square Enix (l'éditeur) a annoncé fièrement avoir vendu plus de 11 millions d'exemplaires de ce jeu. Si je me permets de douter de l'honnêteté du chiffre (encore que, c'est tout à fait possible... c'est juste que Square Enix semble avoir sorti ce chiffre d'un chapeau tel un magicien sort un lapin) à contrario je ne doute pas de la qualité du titre. Un jeu qu'on adore Chacha et moi, et auquel on rejoue régulièrement (à chaque nouvel opus en fait ^^). Quand au Rise of the Tomb Raider, l'éditeur annonce 7 millions de ventes (un autre lapin sorti du chapeau) pour une séquelle de très bonne qualité, mais peut-être un peu moins prégnante et hypnotique (surtout au niveau de l'histoire) que la précédente aventure.



Thune Raider


Bref,
Même si le contenu est extrêmement riche de base, les développeurs ont prévus de nous livrer pas moins de 7 DLCs au rythme de un par mois
nous voilà donc fin 2018 et Shadow of the Tomb Raider est enfin entre nos mains moites et fébriles (vous le savez sans doute, on est de grands fans :). Avant de continuer précisons qu'il existe un classique Season Pass (je dis "classique" comme si c'était "normal" mais en réalité c'est une question d'habitude car faire repayer ses fans pour un contenu qui devrait être intégré directement au jeu, c'est tout sauf normal), vendu tout de même 30€ et qui, au rythme d'un DLC par mois (livraison prévue entre octobre 2018 et avril 2019) nous "offrira" un contenu additionnel qui aura son propre scénario, ses missions annexes et un défi tombeau (le premier intégrera également le mode coop'). Il existe aussi une édition numérique complète vendue au [ prix d'ami ] de 99,99€, ce qui est devenu une norme ces temps-ci car c'est loin d'être le premier titre que je vois "piller" les poches des joueurs. Mettre 100 boules dans un jeu, qui plus est dématérialisé (!!), il faut être un grand malade/fan/riche (rayez les mentions inutiles), tout ça pour mieux nous vendre une édition complète d'ici un an, avec tout le contenu additionnel inclus. Arrfff, le jeu vidéo n'est décidément plus ce qu'il était...

L'histoire nous raconte que Lara Croft (âgée désormais de 23 ans) et son ami Jonah, sont toujours sur les traces des Trinitaires, ces fanatiques religieux qui veulent trouver certains artéfacts puissants afin de modeler le monde à leur image. Du coup on retombe dans la religion chrétienne et ses mauvais travers, mais à la différence de Far Cry 5, ici c'est l'apocalypse qui se prépare. Voulant contrer les Trinitaires, Lara va déclencher une série de cataclysmes qui va mettre en péril beaucoup d'innocents. Pour corriger son erreur et couper l'herbe sous le pied de ceux qui ont tués son père, elle va se rendre en Amérique du sud, au Pérou, pays des Mayas, afin de trouver l'artéfact en premier et d'arrêter ce processus infernal. Lara devra appliquer toutes les compétences de survie et de combat qu’elle a apprise, du Yamataï à la Sibérie, et l'aventure retracera une étape cruciale de sa vie : le moment où elle achèvera sa transformation en pilleuse de tombes (« tomb raider »).



Les Mystérieuses Cités d'Or


Dans cet épisode
Les représentations religieuses se font plus discrètes dans cet épisode, par contre désormais on évoque ouvertement Jésus et la Bible... c'est couillu et loin d'être mainstream (du coup j'aime bien ça ^_^ )
qui met fin aux agissements de l’Ordre de la Trinité, la religion est une nouvelle fois mise en avant, ce qui est assez chevaleresque lorsqu'on sait qu'on enlève les croix chrétiennes de certains bâtiments pour ne pas choquer les peuples migrants (quelle bande de connards ceux qui sont derrière ce type d'initiatives soit dit en passant). Ceci dit la religion est tout de même passée au 3e plan, elle se veut bien moins présente qu'autrefois (il y a moins de dialogues l'évoquant et peu de représentations du Christianisme) par contre elle est bien plus directe : on ne parle plus de "prophète", désormais on évoque directement Jésus et la Bible. Et pour cause, nous sommes chez les Mayas, pays des pyramides à degrés, des cités d'or et des sacrifices humains (oui, c'était de bons gros barbares !). Pour ce qui est de la mise en scène, c'est une nouvelle fois Camilla Luddington qui a réalisé la motion capture et la VO de Lara Croft, et Earl Baylon celle de Jonah. La mise en scène reste assez classique pour un Tomb Raider récent, à savoir qu'on a quelques vidéos créées à partir du moteur du jeu, et plus généralement des cut-scènes gérées en temps réel puisque nous pouvons changer les tenues de la belle exploratrice (il fallait bien que ce soit raccord). Le tout est, comme toujours, d'excellente qualité. La mise en scène est digne d'un bon film d'aventure, le jeu d'acteur est impeccable et on notera de gros efforts de la part des développeurs. Tout d'abord une option permet de désactiver les tremblements de caméra, cet effet qui soi-disant "dynamise" les cinématiques, mais qui sont plus pénibles à regarder qu'autre chose. Ça, c'est déjà un très bon point mais mieux encore, les développeurs nous offrent des modélisations irréprochables ! Un gros travail a été réalisé sur les regards (qui sont désormais bluffants de réalisme !) et sur la synchro labiale, et croyez moi, en sortant du Rise of the Tomb Raider, ça en avait bien besoin. Ajoutons qu'en plus, le niveau de détails est assez impressionnant, notamment pour les visages, ceux qu'on peut apprécier lors des gros plans. En somme, on sent bien qu'Eidos et Crystal Dynamics ont pris du galon, et qu'ils sont passés à la vitesse supérieure en matière de motion capture et de réalisme.



