QuackShot (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1991
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : I Love Donald Duck : Guruzia Ou no Hihou (JAP)
Prix au lancement : 400 Frs






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QuackShot

Starring Donald Duck



QuackShot fait parti de ces
QuackShot était l'un des rares jeux à prouver la valeur graphique de la console près de son lancement
rares jeux à succès qui ont bien rendu service à une Mega Drive qui avait du mal à se faire une place. Il faut dire que la réalisation technique (qui date de 17 ans à l'heure du test) faisait honneur au support. Certes le jeu n'est pas très rapide mais les graphismes tiennent le pavé haut. Il suffit de le comparer à un Toki (sorti la même année) pour vite s'apercevoir qu'on ne parle plus du même niveau de réalisation. Les levels sont très variés, dépaysants même puisque notre Donald international, ici déguisé en Indiana Jones, nous fera parcourir le monde entier à la recherche d'un fabuleux trésor. Et le son aussi suit cette tendance avec des musiques rigolotes et détendues, le tout agrémenté de bruitages fantaisistes. Dès l'intro, le petit scénario que nous propose SEGA s'avère explicatif et on retrouve aussi quelques menu-moments de suspens avec des dialogues (écrits, ça va de soi). Car loin du simple jeu de plate-formes où on enchaine les niveaux les uns sur les autres, QuackShot dispose d'une carte où on peut visiter le level qu'on veut, dans l'ordre qu'on veut. Mais pour donner un peu de tonus et éviter l'anarchie, certains passages ne pourront être débloqués que si on possède l'artéfact ou l'arme adéquate. Une bonne manière de revenir dans un précédent level, même si on ne le refait pas en entier et qu'on revient au dernier checkpoint. Loin d'être difficile voire même destiné aux enfants, QuackShot est un jeu facile surtout lorsqu'on le teste après avoir fini Sparkster. On y retrouve tout la clique du Journal de Picsou, ainsi qu'une bonne dose de gags et de bonne humeur. Les plus habiles (sans doute plus âgés) le finiront en une petite après-midi.


Et ce n'est
Le gameplay est plus riche qu'on croit et la difficulté est bien dosée
pas un mal parce qu'entre nous, les jeux hyper durs me gonflent vite alors qu'avec notre ami Donald, je me suis régalé. En parlant de lui, si son oncle joue de la canne dans Duck Tales (NES), le neveu tire avec un pistolet à ventouse pour chiotte ! Original et décalé, Donald trouvera au fil de l'aventure d'autres moyens de venir à bout de son périple comme un pistolet à bulles, un autre à grain de pop-corn et bien sûr, 2 évolutions de son flingue principal. Et comme je le disais tout à l'heure, c'est en trouvant de nouveaux objets qu'on pourra franchir certaines zones. Ainsi lorsqu'on trouve le pistolet à ventouses rouges, ces dernières se fixeront contre les parois, nous permettant de les gravir. Autant dire que si le gameplay parait simpliste de prime-abord, il se révèle finalement assez riche pour accrocher les joueurs, même les moins jeunes (je vous laisse découvrir les effets des piments et les objets spéciaux à utiliser à bon escient). Enfin QuackShot est une véritable parodie à Indiana Jones, avec un paquet de références, souvent à peine déguisées : l'introduction, la fin, la carte du monde et globalement les différents thèmes abordés. On notera notamment l'utilisation de la même police de caractères pour le titre du jeu, Donald porte le même costume qu'Indiana, le thème de la chasse au trésor est très inspirée de celui du film, Pat Hibulaire est habillé avec le même costume que René Belloq (l'ennemi d'Indy dans Les Aventuriers de l'Arche Perdue), ou encore la scène dans la mine sur un chariot lancé à vive allure est identique à l'aventure d'Indiana Jones et le Temple Maudit. Bref, en plus de proposer une aventure intéressante et bien menée, couplée à un bon gameplay et une réalisation qui sait tirer le meilleur d'une Mega Drive trop souvent sous-exploitée, QuackShot est un jeu "magique", parmi les meilleurs system-seller d'une console qui a mis longtemps à se faire une réputation.



Comment Note
ne pas craquer pour QuackShot ? Mignon comme tout, pas difficile pour deux sous, on dévore cette aventure sans faim, seulement avec gourmandise. La réalisation est excellente, c'est parfaitement jouable (sauf pour monter les échelles mais ce n'est qu'un détail), le gameplay est original et l'aventure accrocheuse. Développé par l'équipe qui nous a pondue le féérique Castle of Illusion, j'ai trouvé en QuackShot un parfait mélange entre aventure et plate-formes, sur une console qui en avait tant besoin en cette époque de disette. Si aujourd'hui il ne paye plus trop de mine (encore que...), je suis sûr qu'il rappellera de très bons souvenirs à bon nombre de joueurs de mon âge.



Test réalisé par iiYama

mai 2008