Fallout 4 (PS4/XBO/PC)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2015
Développeur : Bethesda Game Studios
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : RPG / FPS

Version testée : Française
Version logicielle : 1.06
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO)
Espace disque nécessaire : 41Go (PS4) / 28Go (XBO) / 30Go (PC)
Espace disque nécessaire (MAJ) : environ 4Go
Moteur graphique : Creation Engine
Moteur physique : Havok
Définition HD max (consoles) : 1080p
Framerate annoncé (consoles) : 30 fps
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Fallout IV
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 11.6 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 3.6Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 3Go de VRAM (type GeForce GTX 780 / Radeon R9 290X)


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Fallout 4








Il est difficile de parler succinctement de Fallout 4, tant il y a à dire. Avant de commencer, mettons tout de suite un détail à plat, comme ça les choses seront claires. En toute honnêteté, je ne suis pas un fan des RPGs (malgré quelques concessions), et encore moins des Fallout. Pour tout vous dire, ce 4e opus est le tout premier Fallout auquel je joue et donc, que je teste. Pour être tout à fait franc, à l'époque de sa sortie, j'ai essayé Fallout 3 (en octobre 2008 donc) mais j'ai très vite laissé tomber car je n'avais pas accroché. Promis à une ouverture plus grand public et non réservé à une niche de fans (donc à moi si on extrapole) on peut considérer que je suis "peut-être" mal placé pour juger un Fallout car je ne connais rien à la série, ses codes, son passif. Il me semblait important de signaler ce détail car contrairement à beaucoup, je ne pourrai pas faire bonne note de certaines références liées à la licence. Malgré tout je relève le défi et je réaliserai ce test en me basant sur mon acquis de gamer de longue date, de la façon la plus honnête et plus objective qu'il m'est possible de faire.



Fallout veut
On peut jouer un homme ou une femme et modeler son visage
simplement dire "retombées radioactives", ce qui de prime abord, en dit déjà long sur le thème abordé. Le premier Fallout est sorti en 1997, uniquement sur PC et il fut développé par Interplay Entertainment. Les critiques furent unanimes et le mythe fut lancé. Développé cette fois par Black Isle Studios et sorti à peine un an plus tard (septembre 1998, toujours sur PC), le second opus fut un très bon jeu mais pas aussi unanimement acclamé. Il faut dire que réaliser un tel titre en si peu de temps, n'était peut être pas judicieux. Pour Fallout 3, c'est Bethesda Game Studios (qui a racheté la licence puisque Black Isle Studios et surtout Interplay, n'existent plus) qui a développé le jeu et pour le rentabiliser, il est sorti sur PC mais aussi sur consoles PS3 et Xbox 360, les différences hardware s'amenuisant avec le temps. Pour ce 3e opus, Bethesda a littéralement bouleversé les habitudes des fans : Fallout est passé d'un rendu en 2D isométrique, à des graphismes 100% en 3D et pour la vue, le développeur a orienté la licence vers la première personne (FPS). Je dis bien "orienté" car Fallout n'est pas devenu un Battlefield pour autant, ceci dit on peut comprendre l'étonnement des fans. Maintenant il faut être honnête en se disant que techniquement, les 2 premiers opus n'avaient rien d'extraordinaire, et qu'en 2008, au milieu des Bioshock, Dead Space, Devil May Cry 4, Fable II, Mirror's Edge et autre Tomb Raider Underworld, la bonne vieille 2D aurait sans doute fait plaisir aux fans endurcis et de longue date mais n'était clairement pas aussi "bankable" qu'une bonne 3D actuelle. Quant à l'orientation vers le FPS (ou tout du moins vers une vue à la première personne) c'est tout simplement pour des questions d'immersion et puis les FPS sont en plein essor depuis des années (faut dire aussi que les Fallout 1/2 sont ainsi pour des raisons évidentes de performances... en 1996/97 les jeux en 3D étaient bien souvent très moches). Après on peut le reconnaitre, le changement fut assez brutal et je comprends que les fans aient eu du mal à s'y faire (du moins au début) cependant lorsque 10 ans séparent 2 épisodes, il faut bien se (re)mettre au gout du jour. Fort du succès du 3e opus, Bethesda laissa le développement de Fallout : New Vegas à Obsidian Entertainment, qu'on connait pour Neverwinter Nights 2, Dungeon Siege III ou South Park : The Stick of Truth. Sorti fin 2010, Obsidian a également publié Alpha Protocol, un jeu apprécié par certains, très décrié par d'autres. Et je me dis que justement, si Alpha Protocol semble si bâclé, c'est sans doute parce que le studio a mis bien plus de ressources dans Fallout que dans l'autre jeu. Et ça peut se comprendre car Obsidian comptait dans ses rangs des vétérans des premiers opus.


