Flashback (3DO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : Delphine software
Adaptation : Delphine software
Editeur : US Gold
Genre : aventure

Support : 1 CD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : non

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Flashback

The Quest for Identity



Après
Cette version propose des vidéos à la place des cut-scènes en 3D. La grande classe :)
l'énorme succès de Flashback sur Mega Drive et Super Nintendo, Delphine Software a commencé à convertir son fabuleux jeu à tous les supports capable de l'accueillir. Mais avant tout Flashback, c'est quoi ? Et bien c'est l'un des plus grands jeux d'aventure sorti initialement en 1992. Né sur Amiga, c'est lors de sa sortie sur Mega Drive qu'il a vraiment trouvé son public et reçu le succès qu'il mérite. Jeu d'aventure en 2D et en vue de profil, le scénario emprunte aux films de science-fiction et le gameplay alterne habilement phases de plate-formes et phases d'action. Pour cette version 3DO, sans doute la plus aboutie d'entre toutes, on a quelques nouveautés même si en tant que fan absolu, j'aurai vraiment aimé que ce portage aille plus loin. Alors faites place à l'un des plus grands chef-d'oeuvre de l'ère 16bits... et oui, même si avec la 3DO on est sur une console 32bits. Flashback fut écrit comme un film. Très inspiré par le cinéma, notamment Running Man et Total Recall, le développement scénaristique offre maints rebondissements ainsi qu'une trame axée science-fiction très accrocheuse. Dans ses versions cartouche/disquette, l'une de ses plus grosse originalité était de proposer de véritables cut-scènes en pseudo-3D (sorte de flat shading) afin de ponctuer les moments forts de l'aventure. Et bien dans cette ultime version CD, si on garde la mise en scène originelle, toutes ces cut-scènes gérées en temps réel sont remplacées par des vidéos en images de synthèses. Certes la qualité n'est pas au top puisque le cadrage mange 50% de l'écran, c'est pixellisé, un peu lent et fade en couleurs mais ça fait quand même son bout d'effet, notamment pour une intro très bien travaillée. Et le rendu est évidemment bien meilleur que sur Mega-CD, la 3DO n'ayant pas de problème de couleurs. Par contre, certaines vidéos sont un peu bizarres. Bien sûr on retrouve la direction artistique du jeu original mais parfois les développeurs ont fait de drôles de choses comme lorsque Conrad (notre personnage) jette à l'arrache la pile sur la machine qui créé un pont de plasma, la sauvegarde de sa mémoire dans le cube est totalement occultée ou encore lorsqu'il saute dans le vide avec la ceinture anti-G et qu'on ne le voit même pas atterrir. En fait, les vidéos originales étaient plus compréhensibles que celle-ci, mieux dirigées. Je regrette aussi que les développeurs ne soient pas aller plus loin puisque les vidéos en images de synthèses ne remplacent que celles en 3D. Ca aurait été génial d'avoir une vidéo pour chaque dialogue par exemple. Ca aurait pu être possible car le disque n'est pas plein et plus d'un an sépare la version Mega Drive de celle-ci. Malgré tout, ce sera tout de même un vrai bonheur que d'avoir ces vidéos, ces FMV comme on disait à l'époque, car elles apportent un vrai plus à l'aventure, d'autant que le taux images par seconde est élevé et donc on obtient une très bonne fluidité. Et pour couronner le tout, même si elle est un peu courte, la fin est sympa et l'épilogue fait la rétrospective de toutes les vidéos du jeu.


Basé sur le principe
La jouabilité est particulière mais très précise. Par contre, dommage qu'on ait aucun nouveau contenu
de Prince of Persia (concept reprit plus tard par les Oddworld), la jouabilité est basée sur un quadrillage des niveaux (le défilement des écrans est séquentiel) et les mouvements, en grand nombre, s'effectuent via des combinaisons de touches. Après un temps d'adaptation, on découvre une jouabilité très précise avec un niveau d'interaction assez poussé. Conrad possède un inventaire (qui a totalement été revu sur cette version) où il peut stocker les objets ramassés tels que des clés, arme de poing et autre téléporteur manuel, bien pratique. Il peut donc prendre tout ce qui est à portée de main, utiliser les machines, prendre le métro, monter/descendre avec des élévateurs, recharger son bouclier ainsi que tout une panoplie de mouvements gérant les phases de plate-formes. Car notre héros est un véritable acrobate et à l'instar d'une certaine miss Croft, il devra souvent jouer de l'escalade. Disséminé dans le décor, des bornes de sauvegarde mémorisent notre position mais attention, le jeu ne sauvegarde pas vraiment. Ainsi, pour rejouer à un niveau on utilise des passwords, la "save" étant volatile (à noter que dans cette version 32bits, la save est instantanée). Tout de même je regrette que cette version n'utilise pas le système de sauvegarde intégré à la console, ça aurait été un vrai plus. Conrad jouera aussi du flingue (il possède également un bouclier énergétique de protection) afin de dessouder les gêneurs. Alors en bon résumé, il est très difficile de s'ennuyer avec un tel jeu. Le gameplay est sans cesse renouvelé, les interactions sont très nombreuses et une fois les rudiments du maniement acquis (un maniement qui peut sembler raide la première fois qu'on joue), on fait se qu'on veut de notre héros malgré lui. Bien sûr, après quelques années avec cette même "raideur" certains auraient appréciés un remaniement de la jouabilité mais Delphine Software a préféré jouer les conservateurs. En plus, j'ai trouvé cette version étrangement moins jouable : par exemple, il est plus difficile de faire une roulade sans être équipé de son arme. Bizarre... Au même titre que pour le précédent chapitre, on aurait aussi apprécié plus de nouveautés, quelques passages supplémentaires, de nouveaux bonus... mais vous n'aurez rien ! Cette version 3DO se contente d'adapter le jeu cartouche, ce qui est déjà pas si mal étant donné la richesse de celui-ci. A mon humble avis, Flashback est l'un des premiers jeux à utiliser une technologie issue du cinéma : la rotoscopie (le précurseur de la Motion Capture). Ainsi les mouvements de Conrad ont étés calqués sur des animations réelles, ce qui rend chaque geste extrêmement fluide et réaliste. Une véritable prouesse technique à l'époque, qui a forcé l'admiration des joueurs comme des développeurs concurrents. Pour ce qui est des décors, ce titre joue beaucoup sur la variété : la jungle, la ville, la death tower, la prison, la planète Morphs... Tous sont très différents, bien que les gameplans soient construit de la même façon. Les graphismes, même si quelques passages sont un peu vides, possèdent leur design propre, ainsi qu'une bonne définition et une bonne coloration.


