Rayxanber III (PCE-CD)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 1992
Développeur : Data West
Editeur : Data West
Genre : shoot-them-up

Support : 1 CD
System Card : non
Version testée : Japonaise
Texte à l'écran : US
Voix dans le jeu : -

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400Frs (import)



Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Rayxanber III









Alors
Encore une fois, le support CD-Rom ne sert qu'aux musiques... dommage
que Rayxanber II est un sympathique shoot totalement gâché par une difficulté abusive, injuste, complètement masochiste... un an plus tard Data West récidive avec un 3e épisode, le dernier de la série. L'Empire Zoul suite et fin, après 2 batailles remportées (encore que, je ne suis pas sûr que beaucoup de monde ait vu le fin du 2) il est temps de terminer cette guerre. En effet, l'Empire Zoul (comme bien d'autres avant) cherche à envahir notre belle planète bleue mais heureusement pour nous, un pilote, un vrai, un avec du poil au torse et la voix bien rauque, va aller à l'encontre de ses vils envahisseurs pour leur botter l'arrière-train à bord de son vaisseau suréquipé. Les scénarios des shoot-them-up m'ont toujours fait rire car la crédibilité d'un tel acte est juste impensable. Pourquoi les forces armées terriennes enverraient un seul homme, un seul vaisseau, quand toute une armada est prête à anéantir notre espèce... pourquoi ? Est-ce logique ? Bien entendu que non, cependant certains rétorqueront, et à raison, qu'il faut bien faire un jeu. C'est pas faux... ^_^ Après la scénarisation totalement absente de l'épisode 2 et un menu d'options honteusement manquant, Rayxanber III nous offre le minimum syndical. Nous avons donc 2 niveaux de difficulté (standard et maniac) ainsi qu'un Sound Test. C'est pas mirobolant mais c'est déjà ça de pris. Par contre chez Data West on doit être vraiment fainéants car il n'y a toujours pas d'intro en vue. Nous avons l'écran titre et point barre ! Finalement il faut se reporter à la notice pour connaitre un peu l'histoire du jeu (notice tout en japonais, merci bien) et c'est vraiment navrant. Encore une fois hormis les musiques, le support CD n'apporte strictement rien alors que justement, c'est l'occasion idéale pour produire une mise en scène bien sympa, comme le Super-CD² nous abreuve régulièrement et dont on ne se lasse pas. Petite consolation quand même, contrairement aux précédents épisodes, la fin est quand même sympa. Nous avons quelques images (souvent de décors, sorte de best-of des lieux les plus marquants de la série) et 3 phrases qui nous disent que la guerre est finie, qu'on a bien bossé et que l'humanité nous doit une fière chandelle. Encore une fois, tout ça est bien gentil mais le jeu aurait très bien pu sortir sur Hu-Card, on n'aurait quasiment pas fait la différence (puisque je vous le rappelle, le support CD-Rom n'apporte que du stockage, rien au niveau des performances).


Question durée de vie,
Le gameplay n'a presque pas évolué, c'est regrettable mais l'arme secondaire (les missiles) est vraiment efficace
cet ultime épisode est vraiment très court, je dirai même trop court ! L'aventure ne se compose que de 6 niveaux, mais le dernier n'est même pas un niveau c'est directement le boss final. Autrement dit, si vous êtes doué(e) vous finirez le jeu en 30 minutes ! Bien entendu on retrouve le gameplay des 2 autres itérations, avec tout d'abord cette esquive rapide, toujours aussi inutile. Si, inutile car en mode rapide, on n'est toujours pas invincible (pas même une seule seconde) ce qui fait qu'on rentre nous même dans le décor ou dans un ennemi. Etant donné qu'une jauge de surchauffe évite qu'on en abuse, je ne comprendrai jamais pourquoi ça existe sous cette forme là. C'est simplement débile, en plus de n'être vraiment utile que lors d'un seul boss (pour se glisser dans son dos). Il y a quand même une jolie nouveauté : si dans R-TYPE on n'ose que rarement chargé son tir (parce que du coup, on ne tire plus du tout !), ici c'est en tirant qu'on charge une jauge de tir secondaire : en lâchant la touche, le vaisseau envoie une salve de missiles à têtes chercheuses (on ré-appuie pour qu'ils se déploient). C'est vraiment pas mal, c'est puissant et efficace, et même si j'aurai aimé que les missiles se lancent automatiquement (je sais, je chipote) j'ai vraiment apprécié cette nouveauté. Ce que j'ai par contre trouvé à chier, et ce pour la 2e fois, c'est l'armement. On retrouve le système de pastille rotative et selon qu'on la prenne alors que le curseur est vers la droite, la gauche ou à la verticale, ça change le mode de tir. Autant dire que c'est particulièrement contraignant. Pire encore, les développeurs avaient la solution pour rendre ça moins pénible : grâce à un cheat-code, il suffit d'appuyer sur Select pour changer le sens du tir... Mais alors pourquoi ne pas avoir implanter ça dans le jeu bon sang ?!! Visiblement rien n'est fait pour nous faciliter la tache mais, je dois avouer que Rayxanber III est bien plus abordable que le II. En effet, le premier level et le premier boss sont (avouons-le) assez faciles, le niveau 2 charge un peu la mule mais reste correct et ainsi de suite. Comprenez bien que Data West a compris l'erreur commise sur le second opus et nous propose ici une difficulté plus linéaire, moins abusive. Bon d'accord il subsiste toujours quelques points durs (comme ce boss où il faut passer entre ses pattes) mais un bon joueur de shmup peut très bien y arriver.