Nous voilà
L'histoire démarre fort mais se dilue fortement ensuite...
donc arrivé en novembre 2015 et suite à un battage médiatique de très grande envergure (à tel point que même moi, peu intéressé par la licence, j'ai fini par être "hypé", c'est dire !) et à nouveau développé par Bethesda Game Studios (qui n'avait rien fait depuis la sortie du très grand Skyrim), Fallout 4 est venu animer nos longues soirées d'hiver. Une fois encore la controverse est virulente, on parle d'un jeu moche, techniquement dépassé, d'une écriture qui est loin d'atteindre la plume d'Obsidian, d'une orientation FPS plus prononcé, d'un jeu bien moins acide, tellement plus "politiquement correct" que les fans lui ont vite tourner le dos. Cependant pour celles et ceux qui ne connaissent pas la licence, Fallout 4 est peut-être bien l'opus idéal pour s'y mettre. Et avec plus de 11 Millions d'exemplaires vendus (oui c'est énorme !), dont plus de la moitié sont attribué à la PlayStation 4 (décidément quel succès cette console ^^), on peut naturellement se dire que Bethesda a fait le bon choix, même si trahir ses fans (bien que l'expression me semble exagérée) n'est jamais une bonne chose. Cependant il faut bien comprendre que Bethesda, au même titre que tout autre développeur, a pour but de vendre ses jeux pour faire de l'argent. La passion c'est bien, mais elle ne paye pas les factures ni ne remplit les assiettes. C'est peut-être très terre-à-terre ce que je dis mais avouez que c'est vrai. Le 23 octobre 2077 (même si le design semble sortir d'un futur imaginé dans les années '50), alors que tout semblait normal au sein d'une journée comme les autres, les premières bombes atomiques tombent sur Boston, obligeant le héros et sa famille à s'abriter dans l'Abri 111, créé par la société Vault-Tec. 210 ans plus tard, le héros ressort seul survivant de l'Abri, et doit maintenant explorer les terres ravagées de Boston. Il y découvre un environnement dévasté par les bombes, des communautés qui se sont reconstruites et des créatures nées des retombées radioactives (fallout en Anglais) rôdent un peu partout... Dans chaque abri créé par Vault-Tec, une expérience était menée, celle de notre héros était la cryogénisation. Ainsi pour lui, entre le moment où les bombes sont tombées, et celle de son réveil, il ne s'est passé qu'une poignée de minutes. Entre temps, enfermé dans son caisson, il assiste impuissant au rapt de son fils et à l'assassinat de sa femme. Ainsi lorsqu'il est enfin libre, en 2287, ce père de famille va avant tout avoir pour but de retrouver Shaun, le dernier lien qu'il lui reste avec son passé...


