Strider 2 (ARC/PSX)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : plate-formes / action
Titre alternatif : Strider Hiryu 2 (JAP)


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Version Arcade


Sortie du jeu : décembre 1999
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : US

Hardware : Sony ZN-2
Support : PCB de 400Mb (50Mo)
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons
Difficulté :
Multi-joueurs : non


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Version PlayStation


Sortie du jeu : février 2000 au Japon / décembre 2000 en Europe
Support : 2 CDs (Strider 2 + le remake de Strider)
Version testée : Euro PAL
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 350Frs







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Strider 2








Strider 2 est
Strider 2 est la vraie suite du premier épisode, Strider II/Returns étant un épisode à part
la véritable suite du premier Strider, sorti initialement en 1989 sur Arcade (mais bien plus connu pour son adaptation Mega Drive). Une dernière fois, il ne faut pas confondre Strider 2 (le présent jeu) et Strider II, qui se nomme Strider Returns, sorti sur Mega Drive et aux autres systèmes 16-bits, au début des années 90. Ainsi après le médiocre jeu de Tiertex/US Gold, c'est Capcom en personne qui reprend les raines de sa série. Une série au charisme certain, qui jouit d'une aura particulière mais dont les ventes sont toujours intimistes. Sorti en décembre 1999 sur Arcade, Strider 2 est la suite "officielle" d'un premier épisode dont l'empreinte aura su traverser les âges. A l'origine, le jeu devait être adapté sur Nintendo 64 et DreamCast, mais voyant le succès mitigé de ces 2 consoles, Capcom s'est contenté de le sortir un an plus tard sur PlayStation. A vrai dire, si on gratte un peu, on s'aperçoit que le titre est sorti en février 2000 sur la PlayStation japonaise (à peine 3 mois après l'Arcade) et seulement en décembre chez nous. Etant donné qu'il n'y a rien à traduire, encore une fois les japonais se foutaient bien de notre gueule et dénigraient totalement notre territoire (depuis que le jeu vidéo est passé dans les mains des américains, la donne a un peu changé). Strider 2 est avant tout né sur l'hardware ZN-2. Kézako ? En fait, en vue de proposer des conversions très faciles de jeux d'Arcade sur consoles et vice-versa, Sony a édité sa propre PlayStation en système d'Arcade ! Les caractéristiques sont à l'identique et ainsi est né le ZN-1 avec quelques noms bien connus qu'on a très vite retrouvé sur console de salon. Les 2 architectures étant strictement identiques, les conversions étaient vite réalisées (c'est également à ce point précis que l'Arcade commença sa lente chute, car pourquoi aller mettre des sous dans une borne si on a exactement la même chose à la maison ?). En vue de faire évoluer son Hardware, en 1997 Sony sort le ZN-2 avec plus de RAM et un processeur cadencé à 100Mhz au lieu de 33 comme sur ZN-1 et PlayStation. De ces 2 hardwares Arcade sont nés des licences qu'on connait bien : Battle Arena Toshinden, Street Fighter EX, Star Gladiator, Rival Schools ou encore Tech Romancer. Malgré tout, l'architecture reste toujours la même (sauf la partie sonore, allez savoir pourquoi) et Strider 2 a sans doute dû être converti assez rapidement.



Trêve de blabla
Malgré de très beaux artworks, la scénarisation est vraiment décevante (surtout sur console et son CD-Rom clairement sous-exploité)
technique (d'autant que beaucoup n'aiment pas mettre les doigts dans la mécanique :) dans cette séquelle on retrouve notre héros, j'ai nommé Hiryu, un Strider désormais chevronné. Toujours basé sur le manga de Moto Kikaku, on retrouve le grand méchant de la série, à savoir Grandmaster, qui fait encore des siennes. A nous donc, de lui botter le fondement une bonne fois pour toute ! Si vous trouvez le développement scénaristique indigne de la PlayStation et de son support CD, sachez avant tout que le ZN-2 ne possède pas un tel lecteur. Si, c'est important de le savoir, l'hardware de Sony fonctionne avec des cartes filles et donc des ROMs qui limitent considérablement la taille que peut avoir le jeu (même si 400Mb, c'est déjà plus qu'honorable). Ainsi nous n'avons pas de véritable intro (tout juste une image et du texte) et si on retrouve la scénarisation habituelle de la série (des images fixes + texte entre chaque niveau), ça ne remplacera jamais des cut-scènes, ou mieux, des vidéos. Car s'il est vrai qu'au Japon le jeu n'a mis que 3 mois à sortir sur console, Capcom aurait pu faire un effort de mise à jour. Pas de vidéos dans la version Arcade à cause des limitations techniques, je le conçois, mais transposer ça à l'exact sur PlayStation (console équipée d'un lecteur CD-Rom je rappelle) à l'heure où tous les jeux proposent des vidéos et où tous les joueurs en sont très friands, je trouve ça débile ! D'autant que côté PlayStation, on ne parle pas du début de sa carrière mais plutôt de la fin : en effet, en l'an 2000 la console a déjà 5 ans et quand le jeu arriva chez nous, certains auront déjà acheté la PS2 !! Bref, la scénarisation est une déception, pas besoin d'en rajouter, même si on se consolera en se disant que les artworks présentés sont magnifiques. Avant de commencer à jouer, on nous propose un très joli didacticiel et sur console de salon, nous avons un sympathique menu d'options (choix de la difficulté, configuration des touches, gestion de la Memory Card, niveau de vie…). A noter que si sur Arcade on comprend très bien que le temps soit limité, sur PlayStation on peut tout simplement désactiver le timer. Une bien bonne chose. Chaque niveau est présenté par une map en 3D fil-de-fer qui me rappelle mon cher Ranger-X et très vite on retrouve ses marques : Hiryu s'accroche partout (il est même désormais capable de remonter une corniche), il y a des items de santé à trouver, des power-up pour booster ses attaques, le slide… bref on est en terrain connu.


