Tiny Toon Adventures (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 1993
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Tiny Toons
Prix au lancement : 400Frs


Une autre version de Tiny Toon existe sur :




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Tiny Toon
Adventures

Buster's Hidden Treasure



Les Tiny Toons
La carte est sympa mais on n'y revient pas lorsqu'on perd une vie. Ça rend le jeu un peu dur sur la fin
sont apparus en 1990, dans une série animée qui a durée 4 ans et qui a vue naitre pas moins de 98 épisodes (il y a même eu un film d'animation). Cette série, à l'origine proposée par le grand Steven Spielberg, mettait en scènes les pseudo-enfants des héros de la Warner. Par exemple, on voit très bien le lien de parenté entre Buster Bunny et le célèbre Bugs Bunny, Plucky Duck et Daffy Duck, Calamity Coyote et Wile E. Coyote (le coyote de Bib-Bip connue sous le nom de Road Runner, qui a lui aussi son pendant toons, Little Beeper). Bref, les scénaristes ont cherchés a créé une licence plus jeune et renouvelée, étant donné que la plupart des héros de la Warner sont nés entre les années '30 et '50. Et qui dit jeune et "dans le vent", dit forcément jeu-vidéo. Si Bugs Bunny et consorts avaient déjà leurs propres jeux, les Tiny Toons eurent un réel succès, que ce soit à la télé comme sur nos consoles (malheureusement ce fut de courte durée et aujourd'hui presque personne n'en sen souvient). Un succès mérité puisque les dessin-animés étaient rigolos (en reprenant la plupart des gags instaurées par leurs pairs) et les jeux étaient globalement de qualité. Et dans la grande guerre qui opposait autrefois la Mega Drive à la Super Nintendo, il y avait un développeur plus malin que les autres, j'ai nommé Konami. En effet, à l'époque Konami avait tout compris en matière de marketing et il proposait à chaque console son épisode exclusif. Ça permettait de vendre 2 fois plus de jeux et que la Mega Drive ne subisse pas les comparaisons d'une version Super Nintendo généralement mieux fournie. Ainsi il ne faut pas confondre Tiny Toon Adventures : Buster Busts Loose qui est exclusif à la 16-bits de Nintendo, et Tiny Toon Adventures : Buster's Hidden Treasure, qui cette fois est exclusif à la console de SEGA (nous ne traiterons pas les versions 8-bits et portables, puisque ces 2 versions-ci sont forcément les meilleures). Pourtant les 2 jeux sont sortis simultanément. Si de nos jours ce sont les FPS qui font les consoles (KILLZONE, Halo, Resistance, Call of Duty…), avant le genre phare c'était la plate-formes. Je dirais même que la console qui avait les plus gros blockbusters, gagnait généralement une partie de la guerre (le cas de la Neo-Geo est très différent). Et on le voit bien, la NES a eu ses Mario, la Master System ses Alex Kidd, la Mega Drive a eu ses Sonic, la Super Nintendo ses Mario (bis), pareillement pour la Game Boy. Ce phénomène a perduré jusqu'à la 5e génération de consoles, avec une Nintendo 64 qui a proposait son Mario 64, une Jaguar qui proposait son Rayman et une PlayStation qui proposait ses Crash Bandicoot.


En plus,
Les graphismes sont mignons, colorés, mais quasiment sans artifices
la plate-formes instaurait également une mascotte à la marque (ce phénomène, qui a duré plus de 15 ans, a subitement disparu avec les consoles de 6e génération, résolument plus matures, c'est là que les FPS ont pris le relai). Tout ça pour dire que la plate-formes était un genre majeur dans les années 80/90. Sorti en 1993, en pleine maturité des consoles 16-bits, Tiny Toon Adventures (avec un Toon sans "s") surfe clairement sur la vague en s'inspirant à la fois de Mario et de Sonic. Pour la petite histoire, Montana Max (le méchant sale-gosse) a volé une carte au trésor, découverte par Buster Bunny. S'alliant à Gene Splicer (le savant fou du coin), il kidnappe Babs Bunny ainsi que ses principaux amis, que Gene contrôlera à distance grâce à des casques de contrôle mental. Buster part donc sauver ses amis et qui sait, peut-être récupérer le trésor au passage. Tout ça est expliqué lors d'une petite intro sympa, à base d'images fixes et de textes (malheureusement qu'en anglais). Comme je le disais, Tiny Toon s'inspire largement de certains jeux de plate-formes, autrefois bien connus comme Super Mario World, Sonic, Zool, James Pond, Aero the Acrobat, Adam's Family et j'en passe. On se retrouve alors avec une carte (façon Mario World), où sont disposés les niveaux à franchir. Pas de fioriture, il n'y aucun bonus ou level caché façon Mario 3, mais on peut refaire les niveaux à la recherche de vies supplémentaires ou d'items de santé. Parsemés sur le chemin, on a également des boss, parmi les plus faciles qu'il m'est été donné d'affronter (même le boss de fin). D'ailleurs, d'une façon générale, même si elle augmente de façon vraiment progressive, la difficulté n'est pas trop élevée. Pour une fois Konami nous a fait un jeu abordable, un jeu pour enfants avec une difficulté à leur portée (ce que les adultes apprécient aussi). Il faut quand même préciser que le dernier tiers relève quand même du défi et le dernier niveau est assez infernal. Mais jusque-là il n'y aura pas trop de problème, vous pourrez profiter de l'aventure sans trop vous prendre la tête. Pas trop difficile mais tout de même assez long (16 levels plus 7 boss, comptez dans les 3 heures), le jeu se pare en plus de passwords assez bienvenus. Le seul souci, c'est que pour récupérer le code il faut avoir un game-over, donc on ne conservera pas les vies accumulées. Même critique, si on reprend un level déjà fini (histoire de glaner un peu), il faudra le faire jusqu'au bout, impossible de se barrer avant. Après Tiny Toon Adventures est un grand classique du genre : les interactions se réduisent au minimum (pousser un rocher pour monter dessus et atteindre une hauteur), utiliser des bumpers, sauter sur la tête des ennemis pour les tuer… avec également toute la panoplie classique au genre comme dénicher des zones secrètes, trouver des items (invincibilité temporaire, cœur qui remet de la santé…), se gaver lors des bonus-stage (vies sup'), collecter des carottes en lieu et place des rings (Sonic), bonbons (Zool) ou pièces (Mario), on a des levels aquatiques bien chiants, des levels de glace et des levels purement terrestres où plusieurs chemins sont possibles.