Même si
... quant à la mise en scène, elle est pour ainsi dire inexistante. Une déception
je ne connais pas les autres Fallout, déjà ici on voit les faiblesses du scénario et de sa mise en scène. Tout d'abord notre personnage (qui peut être un homme ou une femme et à qui on peut modéliser le visage comme dans les jeux de Bioware) n'aura pour ainsi dire aucune empathie pour les événements qui se déroulent sous ses yeux. Pas une larme pour sa femme, l'angoisse d'un fils disparu... rien ne transparait. Et c'est sans doute à cause de la vue à la première personne où l'image des jeux de VALVe, ça semble brider l'imagination des créateurs. Ceci dit, étant donné qu'on peut passer (en pressant simplement une touche) d'une vue de la première à la troisième personne, je ne vois pas ce qui empêchait Bethesda de faire de véritables cut-scènes, gérées en temps réel comme ça se fait pour ainsi dire partout. Là est la plus grosse déception du titre qui, malgré les circonstances, aura bien du mal à instaurer une réelle profondeur au personnage joué, une empathie pour ce qui lui est arrivé, sa psyché étant loin d'être complexe. D'ailleurs on peut dire de même pour les dialogues. Se résumant toujours à 4 choix, si on peut de temps en temps avoir un ton plus sarcastique, en aucun cas on peut se fâcher avec quelqu'un, lui dire ce qu'il ne veut pas entendre. Ainsi les embranchements sont rares et ne mènent généralement pas bien loin, ce qui est un peu dommage pour la replay-value. Bethesda indique que Fallout 4 compte plus de lignes de dialogues que Fallout 3 et Skyrim combinés : il y a 110.000 lignes de dialogues enregistrées, dont 13.000 lignes consacrées exclusivement aux 2 personnages principaux. Car désormais, comme dans Mass Effect, les scènes de dialogues sont à la fois visuelles (même si on ne peut pas appeler ça une cut-scène : 2 clampins qui causent face à face sans faire le moindre mouvement) et doublées en français. Ceci dit, ça reste très insuffisant face à la concurrence. Comme tout bon RPG qui se respecte, Fallout 4 est un jeu long, surtout si on s'affaire à toutes les missions secondaires. Classique parmi les classiques, ce 4e opus impose une carte relativement vaste. Ce wasteland, nommé "commonwealth", propose plusieurs régions, de petites villes, des coins reculés, pas mal de nature et même quelques endroits bien connus de Boston (version post-apocalyptique) comme le Fenway Park, le stade des Red Sox. Evidemment, faire le jeu en ligne droite (en somme ne réaliser que les missions principales) prendra bien moins de temps que si on veut tout visiter et réaliser la moindre mission. Mais c'est ainsi qu'on prend du galon, qu'on dope son XPérience, et qu'on se facilite ainsi l'aventure. Ainsi on retrouve naturellement le système d'XP si cher au genre, où chaque action, ennemi tué ou mission accomplie, rapporte plus ou moins de points. Avec ces points on développe ensuite ses aptitudes parmi Force, Perception, Agilité, Endurance, Charisme, etc. Fallout 4 propose donc une vue FPS (ou TPS), initié par Fallout 3, avec en premier lieu la bonne idée de nous laisser entièrement configurer nos touches, même sur consoles ! Une option simple à mettre en œuvre, pratique, confortable et qui est pourtant absente de presque tous les jeux, les développeurs préférant nous imposer leurs configurations parfois bien miteuses.


Avec sa vue et
Les armes ont du punch et l'orientation FPS est loin d'être désagréable...
son open-world, ce 4e opus impose aussi un gros aspect "loot" (on ramasse tout ce qui passe à porté de mains, en fouillant les placards, les corps et en ramassant tout ce qu'ils laissent tomber comme les armes), ce qui remplira notre besace et fera en sorte qu'on ne puisse presque plus rien faire si elle est trop pleine comme se déplacer en courant (et en mode marche, Dieu sait si le jeu est lent !), se téléporter aux endroits déjà découverts de la carte, etc. Le matos peut ensuite être directement utilisé (comme les armes ou les fringues qui eux aussi, ont des statistiques propres au genre), jeter le surperflus ou mieux encore, le recycler (ce qui apporte des matières premières pour construire autre chose) ou le revendre/troquer (pour de l'argent sous forme de capsules ou pour faire des échanges). Dans ce monde où le moindre bout de ficelle peut avoir son importance, il est d'ailleurs intéressant de voir que les armes sont en grand nombre et que 2 types s'opposent : les armes industrielles et celles conçues avec le bric-à-brac environnant. Ainsi les armes sont variées et celles conçues avec 3 bouts de merdouilles trouvées par terre, vous feront immanquablement penser à Borderlands. Et bien évidemment, RPG oblige, nous pourrons modifier pas mal d'aspects de chaque arme, en y incorporant des MODs, ce qui les rendra plus puissantes, plus stables ou avec un meilleur chargeur. Le même principe s'applique aux habits/armures et l'ensemble se modifie via des ateliers dédiés. Les ressources qu'on ramasse ou recycle, servent également au réaménagement de certaines zones, comme votre ancien lieu d'habitation. Cet aspect du jeu reste très facultatif mais si on s'y investit, on peut y passer des heures : détruire/recycler les vieilles bâtisses, les carcasses de voitures calcinées, les détritus et tout ce qui reste de moche, pour ensuite réimplanter l'électricité, mettre des barrières, des systèmes de défense, des plantations, placer du mobilier, et j'en passe. Cet aspect très Sims du jeu, nous permet de recréer une communauté qui dispose alors d'une vie plus saine que celle de tous les nomades qu'on croise. Pas sûr que tout le monde laissera plusieurs heures à reconstruire chaque zone libérée, mais l'idée reste sympa. Afin de gérer l'ensemble de l'interface du jeu, nous retrouvons le fameux Pip-Boy qui, sans de jeu-de-mot salasse, est au centre de toute la gestion. En effet, ce brassard à écran nous permet de gérer son inventaire, les statistiques/compétences, la carte du monde (repérage, déplacements rapides), d'upgrader ses compétences, de choisir ses missions ainsi que d'afficher chaque objet en 3D avec leurs données précises (le joueur peut accéder à son Pip-Boy à l'aide de l'application dédiée mais entre nous, pourquoi s'emmerder avec son smartphone quand ça fonctionne si bien à l'écran hein ?). En tant que jeu originellement PC (tout du moins dans ses racines) on retrouve avec plaisir un véritable système de sauvegardes avec checkpoints, sauvegardes automatiques et quick-save. Une fois encore, c'est une option toute simple qu'on ne retrouve que trop peu souvent, la plupart des développeurs prenant plaisir à nous imposer les sauvegardes à des endroits/moments précis.


