Strider (PCE-CD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1994
Développeur : Capcom
Adaptation : NEC Avenue
Editeur : NEC Avenue
Genre : action / plate-formes

Support : 1 CD
System Card : Arcade Card
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP/US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Strider Hiryu (JAP)
Prix au lancement : 400Frs


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Strider









Strider est un jeu
Cette version sur CD-Rom nous offre une véritable mise en scène
bien connu de la scène Arcade et pour cause, il reste encore à l'heure actuelle, l'un des jeux les plus cultes d'un hardware prolifique, j'ai nommé le Capcom CPS1. Fort déjà de quelques succès comme 1941, Final Fight, Ghouls'n Ghosts, Forgotten Worlds et un peu avant sa plus grande réussite (je parle bien sûr de Street Fighter II), Capcom se lance dans l'adaptation du manga de Moto Kikaku. Et oui Strider n'est pas une identité propriétaire de Capcom, voilà sans doute pourquoi après Strider 2 (le jeu de 1999, à ne pas confondre avec Strider II / Strider Returns, sorti en 1990), la licence n'aura fait que des apparitions dans des cross-over comme dans les Marvel vs Capcom. Quant à cette adaptation PC-Engine, c'est NEC Avenue qui s'en est chargé. Il faut dire qu'il est le mieux placé pour maitriser sa propre console et ainsi proposer une adaptation la plus fidèle possible, même si sa sortie fut très tardive (1994, soit quelques 5 ans après sa parution sur Arcade). L'histoire se situe dans un futur proche, en l'an 2048, où un mystérieux dictateur connu sous le nom "Grandmaster" a la mainmise sur le monde. Hiryu, le plus jeune membre d'une organisation dont ses agents sont connus sous le nom de "striders", est chargé de libérer le monde de son joug et pour se faire, il commence sa mission en infiltrant la capitale du Grandmaster en République Socialiste Soviétique (et oui à l'époque, en 1989, on ne parlait encore d'URSS). Si à l'époque de l'Arcade, nous avions du texte avec une voix-off (ce qui était pas si mal pour le support), le Strider de la PC-Engine est quant à lui sortit sur CD-Rom et en général (contrairement au Mega-CD) le support est (presque) toujours bien exploité. Exit donc les textes, faisons désormais place à de véritables cut-scènes avec dialogues (en japonais), comme la console sait si bien les faire. Plus fort encore, en plus d'une intro qui nous rappelle le contexte, nous avons des boss qui nous feront un petit discours et des scènes entre chaque niveaux. Autant dire que c'est la grande classe et je n'en attendais pas moins du support CD. La formule est simpliste mais elle fait acte de présence, là où bien des jeux font l'impasse dessus.


Dans Strider,
On déplore encore quelques bugs et une jouabilité loin de s'être améliorée
on incarne donc Hiryu qui a la particularité étonnante d'avoir une sorte de sabre (perso on dirait une lame au plasma), comme le prolongement de son bras. C'est son arme principale et on pourra trouver des power-up qui boostent son allonge. Sur le chemin qui le mène jusqu'à la victoire, Hiryu pourra aussi récupérer des compagnons (2 maximum), qui peuvent soit être des petites drones terrestres, soit un aigle ou une sorte de tigre mécanisé. Ces "options" attaquent automatiquement les ennemis et même si leur comportement est un peu fol-dingue, ils rendent bien service. Dernier item à choper : on peut également remonter sa jauge de vie, voire même l'augmenter de 3 à 5 carreaux. On notera également que cette version PC-Engine nous propose un menu d'options qui va à l'essentiel, mais qui est bien pratique : choix entre 3 à 5 vies et choix entre l'un des 3 niveaux de difficulté. Il faut l'admettre, le niveau "easy" est relativement abordable et avec un peu d'entrainement, on peut finir le jeu. Mais mieux encore, ce menu nous propose un "extra level". En effet, on peste assez souvent sur le manque de contenu additionnel, surtout pour les versions CD-Rom et/ou qui sortent avec beaucoup de retard. Et ici, en plus d'une véritable mise en scène, nous avons un nouveau level (le désert), qui s'intercale entre les classiques niveaux 1 et 2 du jeu d'origine. Ainsi la durée de vie se voit augmenter d'un petit quart d'heure de jeu supplémentaire (1 niveau assez classique et sans grande prétention, avec son boss de mi-parcours et son boss de fin), ce qui est toujours bon à prendre. Malheureusement tout n'est pas parfait, et même si elle n'est pas truffée de bugs comme sur Mega Drive, cette version contient quand même pas mal de bourdes. Si Hiryu peut s'accrocher aux murs et monter/descendre les parois, il faut savoir qu'on a quelques problèmes de collisions, qu'on a un hit-box pas toujours précise et que lorsqu'on se fait toucher, le personnage fait une roulade et devient incontrôlable, au risque de finir dans un trou. De même si le timer peut se comprendre sur Arcade, je trouve toujours aussi con qu'il soit imposé sur un console. Ca n'a pas de sens. Heureusement pour compenser ça, il existe divers checkpoints au sein de chaque niveau. On notera également que notre personnage ne sait pas frapper vers le haut (c'est débile, pas vrai Mega Man ?) et que la jouabilité est assez imprécise, surtout au niveau de sauts désormais "lunaires" (c'est même à se demander où NEC Avenue est allé chercher des sauts pareils, très loin de ceux de l'Arcade), ce qui peut rendre un passage au demeurant tout bête en une véritable épreuve de force et de patience.