Jonah ne jaunit pas


Maintenant pour
La modélisation de Lara est plus proche du "Rise" que du "Reboot". Mais qu'à celà ne tienne, notre aventurière est toujours aussi jolie et agréable à contrôler ^_^
ce qui est des visages (sujet sur lequel je me suis épanché, la mâchoire fermement serrée, sur le précédent épisode) notre ami Jonah a (enfin !) retrouvé un look de maori, lui qui semblait sortir tout droit du désert saharien lors du précédent opus. Alors certes, il ne ressemble pas tout à fait au Jonah qu'on a connu, mais il y a clairement un gros plus puisqu'il a au moins retrouvé ses origines. Quand à Lara, elle non plus ne ressemble pas à l'héroïne du "Reboot" de 2013. Plus proche du look connu dans Rise of the Tomb Raider, elle est malgré tout bien plus jolie que dans ce dernier car ses traits ont été affinés, et son visage a été adouci. En parlant de ça, si dans cet épisode elle a 23 ans, elle n'avait donc que 22 ans dans le "Rise" (puisqu'elle n'a que 21 ans dans le "Reboot") et pourtant elle faisait nettement plus vieille. Certes le froid ça crispe, mais il est clair que le studio de développement est passé à côté de quelque chose dans la modélisation de notre exploratrice préférée. Bref, elle est bien mieux dans le présent opus, à la fois plus proche d'un design commun et plus jolie, ce qui ne gâche rien au plaisir de la contrôler du bout des doigts (salut chérie... pourquoi tu me fais les gros yeux ? :). A noter tout de même que si de gros efforts de synchro et de mise en scène ont été fait pour les cut-scènes retraçant l'histoire principale, il en est tout autre pour les missions secondaires ou les simples dialogues avec les autochtones, où là c'est tout de suite d'un autre niveau. En parlant de ça, jetons un mot sur tout ce qui est histoire et scénario. Bon déjà le coup du cliffhanger au début, ça fait cliché et surtout ça rappelle énormément Uncharted (notamment l'épisode 2 et son train). D'ailleurs, Tomb Raider ne s'est jamais autant inspiré de la série de Naughty Dog : c'est fou comme les ressemblances sont de plus en plus flagrantes. Ensuite, soyons honnêtes, l'histoire est décevante ! On affronte les Trinitaires sans trop savoir qui est derrière tout ça, on court après des artéfacts sans trop savoir ni où, ni quoi chercher, pire encore, on survole beaucoup trop certains aspects que l'épisode "Rise" a eu tant de mal à mettre en place comme la mort du père de Lara, la société secrète des Trinitaires qui finalement ne fait que de la figuration (elle sert de chair à canon alors qu'elle fut si présente autrefois) ou encore ces cataclysmes qui visiblement, n'en sont pas vraiment (notamment dans le paradoxe où le temps est compté et notre Lara perd un temps fou à réaliser des missions secondaires, souvent sans intérêt aucun). Autant dire que dans cet épisode, bien plus que dans les précédents, les contours scénaristiques sont très flous. Après ça ne veut pas dire qu'on ne prend pas plaisir à parcourir l'aventure, bien au contraire, c'est juste qu'à l'opposée de certains titres, l'histoire est nimbée de brume au lieu d'être claire et surtout, elle ne clôture absolument pas certains aspects du lore (comme la mort du père de Lara, oui j'en reviens encore à ça car c'est ma plus grosse déception). Peut-être est-ce voulu, dans tous les cas, c'est le gros point noir de cet opus.



Muet comme une tombe raide


En parallèle
Si les documents narrés n'ont toujours aucun intérêt et qu'en plus, cette fois on les zappe en tout simplicité, au moins la carte et l'interface restent simple d'accès et ergonomiques
de l'histoire principale, on retrouve (comme d'habitude) les commentaires audio, à la différence que désormais, ils ne s'ouvrent pas automatiquement, il faut presser une touche. Et c'est valable pour tout ce qu'on découvre : stèles, fresques, objets à scruter, documents... Est-ce un mal ou un bien ? Je dirai que c'est une question de point de vue (comme tout en fait). Etant donné que chaque récit sera, une fois encore, conté et souvent trop long, trop lourd et rarement intéressant, au final vous récolterez vos artéfacts sans trop vous soucier de ce qu'il y a derrière. Ça c'est le côté positif. Le côté négatif, c'est que vous raterez forcément quelques détails qui peuvent s'avérer importants et que mine de rien, tout le travail qui a été réalisé dans ces récits, fait partie de la durée de vie. Moi ce que j'en pense, c'est qu'encore une fois ces récits devraient être plus courts, non narrés (avec du texte et quelqu'un qui lit derrière, c'est finalement très chiant) et surtout moins nombreux. Ainsi à l'image des documents de Resident Evil, on prendrait plaisir à les lire alors qu'ici, on les zappe sans état d'âme. Donc au final, que le document ne s'ouvre plus dans une fenêtre est une bonne chose... et tant pis si on rate des trucs (de toute façon, dans plus de 9 cas sur 10, ce n'est que du remplissage). Côté gameplay, on reprend les bases initiées par l'épisode "Reboot" de 2013, on enlève quelques trucs (comme les flèches piquées dans le bois tendre) et on en ajoute d'autres. Mais avant ça, on retrouve naturellement tout ce qui fait le sel d'un Tomb Raider récent : confection de flèches spéciales (empoisonnées, en feu...), apprentissage de la langue locale en vue de lire des stèles qui nous dévoilent des objets cachés, séances de plate-formes assistées, montée au piolet et utilisation du piolet-grappin, crafting à tout va (bois, artéfact, minerai, plantes, tissus, peau de bête...) et bien entendu, gunfights musclés et assassinats silencieux.