De plus
La réalisation est vraiment impressionnante quand on connait les performances de la console
les continus infinis aident bien. En réalité, la difficulté vient surtout du fait que lorsqu'on perd, on reprend au dernier checkpoint et ce, sans arme. Mais les niveaux sont divisés en 3 zones (donc 2 checkpoints) ce qui permet de s'en sortir à force d'apprentissage. Par contre, ce qu'on pardonnera beaucoup moins, c'est les armes. Toujours au maigre nombre de 3, toujours upgradables que sur un seul niveau (on prend un icone et c'est bon, on est à fond), il faut en plus se taper des armes inefficaces et/ou pénibles à l'utilisation. L'arme verte est la plus sympa : sorte de "homing", ses attaques sont correctes. L'arme rouge par contre est minable : les 2 orbes au dessus et au dessous du vaisseau (qui n'ont même pas la bonté d'absorber les tirs ennemis) provoquent 2 jets de flammes. Tel un Sylvalion improvisé (vous vous souvenez, on y contrôle un dragon), l'arme est puissante mais de bien trop courte portée. C'est comme être équipé d'un fusil à pompe dans un jeu de snipers... c'est hors de propos ! En plus cette arme n'est même pas foutue de tirer à la verticale comme les 2 autres. Pffff inutile en somme. Enfin l'arme jaune tire une sorte de laser plutôt efficace. Mais l'autre problème à tout ça, ce sont bien les bruitages. En effet, si le tir rouge (flammes) est "useless", le tir jaune occasionne un bruit hyper strident, limite on dirait du morse. Le problème, c'est qu'au bout d'une minute à peine, ça devient insupportable !! Résultat, tout au long du jeu on utilise l'arme verte et point final. On peut aussi regretter que le simple tir fasse trop de bruit (lui aussi strident, mais c'est rien à côté de l'autre) et les explosions sont trop monocordes. En effet, pour tout le jeu il n'y a qu'un seul et unique bruitage pour ça. Mais qu'est ce que ça coute d'en faire 2 ou 3 différents (d'autant que sur CD-Rom, ce n'est pas la place qui manque), histoire de varier un peu ? Des fainéants je vous dis ! Dernier point du son, si les musiques de l'épisode 2 sont absolument géniales, celles-ci sont déjà moins puissantes. Certes elles gardent un bon rythme, les mélodies sont sympas, ça accompagne bien le jeu... cependant on ne retrouve pas la même accroche, à croire que le musicien a été moins inspiré (même si la qualité est toujours là, je tiens à le préciser). Enfin dernier point, la réalisation graphique nous en met plein les yeux ! S'il subsiste encore quelques passages sur fond noir (comme le premier niveau ou le boss final), sans doute par soucis de framerate, le design est absolument bluffant !



Inspiré Note
des R-TYPE, Thunder Force IV et autre Axelay, les influences furent nombreuses et réinjectées avec beaucoup de maitrise. De ces aliens qui courent sur les murs à ces boss gigantesques qui prennent tout l'écran, de ce niveau des cavernes à moitié immergé à des scrollings parfois très rapides, rien à dire Rayxanber III est un spectacle de chaque instant ! C'est vraiment impressionnant quand on pense que derrière, c'est une simple PC-Engine qui gère tout ça et ce, sans ralentissement ! Un bel exploit technique qui prouve que Data West était capable du meilleur sur cette modeste console. Capable du meilleur oui, mais alors pourquoi ne pas en avoir fait plus ? Avec sa durée de vie extrêmement courte, son manque d'intro et son gameplay rachitique (à peine 3 armes et aucun bonus, pensez donc !), pourquoi le développeur nippon s'est-il contenté du minimum syndical ? En un an qui sépare cet ultime chapitre du précédent, ils avaient largement le temps de peaufiner ce qui avait besoin de l'être. Maintenant il faut être franc, s'il n'est pas le meilleur shoot de la console (et encore moins du Super-CD²) il reste malgré tout très agréable à jouer. Difficile mais pas impossible (et ça c'est vraiment une très bonne chose), on profite d'une bande-son sympa et surtout de graphismes absolument bluffants pour le support. Alors, prêt à terminer cette guerre contre l'Empire Zoul ?



Les -

  • L'arme jaune possède un bruitage insupportable !
  • Toujours pas d'intro... c'est la honte sur CD-Rom
  • Un armement toujours aussi minable
  • Toujours aucun bonus
  • Les +

  • C'est difficile... mais pas impossible
  • Une réalisation flamboyante !!
  • Une belle arme secondaire
  • Une jolie fin


  • Test réalisé par iiYama

    février 2013