Etant donné
... ceci dit le SVAV est toujours disponible
son orientation FPS, Fallout 4 se joue donc comme un shooter... au gameplay sans fioriture. Pas de mise à couvert, une action relativement lente, aucun mouvement spécial (à part le saut bien sûr)... on somme on se retrouve avec un gameplay rustique, d'époque mais qui est loin d'être désagréable. D'ailleurs le SVAV est toujours d'actualité : plus orienté vers le RPG cette fois, ce mode permet de retrouver toute la rugosité d'un jeu de rôle mais aussi sa précision puisqu'on peut définir quel point viser, ce qui prend en compte plusieurs paramètres (notamment la chance de faire un coup critique). Certes les férus de ce type gameplay y trouveront leur compte mais personnellement, je préfère l'aspect FPS du titre, où on dézingue "à la volée" tout ce qui se pointe à portée de canon. A mes yeux c'est tellement plus naturel, plus dynamique et intuitif, que je ne me forcerai pas à jouer autrement. Je dirai même que si Fallout 4 imposait son SVAV sans proposer quelque chose de plus (à mes yeux) intuitif, je n'y aurais sans doute jamais joué. Comme quoi Bethesda a fait le bon choix. Derniers points que j'évoquerai, le système de crochetage (qui nécessite de trouver des épingles à cheveux) se rapproche un peu de celui de Splinter Cell, si ce n'est qu'il est loin d'être évident (pour être franc, on réalise la manœuvre souvent au pif) et lors de nos aventures, nous avons la possibilité d'être accompagné par un ou deux PNJ(s). Ces derniers sont en auto-gestion et ne meurent pas (ou très difficilement), donc pas besoin de veiller sur leurs fesses, ce qui est une bonne chose et qui facilite nos pérégrinations dans un commonwealth infesté de bestioles en tout genre et particulièrement agressives. D'ailleurs toutes ces "rad"-bestioles plus ou moins déformées suite aux radiations, peuvent généralement être mangé, afin de remonter sa santé (ainsi que bien d'autres choses comme les conserves, les fruits et autres). Cependant il faudra bien faire attention à son taux de contamination, qui grignote peu à peu la jauge de vie et empêche celle-ci de remonter à son plus haut niveau (mais pas d'inquiétude, des médocs existent afin de résoudre le problème).