Shadow dans l'ombre


Maintenant sur
Les assassinats silencieux ont été largement améliorés grâce aux techniques de camouflage
cette savoureuse recette qu'on a déjà apprécié 2 fois (et venez pas me dire qu'il n'est pas bon de retrouver un plat goûtu, je suis le premier à apprécier les hivers pour me refaire une bonne raclette ^_^ ) les développeurs ont ajoutés quelques nouveautés, plus ou moins bien immiscées. Ils en font la promo dans tous les sens, l'une des grandes nouveautés du titre c'est de se camoufler : Lara se barbouille de glaise et elle peut alors se cacher dans les lierres tel un Rambo qui autrefois se prenait pour un arbre (branches et feuilles dans le nez incluses) afin de mieux occire silencieusement un malheureux ennemi qui n'aura pas vu la mort se draper de terre pour mieux le faucher. Lara est également capable de monter aux arbres, de passer de branches en branches, et cette fois tel un Predator (la jungle lui va si bien ^^) elle pourra faire de ses adversaires de véritables piñatas pendues par les pieds (il ne reste plus qu'à dépecer le sombre bonhomme pour... ah non, on me dit dans l'oreillette que cette fonctionnalité n'existe pas dans ce jeu, dommage). Et si les éliminations silencieuses à l'arc, les pièges, les assassinats sous l'eau, les surprises cachées dans une touffe d'herbe suffisamment haute ne fonctionnement pas... et bien il reste toujours la bonne grosse méthode bourrine qui consiste à sortir l'artillerie (fusil à pompe, pistolet, fusil d'assaut et même explosifs) pour faire un carton dans les rangs adverses. Ça fonctionne également très bien, comme quoi les Tomb Raider sont vraiment devenus pluridisciplinaires.

PS : au niveau des références aux films cultes, après Rambo et Predator nous avons également Alien 3, lorsque Lara, couverte de boue et acculée, fait face à un léopard qui la dévisage, s'approche, hume sa proie pour finalement la laisser en vie. Ça rappelle fortement la scène où Ripley se retrouve face à face avec l'unique alien du film de David Fincher. Autre référence notable, lorsque Lara devient "l'ombre de la pilleuse de tombe" (the shadow of the tomb raider... on somme qu'elle en a GROS !), la cinématique fait immédiatement pensé à Terminator II. Je pense sérieusement que les développeurs se sont fait plaisir en insérant ce type de scènes, eux qui doivent être (un peu comme nous tous) de grands cinéphiles. ^_^






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She's fresque is so fresque (exciting !)


Pour en revenir
Le crafting et le merchandising apportent une certaine profondeur au titre et nous incitent à dénicher le moindre artéfact
au crafting, bien plus que dans les précédents épisodes, notre héroïne ramassera un nombre incalculable d'objets en tout genre. D'ailleurs ne nous leurrons pas, cette passion pour chiner le moindre artéfact va dans le sens d'une durée de vie plus que convenable, car sans ça, l'aventure ne serait pas bien longue (environ 9 heures si on file droit devant). N'ayant pas une besace aux dimensions insondables, avec tout ce matos soit vous fabriquez des munitions (des flèches par exemple) soit vous revendez le tout au marchand du coin, qui vous payera en pièces d'or (je vous rappelle qu'on est en pays Maya et que je ne sais pas si c'est proche de la réalité ou pas, mais les autochtones ont une civilisation assez peu évoluée et proche de la nature... loin des buildings, du bruit et de la pollution de villes soit disant civilisées). Avec cet or (ainsi que celui qu'on récupère un peu partout), on pourra dès lors s'acheter divers objets du tout venant (plantes classiques, tissus, munitions), de nouvelles armes (mitraillette, pistolet lourd...) ou encore des objets carrément utiles à l'aventure comme le couteau renforcé (utile pour désarçonner des barricades) ou le passe-partout (pratique pour ouvrir des coffres jusque-là récalcitrants). Ainsi une fois encore, le jeu nous incite a beaucoup revenir sur nos pas, à re-visiter des lieux déjà vus (et sans doute déjà explorés de fond en comble) en vue de découvrir quelques zones jusque-là restées vierges (et pour ça, les déplacements rapides des feux de camp sont hautement recommandés). D'ailleurs, étant donné qu'on croisera et qu'on parlera à pas mal de monde, il est également agréable de réaliser quelques petites missions secondaires, même si celles-ci sont artificiellement rallongées par des allers-retours un peu inutiles. Petite aparté tout de même, précédemment dans le test, j'évoquais la qualité des animations, le détail des visages et un gros travail sur la synchro labiale. Et bien c'est tout à fait exact... sur les scènes principales, celles qui font avancer l'histoire car les dialogues avec les villageois sont, quant à eux, fait à l'arrache : plus de synchro, animations robotisées et surtout, une même modélisation sert à bien trop de PNJs.