Cependant il y a aussi
Quelques nouveautés agrémentent le gameplay et la jouabilité est "enfin" de bonne facture. Un plaisir :)
beaucoup de mises à jour. Comme Hiryu est capable de provoquer des dégâts considérables avec sa lame, on ne retrouve pas les mini-drones qui nous protégeaient dans le premier épisode, ou encore les boules protectrices de Strider II. A la place, nous avons un boost (enclenchable manuellement) qui dope littéralement nos attaques avec même des tirs à tête-chercheuses. Nous avons également un double-saut, un slash (en faisant haut + attaque) et enfin un pas coursé (2x avant ou arrière) qui permet aussi d'atteindre certaines plate-formes relativement éloignées. Après si certains espéraient un jour avoir enfin un jeu d'aventure transposé dans le monde Strider (avouez qu'un Wonder Boy-like pourrait donner quelque chose de très sympa), finalement le jeu revient à ce qu'il a toujours été : un mélange de plate-formes et d'action. Si les graphismes sont en 3D, les sprites eux, sont restés en 2D, et notre personnage n'évolue que sur un seul plan. Ainsi malgré quelques recadrages de la caméra, nous sommes en présence d'un bon vieux jeu en 2.5D comme le dit l'expression populaire. Il n'empêche que la jouabilité est désormais précise et franchement agréable (sauf peut-être les saut-coursés, qui parfois ne fonctionnent pas) et on retrouve quelques originalités bien vu comme ces phases la tête en bas, le boss de l'hydre, cette baston les pieds posés sur une parabole géante, ou ces donzelles qu'on poursuit en passant d'une voiture à l'autre (un passage très "5e Element" d'ailleurs…). Plus fort encore, il y a un passage où on parcourt l'extérieur d'un vaisseau, en faisant front à un vent terrible. Et bien cette séquence m'a directement ramener à Mass Effect 2 et son DLC Le Courtier de l'Ombre. Je sais, ne dites rien, je sais… Il y a aussi énormément de clins d'œil au premier opus, comme le premier boss qui n'est autre qu'un remix du dragon/serpent moscovite, le core gravitationnel qui fait un boss tout à fait coriace (bien que moins marquant qu'avant), le flyer d'où Hiryu arrive qui fait son comeback, un remix du boss inédit de la version PC-Engine (une espèce de monstre des sables, devenu ici un kraken), ces petits ennemis du monde de glace qu'on a déjà rencontré… bref la parenté est largement assumée.


Ce qui est moins original
Si sur Arcade le jeu est difficile, sur PlayStation les continues infinis le rendent vraiment trop facile
c'est que pour la 3e fois, le dernier niveau nous oppose à tous les boss déjà vaincus (bien qu'on peut désormais prendre ça pour un classique de la série), il n'y a que 5 levels (on peut choisir l'ordre des 3 premiers, pratique sur Arcade où chaque crédit vient de notre poche) pour une durée de vie ne dépassant pas les 2 heures. Alors évidemment certains fustigent le jeu pour ça mais personnellement, il n'y a que les crétins pour sortir de telles âneries. Car à ce rythme-là, Street Fighter II peut se finir en moins de 30 minutes, Metal Slug en une heure, R-TYPE Delta, Rapid Reload, Raystorm, Tekken… il en va de même pour tous les jeux typés Arcade ! Il est absolument absurde de critiquer un jeu d'Arcade pour sa durée de vie, même lorsque celui-ci est adapté sur consoles puisque le prix de revient du CD-Rom ou de la cartouche, compense le fait de pouvoir en profiter chez soi et autant qu'on veut. Maintenant il faut quand même montrer du doigt la vraie problématique de l'adaptation PlayStation. Si le jeu est vraiment difficile sur Arcade, avec un dernier niveau et 2 boss finaux vraiment abusées, sur console nous avons des continues infinis ! Vous avez bien lu, ainsi en prenant son mal en patience, on est sûr et certain de finir l'aventure puisque les continues nous font reprendre la partie exactement là où on l'a laissé. Alors perso, le coup des continues infinis, je trouve ça cool car comme je le dis souvent : un jeu que tu payes, tu dois pouvoir le finir d'une manière ou d'une autre. Par contre il est crétin de la part de Capcom que ces mêmes continues soient toujours présent dans les modes de difficulté les plus élevés. En "hard" il aurait fallu au minimum les limiter, afin que les joueurs cherchant à retrouver le challenge assez relevé de l'Arcade, s'y retrouvent. Hors avec ce procédé, même si moi je suis content, je comprends très bien que les joueurs d'antan, ayant débourser 350Frs à l'époque, aient eu un peu les boules en terminant le jeu en 2 heures, sans même avoir eu besoin de s'y investir. En un mot comme en 100, Capcom a merdé ! Maintenant dans les 2 cas, on retrouve des boss parfois trop faciles et rapides à tuer, quand d'autres sont infernales (et le juste milieu alors ?). Les 5 niveaux sont tous morcelés en petits sous-stages, mais sont généralement assez vite pliés.


