Strider (ARC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 1989
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : action / plate-formes

Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US (disponible en anglais, espagnol, chinois, russe ou japonais selon la région)
Textes à l'écran : US
Hardware : Capcom CPS1
Support : cartouche de 48Mb
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Strider Hiryu (JAP)


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Strider









Strider est un
Strider propose un gameplay vraiment original pour son époque
jeu bien connu de la scène Arcade et pour cause, il reste encore à l'heure actuelle, l'un des jeux les plus cultes d'un hardware prolifique, j'ai nommé le Capcom CPS1. Fort déjà de quelques succès comme 1941, Final Fight, Ghouls'n Ghosts, Forgotten Worlds et un peu avant sa plus grande réussite (je parle bien sûr de Street Fighter II), Capcom se lance dans l'adaptation du manga de Moto Kikaku. Et oui Strider n'est pas une identité propriétaire de Capcom, voilà sans doute pourquoi après Strider 2 (le jeu de 1999, à ne pas confondre avec Strider II / Strider Returns, sorti en 1990), la licence n'aura fait que des apparitions dans des cross-over comme dans les Marvel vs Capcom. L'histoire se situe dans un futur proche, en l'an 2048, où un mystérieux dictateur connu sous le nom "Grandmaster" a la mainmise sur le monde. Hiryu, le plus jeune membre d'une organisation dont ses agents sont connus sous le nom de "striders", est chargé de libérer le monde de son joug et pour se faire, il commence sa mission en infiltrant la capitale du Grandmaster en République Socialiste Soviétique (et oui à l'époque, en 1989, on ne parlait encore d'URSS). Pour étayer tout ça, je regrette vivement qu'on ne nous présente pas la moindre intro, mais en contre-partie, entre chaque niveau nous avons du texte avec en fond, une très belle voix-off traduite en 5 langues (dont l'anglais et le japonais pour leur territoire respectif). La formule est simpliste mais elle fait acte de présence, là où bien des jeux font l'impasse dessus. Dans Strider, on incarne donc Hiryu qui a la particularité étonnante d'avoir une sorte de sabre (perso on dirait une lame au plasma), comme le prolongement de son bras. C'est son arme principale et on pourra trouver des power-up qui boostent son allonge. Sur le chemin qui le mène jusqu'à la victoire, Hiryu pourra aussi récupérer des compagnons (2 maximum), qui peuvent soit être des petites drones terrestres, soit un aigle ou une sorte de tigre mécanisé. Ces "options" attaquent automatiquement les ennemis et même si leur comportement est un peu fol-dingue, ils rendent bien service. Dernier item à choper : on peut également remonter sa jauge de vie, voire même l'augmenter de 3 à 5 carreaux. La difficulté n'est pas insurmontable mais je trouve un peu raide qu'on ne puisse pas continuer son jeu en cas de game-over (à quoi servent les crédits alors ? :/ ). Si Hiryu peut s'accrocher aux murs et monter/descendre les parois, il faut savoir que le personnage fait une roulade et devient incontrôlable lorsqu'il se fait toucher, au risque de finir dans un trou. Heureusement pour compenser ça, il existe divers checkpoints au sein de chaque niveau.


On notera également
Si la bande son est une horreur, il n'y a par contre rien à dire sur une réalisation et un design vraiment réussis
que notre personnage ne sait pas frapper vers le haut (c'est débile, pas vrai Mega Man ?) mais la jouabilité reste très correcte dans l'ensemble, à part des sauts trop peu précis et approximatifs, ce qui peut poser quelques problèmes lors des phases de plate-formes. Mais alors qu'est-ce qui sauve ce jeu ? Et bien je dirai l'ambiance et l'originalité de certains passages. Déjà malgré les critiques, il faut reconnaitre que le gameplay est vraiment sympa (puisqu'il ne faut pas confondre "gameplay" et "jouabilité"), on a quelques passages la "tête en bas" (pour un jeu sorti en 1989, c'était peu commun) et les boss sont imposants et bien souvent peu ordinaires, à l'image de ce core gravitationnel où on va tourner autour. Ce qui est déjà moins original c'est de se retaper tous les boss au dernier niveau et parfois l'originalité va un peu loin, comme à ce niveau où on croise amazones et dinosaures . Je vous rappelle qu'on est sur Terre et en l'an 2048, pas sûr que Jurassic Park soit déjà d'actualité. Enfin techniquement, le jeu est très propre. Si vous ne connaissez que la version Mega Drive, vous risquez d'être surpris. En effet sans dire que c'est super beau, au moins le jeu ne ralentit pas, il n'y a pas de clignotements (clipping) et l'animation des personnages (surtout Hiryu) reste correctement fluide. Bref, c'est une belle surprise, d'autant que comparé à la Mega Drive ou la PC-Engine, les graphismes sont plus détaillés et plus colorés. Par contre le son est déjà plus contestable. Si certains bruitages restent sympas (comme dans la version japonaise où le héros nous fait un petit cri d'attaque... absent des autres versions), d'autres sont vraiment trop laids. Lorsque Hiryu chute par exemple, il fait un drôle de bruit et je dirai même, qu'est-ce que ce bruitage fout là ? Si les voix digitales sont de bonne qualité, donnant de l'âme à ces petites cut-scènes inter-levels, on ne peut décemment pas apprécier les musiques ! Composée par Junko Tamiya, le bonhomme a cherché à faire une plage sonore fantaisiste, oscillant entre le baroque, le tribal et la pure daube des familles ! Autant vous dire que j'ai rarement entendu des musiques aussi pouraves tant les compositions sont à chier. J'espère qu'il est fier de lui...


Strider jouit d'une aura particulière, Note
d'une réputation qui dépasse largement l'entendement : objectivement, ce n'est pas un jeu aussi émérite qu'on le dit. Pourtant, cette version Arcade est largement au dessus des adaptations qui ont suivies. Comme quoi, l'Arcade avait encore du faire-valoir à l'époque. Le jeu y est plus beau, plus fluide, la difficulté est mieux équilibrée (mais le manque de continue est une véritable entorse aux mécaniques du secteur) et même, je l'ai trouvé plus jouable. Ainsi on ne peut que féliciter le travail de Capcom sur le design avec des ennemis fort d'un coup de crayon singulier, des boss souvent énormes (le gorille géant !) et même des passages à l'originalité avérée. Strider ne vaut certainement pas les notes et appréciations franchement abusives qu'on peut voir sur le Net, mais je lui reconnais bon nombre de qualités et notamment une ambiance qui n'aura pas son équivalent dans toute la ludothèque du CPS1 et même de l'Arcade. Et ça, c'est peu commun.



Les -

  • La jouabilité méritait d'être plus précise
  • Des musiques vraiment médiocres
  • Des problèmes de collision
  • Les +

  • Petite scénarisation avec voix-off
  • Des boss tout à fait atypiques
  • Gameplay original et plaisant
  • L'aura particulière du jeu
  • Le design !


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    Test réalisé par iiYama

    aout 2013