Indiana Drake Croft


Autre nouveauté assez
L'arbre de compétences fait immanquablement penser à Far Cry
appréciable, la nage fait un véritable retour en force. Souvenez-vous, dans le "Reboot" la belle brune ne met que rarement la tête sous l'eau, dans le "Rise" elle najeotte un peu, mais ici (à l'image de l'épisode Underworld qui le mettait bien en avant), notre aventurière anglaise pourra littéralement racler les fonds aquatiques (généralement le lit des rivières) en vue de chiner de nouvelles plantes et/ou quelques objets qui se sont malencontreusement retrouvés là. D'ailleurs, en plus des plantes pour se soigner, Lara pourra également utiliser des plantes pour développer sa "perception" (augmente le contraste et met de suite en évidence les points d'intérêt) ou son endurance, ce qui n'est pas sans rappeler les herboristeries des Far Cry 3 et 4. Tien en parlant de Far Cry, on retrouve bien sûr notre arbre de compétences, dont le design fait immanquablement penser à ces jeux-là. D'ailleurs, c'est en visitant et en résolvant les énigmes de certains tombeaux qu'on pourra débloquer certaines compétences spéciales. Comme d'habitude on pourra (via les feux de camps) améliorer nos armes et ce, via une arborescence qui cette fois, fait penser à The Last of Us (comme quoi, les inspirations de ce 3e opus sont venus de tous les horizons). Etant donné que ce "Shadow" est un peu l'aboutissement d'une série, d'une trilogie de haut-vol, les développeurs ont cherchés à "tout faire", à tout incorporer, même si parfois on sent que ça a été rentré de force. Par exemple le mode photo n'est pas terrible. Certes il est bien meilleur que celui du God of War III Remastered (qui est minable) mais on est loin de celui du Horizon, qui permet bien des choses et de réaliser des prises de vue digne d'un pro. Il y a un agréable et ô combien réclamé "new game +" pour celles et ceux qui veulent tout débloquer dans le jeu et/ou obtenir une Lara au maximum de ses capacités (bien que le premier rush permet déjà de presque tout obtenir). D'ailleurs lors du second rush dans les régions hostiles de l'Amérique latine, le joueur conservera son équipement ainsi que ses capacités déjà débloquées, mais devra choisir entre 3 voies adaptées aux différents styles de jeu. La voie du Serpent conviendra aux initiés de l'infiltration et aux adeptes des pièges, la voie du Jaguar mettra l'accent sur la chasse et le combat, tandis que la voie de l'Aigle renforcera la récolte de ressources et la vision de loin. Selon la voie choisie, il sera possible de débloquer des récompenses exclusives, telles que des armes, des tenues et des compétences inédites, qui enrichiront ces différents styles de jeu. Sympa...



Sha(DOVE) à la boue


Autre point,
On pourra confectionner et changer de tenue, mais retrouver les skins de Tomb Raider II et L'Ange des Ténèbres, ça c'est un beau clin d'oeil à la série :)
jouer Lara lorsqu'elle était enfant, nous rappelle bien évidemment Uncharted 3 (puisque ce Tomb Raider emprunte énormément à la série de Naughty Dog) mais aussi et surtout les Tomb Raider 4 et 5 (La Révélation Finale et Sur les Traces de Lara Croft, où on jouait l'espace d'un niveau, une Lara encore jeune fille et en apprentissage). Toujours au niveau des feux de camp, et suite à l'épisode "Rise" qui introduisait bien le concept, Lara Croft pourra changer de tenue et ce, avec un réel impact sur le jeu. En effet, si dans le "Reboot" de 2013 ce n'était que cosmétique et que dans le "Rise" l'effet était assez anecdotique, ici l'aventurière pourra concevoir (ou acheter) des tenues qui lui octroieront de petites facultés comme obtenir une meilleure furtivité, moins faire fuir les proies qu'on chasse, mieux résister aux dégâts, etc. D'ailleurs, petit clin d'oeil au passif de la série, on peut même faire le jeu avec le personnage de Tomb Raider II (oui oui, la modélisation moche et cubique de l'ère PSOne) ou celui de l'Ange des Ténèbres, qui nous ramène malgré tout en 2003 et à l'ère de la PS2. Si bien entendu ça ne sert pas à grand chose, ça a au moins le mérite de faire sourire le vieux loup du jeu vidéo que je suis, car j'ai connu la sortie de tous les épisodes depuis le premier, et revoir ces vieilles modélisations me fait également prendre conscience de l'évolution assez énorme de notre beau média.