Techniquement,
La réalisation est vraiment excellente et pour la première fois dans la série, la bande-son est sympa
les différences entre la version console et Arcade sont minimes. On peut tout juste dire que sur ZN-2 le jeu est légèrement plus fluide, mais pour ça il faut comparer avec la version NTSC 60hz. Chez nous, en 50hz, Capcom a quand même fait l'effort de corriger les 3 ou 4 pauvres petits bugs qui restaient et ils nous livrent un titre peaufiné et quasi exempt de tout reproche technique. Comme évoqué, les décors sont en 3D quand les sprites sont en 2D. De temps en temps nous avons des zooms et quelques rotations du plan de jeu, mais globalement, Strider 2 se joue exactement comme un jeu 2D. On notera que la 3D est plutôt jolie et détaillée, les sprites ont un agréable coup de crayon et notre héros, de son côté, possède une animation étonnamment fluide. Résultat, sans être le plus beau ou le plus impressionnant jeu de la PSX (encore que, certains passages en mettent plein les yeux !), nous sommes en présence d'un bon titre, parfaitement adapté de l'Arcade (what else ?). Enfin les musiques sont sympas (celle du premier niveau est vraiment bonne, les autres sont déjà plus classiques) et toujours meilleures que les horreurs dont nous ont abreuvés les 2 premiers jeux. Les voix sont restées en japonais, même chez nous (les sous-titres sont en anglais uniquement) et les bruitages sont naturellement "bruyants". Ce n'est pas une nouveauté mais sur Arcade il faut attirer l'attention de tout joueur potentiel donc forcément, les cris de Hiryu et de sa lame, font énormément de bruit (et comme sur console on retrouve exactement le même jeu, j'éviterai de vous faire un dessin :).



Strider 2 est un Note
jeu assez méconnu et pour cause, il est arrivé très tard dans la vie de la PlayStation. En 1999 l'Arcade était déjà sur le déclin (du coup, personne à l'époque ne connaissait son existence, du moins en France) mais c'est surtout que la DreamCast, première console next-gen de l'époque, était déjà sortie et nous démontrait tout le potentiel de la future génération. En arrivant chez nous, fin 2000, le jeu fut directement confronté à la sortie de la PlayStation 2, ce qui là non plus, n'a pas aidé les ventes. Pourtant Strider 2 est un superbe jeu ! Je l'admets, il est très court mais quel jeu d'Arcade ne l'est pas ? Normal, les joueurs ne vont pas passer plus de 2 heures debout devant une borne, sans parler du nombre de crédits que ça risque de couter. Avec son gameplay affiné, ses originalités bien vue, ses nouveautés attrayantes et pour la première fois, une jouabilité précise et agréable, Strider 2 est une réussite, même si beaucoup de testeurs actuels vous diront le contraire (il faut se replacer dans le contexte les gars, dans le contexte !). Maintenant il est vrai qu'on pourrait encenser la version Arcade au détriment de celle sur PlayStation, car il faut le reconnaitre, sur console il est beaucoup trop facile. Maintenant le ou les points que j'aurai pu enlever à cette version sont compensés par 2 choses. D'abord en finissant le jeu on débloque le mode Hien (où on joue le Strider nommé Hien), qui propose un gameplay légèrement différent, et surtout, dans la boite on retrouve le premier Strider ! Ce CD bonus et gratuit, nous offre la possibilité de jouer au premier opus dans sa version Arcade (la meilleure !) avec en plus des musiques remixées. Ainsi à l'image de Ridge Racer Type 4, les développeurs ne nous offrent pas un petit cadeau moisi, mais une véritable plus-value qui pèse dans la balance ! Voilà pourquoi sur PlayStation comme sur Arcade, chacun ayant ses défauts et ses qualités, le jeu prend la même note. Strider 2 est donc un très bon jeu d'action/plate-formes, finalement méconnu mais qu'il est toujours possible de découvrir, comme je viens de le faire. Et vous risquez d'être agréablement surpris…



Les -

  • Scénarisation franchement datée, surtout sur PSX
  • Court... mais c'est un jeu d'Arcade avant tout
  • Trop facile sur console
  • Les +

  • Bon design, jolis graphismes, animations fluides
  • Version PSX : le premier Strider en cadeau !
  • De sympathiques améliorations du gameplay
  • Enfin une bonne bande-son :)
  • Enfin une bonne jouabilité :)

  • Test réalisé par iiYama

    aout 2013