Total Eclipse (3DO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1993
Développeur : Crystal Dynamics
Editeur : Crystal Dynamics
Genre : shoot-them-up

Support : 1 CD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : non


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Total Eclipse








Avec l'avènement
Difficile et peu jouable. Une recette qui lasse vite
de la 3D, certains développeurs ont pu se lâcher et nous faire éprouver nos premières grosses sensations immersives. Calqué sur le génialissime Starwing de Nintendo, on y retrouve un peu le même gameplay, les mêmes idées mais dommage, pas le même génie. L'histoire commence lorsque des aliens tentent d'envahir notre planète et notre base géostationnaire. Nous prenons donc notre courage à 2 mains et on monte dans un vaisseau de la dernière chance afin de combattre les envahisseurs. Super original non ? Ceci dit, avec la 3D est aussi né le temps des FMV (Full Motion Video) grâce au support CD, des vidéos qu'on retrouvera lors d'une petite intro très kitch ou tous les 5 levels, histoire de marquer le coup puisqu'on change au passage de planète. 20 levels vous attentent (4 planètes) et une armada déchaînée de gros vilains avec. Le vaisseau est évidemment équipé d'armes laser qu'on upgradera au fil des bonus trouvés en chemin et au cas où, on aura toujours la possibilité de lancer une mega-bombe. Si la réalisation est plutôt canon (j'y reviens de suite après), à mon avis vous ne tiendrez pas longtemps avec ce jeu. Difficile à l'extrême, si on perd une vie on reprend au dernier checkpoint, qui sont en plus très espacés et sans retrouver ses mega-bombes. Dur ! Et ce n'est pas seulement à cause d'ennemis qui visent un peu trop bien que vous mourrez (leurs tirs faisant trop souvent mouches), c'est aussi à cause d'une jouabilité très approximative et d'une gestion des collisions très mal gérée. En tuant des ennemis, la jauge d'énergie du vaisseau remonte un peu mais les commandes réagissant disproportionnellement, on aura tôt fait de manger un mur ou une montagne et c'est l'explosion. Dès le niveau 5, une vie ne dure guère plus d'une minute. C'est très vite lassant, Total Eclipse devenant comme l'énorme View Point sur Neo-Geo, un jeu élitiste réservé aux meilleurs, à l'élite du pad.


Et c'est tout
Le son et l'image sont d'une remarquable qualité
de même dommage car le jeu ne lésine par sur l'esbroufe. Alternant les levels extérieurs où on a une certaine liberté d'action (plusieurs chemins possibles) et d'autres cloisonnés tels des tunnels, les sensations sont au rendez-vous. Attention toutefois, dans le dernier chapitre (levels 16 à 20), on se retrouve souvent dans un cul-de-sac avec pour seule solution... mourir. Heureusement que pour nous aider, il y a un petit radar qui affiche une mini-map du niveau traversé. Et si Total Eclipse a fait parler de lui, c'est aussi par qu'en pressant LS ou RS, tout le décor se met à pivoter (un peu comme dans After Burner). Ca permet d'éviter certains tirs et de mieux slalomer entre les pièges. Comme dans Forsaken on peut donc pivoter sur 360° (ici le scrolling est tout de même imposé) avec un net avantage par rapport à ce dernier : lorsqu'on lâche les gâchettes, le jeu se recale à l'horizontale. Les bruitages sont assez classiques, peut-être un peu trop bruyants car ils couvrent des musiques vraiment géniales. Du bon gros Electro-Rock bien nerveux comme j'aime avec des solos de guitare furieux, on ne pouvait pas rêver mieux sur ce chapitre du jeu. Dommage qu'on ne puisse pas en profiter dans notre platine, les jeux 3DO étant cryptés (impossible donc d'en faire des Mp3).



Ce Starwing amélioré, Note
qui offre une 3D mappée bien gérée, fluide et joliment texturée, ne profitera que le temps de votre patience. Pas de sauvegarde, pas de passwords et encore moins de cheat-codes pour être invincible, Total Eclipse éprouvera vos nerfs à cause de collisions mal gérées rendant les phases en tunnel horriblement délicates, les extérieurs étant déjà pas mal difficiles (ne parlons même pas d'un dernier niveau parfaitement infaisable). Tout ça avec une jouabilité imprécise, même si on peut modifier la vitesse du vaisseau, les retournements sur 360° ne servant plus à rien puisque vous mourrez dans la minute qui suit votre réapparition. Et c'est cette difficulté extrême qui vous gâchera le plaisir de jouer à un jeu ayant une excellente réalisation, sur une bande-son de qualité.



Test réalisé par iiYama

juillet 2008