Bien que le passage soit relativement court (même s'il comporte tout de même des défis), jouer Lara enfant nous rappelle les épisodes 4 et 5 de Tomb Raider, ou plus récemment Uncharted 3 (cliquez pour agrandir)




Boue LARAcrasseuse


Côté griefs
Les phases sous-marines sont nombreuses (trop me dit Chacha) mais elles apportent une agréable dimension exploration à l'aventure
(car oui, la perfection n'existe pas), on aurait aimé que le jeu affiche une jauge d'oxygène lorsque Lara est sous l'eau, car ces phases sont un poil stressantes et on ne sait jamais où on en est. Je sais que l'interface se veut volontairement minimaliste pour plus d'immersion, mais là, ils auraient pu transgresser la règle pour plus de clarté. L'IA est comme dans bien des jeux, totalement débile. Bon point pour le fait qu'on puisse régler indépendamment la difficulté des puzzles / combats / phases d'exploration, cependant les ennemis arrivent parfois à nous voir à travers d'épaisses parois, ce qui est crétin et nous gâche une infiltration jusque-là rondement menée. D'ailleurs certains affrontements, contre les jaguars ou plus généralement contre un grand nombre d'ennemis, sont fouillis et tournent vite au pugilat. Il est clair que la série n'a jamais été pensé pour ça, la furtivité restant la meilleure option, cependant il est un peu dommage de voir que ce 3e opus fait moins bien que ses prédécesseurs sur ce plan-là : autrefois, lors des gunfights, nous n'avions jamais eu ce type de problème ! Enfin dans tous les épisodes de Tomb Raider (absolument tous !) on n'échappe pas à quelques problèmes de jouabilité et à quelques bugs. Notez que le présent test a été réalisé sous la version 1.06 donc on ne parle pas des bugs de lancement non corrigés. Non, ici j'évoque le fait que parfois Lara refuse de s'accrocher à une corniche, que les piolets refusent de s'enfoncer dans la roche (pourtant on est pile dans le bon axe) ou encore qu'on presse son stick droit devant mais que notre aventurière (un poil bornée !) s'axera vers la gauche ou la droite, on ne sait pour quelle raison, et qu'elle finira par s'exploser la tronche en conte-bas puisqu'elle ratera son saut et/ou son accrochage. C'est le 3e épisode qui nous fait le coup et rien n'a été réglé de ce côté-là... Après je le sais pertinemment, le jeu se veut assez permissif, il rattrape pas mal d'erreurs, il sauvegarde souvent et au final, il est assez facile. En somme, on ne reprend jamais son jeu bien loin de là où en était, c'est juste que sur le moment, c'est un peu rageant...



Machu Picchu tombeaux...


Techniquement à présent,
Quel que soit le support, le jeu est vraiment magnifique ! Mais une fois de plus, c'est la Xbox One X qui remporte la palme de la version console la plus poussée, en contraste avec la Xbox One classique, parent pauvre du groupe
comme c'est Eidos Montréal qui a le plus travaillé sur le jeu (maintenant on sait ce qu'ils faisaient depuis la sortie de Deus EX : Mankind Divided), on ne sait pas trop sur quel moteur graphique notre Shadow of the Tomb Raider tourne. Selon certaines informations, ce serait le sempiternel Crystal Engine (le moteur propriétaire de Crystal Dynamics) qui serait encore à l'œuvre, même si ce dernier s'est vu lourdement modifié (avec un potentiel changement de nom) lors du développement du "Rise". Bon tout ceci ne change pas grand chose pour nous, puisque nous sommes tout au bout de la chaine et que nous ne pouvons qu'apprécier le résultat final (ceci dit, moi j'aime bien savoir ce genre de choses ^^). On commencera par évoquer le fait que cette fois il n'y a pas de version Xbox 360 (et encore moins de version PS3), quant aux consoles dites "classiques" la pauvre Xbox One n'affiche que du 900p quand la PS4 affiche du 1080p. Décidément, même si les différences hardware entre les 2 consoles sont minimes, visiblement ce sont ces petits détails qui font que la console de Microsoft est systématiquement derrière. Dans les 2 cas, nous avons un classique 30fps, et je ne reviendrai pas sur le débat où les constructeurs nous promettaient en début de gen' du Full HD et du 60fps partout. Je suppose que pour atteindre un tel degré de perfectionnement et de beauté environnementale, il faut aussi faire des concessions. La PS4 Pro de son côté est très floue. Comme l'imbroglio Eidos/Crystal Dynamics dont finalement on ne sait rien, la com' autour de la version PS4 Pro est tout aussi nébuleuse ! Tout juste on sait qu'on obtient une meilleure résolution (même si celle-ci n'atteint pas le 4K pour autant) et que le 60fps tant espéré, accuse des chutes assez notables. Par contre, la Xbox One X profite d'un réel travail des développeurs (quels qu'ils soient :) puisque la boite au gros X propose 2 options : graphismes ou performance. En mode "graphismes" le jeu affiche une résolution en 4K couplée à du 30fps constant, alors qu'en mode "performance" on reste sur du 1080p mais à 60fps. Dans les 2 cas la console affiche moins d'aliasing, le rendu est plus détaillé, on a de meilleurs effets (notamment atmosphériques et reflets), des textures plus fines et des ombres mieux rendues. La HDR est également au programme et côté son, la technologie Dolby Atmos est également de la partie (tout ceci on en profitait déjà dans le "Rise"). Bref, la Xbox One X est la mieux lotie des consoles... normal lorsqu'on gonfle fièrement ses pectoraux avec des puces dopées aux Téraflops.




