Ginga Fukei Densetsu Sapphire (PCE-CD)

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 1995 (au Japon uniquement)
Développeur : CAProduction
Editeur : Hudson Soft
Genre : shoot-them-up

Version testée : NTSC japonaise
Voix dans le jeu : japonaises
Textes à l'écran : anglais - japonais

Media : 1 CD-Rom
Support : Super CD-ROM²
System Card : version Arcade Card

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : GF DS
Titre alternatif : Sapphire


Aussi disponible dans la compilation Galaxy Fraulein Collection sur :









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Ginga Fukei Densetsu

Sapphire







Si le Mega-CD
Sapphire est le jeu le plus cher de la ludothèque PC-Engine... c'est également l'un des meilleurs !
accumule les déceptions, à contrario la petite PC-Engine et son modeste lecteur de CD-Rom, n'ont de cesse de me surprendre. Avec son nom à rallonge, Ginga Fukei Densetsu Sapphire (qu'on nomme bien souvent "Sapphire" tout court) est à l'heure de ce test, l'un des jeux les plus rares et les plus chers de la scène rétro. Avec des prix allant jusqu'à 300€ pour de l'occasion, plus de 1000€ pour du neuf sous blister (!!), c'est sûr, être collectionneur ne doit pas être facile tous les jours. De mon côté j'ai eu le privilège de pouvoir tester ce jeu durant un après-midi, auprès d'un généreux geek fan de notre site, qui a bien voulu que je pose mes doigts dessus. Je lance le jeu, assez fébrile étant donné tout le bien qu'on m'en a dit, et là une très jolie image me dit qu'il faut insérer une Arcade Card dans la console. Taquin, mon ôte a fait exprès de ne pas me le dire, pour que je puisse voir cette image. Bien vu l'ami. :)
2e essai, l'intro se lance et là c'est la première claque ! Une magnifique cinématique typée manga (comme on les aime tant sur PC-Engine) nous raconte que 4 nanas se battent contre un gros méchant qui a la faculté de se balader à travers le temps. Techniquement très impressionnante, la cinématique enchaine les plans, les sprites en pseudo-3D, le tout avec un design attrayant et une voix-off qui nous conte tout ça. Si bien sûr l'histoire est absurde (comme c'est souvent le cas dans les shoots), on ne peut rien dire sur le contenu ou la réalisation. Mieux encore, si la plupart des jeux (même actuels) savent nous faire saliver, généralement les épilogues sont miteux, ne donnant aucun plaisir au fait d'y être arrivé. Et bien c'est encore une fois banco, puisque la fin est vraiment superbe et clôture parfaitement cette histoire.




"Veuillez insérer une Arcade Card..."
Mais bien sûr, avec plaisir mademoiselle ^_^


Et c'est un plaisir
La difficulté est équilibrée... c'était si rare à l'époque qu'il fallait que je le souligne
de jouer en "facile" car tous les niveaux de difficulté amènent à la même séquence (il n'y a rien de plus frustrant que de finir un jeu en "facile" ou "normal" et de se taper une fin minable tout ça parce qu'on n'a pas joué en "hard"). Petit tour dans les options : nous avons le choix de la difficulté, un très joli sound-test et le choix de partir avec de 4 à 9 crédits. C'est simple et efficace (même si à l'époque, beaucoup de titres en faisaient l'impasse). De là, on lance le jeu et il est difficile de le dire autrement... mais on en prend plein la gueule ! Non pas que la difficulté soit trop élevée, mais la réalisation est explosive ! Comme évoqué, notre méchant du jour voyage à travers les âges, voilà pourquoi on visitera le futur mais aussi le passé, allant de l'Egypte antique (celle des Pharaons) au Japon féodal et son folklore (et non... pas de dinosaures, seul un T-Rex raide-mort sera visible dans l'intro :). Avec ce contexte graphique, on retrouve bien entendu divers ennemis mystiques comme des golems, des phoenix, des dragons, des pharaons envoutés ainsi que des ennemis plus classiques. Pour s'en débarrasser, nous avons encore une fois le choix, celui de prendre l'une des 4 filles du jeu (et oui que voulez-vous, à l'époque il fallait bien séduire l'ado japonais en chaleur ^.^). Chacune à son vaisseau dédié et ses propres tirs. En plein jeu, 3 types d'upgrades s'offrent à nous (rouge, vert et bleu) boostant bien sûr l'armement mais aussi changeant la forme des tirs (en plus d'offrir des drones de protection). Il y a plusieurs niveaux de puissance, les drones peuvent être "chargés" (en lâchant le bouton de tir en fait) pour réaliser une nouvelle attaque, offrant ainsi une certaine diversité, même si nos 4 guerrières partagent les mêmes super bombes.




