Rayman (JAG)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1995
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 32Mb (4Mo)
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400Frs
Score des ventes : 4 Millions (tous supports)


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Rayman








On le sait, chez Ubisoft
Cette version cartouche ne dispose pas des dessin-animés des versions CD-Rom, mais ne fait pas l'impasse sur l'intro pour autant
on a les dents longues, ce qui fait que la moindre exclusivité ne dure généralement pas bien longtemps (on pourrait dire pareil de Capcom). Mais là, ils ont fait très fort. Initialement prévu pour être une exclusivité Jaguar, le développeur a littéralement changé de bord sur le dernier tiers du développement. Considérant que la console d'Atari ne s'est pas assez vendue, ils risquaient de ne pas rentrer dans leurs frais, et ça à la rigueur, personne ne peut leur en vouloir. Voilà pourquoi en ce premier septembre 1995, Rayman (à ne surtout pas confondre avec Rain Man) est sorti sur PlayStation et Jaguar. Il sortira également sur Saturn quelques 20 jours plus tard, quant à la version Mega Drive 32X, elle fut tout simplement annulée à cause du four qu'a prit cet hardware. Mais finalement, Rayman on en entend parler de temps en temps, mais c'est quoi exactement ? Et bien c'est une excellente question Docteur Watson, question à laquelle je vais m'empresser de répondre. Dans le monde de Rayman, tout allait pour le mieux lorsque Mister Dark enlève le Grand Protoon, celui qui préservait l'équilibre du monde. Les Electoons, petits êtres attachés à ce dernier, furent dispersés et enfermés dans des cages. Betilla la fée, fut incapable d'arrêter Mister Dark, voilà pourquoi c'est à notre héros qu'il incombe de libérer les Electoons et de sauver le Grand Protoon des griffes de Mister Dark. Heureusement que pour l'aider, notre personnage recevra l'aide de Betilla… Rayman est un personnage assez atypique puisqu'il n'a ni bras ni jambe. Au début du jeu, cette grosse buse ne sait absolument rien faire mais Betilla, sorte "Marraine la bonne Fée", lui octroiera quelques facultés supplémentaires au fil de son aventure. En premier lieu le bonhomme pourra lancer son poing (il faut maintenir la touche pour lui donner plus de force et qu'il aille plus loin), ensuite il pourra s'accrocher aux rebords, recevoir un pouvoir de façon temporaire (comme planter des fleurs géantes), etc.


Mais à
Même si la jouabilité est bonne, le gameplay n'a rien d'original et surtout, c'est hyper difficile !
l'instar d'un certain Mega Man, il sera parfois pénible de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut de son personnage. Par exemple Rayman est incapable de lancer son poing vers le haut et encore moins en diagonales, ce qui est souvent frustrant. Jeu de plate-formes entièrement en 2D et en vue de profil (comme c'était souvent le cas à l'époque), Rayman use des plus vieilles ficelles du genre. Les Tings (des sphères bleues) remplacent les pièces de Mario ou les rings de Sonic (au 100e on gagne une vie), on tape ses ennemis pour les faire disparaitre, on saute de plate-formes en plate-formes, on se suspend à des lianes, on traverse des précipices… bref il n'y a pas grand-chose de neuf. La seule vraie différence, c'est que Rayman ne saute pas sur ses ennemis pour les tuer et qu'il possède une barre d'énergie au lieu de crever comme une bouse au moindre contact. Le jeu ne manque pas de légèreté. D'abord tout son background est super mignon, à base de mimiques rigolotes et autres "monstres gentils" aux bouilles fendardes, mais en plus il apporte quelques touches d'humour comme le fait de pendre une photo pour sauvegarder son checkpoint. Chaque niveau se compose en plusieurs sous-levels et dans chaque niveau on doit détruire 6 caisses d'Electoons, ce qui nous obligera à revenir plusieurs fois dans des levels déjà traversés, au fil qu'on gagnera de nouvelles aptitudes. Mais le gros défaut de Rayman, ce qui a terni un peu sa réputation, c'est le très mauvais dosage de sa difficulté. Super difficile dés le début du jeu, il y a même des niveaux sacrément vicelards qui vous forceront à choisir entre éteindre la console ou exploser le pad contre un mur ! Si aujourd'hui Ubisoft fait plus dans le "jeu tout public", à l'époque ils se sont lamentablement vautrés car Rayman est à l'origine destiné aux enfants.


