QuackShot starring Donald Duck (MD) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Aussi disponible sur :




Sortie mondiale : décembre 1991
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4 Mb
Version testée : Euro PAL
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : anglais

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : I Love Donald Duck : Guruzia Ou no Hihou (JAP)
Prix au lancement : 400 Frs (60€)







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QuackShot

Starring Donald Duck



Avant toute chose,
QuackShot a été développé par la même équipe que Castle of Illusion... et on y retrouve bien la "magie" Disney
sachez que le titre du jeu s'écrit bien "QuackShot" avec un "S" majuscule et non "Quackshot" comme on le voit partout. Pour mieux vous convaincre, jetez un œil aux diverses pochettes du jeu, et voyez par vous-même. Sorti mondialement en décembre 1991 (ce qui était encore rare à l'époque, en général les sorties étaient étalées sur plusieurs mois, des fois sur plusieurs années), QuackShot est arrivé exactement 6 mois après la révolution Sonic. SEGA a lancé son hérisson supersonique en période estivale parce que ça a toujours été une saison creuse pour le jeu vidéo. Au contraire, les fêtes de fin d'année ont toujours été synonyme de grosses ventes et après le succès de Castle of Illusion, SEGA a rapidement tranché : entre une licence porteuse saupoudrée de la magie Disney et une nouvelle licence au succès incertain... le choix fut vite fait. Pourtant on le sait, Sonic a été un raz-de-marée et il profitera justement de sa nouvelle et grande notoriété pour faire vendre des Mega Drive à Noël. Cependant, si la 16-bits de SEGA a enfin pris son envol, ce n'est pas uniquement grâce à sa mascotte, car mine de rien il n'aurait pas pu réussir cet exploit à lui seul. En réalité, SEGA et les développeurs tiers en ont mis du temps mais ils ont finis par maitriser la puissance de la console et c'est bien à partir de ce moment-là qu'elle va accueillir ses meilleurs jeux.
Parmi ceux-ci, nous retrouvons le vénérable QuackShot, qui met en scène l'attachant Donald Duck. L'histoire nous raconte que le colérique canard trouva par hasard une carte au trésor dans la bibliothèque de Picsou. Accompagné de ses neveux (Riri, Fifi et Loulou), il part à la recherche du trésor mais il n'est pas seul : Pat Hibulaire (son ennemi de toujours) est déjà sur ses traces... En cours de route il croisera toute la panoplie des personnages de Disney : dans le temple de Mexico on conversera avec Dingo, Géo Trouvetou est à Donaldville, Picsou veille sur sa fortune, Daisy Duck fait une apparition, les 3 neveux pilotent l'avion et même Mickey Mouse viendra lui rendre visite. Pour nous raconter tout ça, nous avons une rapide première intro qui n'est pas sans rappeler Indiana Jones (d'ailleurs tout le jeu s'en inspire, voire le parodie avec un certain respect et beaucoup d'humour), et après l'écran titre nous avons quelques images fixes accompagnées de pas mal de textes, afin de cerner au mieux l'histoire.



   