Comparatif des versions PS4 Pro et Xbox One X (cliquez pour agrandir)




Des décors tout sauf à LARA(che)


Quant au PC,
Même si on n'atteint le même niveau de précision que dans le "Reboot" cet épisode est malgré tout splendide !! La végétation, la faune locale, les environnements, les étendues d'eau bleue turquoise... vous allez en prendre plein les mirettes !
Shadow of the Tomb Raider est l'un des pionniers de la nouvelle technologie de "Ray Tracing", implantée par les cartes RTX de nVidia (dévoilée par le constructeur lors de la sortie des GeForce RTX 2080, des cartes puissantes, certes, mais franchement hors de prix, faute de concurrence sérieuse). A côté de ça, on apprécie que, quelque soit la version, le jeu soit bien optimisé puisqu'il s'installe à hauteur de 30 à 40Go, ce qui est limite peu pour un jeu de 2018. Quand on pense aux Call of Duty : Black Ops IIII ou Red Dead Redemption II qui réclame plus ou moins 100Go, on peut légitimement se demander ce que certains développeurs peuvent bien foutre avec les données ! A croire que les mots "compression" et "optimisation" n'existaient que dans un lointain passé. Par contre "Shadow" n'échappe à la nouvelle loi du "patch day one" et une pauvre semaine après sa sortie, la version 1.04 nécessitait déjà 7,8Go de mise à jour ! Le jeu est-il vraiment fini avant sa commercialisation ? On peut intimement se poser la question. Après cet encadré technique, que dire de notre Shadow of the Tomb Raider, et ce, de façon plus globale et artistique ? Et bien tout simplement qu'il reste dans la continuité du "Reboot" et du "Rise", à savoir un jeu absolument magnifique et dépaysant à souhait ! Si la neige du "Rise" vous a séduit(e), dites-vous que la boue du "Shadow" est encore plus bluffante ! On a une magnifique gestion en temps réel de la végétation, ainsi qu'un véritable moteur physique qui permet d'apprécier avec quel réalisme les plantes s'écartent sur notre passage. Les effets lumineux sont de mieux en mieux gérés (dommage par contre qu'on ne puisse pas allumer la lampe manuellement car il arrive qu'on ne voit rien du tout, mademoiselle Croft ayant la flemme de le faire elle-même), quant aux décors, ils sont souvent époustouflants ! Les étendues d'eau limpides et turquoises donnent envie d'y aller, rien que pour s'y baigner, les montagnes sont superbes et la jungle est extrêmement dense, vivante et détaillée. La qualité des décors est extrême, le niveau de détails est ultra élevé sur chaque environnement, faisant de notre Shadow of the Tomb Raider, une fois encore, l'un des plus beaux jeux de la génération.



Tomber de raideur


Pour ce qui est
C'est rare pour que je le souligne mais dans cet épisode les musiques (souvent tribales) collent parfaitement à l'ambiance ! Un régal... Quant aux armes, il y a du mieux mais ce n'est pas encore parfait
de la partie sonore, si je peste souvent contre la tendance actuelle qui nous offre toujours des musiques symphoniques mais rarement mélodieuses et/ou marquantes, sachez que pour une fois, je suis complètement satisfait par le travail de Martin Stig Andersen (sound designer) et surtout celui de Brian D'Oliveira (compositeur, connu pour son travail sur Batman Arkham Knight, littleBIGplanet 3 ou Tearaway). En effet, si on retrouve cette musique qui évolue selon la tension en jeu, c'est surtout les thématiques abordées que je trouve nettement meilleures qu'autrefois. Plus tribales, plus authentiques et tellement plus en phase avec le jeu, les musiques accompagnent parfaitement nos pérégrinations, et soulignent l'ambiance avec brio et exactitude. Une belle performance qui manque à bien des titres, à commencer par les 2 précédents opus. Quant aux bruitages, on retrouve plus ou moins la panoplie habituelle et qui va bien, mais arrêtons-nous une minute sur les armes à feu. Dans l'épisode "Rise" s'il y a bien quelque chose qui m'a fortement déçu, c'est bien ça : des armes mollasses et tout sauf réalistes, un beau gâchis. Dans cet opus, sans être parfaits, les bruitages sont revenus à des normes plus acceptables, elles ont repris du coffre même si, une fois encore, on reste assez loin du "Reboot" ou d'une violence acoustique débridée. En somme on sauve les meubles, l'ensemble est tout à fait correct mais une fois de plus, je me demande comment on peut faire 3 jeux à la suite sans jamais avoir les mêmes bruitages. Un AK-47 fait le même bruit depuis qu'il a été conçu en 1947 par Mikhaïl Kalachnikov, et c'est quand même dingue que certains développeurs prêtent beaucoup d'attention à ça, quand d'autres semblent s'en foutre complètement... Pour en finir avec ce chapitre, parlons à présent du doublage. Dans les épisodes "Reboot" et "Rise", Lara était doublé par Alice David, cette actrice française qui est assez loin du métier de doubleuse et qui pourtant, a réalisé un travail honorable. Le problème, c'est qu'elle a été évincé du casting vocal du présent "Shadow" et ce, pour une raison inconnue. A-t'elle été trop gourmande, a-t'elle pris la grosse tête et/ou réclamer un trop gros cachet pour ce doublage ? Ou était-elle en plein tournage d'un nouveau navet francophone et imbuvable dont nous seuls avons le secret, auquel cas ce serait un problème de planning ? Ou mieux encore, vu que dans le film Tomb Raider, Lara Croft est doublée par Anna Sigalevitch, ne serait-ce pas un tour de passe-passe pour rapprocher la voix de Lara version jeux vidéos, de celle du film (ainsi la boucle serait bouclée) ?