Mais ces
Graphiquement, le jeu (entièrement en 2D) est magnifique !
derniers se sont vite lassés, le délaissant au profit des gamers pure souche. Je vais même vous dire mieux, en jouant avec un Action Replay qui offre entre autre l'invincibilité, et bien on misèrera quand même. C'est dire le niveau ! En plus de levels franchement tordus par moment, cette difficulté vient de 2 autres points bien précis : en perdant une vie le nombre de Tings tombe à zéro et surtout, lorsqu'on se fait toucher, on perd tout contrôle sur son personnage (il fait alors un bond en arrière qui cause généralement la perte d'une vie). Autant dire que si le jeu est vraiment sympa, attrayant et rigolo, là pour le coup vous allez rager. Bien qu'un peu lent, Rayman est malgré tout parfaitement jouable. D'ailleurs l'animation est d'une fluidité étonnante, tant pour le personnage principal que les dizaines de petits sprites qui gigotent à l'écran. Dans la forêt par exemple, sans doute le plus beau level du jeu, les décors ne sont pas figés : en plus des ennemis, il y a de la vie autour de notre héros. Et il faut féliciter les développeurs pour le travail accompli, puisque les décors sont vraiment magnifiques ! Utilisant en moyenne 65.000 couleurs, on peut le dire Rayman éclate la rétine et même s'il est en 2D, ça reste impressionnant (comme quoi, malgré sa fulgurante révolution, la 3D ne fait pas tout). Enfin la grosse différence avec les version PlayStation et Saturn, c'est qu'on troque un bon gros CD-Rom avec ses 650Mo, contre une cartouche de 4 pauvres Mo. Il y a donc moins de voix digits et surtout, il n'y a plus la vidéo d'intro. Qu'à cela ne tienne, une intro est tout de même présente (à base d'images fixes) et malgré quelques petits changements, les 2 versions sont pour ainsi dire à identiques (par contre pas de sauvegarde ici, uniquement des passwords).




Même si Note
pris à la louche Rayman reste un jeu de plate-formes 16bits assez banal dans le fond (sans la qualité de ses décors, il tournerait parfaitement sur Super Nintendo), reprenant ça et là les idées de ses prédécesseurs (Super Mario World, Sonic, Tiny Toon, World of Illusion et j'en passe), il n'empêche que le charme et la beauté de son univers font mouche. C'est vraiment super beau, le son est calme, plaisant (en concordance avec les décors bien qu'il n'y ait pas de quoi en faire un plat), c'est jouable, rigolo… bref Rayman est un jeu vraiment attrayant. Seul bémol à tout ce bonheur ludique : la difficulté va littéralement vous pourrir l'expérience, ce que je suis le premier à regretter. Et c'est d'autant plus dommageable qu'à l'époque, Rayman visait un public jeune. Si par contre vous êtes un crack du pad ou que vous aimez les challenges pimentés, alors foncez et vous verrez, même si c'est un peu infantile et gnan-gnan, c'est également un jeu enchanteur…



Les -

  • Certains passages sont vraiment vicelards... c'est pénible :(
  • Gameplay tout sauf original
  • Horriblement difficile !
  • Pas de sauvegarde
  • Les +

  • L'originalité de l'univers proposé et des personnages
  • Graphismes absolument magnifiques !
  • Animations hyper fluides
  • Bonne jouabilité


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    Test réalisé par iiYama

    mars 2010 (mise à jour : octobre 2013)