Mais alors qu'est-ce
La réalisation est correcte mais l'Arcade Card n'apporte strictement rien. Par contre les nouvelles musiques sont sympas
qui sauve ce jeu ? Et bien je dirai l'ambiance et l'originalité de certains passages. Déjà malgré les critiques, il faut reconnaitre que le gameplay est vraiment sympa (puisqu'il ne faut pas confondre "gameplay" et "jouabilité"), on a quelques passages la "tête en bas" (pour un jeu originellement sorti en 1989, c'était peu commun) et les boss sont imposants et bien souvent peu ordinaires, à l'image de ce core gravitationnel où on va tourner autour. Ce qui est déjà moins original c'est de se retaper tous les boss au dernier niveau et parfois l'originalité va un peu loin, comme à ce nouveau level où on va affronter un insecte des sables géant, ou encore ce niveau où on croise amazones et dinosaures. Je vous rappelle qu'on est sur Terre et en l'an 2048, pas sûr que Jurassic Park soit déjà d'actualité. Enfin techniquement, on a déjà vu la petite console de NEC/Hudson plus en forme. Quant on voit tourner des Rayxanber III ou des Ginga Fukei Densetsu Sapphire, on peut légitimement être déçu par ce portage de Strider. D'autant que lui aussi utilise le surpuissant Arcade Card, qui décuple les capacités de la console. Et là on se demande bien à quoi elle sert l'Arcade Card... Car les décors sont vides, les couleurs sont fades, le jeu clignote beaucoup (clipping) et on note en plus que les sprites sont nettement plus petits sur Arcade ou Mega Drive (même si ça, on peut le comprendre). Si la bande-son est sans réfléchir l'une des pires bouses qui a sali mes oreilles sur les versions précédemment nommées, le support CD était également l'occasion de nous proposer de la nouveauté. Et c'est effectivement le cas ! On retrouve bien le remixe du thème du premier niveau (la seule à être reconnaissable j'irai dire) ainsi que de nouvelles partitions vraiment très sympas. Cette fois ils ont laissés Junko Tamiya et ses musiques à chier de côté, pour nous proposer des sonorités de qualité (CD-Rom oblige), même si ce n'est pas encore parfait. Pas toujours mélodieuses, les musiques changent souvent et au final, entre la qualité et de nouvelles compositions, il est difficile de se plaindre. Etant donné que tout ce qui doublage sort du CD, le sampling est forcément de haut niveau, donc je passe directement aux bruitages. Des bruitages qui sont, avouons-le, pas super terribles dans l'ensemble, même si on retrouve le petit cri d'attaque d'Hiryu, qui n'est dispo que dans la version Arcade japonaise.



Ce tardif Strider version PC-Engine Note
souffle le chaud comme le froid. D'un côté on a une réalisation qui ne paye pas de mine, au point de se demander si l'Arcade Card est vraiment justifiée. De même, la jouabilité (et surtout les sauts) n'est pas très précise, là où justement, quelques réglages s'imposait déjà sur la version d'origine. Maintenant, cette édition est nettement plus aguicheuse : je vous parle de véritables cut-scènes qui viennent agrémenter le scénario tout au long du jeu, le fait de disposer d'un level supplémentaire ou mieux encore, d'une toute nouvelle bande-son, suffisamment sympathique pour ne plus baisser le son de sa télé. Ainsi cette version PC-Engine se situe pile entre une version Mega Drive à la réalisation et à la jouabilité franchement médiocre, et la version Arcade qui reste pour moi, la meilleure de toutes. Et on ne peut que féliciter le travail de Capcom sur le design avec des ennemis fort d'un coup de crayon singulier, des boss souvent énormes (le gorille géant !) et même des passages à l'originalité avérée. Strider ne vaut certainement pas les notes et appréciations franchement abusives qu'on peut voir sur le Net, mais je lui reconnais bon nombre de qualité et notamment une ambiance qui n'aura pas son équivalent dans toute la ludothèque de la PC-Engine. Et ça, c'est peu commun.



Les -

  • Animations hachées et beaucoup de bugs visuels
  • Des sauts plus "lunaires" que jamais
  • Toujours des problèmes de collision
  • Jouabilité vraiment mauvaise
  • Hit-box toute pourrie
  • Les +

  • Une intro et une véritable scénarisation
  • Un level de plus par rapport à l'Arcade
  • De nouvelles musiques très sympas
  • Des boss tout à fait atypiques
  • Gameplay original et plaisant
  • L'aura particulière du jeu
  • Le design !



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    Test réalisé par iiYama

    aout 2013