Ecco the Dolphin (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 1992
Développeur : Novotrade International (devenu Appaloosa Interactive)
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US (livret avec les traductions FR)

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400 Frs


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Ecco the Dolphin









Dans le marasme
Quasi unique défaut du jeu : c'est bien trop difficile
vidéoludique de ces années-là, il eu comme un rayon de soleil qui traversa l'expérience de beaucoup d'entre nous. Son nom était Ecco. Sorte d'ovni, de jeu bien à part à la croisé du shoot-them-up et de l'exploration mitonnée de "presque plate-formes", Ecco the Dolphin est une expérience que même aujourd'hui, à l'heure des PS2 et autres Xbox, reste inoubliable. Le maniement si particulier du dauphin (oui, on commande un dauphin) lui confère une totale liberté de mouvement associée à un scrolling multi-directionnel parfaitement fluide et rapide. Ecco nageait tranquille lorsqu'un Alien "aspira" toute sa famille hors de l'eau. Il part ainsi sauver les siens... Scénario simple mais efficace, bordé de tâches secondaires (comme retrouver des dauphins perdus), qui vous fera vivre une belle aventure avec l'exploration d'immenses baies, de cavernes souterraines ou encore un retour dans le passé, à l'aire jurassique. Pour étayer tout ça, Ecco peut "parler" avec la faune marine de son côté tels que les orques, baleines et bien sûr les autres dauphins. Oubliez de causer aux méduses et aux requins, eux, c'est pas des gentils. Tous les textes (et ils sont nombreux) sont dans un anglais simple à traduire mais dans la boite de la version Française, il y a un petit livret avec les traductions. C'est sympa de la part des développeurs de penser à nous, d'autant que la scénarisation est très correcte pour un jeu de ce type, avec notamment pas mal de dialogues. SEGA a méchamment assuré en éditant cette production puisque le soft est sorti la même année que Sonic 2 et Streets of Rage II, ce qui donne (avec Ecco) parmis les 3 meilleurs jeux de la console. Développé par Novotrade (devenu Appaloosa Interactive entre cette opus et sa suite), un petit studio Hongrois qu'on connait déjà pour des titres fort sympathiques comme Le Livre de la Jungle, Jurassic Park (version Mega Drive) ou Cyborg Justice. Et avec Ecco the Dolphin, Novotrade/Appaloosa était sacrément inspiré et nous offrait un sacré niveau d'excellence, tant en terme technique que ludique.



 

Si les textes sont en anglais à l'écran, il faut savoir que dans la boite française du jeu, il y avait un livret avec les traductions (celui en bleu clair au milieu). Une très belle initiative.


Tout d'abord
Graphiquement, on ne pensait pas la console capable de telles couleurs
sa durée de vie : il faut compter pas moins de 10 heures pour le finir et c'est énorme pour l'époque. Ensuite le jeu est beau. Talonnant les 2 maitres du graphisme sur Mega Drive (Sonic 2 et Thunder Force IV), Ecco atteint des sommets. C'est coloré (oui une Mega Drive lorsqu'elle est programmée par des experts sait également y faire), riche en détails, diversifié... en clair c'est une tuerie graphique ! C'est tellement beau qu'on se croirait en train de nager au milieu des poissons dans les profondeurs abyssales et labyrinthiques que nous propose l'aventure. Et le jeu propose aussi quelques passages à résolution d'énigmes. Et c'est bien là qu'on trouvera le principal défaut du titre : la difficulté. Les énigmes ne sont généralement pas bien compliquées mais impliquent d'avoir une dextérité à toute épreuve, ce qui finit par être extrêmement usant et crispant. Et c'est bien dommage car le niveau est tellement élevé que finalement l'aventure se ferme du large public et ne reste accessible qu'à un petit nombre d'experts du pad. Encore que, j'avoue que les deux derniers niveaux (les célèbres The Tube et Welcome to the Machine) sont tellement difficiles, c'en est même n'importe quoi de voir ça ! Je me demande même si quelqu'un a déjà fini le jeu sans tricher... Prônant son statut de "jeu intelligent", on a aussi droit à quelques passages purement plate-formes, d'autres où c'est l'exploration qui prime. Ajoutons à ça un dauphin relativement fragile et (mammifère oblige) qui doit respirer de temps en temps, et on n'a pas fini de pester contre le jeu. Mais c'est tellement beau et enchanteur, qu'on finit toujours par lui pardonner ses excès. Dans toute cette richesse graphique, le son n'a pas été oublié. Les bruitages sont sobres mais collent bien à l'ambiance et les musiques sont vraiment superbes. Elles nous plongent dans le désespoir "humain" de retrouver cette famille kidnappée, sans laquelle Ecco n'a plus de raison d'être. Du grand art pour audiophiles avertis.



Je pourrais Note
parler de ce jeu des heures durant mais je résumerai en disant qu'il y eu l'avant et l'après Ecco the Dolphin. Ce titre est un pavé dans le décor ludique de cet âge d'or (comme on se l'accorde à dire), à la fois envoutant et tellement original. Techniquement très abouti, hyper coloré, fluide, disposant d'une direction artistique sans équivalent et d'une bande-son magnifique, Ecco nous propose en plus une sympathique scénarisation, dont on disposait des traductions dans le livret de la boite (une belle initiative pour celles et ceux qui ne comprennaient pas l'anglais). En bref, Ecco the Dolphin est un jeu exceptionnel, un peu gâché par un ereintante difficulté mais la magie qui s'en dégage est hypnotisante et au cas, un "debug mode" aide à finir cette aventure sans pareille. En somme, Ecco est l'un de mes jeux préférés...



Test réalisé par iiYama

juin 2005