Altered Beast (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1990
Développeur : SEGA
Adaptation : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : beat-them-all

Support : cartouche de 4Mb
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Titre alternatif : Juoki (JAP)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Prix au lancement : 400Frs


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Altered Beast









Connu pour être
On retrouve bien le gameplay et les sensations du jeu d'Arcade. Attention tout de même à la difficulté !
l'un des meilleurs beat-them-all sur Arcade (avant que Capcom nous assène hit sur hit grâce à son CPS1), Altered Beast est un titre culte, l'un des fleurons d'un System16 dont SEGA pouvait être fier. Et je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l'hardware de cette bonne vieille Mega Drive était justement basé sur le même jeu de composants, SEGA voulant importer ses propres titres Arcade sur ses consoles de salon (même si pour la Master System, c'est forcément plus compliqué). Cependant, si les 2 machines sont sensiblement identiques, j'ai dû mal à comprendre qu'il y ait une telle différence entre les versions Arcade et Mega Drive. Altered Beast est un jeu line-up, il était d'ailleurs proposé dans les premiers bundles, que ce soit au Japon (en novembre 1988 et oui, la console a mis bien longtemps avant d'arriver chez nous), aux Etats-Unis (aout 1989) ou même dans notre tardive sortie Européenne (en novembre 1990, 2 ans après le Japon). Si on apprécie d'avoir un framerate constant avec relativement peu de bugs (à part une hit-box en mousse qui réagit toujours à notre détriment), il faut être franc, les graphismes ont soufferts du portage. Il suffit de regarder les dégradés qui n'en sont plus vraiment ou des couleurs franchement criardes par moment pour s'en convaincre. Il faut dire que si la borne peut gérer 4096 couleurs, la Mega Drive et ses 64 pauvres coloris ne tiennent plus la distance. Et on peut légitimement se demander pourquoi SEGA a autant bridé sa console de salon par rapport au modèle d'origine ? Sans doute que nous ne le saurons jamais. Ajoutons à ça des animations franchement hachées, des parallaxes un peu moches et des décors franchement vides et il est alors difficile d'y voir une quelconque prouesse technique (même si à sa sortie, on était forcément séduit vu la différence qu'il y avait avec les jeux Master System). De plus le son grésille, il y a à peine 5 voix digitales, les bruitages sont semblables à l'Arcade mais loin d'être nombreux et les musiques (notamment la première qui est culte !) ne sont pas de qualité et se coupent à la moindre occasion.


A sa sortie,
Techniquement appauvri, l'univers greco-gothique n'en reste pas moins original et attrayant
la Mega Drive était loin de la révolution promise, ce que la Super Nintendo fit dés sa sortie avec de bons jeux et un hardware déjà mieux maitrisé. Heureusement la 16-bits de SEGA était promise à un bel avenir car son CPU était plein de ressources et les hits s'enchaineront... quelques temps plus tard. Dois-je parler du gameplay et de l'histoire d'un jeu aussi mythique ? Bon, pour rafraichir les mémoires molles (ou pour les néophytes), c'est un beat-them-all en vue de profil où on incarne un héros ressuscité par Zeus pour sauver sa fille Athéna, enlevée par Hadès le dieu des Enfers. Au départ tout gringalet, sa force est proche du zéro absolu. Il faudra alors tuer les loups blancs qui délivreront des power-ups. Passant par le stade de semi-baraque à grosse armoire à glaces, le dernier power-up vous transformera en une bête surpuissante : loup-garou, dragon, ours et enfin tigre. Ce gameplay est très original et même à l'heure du test, il n'a été que très peu usité. D'autant qu'une fois transformé, seul le boss de fin de niveau vous posera problème car votre puissance est réellement décuplée et on obtient bien souvent des pouvoirs spéciaux (par exemple le loup-garou lance des boules de feu). Evidemment on retrouve la jouabilité d'origine, qui est toujours un peu limite : le perso est lourd à déplacer sous sa forme humaine, ainsi avant d'être transformé, c'est là qu'on perdra le plus de vies. Car le jeu est loin d'être facile. Si bien sûr à 2 joueurs simultanément il se révèle nettement plus abordable, en solo c'est l'enfer dès le niveau 3. Le pire c'est qu'on a seulement 2 vies supplémentaires et aucun continue ! C'est assez injuste dans la mesure où contrairement à l'Arcade, on ne peut pas remettre des pièces pour continuer sa partie. Heureusement il existe un menu secret qui permet de choisir sa difficulté, son niveau de santé, son nombre de vies et qui permet pour les tricheurs, de se téléporter dans l'un des 5 niveaux du jeu. Il n'empêche que la difficulté n'a pas vraiment été adoucie sur ce portage, et elle se révèle franchement abusive sur les 2 derniers levels.



Malgré Note
toutes les critiques qu'on pourra ériger envers lui, Altered Beast reste un jeu culte. Son ambiance gothique, la furie des bestioles qu'on contrôle et le souvenir de mes 13 ans font que j'ai toujours un peu de nostalgie bienfaitrice envers ce titre mythique. Altered Beast est un peu le pendant de Ghouls & Ghosts mélangé à Manimal (série pourrie des années '80), un jeu atypique bien que certains puissent aisément le trouver merdique et unanimement trop difficile. Mais on dira tout ce qu'on voudra, il restera à jamais une pierre angulaire du beat-them-all, un titre d'anthologie.



Test réalisé par iiYama

mars 2013