Starwing / Star Fox (SNES)

 



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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 1993
Développeurs : Nintendo - Argonaut Software
Editeur : Nintendo
Genre : combats aériens

Support : cartouche de 8Mb
Puce additionnelle : SuperFX
Versions testées : Euro PAL (50hz) et US NTSC (60hz)
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Temps de jeu : environ 45 minutes par parcours
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 450Frs
Score des ventes : 4 Millions












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Starwing

Star Fox


Nintendo,
Grâce au SuperFX, les capacités 3D de la SNES sont décuplées !!
toujours en quête d'apporter plus à ses joueurs, a mis au point avec l'aide d'Argonaut Software, un CPU surpuissant : le SuperFX. Un chip 32-bits qui seconde la Super Nintendo dans les calculs de la... 3D ! Grand précurseur de son état (le jeu est sorti en février 1993 au Japon et les Saturn / PlayStation ne verront le jour 21 mois plus tard) ce jeu de combats aériens futuriste est tout en 3D et ce, sur une console qui n'est pas du tout prévue pour ça, puisqu'elle n'est qu'une 16-bits à la puissance de calcul insuffisante. Mais la puissance sans maîtrise n'est rien c'est ainsi que Môsieur Shigeru Miyamoto, heureux papa de 2 beaux enfants très prolifiques pour Nintendo (Mario et Zelda), entre en jeu en créant Fox McCloud, le personnage principal du titre. Chez Nintendo on aime bien avoir un héros "sous la patte", plutôt que de balancer un bête shoot "sans charactère". Et ils ont raison puisque l'aventure se déroule en équipe (de temps en temps il faudra sauver ses collègues d'un poursuivant) et moult dialogues entrent alors en ligne de compte. Le scénario est d'ailleurs assez sympa : le père de Fox a disparu en tentant de mettre fin aux agissements du terrible Andross et Fox a décidé de reprendre le flambeau de son paternel. Avec ses camarades Falco Lombardi, Slippy Toad et Peppy Hare, il lutte contre les forces d'Andross qui viennent d'envahir Corneria. En arrivant à Venom (la planète d'Andross), Fox décide de se battre seul à seul pour enfin savoir où est son père... Starwing (connu sous le nom de Star Fox aux USA et au Japon) est donc le précurseur de ce qui sera quelques années plus tard, des jeux comme Air Combat (même si le genre existait déjà, notamment sur PC). Le SuperFX est donc intégré à la cartouche et c'est lui qui s'occupe de gérer toute la 3D, la console faisant le reste (la jouabilité, le son et la 2D). Et le résultat est là !



 

La séquence de décollage (superbe !) et le premier niveau



Le SuperFX, aussi appelé MARIO Chip1 (MARIO pour Mathematical Argonaut Rotation Input Output) ou GSU-1, est un processeur 32-bits à technologie RISC, conçue par Argonaut Games en 1992/1993. C'est probablement la plus connue des puces dédiées de la Super Nintendo. Intégrée à la cartouche du jeu, elle permettait à la console de créer un rendu en trois dimensions (3D) à base de polygones sans texture (Flat Shading). Elle fut opposée au SVP (SEGA Virtua Processor), qui équipa Virtua Racing sur Mega Drive. Cadencée à 10,5Mhz, le SuperFX fonctionnait en parallèle du processeur central de la console (on estime que le SuperFX est 40 fois plus puissant que ce dernier). Les jeux utilisant cette technologie sont facilement reconnaissables car Nintendo, dans son grand génie, avait prévu des extensions sur les cartouches. Ces "pins supplémentaires" servent à alimenter le processeur et à faire transiter toutes sortes de données jusqu'au CPU de la console.


   


Sachez qu'il existe plusieurs PCBs de cette même cartouche (selon sa provenance et ses mises à jour hardware). Sur cette version on note en (1) le SuperFX lui-même, en (2) nous avons de la RAM qui sert directement au SuperFX (estimée à 4Mo) et en (3) nous avons les 8Mb (1Mo) de ROM qui contiennent les données du jeu. Technologiquement, ce type de cartouche était très en avance sur son temps. Les jeux les plus connus utilisant le SuperFX sont : Starwing, Dirt Racer, Dirt Trax, Vortex et Stunt Race FX.