Dans l'ordre nous avons Charotte (cheveux roux), Helena (cheveux verts), Jasmin (cheveux
violets) et Sapphire (cheveux bleus, oui c'est elle la grande héroïne du jeu)


Ginga Fukei Densetsu Sapphire
Un bon gameplay et surtout une réalisation de folie, nous font passés un excellent moment :)
est donc un shoot-them-up classique, à défilement vertical et dont les mécaniques ne risquent pas de réinventer le genre. Cependant j'aimerai signaler qu'il est aussi tout à fait agréable. Tout d'abord parce que lorsqu'on meurt, on continue son jeu (au lieu de repartir au dernier checkpoint... content qu'ils m'aient évité ça), idem lorsqu'on utilise un "continue", ce qui au final, rend le jeu tout à fait abordable. De même, la difficulté n'a rien d'insurmontable, seul le dernier niveau et le boss final sont un peu chaud à passer (mais un pro le fera le pad dans le nez, je lui conseille donc d'attaquer directement l'aventure en Hard). Enfin dernier détail du gameplay, les développeurs ont également eu le bon gout de nous éviter les items "speed-up", qui sont à la fois une aberration et une abomination qui ne vise qu'à rendre l'aventure plus inconfortable. Ouf ! On est encore passé à côté d'un concept débile, faisant de ce titre l'un des plus savoureux shoots auquel j'ai joué depuis bien longtemps. Après c'est vrai, le jeu ne dispose que de 5 niveaux, donc la durée de vie excède difficilement l'heure. Mais dans les années '90, et pour ce type de jeux, c'était tout à fait normal, puisque les meilleurs concurrents comme les Final Soldier (PCE), Alpha Mission II (Neo-Geo) et autre Super SWIV (pour rester dans le genre shoot vertical) ne faisaient guère mieux. Maintenant soyons clair, si notre lauréat du jour est super agréable, abordable et punchy, jusque-là rien ne fait de lui un jeu exceptionnel. Et bien justement si : sa réalisation ! Comme je l'ai dit, il réclame de fonctionner avec l'Arcade Card, le fameux add-on qui transforme notre brave PC-Engine en monstre !



   

   

La scénarisation est d'excellente qualité sur ce jeu


Boostant ses
Avec ses magnifiques musiques, n'hésitez pas à monter le son !
capacités graphiques, aucun jeu n'utilise aussi bien les performances accrues de cet add-on. En sachant que sous le capot, la PC-Engine est un hybride 8/16-bits, il est alors difficile de ne pas être impressionné par ces graphismes qui nous explosent la rétine ! C'est vrai, les décors n'ont rien d'extraordinaire, ils sont même assez classiques. C'est coloré, relativement détaillé mais rien de plus. Maintenant il faut voir avec quelle précision les développeurs ont su tirer parti des performances de l'Arcade Card, avec des hologrammes souvent couplé à du morphing, des effets de rotation, des zooms, des mosaïques, des boss énormes, rapides... le tout sans le moindre bug ! Pas un seul ralentissement, pas un bug de collision, pas de clipping, rien ! Autant dire que la perfection de la programmation a de quoi impressionner. Mais le plus percutant, c'est les éléments en 3D : du simple ennemi déjà bien classe à ce boss énorme qui plagie Starwing (Andross, la tête polygonale), et ce, sans parler de ses autres boss multiformes. Ce jeu nous prouve qu'en matière de réalisation, dans les années '90 c'était bel et bien les japonais les rois ! Waow, quelle gifle ! Terminons par le son, qui nous propose comme évoqué, diverses scènes avec voix-off, en japonais ça va de soi. Les bruitages sont efficaces, même si on aurait aimé des explosions plus véloces. Seul bémol, les tirs de nos vaisseaux sont "bruyants", voire même un peu soûlants. Dommage. Maintenant ce qui finit d'achever le joueur, ce sont les musiques. Très proche d'un Lords of Thunder, nous avons du bon gros rock, bien nerveux et bien instrumenté comme je les adore ! Autant dire que le jeu ne pouvait être mieux accompagné, que ce soit dans les niveaux ou lors des affrontements contre les boss. Et c'est écoutant son fabuleux OST que je me suis mis à rêver de ce qu'aurait pu devenir Thunder Force IV si seulement il avait été porté sur Mega-CD. Ahhh frustration quand tu nous tiens...



Ginga Note
Fukei Densetsu Sapphire est une méga-claque qu'on prend dans la gueule et ce, dès l'intro. Certes un peu court (mais quel shoot ne l'est pas ?), certains diront qu'il est trop facile (moi je préfère :), cependant nous sommes en présence d'un des meilleurs titres qu'a pu accoucher cette brave PC-Engine et son fidèle Super CD-ROM². Si bien sûr aujourd'hui il ne vaut pas le prix exorbitant que certains demandent (question d'offre et de demande, le jeu étant très rare), il reste malgré tout un véritable tour de force pour CAProduction qui signait-là un très grand shoot-them-up. Techniquement irréprochable, voire même très impressionnant avec ses sprites en images de synthèses et/ou en 3D, on peut jouer à 2 simultanément (chose trop rare sur les shoots PC-Engine pour être souligné), la bande-son est explosive, l'intro et la fin sont bien travaillées... en clair on tient là le quasi sans-faute. Bien sûr pour apprécier ses valeurs techniques et le talent des développeurs il faut bien entendu se remettre dans le contexte de sa sortie et bien connaitre les capacités initiales de son support. Ainsi, presque 20 ans après sa sortie, j'ai été littéralement bluffé par ce jeu au titre à rallonge, mais qui n'usurpe pas sa grande réputation.



Les -

  • Une durée de vie un peu faible, même pour le genre
  • Des armes trop bruyantes
  • C'est tout !
  • Les +

  • Des musiques qui envoient du lourd
  • Une réalisation impressionnante
  • Superbe intro, superbe fin
  • Un design réussi et varié
  • Une difficulté équilibrée

  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2013 (mise à jour : juin 2020)