On retrouve donc
Le jeu reste toujours aussi beau et ses animations sont toujours aussi fluides. Mais sur une console 32bits, on attendait une refonte graphique...
l'exact jeu Mega Drive, à la différence qu'ici, lecteur CD oblige, on nous impose quelques loadings. Heureusement ils ne sont pas très longs et on retrouve avec plaisir tout le charme du jeu d'origine. Mais hormis sa grosse plus-value (musiques, vidéos), cette version 3DO n'apporte aucun bonus et aucun nouveau level. C'est un peu dommage car la même critique sévissait déjà sur la version Mega-CD. De plus, on en revient toujours à la même critique : même si le jeu vieillit bien, s'il possède une atmosphère qui lui est propre, qu'il se trouve être un poil plus rapide que sur cartouche, la console est totalement sous-exploitée. La 3DO n'est pas une console 16bits, elle possède un lecteur de CD-Rom, un gros processeur 32bits et toute cette débauche de technicité n'a pas été usitée. Si on trouve le jeu vraiment sympa, il reste immanquablement en 2D sur une machine facilement capable de mieux. Même sans ça, on aurait au moins apprécié que la qualité graphique soit rehaussée. Les capacités de la console auraient pu nous offrir un rendu certes toujours en 2D, mais extrêmement coloré et détaillé (on le voit bien dans le remake d'Another World). Mais une nouvelle fois les développeurs ont jugé bon de ne rien toucher au jeu, soit par respect pour l'oeuvre originale, soit par fainéantise. Point faible de la version Mega Drive, on avait de jolies musiques (bien que rares) mais une qualité à couché dehors, indigne même de la console. Version CD oblige, toute la bande-son a été revue... enfin presque toute. Les bruitages restent quand même d'origine et si la qualité n'est pas toujours top niveau, ça reste quand même correct (une refonte n'aurait quand même pas fait de mal). A côté de ça, les vidéos nous balancent de nouveaux thèmes et le doublage, un peu sous-samplé, est généralement "récité". Mais il faut dire qu'on est vraiment au début du "mouvement FMV", une mode qui prendra son plein essor avec la génération PlayStation. Ensuite ô bonheur, on a enfin de la musique pendant le jeu. Fini le temps où elle ne ponctuait qu'un passage bien précis, désormais elle est omniprésente. De grande qualité, ça conforte aussi l'aspect "film de science-fiction" que le scénario nous livre avec grand succès. Et même si elle s'interrompt lors des vidéos ou des chargements, selon le passage elle reprend là où elle s'est coupée (il lui arrive aussi de reprendre du début mais ça n'est pas trop gênant). Malheureusement, la musique n'est pas toujours accordée au jeu, ce qui fait que par moment, on regrette presque le silence d'antan. C'est d'autant plus vrai sur une bonne moitié du jeu. Par contre le thème de l'écran titre est superbe et sur la fin, de retour sur Terre et sur la planète alien, elle ponctue très bien l'aventure. Et il est vrai que cette ambiance cinématographique va dans le sens de Flashback. C'est juste que les 8 pistes qui sont proposées ne collent pas toujours au thème, surtout lorsqu'on a fini le jeu cartouche plusieurs fois (ça fait bizarre en fait).



Oui, Note
on peut considérer que je suis indulgent envers ce jeu car il fait véritablement vivre une grande aventure. Bien sûr la conversion est fidèle au pixel près mais c'est aussi ça le problème. Les développeurs ont eu le bon goût de créer des vidéos en images de synthèses qui remplacent les anciennes cut-scènes en pseudo-3D (ce sont les mêmes que sur Mega-CD avec plus de couleurs) mais ils ne sont clairement pas aller assez loin. Sur 32bits, on attend plus qu'une simple adaptation d'un jeu 16bits agrémenté de vidéos. Il aurait fallu que chaque scènes soient retravaillées et que les graphismes soient refaits pour se prêter au mieux à son support. Pourtant Flashback n'en demeure pas moins une aventure très prenante. Scénario béton, jouabilité tout en finesse et précision, animation d'un réalisme éblouissant, jolis graphismes pour de la 16bits... les petits français de Delphine Software ont prouvés qu'ils pouvaient aussi faire de grands jeux. Ainsi Flashback reste un grand titre sur une console assez pauvre en bons jeux. Je le redis une dernière fois, même s'il reste un jeu 16bits dont certains diront qu'il est daté, Flashback garde encore tout son charme et son addiction.



Les -

  • Aucun réel nouveau contenu
  • Ca reste un jeu 16bits...
  • Vidéos un peu cheap
  • Les +

  • Jouabilité déroutante mais précise et finalement agréable
  • On a enfin des musiques tout au long de l'aventure
  • Des vidéos en images de synthèses
  • Animations super fluides !
  • Bon scénario


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    Test réalisé par iiYama

    mars 2009 (mise à jour : septembre 2013)