Le jeu est bien scénarisé... dommage qu'il soit tout en anglais


Malheureusement,
Le gameplay est plus subtil qu'on ne le croit. D'ailleurs l'aventure est intelligemment menée
les textes sont restés en anglais (en croisant d'autres personnages connus durant l'aventure, nous aurons également quelques lignes de dialogue), ainsi que les noms d'origine. Oncle Picsou en VO se nomme Uncle Scrooge, Riri, Fifi et Loulou ont pour nom Huey, Dewey et Louie, Dingo s'appelle en réalité Goofy... autant dire qu'on ne comprend plus rien !! Alors je sais que Disney a fait en sorte d'adapter les noms pour mieux plaire au public local mais en attendant, pour les joueurs qui ne connaissent pas cette subtilité, ce sera un véritable cauchemar. Et là je pense tout particulièrement aux enfants, qui pour le coup, ne vont strictement rien comprendre. La faute n'est évidemment pas à rejeter à Disney mais à SEGA, qui aurait dû faire l'effort de traduire le jeu en plusieurs langues, et non uniquement offrir de l'anglais pour l'occident tout entier (car n'oublions pas que les japonais ont bien eu droit à leur traduction, les égoïstes). Après tout, si ça ne gêne en rien d'avoir de l'anglais dans la plupart des jeux, dans celui-ci où les textes ont leur importance et où les noms n'ont rien à voir d'un pays à l'autre, ça parait comme une évidence. Mais vous remarquerez que SEGA ne fera cet effort de traduction que parce que Nintendo le fera bien avant lui. En effet, vous remarquerez que certains titres aux dialogues importants tels que Zelda III ou The Lost Vikings ont été traduits, et c'est seulement pour éviter d'être distancer que SEGA s'y mettra. En attendant, des jeux comme Wonder Boy V et QuackShot en sont tristement dépourvus.
Si oncle Picsou joue de la canne dans Duck Tales et que Mickey affronte la sorcière et ses sbires en donnant des coups de popotin dans Castle of Illusion, de son côté Donald utilise un pistolet qui tire des ventouses à chiotte ! Original et décalé, Donald trouvera au fil de l'aventure d'autres moyens de venir à bout de ses ennemis comme un pistolet à bulles, un autre à grain de pop-corn, ainsi que 2 évolutions de son flingue principal. Considéré comme un "metroïdvania" (même si je trouve ça surfait et que je déteste cette appellation), c'est en trouvant de nouveaux objets qu'on pourra franchir certaines zones. Ainsi lorsqu'on trouve le pistolet à ventouses rouges, ces dernières se fixeront contre les parois, nous permettant de monter dessus et ainsi gravir les parois pour atteindre certaines zones jusque-là inaccessibles.


Car les différents
QuackShot est une parodie d'Indiana Jones, et les références sont nombreuses
niveaux sont généralement divisés en 2 parties (souvent une en extérieur et une en intérieur). Arrivé à la première moitié, on se retrouve bloqué, le trio de neveux vient alors nous chercher en avion et nous devons explorer une autre zone, jusqu'à ce qu'on obtienne l'objet ou l'indice qui nous permettra d'avancer vers la seconde moitié. Il est donc possible de choisir l'ordre des niveaux en déplaçant le curseur sur la carte, de refaire les niveaux autant de fois qu'on veut, afin de justement trouver le fameux objet qui nous permettra de débloquer la situation (vous l'aurez sans doute deviné, l'objet en question n'est jamais dans le même niveau, ce qui nous incite à parcourir au moins 2 fois chaque zone). Pas violent pour un sou, QuackShot nous propose un gameplay assez intéressant où on ne saute pas sur les ennemis pour les tuer, mais où on tire (dans un premier temps) des ventouses pour les immobiliser (d'autres objets permettent de s'en débarrasser définitivement mais les "munitions" sont limitées, contrairement aux ventouses à chiotte). Autant dire que si le gameplay parait simpliste de prime-abord, il se révèle finalement assez riche pour accrocher les joueurs, même les moins jeunes.
Loin d'être difficile (bien qu'un peu plus ardu sur la fin de l'aventure), QuackShot est un jeu tout à fait abordable, surtout lorsqu'on le teste après avoir fini Sparkster. Et ce n'est pas un mal parce qu'entre nous, les jeux hyper durs me gonflent vite alors qu'avec notre ami Donald, je me suis régalé. De plus, l'ambiance est à la bonne humeur (Disney oblige), les gags sont nombreux, ainsi que les références à Indiana Jones. En véritable parodie, on retrouve un paquet de clins-d'œil à la série de Steven Spielberg, souvent à peine déguisées comme l'introduction, la fin, la carte du monde et globalement les différents thèmes abordés. On notera qu'ils ont utiliser la même police de caractères pour le titre du jeu, Donald porte le même costume qu'Indiana, le thème de la chasse au trésor est très inspirée de celui du film, Pat Hibulaire est habillé avec le même costume que René Belloq (l'ennemi d'Indy dans Les Aventuriers de l'Arche Perdue), ou encore la scène dans la mine (sur un chariot lancé à vive allure) est identique à l'aventure d'Indiana Jones et le Temple Maudit.