Techniquement,
Si la direction artistique est souvent superbe, techniquement on peut le dire, c'est moche !
Fallout 4 fonctionne sous Creation Engine (épaulé par le moteur physique Havok), le moteur maison de Bethesda et qui trouve ses racines dans le Gamebryo Engine, qui a notamment servi à... Fallout 3 et New Vegas. Tien tien, comme par hasard. Le Creation Engine est le moteur graphique d'un certain The Elder Scrolls V : Skyrim (vous connaissez sans doute non ? ok je plaisante ^^) et il est vrai qu'il en conserve bien des facettes. D'ailleurs Fallout 4 accuse une réalisation bien moche ! Il est vrai que la direction artistique est superbe, avec des monstres bien hideux comme tout, un univers post-apocalyptique merveilleusement bien retranscrit et qui me fait penser à S.T.A.L.K.E.R, parfois même un mélange de technologies qui n'est pas sans rappeler Bioshock. Cependant, nos consoles de 8e génération et nos PCs hors de prix, en ont mangés des bien plus gros ! En effet ce 4e épisode est techniquement dépassé, tout semble daté, comme si le jeu avait été développé pour les PS3 et Xbox 360, puis transposés sur la génération suivante sans trop se soucier du rendu, sans doute par opportunité. Du coup, on se doute que seule la limitation en RAM des consoles d'ancienne génération, ont fait en sorte que le jeu n'ait pas vu le jour sur ces supports-là. Il n'empêche que même si les graphismes ne font pas forcément les bons jeux, avoir un jeu moche comme ça n'aide pas non plus à y prendre le plus de plaisir possible. Ici les modélisations sont sobrement affreuses (teint cireux, faciès en plastique), les animations sont ratées (allure de robot, animations faciales absentes), les décors sont travaillés mais de près on s'aperçoit vite des limites du moteur avec notamment de gros pop-ups un peu partout en extérieur (c'est plus rare en intérieur). D'ailleurs, si on apprécie d'avoir des corps persistants et un aliasing étonnamment discret, à contrario les temps de chargements sont vraiment très longs, surtout sur consoles (du coup, mieux vaut éviter de charger sa partie trop souvent). En gros, si la direction artistique ne sauvait pas un minimum le jeu, il serait classé parmi les plus moches de sa génération !


Enfin la
De bons bruitages et d'excellentes musiques accompagnent l'aventure
partie sonore s'en sort déjà nettement mieux. On parlait à l'instant d'animations, vous vous doutez donc bien que la synchro labiale est, elle aussi, totalement à la rue. Cependant on apprécie d'avoir un doublage qui compte quelques voxographes de renom pour un rendu de bonne qualité... dans sa globalité. Pour être franc, c'est la mise en scène qui manque de punch et donc, le doublage (lors des dialogues notamment) sera dans un même ton, un peu mollasson. C'est dommage mais je n'impute pas la faute au doublage, qui dans l'ensemble est bon, mais plutôt à ce cruel manque de mise en scène. Il est par contre regrettable que les voix ne soient pas atténuées au travers des éléments : parfois on entend un ennemi comme s'il était à côté de nous alors qu'une porte, un mur et parfois même un étage nous sépare ! En 2015, c'est sobrement ridicule de voir encore ce genre de choses. Par contre les bruitages sont de très bonne facture, notamment les armes qui sont dynamiques comme je les aime. Je n'aurai jamais pensé qu'un RPG faussement FPS fasse mieux que bien des jeux d'action. Enfin la musique est signée Inon Zur et l'homme a eu le malheur de composer certaines bandes-sons qui font tâche dans un CV (entre autre les films et série Power Rangers). A contrario le compositeur a beaucoup officié dans le monde du jeu vidéo et ce, avec un certain succès. Sa carrière vidéo-ludique a débutée en 2000 et il a participé à bien des titres tels que Prince of Persia : The Two Thrones, Crysis, Dragon Age: Origins, Dragon's Dogma et bien entendu Fallout 3/New Vegas. L'homme sait donc de quoi il parle et le moins qu'on puisse dire, c'est que les musiques de Fallout 4 sont superbes ! Toujours à-propos, finement composées sans prendre d'inutiles envols lyriques, la musique porte l'ambiance de cet univers dévasté avec beaucoup de brio. Encore une fois, je regrette vraiment qu'il n'y ait pas une vraie mise en scène, car je suis sûr que l'auteur aurait pu pleinement s'exprimer.