Notre Bunny
Il ne faut pas le comparer aux gros hits de la console (comme Sonic 2 ou Earthworm Jim) sans ça Tiny Toon Adventures est un jeu vraiment sympa
pose quand même quelques originalités. Il sait faire un "slide" si on court assez vite et on a une touche "item" qui permet "d'invoquer" un ami toon qui nettoiera l'écran de tous les ennemis. Pour y avoir accès, soit on trouve un item correspondant, soit on collecte 50 carottes. Autre bonus très sympa, en chopant une cloche, on augmente sa jauge de vie d'un cœur (3 cœurs minimum, 5 cœurs max). C'est sympa mais il y a des restrictions. Si d'un niveau à l'autre on garde ses cœurs, par contre on ne garde pas les "attaques toons". Dommage mais y'a pire. Une fois qu'un level est lancé, vous ne pouvez plus le quitter (à moins de le finir bien entendu). Donc si vous mourrez en cours de route, vous reprenez le level du début, en perdant vos 2 cœurs bonus ainsi que vos attaques toons cumulées jusqu'ici. C'est donc encore plus difficile de finir le niveau non ? Si on n'y est pas arrivé avec 5 cœurs, comment le faire avec 3 ? Konami a-t'il vraiment penser à ça ? Si seulement on pouvait sortir, histoire de se refaire une santé sur un level antérieur, ce serait plus logique et surtout moins vache. Autre point, la jouabilité est bonne et le scrolling est très vif, peut-être même un peu trop. En fait notre Bunny manque cruellement d'inertie, ce qui rend le scrolling très nerveux mais qui peut faire mal aux yeux (mouvements rapides) et peut déranger les premiers temps. Heureusement on s'y fait vite. Techniquement, Tiny Toon Adventures n'impressionnera personne. C'est plutôt joli et très coloré, mais les décors sont finalement assez banals et les effets graphiques sont très rares (juste une petite distorsion de temps en temps, comme lors des levels de lave). Les animations sont également détaillées, surtout pour notre Buster Bunny qui possède une belle panoplie de mouvements. Malgré tout, si Tiny Toon reste au dessus du lot en matière de graphismes sur Mega Drive, il reste bien en dessous de Sonic. On appréciera tout de même le ton humoristique de certaines situations, des mimiques rigolotes et quelques blagounettes bien placées. Le son enfin, ressemble à s'y méprendre au dessin-animé. L'ambiance est à la bonne humeur mais son côté festif et ses sonorités de fête foraine, finissent par agacer. Rien de méchant (d'autant que certaines musiques sont meilleures que d'autres) c'est juste qu'on n'a pas de pistes avec des grosses mélodies qui accrochent mais personne pourra se plaindre que la bande-son ne soit pas dans le ton du dessin-animé.



Cette version Note
Mega Drive de Tiny Toon Adventures n'est pas à la hauteur des gros hits de la console. En clair ça ne vaut pas un Earthworm Jim, un Sonic 2 ou même un Quackshot pour rester dans l'ambiance dessin-animé pour gosses. Mais on parle là des plus gros hits de la machine et Tiny Toon rivalise sans peine avec le reste de la ludothèque. Aussi agréable et fun qu'un Chuck Rock, un Cool Spot ou un James Pond, nous sommes en présence d'un bon jeu. C'est joli, coloré et agréable (les notes d'humour ne manquent pas), c'est jouable et au final, c'est fun comme on aime. Pas sur la première marche du podium mais juste en dessous, sur la seconde, ce que beaucoup de jeux Mega Drive n'atteignent pas.



Test réalisé par iiYama

septembre 2010