Flashback (SNES)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1993
Développeur : Delphine software
Adaptation : Delphine software
Editeur : US Gold
Genre : aventure - plate-formes

Support : cartouche de 16Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 450 Frs


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Flashback

The Quest for Identity



En rapport
Le jeu propose de véritables cut-scènes !! De plus, le scénario est vraiment intéressant
des japonais ou des américains, il n'y a pas beaucoup de jeux français qui ont marqués leur temps. Et pourtant si on fouille un peu dans un passé pas si lointain, la Mega Drive fut le support d'une oeuvre "frenchie", à la hauteur de toutes les espérances. Tout d'abord sorti sur Amiga, c'est bel et bien lorsqu'il sortit sur Mega Drive que le jeu rencontra son mérité succès. Développé par Delphine Software, on retiendra surtout un nom, celui de Paul Cuisset dont Flashback est un peu le bébé. Fils spirituel du grand Another World d'Eric Chahi (un autre talentueux Français), Flashback marqua son temps par une réalisation technique étonnante et une aventure finement scénarisé. Faites place à l'un des plus grands chef-d'oeuvre de l'ère 16bits... Flashback fut écrit comme un film. Très inspiré par le cinéma, notamment Running Man et Total recall, le développement scénaristique offre maints rebondissements ainsi qu'une trame axée science-fiction très accrocheuse. Plus fort encore, certaines scènes ponctuent l'aventure : ramasser un objet, utiliser une borne ou mieux encore, des cut-scènes entières sont proposées. Entièrement en pseudo-3D et d'une qualité bien supérieure à l'honorable Another World, ce fut une véritable révolution en son temps ! Et pour ne rien gâcher, la mise en scène est impeccable. Basé sur le principe de Prince of Persia (concept reprit plus tard par les Oddworld), la jouabilité est basée sur un quadrillage des niveaux (le défilement des écrans est séquentiel) et les mouvements, en grand nombre, s'effectuent via des combinaisons de touches. Après un temps d'adaptation, on découvre une jouabilité très précise avec un niveau d'interaction assez poussé.


Conrad (notre personnage)
La jouabilité est un peu déroutante mais une fois maitrisée, elle est d'une précision sans faille
possède un inventaire où il peut stocker les objets ramassés tels que des clés, arme de poing et autre téléporteur manuel, bien pratique. Il peut donc prendre tout ce qui est à portée de main, utiliser les machines, prendre le métro, monter/descendre avec des élévateurs, recharger son bouclier ainsi que tout une panoplie de mouvements gérant les phases de plate-formes. Car notre héros est un véritable acrobate et à l'instar d'une certaine miss Croft, il devra souvent jouer de l'escalade. Disséminé dans le décor, des bornes de sauvegarde mémorise votre position mais attention, le jeu ne possède pas de "pile" (comme les incultes l'appellaient). Ainsi, pour rejouer un niveau, on utilise des passwords, la "save" étant volatile (en plus, j'ai jamais compris pourquoi cette save virtuelle était si longue). Enfin, Conrad jouera du flingue (il possède aussi un bouclier énergétique de protection) afin de dessouder les gêneurs. Alors en bon résumé, il est très difficile de s'ennuyer avec un tel jeu. Le gameplay est sans cesse renouvelé, les interactions sont très nombreuses et une fois les rudiments du maniement acquis, on fait se qu'on veut de notre héros malgré lui. Cependant, beaucoup de joueurs ne sont jamais arrivés à se faire à cette maniabilité particulière et c'est fort dommage car ainsi, ils sont passés à côté d'une très grand aventure (dans le sens épique, pas de la durée de vie).


A mon humble avis,
Le jeu est techniquement réussi, surtout au niveau des animations. Dommage que la bande son ne suive pas...
Flashback est l'un des premiers jeux (si ce n'est le premier) à utiliser une technologie issue du cinéma : la rotoscopie (le précurseur de la Motion Capture). Ainsi les mouvements de Conrad ont étés calqués sur des animations réelles, ce qui rend chaque geste extrêmement fluide et réaliste. Une véritable prouesse technique à l'époque, qui a forcé l'admiration des joueurs comme des développeurs concurrents. Pour ce qui est des décors, Flashback joue beaucoup sur la variété : la jungle, la ville, la Death Tower, la prison, la planète alien... Tous sont très différents, bien que les gameplans soient construits de la même façon. Les graphismes, même si quelques passages sont un peu vides, possèdent leur design et leur atmosphère propre, ainsi qu'une bonne définition et une bonne coloration. Mais bizarrement, cette version Super Nintendo est moins rapide que celle sur Mega Drive. La raison est simple : toute l'image est créé par le CPU central et on le sait bien, en terme de puissance brute, la Mega Drive est plus puissante que la console de Nintendo, le puissant Motorola 68000 y étant pour quelque chose. Rien de dramatique pour autant, ça reste parfaitement fluide, c'est juste que pour un habitué de la version SEGA, on trouve une légère différence : le jeu est plus lent ! Enfin, quelques musiques ponctuent les temps forts du jeu mais elles sont finalement assez rares. Certains y verront une originalité contemporaine, d'autres trouveront le jeu un peu vide. Question qualité, il est sûr que le résultat est bien meilleur que sur Mega Drive où ça grésillait à mort. Malgré tout les compositions restent sympas, le silence et les bruitages (bien que crédibles, ils sont assez banals) restant généralement mis en avant. Il n'y a aucune voix dans le jeu mais les sous-titres sont traduits dans notre belle langue.



Moins difficile Note
et millimétré qu'Another World, dont beaucoup de joueurs pensaient à tort que c'était la suite, Flashback n'en demeure pas moins une aventure longue et très prenante. Scénario béton, jouabilité tout en finesse et précision, animation d'un réalisme éblouissant, jolis graphismes, cut-scènes en pseudo-3D… le studio français de Delphine Software a prouvé qu'ils pouvaient eux aussi faire de grands jeux. Et parmi les meilleurs titres de la console, Flashback tient sa place dans le Top 10. Avis aux amateurs de grandes aventures même si étrangement, je lui préfère la version Mega Drive. Si le son y est moins bon et les décors un peu moins colorés, le jeu est plus rapide et par conséquent, plus agréable à jouer. Ceci dit, cette tardive version Super Nintendo (arrivée un an après celle sur la console de SEGA) reste excellente. L'action est restée prenante, la jouabilité précise et le scénario est toujours aussi cinématographique. Au final, Flashback est un jeu toujours aussi exceptionnel.



Les -

  • Musiques de mauvaise qualité et trop absentes durant l'aventure
  • Un peu court
  • Les +

  • Jouabilité déroutante mais précise et finalement agréable
  • De véritables cut-scènes en 3D !
  • Animations super fluides !
  • De jolis graphismes
  • Traduit en français
  • Bon scénario


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    Test réalisé par iiYama

    avril 2008 (mise à jour : septembre 2013)