A gauche Alice David, doubleuse de Lara Croft sur les épisodes "Reboot" et "Rise".
A droite Anna Sigalevitch, doubleuse de Lara sur "Shadow" et plus généralement de l'actrice Alicia Vikander




LARAle (RE) car Lara rerâle


En effet,
Lara est désormais doublée par Anna Sigalevitch et si dans les premiers instants ça surprend, au final le doublage est de bien meilleure qualité
réalisé par Roar Uthaug et sorti en mars 2018 sur grand écran (6 mois avant le jeu), le film Tomb Raider met en scène la montante Alicia Vikander dans le rôle principal et si le long-métrage n'a pas spécialement reçu des critiques dithyrambiques, et qu'il fut descendu par les joueurs car jamais rien ne leur va (il est impossible de réaliser un film en reprenant 100% les codes d'un jeu... foutez-vous ça dans le crâne une bonne fois pour toutes), personnellement je n'ai pas trouvé le film si mauvais... au contraire (d'autant plus que basher un film sous l'unique prétexte d'un tour de poitrine peu aguicheur, alors que justement Miss Vikander ressemble beaucoup à la Lara du "Reboot", je trouve ça totalement puéril). Reprenant avec plus ou moins de brio le jeu de 2013 (celui du Yamataï, où Lara cherche la Reine Solaire), le film reprend avec intelligence le jeu dans ses grandes lignes. De plus, rien à voir avec les long-métrages un poil nanaresques où Angelina Jolie en faisait clairement trop, même s'il est loin d'être parfait (trop court, la course-poursuite à vélos est hors contexte et inutile...) personnellement j'ai pris le film "comme il venait" et je l'ai apprécié comme tel (dommage que visiblement, il n'y aura pas de suite). Maintenant sachez qu'Anna Sigalevitch (qu'on peut parfois confondre avec Marie Dot, la doubleuse d'Aloy dans Horizon) est autant actrice que doubleuse et "Shadow" est son premier travail sur un jeu vidéo. En ayant enchainé les 3 Tomb Raider à la suite, je peux vous dire que passer d'Alice David à Anna Sigalevitch est un poil déstabilisant (sans parler du fait qu'il est absurde de changer de doubleur d'un épisode à l'autre). Pourtant, au bout d'un moment, on sent que la dame est du métier car finalement, cette voix colle très bien à la nouvelle Lara (qui désormais re-râle pas mal :) et surtout, elle y met les intonations qu'il faut. Ça sonne plus "juste", c'est bien moins surjoué et je dirai même que ça apporte une certaine maturité au personnage (même si elle semble plus jeune de visage dans cet opus mais soit).




Soyons honnête 2 minutes, le film Tomb Raider n'était pas si mauvais qu'on le dit. Bien sûr qu'il y a mieux et qu'il aurait pu être plus respectueux de l'oeuvre originale, maintenant avouez que dans votre vie, vous avez déjà aimé bien pire et qu'en toute humilité, en le prenant "comme il vient", le film n'est pas si mal (attention, on est loin du chef-d'oeuvre, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit)




Oh Lara, y'a tant de femmes que tu deviendras... (Crystal Hallyday)


Quant à Jonah,
Etant parfois accompagné par un PNJ, les problèmes de portée audio sont récurrents et agacants. A contrario, Lara se veut plus loquace et c'est une bonne chose
il est doublé par Jérémie Covillault (la voix de Negan dans la série Walking Dead) et ce, pour la 3e fois. Au moins, si son physique fait du yoyo, sa voix reste la même et la prestation est comme toujours, tout à fait correcte (Jonah reste un personnage secondaire). Enfin on retrouve Daniel Lafourcade et Paul Borne (la voix de Laurence Fishburne), dont le travail reste égal à lui même. En somme, sans dire que c'est parfait, globalement le travail voxographique est de qualité. A noter également qu'une option nous permet d'avoir les voix originales des locaux : Lara Croft garde sa voix mais les autochtones et certains ennemis parlent leur langue natale (exemple l'espagnol et le quechua pour les péruviens - rien à voir avec Decathlon je vous rassure ^.^) pour plus d'authenticité (on a alors des sous-titres). L'option est pas mal, l'idée est bonne et conforte une certaine immersion, tant les péruviens, lorsqu'ils sont doublés en français, sont un peu à côté de la plaque : aucun accent, aucune intonation, ils parlent tels des parisiens qui prennent le café à la terrasse d'un bar, alors que bon sang, ils vivent à moitié à poil dans la jungle ! Y'a quelque chose qui cloche non ? Bref, je trouve cette option fort sympathique, même si lire des sous-titres n'a jamais été mon activité préférée dans un jeu. Enfin dernier détail, à l'image de (presque) tous les jeux où on parcourt une partie de l'aventure accompagné d'un PNJ (exemple Jonah), et bien on se retrouve avec le même récurent problème de portée audio : une fois un peu éloigné, on ne comprend absolument rien de ce qu'il dit (en plus, ça ne l'empêche pas de beaucoup parler et Lara de répondre tout fort alors que...). On a déjà eu le tour dans bien des jeux (comme dans les différents épisodes d'Uncharted) et pourtant, certaines leçons semblent mettre plus de temps à être acquises que d'autres. A contrario, Lara se veut désormais plus loquace en nous dévoilant par exemple ses pensées du moment ou lorsqu'on active "l'instinct" elle nous donne des indications sur le cheminement, ou comment déjouer un puzzle. Encore une fois, sur le coup on peut trouver ça un poil perturbant, mais c'est finalement une bonne idée, qui plus est bien mise en œuvre.