Je ne vous Note
parlerez pas de Fallout 4 comme un fan le ferait, puisque je découvre la licence avec cet opus-là, sans doute "pas le meilleur" rétorqueront ces mêmes fans. Seule ma culture ludique est ici juge et non mes attentes. Mais peut-être qu'ainsi j'aurai à vos yeux un regard différent sur ce titre qui fut attendu pendant de longues années par les amoureux de Fallout 3 et de New Vegas. C'est un fait, si ce 4e opus ne fait pas l'unanimité, à mes yeux c'est avant tout pour son manque de scénarisation. La mise en scène est minimaliste (beaucoup de textes à lire, scène de dialogues où 2 robots immobiles s'échangent des mots, les uns pas plus hauts que les autres), le système de dialogues (qui rappelle Mass Effect) est sympa mais n'a quasiment aucun impact sur le déroulement de l'aventure, d'ailleurs où est passé le côté irrévérencieux de la série ? C'est à croire que les angles ont été biseautés, que les "retombées radioactives" ont été diluées, afin de séduire un public plus étendu et sans doute novice de la licence (ce fut mon cas). Si on ajoute à ça un scénario qui ne casse pas des briques (encore une fois, à cause d'un sérieux manque de mise en scène, ce qui aurait donner beaucoup de sel à l'aventure) et dont le petit fil conducteur se retrouve noyé sous des missions secondaires redondantes et sans grand intérêt (comme dans presque tous les jeux open-world), auquel s'ajoute une réalisation datée, à peine digne de la génération Xbox 360/PS3... il est alors difficile de voir en lui le digne successeur des plus grands noms du genre comme Skyrim, Dragon Ages, The Witcher ou la trilogie Mass Effect. Pourtant il faut l'admettre, tout n'est pas à jeter, bien au contraire ! Avec sa vue à la première ou troisième personne et son gameplay de combat tout droit issu des FPS (même si le SVAV est toujours disponible), la prise en mains est très agréable. Certes la partie shooter est sans fioriture, un peu rustique mais elle n'est pas dénuée de bonnes sensations (surtout lorsqu'on revêt une armure de combat et qu'on prend en mains une bonne grosse mini-gun). Quant à l'aspect RPG (gestion, XP, loot...), il est en grande partie facilité par le Pip-Boy, cette interface "à tout faire" et facile d'accès. S'ajoute à ça une excellente bande-son, un univers post-apo' vraiment hypnotique et une durée de vie conséquente (surtout si vous décidez de participer à tout l'aspect gestion des zones libérées). Bref, je suis sans doute un profane aux yeux de certains, ceci dit mon expérience vidéo-ludique est longue et finalement je vois Fallout 4 comme un bon jeu. Certes il aurait pu être bien meilleur et ce, pour les raisons invoquées, maintenant difficile de bouder un titre qui marie aussi bien plusieurs univers et plusieurs gameplays, dans une aventure intéressante et parfois même, envoutante. Je sais que commencer une série par le dernier épisode est un procédé que je suis le premier à fustiger, ceci dit Fallout 4 a le mérite de m'avoir converti à la licence et m'avoir donné envie d'essayer les épisodes précédents. Et ça, bien peu de jeux peuvent s'en vanter...



Les -

  • Doublage en dessous des attentes... sans doute à cause d'une mise en scène quasi absente
  • Scénarisation minimaliste et regrettable vu le potentiel de la série
  • Techniquement à la rue (mais direction artistique de premier ordre)
  • Système de dialogues sans grande influence
  • Ecriture trop "lisse" pour un Fallout
  • Des loadings hyper longs sur consoles
  • De gros soucis de rythme
  • Les +

  • Tous les aspects sympas des RPGs occidentaux : XP, monde ouvert, modification du visage homme/femme, crafting, loot à gogo...
  • Gestion de zones secondaires mais peu envahissant et suffisamment intéressant si on s'y attarde
  • Direction artistique de premier ordre (mais techniquement à la rue)
  • Véritable système de sauvegardes et configuration complète du pad
  • Les combats sont rustiques mais ne manquent pas de punch
  • Combats et vue au choix : FPS, TPS ou SVAV
  • Le Pip-Boy, cette interface à tout faire
  • Superbes musiques et très bons bruitages
  • Grosse durée de vie


  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2016