     


QuackShot
SEGA nous prouve une nouvelle fois que sa console 16-bits est capable d'offrir de superbes et colorés graphismes
fait parti de ces rares jeux à succès qui ont bien rendu service à une Mega Drive qui avait (encore) du mal à se faire une place. Certes Sonic a été le premier, mais SEGA était bien conscient qu'il fallait continuer sur cette bonne lancée, d'autant que derrière, la Super Nintendo a commencé à envahir le monde et que ses premiers jeux ont imposées (dès le départ) des graphismes splendides. Pas d'inquiétude à ce niveau-là, QuackShot fait largement honneur à son support. Certes le jeu n'est pas très rapide (quoique, il faut le voir cavaler en mode "vénère", même si en terme de vitesse pure, on laissera ça au fameux hérisson qui va rapidement devenir la mascotte de la marque) mais les graphismes tiennent le pavé haut. Il suffit de le comparer à la plupart des anciens titres de la Mega Drive (comme Toki ou Golden Axe) pour vite s'apercevoir qu'on ne parle plus du même niveau de réalisation. Les décors sont très variés, dépaysants puisque notre Donald international, ici déguisé en Quack-diana Jones, nous fera parcourir le monde entier à la recherche du fabuleux trésor du roi Garuzia, trésor qui rendrait son possesseur plus riche qu'oncle Picsou lui-même ! Rien que ça... Les niveaux sont très colorés, le design est séduisant, le level design est relativement simple mais pas dénué de charme. Au final, seules les animations sont un peu limitées, à cause d'une cartouche vraiment réduite : à peine 4 Mb. Autant dire qu'avec une cartouche de seulement 8 Mb, le studio de développement aurait sans doute pu réaliser des miracles. A noter que cette petite cartouche ne propose pas non plus d'effets graphiques (qui doivent être codé "à la main" sur Mega Drive, contrairement à la 16-bits de Nintendo) et encore moins de voix digitales. Ceci dit je le répète, les graphismes restent d'excellente qualité, la palette de couleurs est judicieusement exploitée, et le bande-son suit cette tendance avec des musiques rigolotes et détendues, le tout agrémenté de bruitages fantaisistes.



 

Le fait que les textes soient en anglais et que les noms soient originaux (Uncle Scrooge, Goofy, Huey, Dewey, Louie...) peut poser problème. Heureusement, il existe un patch qui permet d'entièrement traduire le jeu en français. Vous pouvez télécharger le patch via le lien ci-dessous ou visiter le site de Terminus Traduction




Comment Note


ne pas craquer pour QuackShot ? Mignon comme tout, relativement abordable et offrant un parcours aussi ingénieux qu'intéressant, on dévore cette aventure sans faim, seulement par gourmandise. La réalisation est excellente, c'est parfaitement jouable (sauf pour monter les échelles mais ce n'est qu'un détail), le gameplay est original et le parcours est plus ingénieux que les premiers niveaux ne le laissent penser. Développé par l'équipe qui nous a pondue le féérique Castle of Illusion, j'ai trouvé en QuackShot le parfait équilibre entre aventure et plate-formes, sur une console qui avait tant besoin de prouver que Sonic n'était pas juste une exception. Si aujourd'hui je l'ai redécouvert avec beaucoup de tendresse et de nostalgie, je suis sûr qu'il procurera autant de plaisir à la nouvelle génération, tout en réveillant de très bons souvenirs aux joueurs de mon âge. Bref, en plus de proposer une aventure intéressante et bien menée, couplée à un bon gameplay et une réalisation qui sait tirer le meilleur d'une Mega Drive trop souvent sous-exploitée, QuackShot est un jeu "magique", parmi les meilleurs system-seller d'une console qui a mis longtemps à se faire une réputation.



Les -

  • Tous les textes sont en anglais, et du coup les noms sont d'origine. C'est parfait pour ne rien comprendre à l'histoire !
  • Quelques petits soucis avec les échelles mais rien de bien méchant
  • Aucun système de sauvegarde (pas de pile ou de passwords)
  • Quelques pics de difficulté (pas insurmontables pour autant)
  • Certaines animations manquent de souplesse


  • Les +

  • Des graphismes de haute volée qui prouvent une fois de plus que la Mega Drive est capable d'afficher de splendides et colorés décors
  • L'aventure est sympathiquement scénarisée, avec pas mal de textes et quelques images
  • Une difficulté suffisamment équilibrée pour intéresser petits et grands
  • Jouabilité au poil (ou à plume, vu que Donald est un canard :)
  • Une aventure enrichie d'un level design intelligent
  • Vraiment mignon et pas spécialement violent
  • La "magie" Disney, évidemment...
  • Bande-son jolie et appropriée




  • La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir



    Test réalisé par iiYama

    mai 2008 (mise à jour : avril 2022)