Même si on Note
n'atteint pas le nombre faramineux d'épisodes de Final Fantasy, Tomb Raider en est désormais à son 12e épisode canonique. D'ailleurs, cet opus se déroule majoritairement au Pérou, exactement là où Lara vivait sa toute première aventure, lors de l'épisode fondateur, sorti en 1996. Un bel hommage... Entre les 2 beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, 22 ans ont passés et notre Shadow of the Tomb Raider signe l'aboutissement de la trilogie reboot initiée en 2013. On y voit une Lara Croft nettement plus sûre d'elle, nettement plus badass et à l'image des fins de chaque époque (Tomb Raider V, L'Ange des Ténèbres ou Underworld) l'ambiance cherche également à prendre de la maturité tout en s'assombrissant. Quant à l'aventure proposée, elle est une belle continuité des épopées du Tomb Raider (reboot) et du Rise of the Tomb Raider, à savoir un savoureux mélange d'exploration dans un monde semi-ouvert de mieux en mieux maitrisé, de la plate-formes, des puzzles et de l'action. Une action qu'on peut entièrement jouer en infiltration (d'ailleurs le jeu vous incite sur cette voie, lui qui s'améliore à chaque nouvel opus, plus encore dans celui-ci) ou à la bourrine, auquel cas il faudra faire face aux travers d'une IA un peu à l'ouest et surtout, d'un jeu peu adapté à l'exercice tant la caméra fait n'importe quoi, rendant ces affrontements très vite brouillons (ce qui est bien dommage car dans le "Reboot" ça fonctionnait très bien). Niveau contenu, l'aventure est suffisamment longue si on prend le temps d'explorer (sans quoi elle est un peu courte) et malgré la présence d'un Season Pass, les tombeaux et les cryptes feront une fois plus le bonheur des chineurs. Shadow of the Tomb Raider apporte donc pas mal de nouveautés (infiltration et camouflage mieux organisés, exploration sous-marine plutôt agréable, beaucoup d'éléments à dénicher), au milieu d'un gameplay connu et apprécié. Ceci dit, malgré ses 3 ans de développement et énormément de promesses sur le papier, le titre n'est pas exempt de quelques menus défauts, à commencer par sa trop grande similitude avec les Uncharted : le cliffhanger de début, certaines de phases de plate-formes, les interactions entre 2 personnages... beaucoup d'idées furent reprises, alors qu'à l'origine, Uncharted s'inspirait justement de Tomb Raider. On retrouve aussi quelques défauts de jouabilité qui persistent, des bruitages en nette progression mais encore un peu faiblards, ou encore beaucoup de contenus secondaires (chasse à l'artéfact, missions secondaires) un peu rentré au chausse-pied dans une aventure principale nettement mieux écrite et mise en scène. C'est d'ailleurs l'un des bons gros aspects de cette 3e partition : de gros efforts ont été consentis sur les expressions faciales et la synchro labiale, à l'opposé d'un scénario franchement décevant qui n'approfondit pas certains pans de l'écriture comme la mort du père de Lara (et c'est vraiment dommage). Enfin sachez que Shadow of the Tomb Raider est un jeu bien optimisé (il ne vampirisera pas votre disque dur pour rien), particulièrement beau et dépaysant. Si bien sûr il ne réinvente pas la série, au minimum il vous fera agréablement voyager, suivre une aventure plus que sympathique et vivre la naissance finale de ce pilleur de tombes, de cette aventurière intelligente, belle et féroce qu'est Lara Croft... Il nous tarde déjà la suite.



Les -

  • Les affrontements en arène sont devenus très brouillons (ce qui n'était pas le cas avant)
  • Au fond l'histoire est décevante et termine très mal la trilogie :(
  • Dès qu'un PNJ nous parlent de loin on ne comprend plus rien !
  • Quête principale un peu courte si on rushe (environ 9 heures)
  • Toujours quelques (petits et rares) soucis de jouabilité
  • Des patches de très gros volumes... un jeu pas fini ?
  • La mise en scène du contenu hors histoire
  • Très proche des Uncharted, trop peut-être...
  • Les +

  • Le réglage indépendant de la difficulté : puzzle / combat / exploration
  • Les clins d'oeil (assumés ou non) à Rambo, Terminator, Predator et Alien 3
  • Excellente bande-son, tout à fait raccord avec l'ambiance
  • Bonne durée de vie (pour peu qu'on fouille un minimum)
  • De gros efforts ont été fournis sur la synchro labiale
  • L'option pour éviter les "tremblements" (merci :)
  • Les petites pensées et indications de Lara
  • Pas mal de cryptes et tombeaux inclus
  • L'infiltration gagne en profondeur
  • La qualité de la mise en scène
  • Les graphismes : splendides !



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    Test réalisé par Chacha & iiYama

    décembre 2018