Final Fight (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1989
Développeur : Capcom
Genre : beat-them-all

Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Hardware : Capcom CPS1
Support : PCB de 48Mb
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : FF
Titres alternatifs : Final Crash / Street Fighter '89


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Final Fight









Vous ne le savez
Avec son gameplay simple, Capcom fait mouche. Une formule qui sévira longtemps après ce jeu. Dommage que la difficulté soit si élevée
peut-être pas mais Final Fight devait à l'origine être une suite au merdique Street Fighter, et se nommer Street Fighter '89. Heureusement pour nous Capcom a changé d'avis. Final Fight est un titre mythique, un de ce qui font sourire tous les connaisseurs, un de ce ceux qui rappellent d'excellents souvenirs. Avant de commencer ce test, je tiens à signaler que Final Fight est l'un des premiers vrais gros succès du genre sur Arcade (avec Double Dragon), qu'il est sorti sur plusieurs supports et sous diverses formes ou suites, et que la plupart des personnages créés, furent reprit dans les cross-over de la marque (notamment Street Fighter Alpha). Cette mise au point faite, il faut reconnaitre que Final Fight est LE jeu de baston de rue (beat-them-all) qui aura le plus cartonné. Le génial créateur de The Punisher, Cadillacs & Dinosaurs ou encore Captain Commando frappe très fort et enfonce le clou avec une œuvre ludique puissante, addictive et qui aura beaucoup de succès plusieurs années durant. La recette est simple : un scénario basique, une action hyper soutenue, une prise en mains immédiate et une réalisation impeccable pour un public très vite conquis. L'histoire se déroule à Metro City, une ville dévastée par le chaos, les punks et la violence. Son maire, Mike Haggar, fait de son mieux pour faire régner l'ordre mais il a bien du mal. Les punks de leurs cotés, n'entendent pas se faire emmerder par le maire et enlève la fille de ce dernier. C'est ainsi qu'Haggar part dans une guerre personnelle, accompagné de Cody (le fiancé de la belle) et de Guy (l'ami de Cody). Il est vrai que le scénario est assez léger et n'est que prétexte à la baston mais il se révèle tout de même assez sympa. L'intro (comme la fin du jeu) est à base d'images fixes, relativement classique pour le genre et pour les machines de cette époque. Si l'aventure reste assez linéaire tout au long des 6 niveaux, vous aurez quelques divertissements en sus, comme des stage-bonus où il faut exploser une Merco' à mains nues (j'ai mal pour le proprio) ou une diversité des décors assez bienvenue comme le passage assez culte du métro. Pour résumer la prise en mains, la jouabilité est excellente car même si elle n'innove en rien, elle reste précise et intuitive.


Le concept
Le CPS1 nous livre des graphismes de premier ordre
de base est assez simple : reprenant celui de Double Dragon, Final Fight use de seulement 2 boutons (frapper et saut). Il y a 1 à 2 projections par personnage, personnages qui sont au nombre de 3 (Haggar, Cody et Guy). On peut jouer à 2 simultanément et se déplacer sur la profondeur. En plus, en pressant les 2 touches simultanément, notre personnage effectuera une attaque spéciale qui fera un peu le ménage autour de lui mais qui en contre-partie consommera un peu de sa barre de vie. Enfin, on trouve sur le chemin diverses armes pouvant faire très mal : couteau, barre à mine ou encore sabre (on regrettera juste l'absence d'armes à feu). Capcom reste Capcom avec une prise en main rapide, des coups faciles à sortir, des combinaisons simples et du gros fun. Les 3 personnages sont clairement différents à prendre en mains et leurs techniques n'ont rien à voir les unes des autres. Guy cogne moyennement fort mais sa vitesse de déplacement lui sauve souvent la mise. Très charismatique, issu de l'enseignement Ninja, c'est un personnage excellent. Haggar est le balourd du jeu, une montagne de muscles sur pattes, il cogne très fort et ses prises issues du catch, feront beaucoup de dégâts. Son défaut reste sa lenteur. Cody est le juste équilibre entre Guy et Haggar. Bastonneur de rue et petit-ami de la disparue, il est l'emblème du jeu. Techniquement, Final Fight est beau, c'est une certitude. Bon, il est vrai que c'est pour ainsi dire le plus beau de sa catégorie (à cette époque) mais pas le plus beau jeu Arcade tout de même. Les boss sont imposants, les personnages ont une bonne taille et le charisme de la plupart est satisfaisant. Seule erreur, certains ennemis sont un peu raides ou paraissent débiles (Andore ?), mais on y prêtera guère attention dans le feu de l'action. Parfaitement fluide, la décomposition des mouvements est bien réalisée. Le jeu fait honneur au support avec des sprites d'une taille honorable et malgré des dizaines d'ennemis simultanément, aucun ralentissement n'est à déplorer. Du beau boulot pour une borne 16-bits. Cependant, si le CPS1 est reconnu pour être un chef en ce qui concerne l'image, il est aussi connu pour être très moyen en ce qui concerne le son. Et Final Fight n'échappe pas à la règle avec des musiques franchement pas terribles, manquant à la fois de mélodies et de qualité. Les voix digitales sont tantôt bonnes, tantôt grésillantes et les bruitages, très Arcade dans l'âme (comprennnez "bruyants"), sont assez réussis. C'est même le seul aspect réussi du son.



Final Fight Note
est un jeu mythique. Pourquoi ? Les raisons sont simples : jouabilité, graphismes, action... un cocktail détonnant comme seul Capcom sait les faire. Son seul réel défaut, c'est cette effroyable difficulté qui vous mangera toutes vos pièces. C'est un peu dommage, un jeu trop difficile cause l'irritation et la lassitude du joueur. Mais plus de 15 ans après, le roi du beat-them-all reste le maitre incontesté du genre, un incontournable, un jeu culte dans toute sa noblesse.




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Test réalisé par iiYama

septembre 2006 (mise à jour : mars 2010)