 


Même si
Star Fox n'est pas qu'une démo technique, c'est aussi un excellent shoot
parfois les décors sont un tantinet vides, la plupart sont beaux, colorés et la majeure partie des éléments du décor (comme les ennemis) sont en 3D polygonale plate : le Flat Shading (pas de plaquages de textures faut pas pousser, c'est une Super Nintendo tout de même). Et on rentre vite dans le jeu avec des passages impressionnants (j'ai toujours aimé la 3D comme ça ^.^) qui donnent des frissons ! On se surprend même à se pencher pour éviter un mur (c'est ridicule je sais, mais ça prouve bien qu'on est dans l'action). Vous l'aurez compris, l'animation est bluffante, le SuperFX faisant très bien son travail. Evidemment, en ce qui concerne la fluidité, il ne faut pas s'attendre à des miracles : le framerate est relativement bas (moins de 15 images/seconde en moyenne, avec en plus quelques chutes et quelques petits ralentissements) mais il faut féciliter la prouesse technique, ce véritable tour de force qui a réussi faire tourner un véritable jeu en 3D sur une simple console 16-bits (ce qui est normalement impossible à faire !). Le reste de l'aspect technique n'est pas mit de côté pour autant puisque le son est d'une grande qualité : musiques polyphoniques superbes (bien dans l'esprit du jeu), bruitages efficaces et voix digitales impeccables (en Anglais ou à base de blobobloubup). Rien à redire, tout est bon. Seule jouabilité un peu lourde est à déplorer mais c'est dû à la 3D et aux calculs de trajectoires que le FX doit fournir et qui ralentissent un peu les réactions de l'appareil. Mais lorsqu'on est habitué, il n'y a plus de problème. Le jeu est tout de même assez ardu et bien qu'on puisse le finir en "easy", dès le niveau "normal", ça se complique drastiquement. Ceci dit, selon le niveau de difficulté, le parcours sera très différent, les planètes et les zones spatiales aussi. C'est un excellent moyen de nous inciter à refaire le jeu plusieurs fois car tout voir et même découvrir les zones cachées, vous prendra plus de temps que le parcours de base ne le laisse présager. Enfin l'intro et l'épilogue sont également en 3D (ils en profitent) et sont superbes.



 



Si Note
on y réfléchit bien, à part une jouabilité un peu lourde (bien que ça peut se comprendre, d'une part parce qu'on pilote un vaisseau, d'autre part parce que le jeu a énormément de calculs à réaliser), Starwing / Star Fox est une révolution dans un genre où on ne l'attendait pas. De la "vraie" 3D (pas comme dans View Point où tout est précalculé), offrant des sensations fortes (puisque le jeu ne sera pas avare en passages originaux et en boss de grande taille), il offre aussi une bande-son cinématographique et un fun que les années n'ont jamais réussies à ternir. C'est un peu le résumé de cette perle du jeu vidéo, un titre très en avance sur son temps et d'un Nintendo qui (à l'époque) tenait la distance. Malgré le temps qui passe, je suis toujours aussi fan de ce jeu et je crois bien que ce n'est pas prêt de changer...




Les -

  • Les phases en cockpit... un peu moins passionnantes
  • Jouabilité un peu lourde
  • Un framerate assez bas
  • Les +

  • Une incomparable prouesse technique qui nous offre une véritable 3D en Flat Shading sur une simple console 16-bits
  • Conseil : pour avoir un jeu plus fluide et plus rapide, jouez à une version NTSC 60hz
  • Pas mal de passages originaux et qui nous en mettent plein la vue !
  • 3 niveaux de difficulté pour 3 parcours bien distincts
  • Bien qu'accessible, le gameplay est irréprochable
  • Bons bruitages et voix digitales parfaites
  • Le jeu est beau et relativement diversifié
  • Superbe bande-son symphonique

  • A savoir et séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir


    Test réalisé par iiYama

    septembre 2005 (mise à jour : mai 2020)