Strider (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1990 (mars 1989 au Japon)
Développeur : Capcom
Adaptation : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : oui mais dans quelle langue...
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Strider Hiryu (JAP)
Prix au lancement : 400Frs


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Strider









Strider est un
Strider propose un gameplay vraiment original pour son époque
jeu bien connu de la scène Arcade et pour cause, il reste encore à l'heure actuelle, l'un des jeux les plus cultes d'un hardware prolifique, j'ai nommé le Capcom CPS1. Fort déjà de quelques succès comme 1941, Final Fight, Ghouls'n Ghosts, Forgotten Worlds et un peu avant sa plus grande réussite (je parle bien sûr de Street Fighter II), Capcom se lance dans l'adaptation du manga de Moto Kikaku. Et oui Strider n'est pas une identité propriétaire de Capcom, voilà sans doute pourquoi après Strider 2 (le jeu de 1999, à ne pas confondre avec Strider II / Strider Returns, sorti en 1990), la licence n'aura fait que des apparitions dans des cross-over comme dans les Marvel vs Capcom. Quant à cette adaptation Mega Drive, jugée par beaucoup comme la plus fidèle d'entre toutes, c'est SEGA lui-même qui s'en est chargé. Il faut dire qu'il est le mieux placé pour maitriser sa console et ainsi proposer une adaptation la plus fidèle possible. Voyons maintenant si Strider n'a pas subit les travers d'une conversion bâclée, comme ce fut le cas pour Golden Axe. L'histoire se situe dans un futur proche, en l'an 2048, où un mystérieux dictateur connu sous le nom "Grandmaster" a la mainmise sur le monde. Hiryu, le plus jeune membre d'une organisation dont ses agents sont connus sous le nom de "striders", est chargé de libérer le monde de son joug et pour se faire, il commence sa mission en infiltrant la capitale du Grandmaster en République Socialiste Soviétique (et oui à l'époque, en 1989, on ne parlait encore d'URSS). Pour étayer tout ça, je regrette vivement qu'on ne nous présente pas la moindre intro, mais en contre-partie, entre chaque niveau nous avons du texte (qui simule un dialogue) ainsi que des images fixes. A noter par ailleurs que les belles voix-off de la version Arcade ont été supprimées, sans doute par manque de place mais aussi parce que le DSP de la Mega Drive fait surtout de la soupe à ce niveau là.


La formule est
On regrette vraiment que cette version soit truffée de bugs car elle est la plus fidèle à l'Arcade
simpliste mais elle fait acte de présence, là où bien des jeux font l'impasse dessus. Dans Strider, on incarne donc Hiryu qui a la particularité étonnante d'avoir une sorte de sabre (perso on dirait une lame au plasma), comme le prolongement de son bras. C'est son arme principale et on pourra trouver des power-up qui boostent son allonge. Sur le chemin qui le mène jusqu'à la victoire, Hiryu pourra aussi récupérer des compagnons (2 maximum), qui peuvent soit être des petites drones terrestres, soit un aigle ou une sorte de tigre mécanisé. Ces "options" attaquent automatiquement les ennemis et même si leur comportement est un peu fol-dingue, ils rendent bien service. Dernier item à choper : on peut également remonter sa jauge de vie, voire même l'augmenter de 3 à 5 carreaux. On notera également que cette version Mega Drive nous propose un menu d'options qui va à l'essentiel, mais qui est bien pratique : sound-test, choix entre 3 à 5 vies et choix entre l'un des 3 niveaux de difficulté. Il faut l'admettre, le niveau "easy" est relativement abordable et avec un peu d'entrainement, on peut finir le jeu (même si cette version m'a parut plus difficile que celle sur Arcade). Malheureusement, pour se faire il faudra aussi prendre son mal en patience car le jeu est truffé de bugs. Si Hiryu peut s'accrocher aux murs et monter/descendre les parois, il faut savoir qu'on a énormément de problèmes de collisions, qu'on a un hit-box en carton et que lorsqu'on se fait toucher, le personnage fait une roulade et devient incontrôlable, au risque de finir dans un trou (ce phénomène est même amplifié par rapport à l'Arcade !). De même si le timer peut se comprendre sur Arcade, je trouve toujours aussi con de se le voir imposer sur une console. Ca n'a pas de sens. Heureusement pour compenser ça, il existe divers checkpoints au sein de chaque niveau. On notera également que notre personnage ne sait pas frapper vers le haut (c'est débile, pas vrai Mega Man ?), que la jouabilité est vraiment mauvaise avec un contrôle trop peu précis et des sauts très approximatifs, ce qui peut rendre un passage au demeurant tout bête, en véritable épreuve de force et de patience.


Mais alors qu'est-ce
La bande-son est une horreur mais il n'y a par contre rien à dire sur un design vraiment réussi
qui sauve ce jeu ? Et bien je dirai l'ambiance et l'originalité de certains passages. Déjà malgré les critiques, il faut reconnaitre que le gameplay est vraiment sympa (puisqu'il ne faut pas confondre "gameplay" et "jouabilité"), on a quelques passages la "tête en bas" (pour un jeu originellement sorti en 1989, c'était peu commun) et les boss sont imposants et bien souvent peu ordinaires, à l'image de ce core gravitationnel où on va tourner autour. Ce qui est déjà moins original c'est de se retaper tous les boss au dernier niveau et parfois l'originalité va un peu loin, comme à ce niveau où on croise amazones et dinosaures. Je vous rappelle qu'on est sur Terre et en l'an 2048, pas sûr que Jurassic Park soit déjà d'actualité. Enfin techniquement, difficile de dire que ce soit la panacée. Le portage a énormément souffert dans le processus de conversion, et c'est encore une fois quelque chose que je comprends mal. En effet, l'hardware du CPS1 et celui de la Mega Drive sont presque identiques, et c'est donc à se demander pourquoi on ne retrouve pas (à peu de chose près) le même rendu. Ainsi sur Mega Drive, si on appréciera toujours un design futuriste vraiment sympa et authentique, reconnaissable au premier coup d'oeil, à côté de ça on subit énormément de clignotements (clipping), de ralentissements et l'animation est vraiment hachée. Je pensais que SEGA avait lésiné sur la taille de sa cartouche, mais avec 8Mb au compteur, ce n'est clairement pas un problème de place. Le pire reste sans conteste le son, qui est particulièrement merdique ! Déjà Hiryu fait un bruit de vieux train en tombant (là franchement, c'est n'importe quoi), le bruit hyper aigu et fort de la lame tape sur le système (alors qu'il est discret sur Arcade), les voix digitales sont affreuses et incompréhensibles, et le fin du fin ce sont les musiques. Composée par Junko Tamiya, le bonhomme a cherché à faire une plage sonore fantaisiste, oscillant entre le baroque, le tribal et la pure daube des familles ! Autant vous dire que j'ai rarement entendu des musiques aussi pouraves tant les compositions sont à chier. Et alors une fois passer dans le mixer à crachats de la Mega Drive, je ne vous explique même pas le résultat !


Strider jouit d'une aura particulière, Note
d'une réputation qui dépasse largement l'entendement. Sorti en 1990, même si la console n'en était qu'à ses débuts (surtout en Europe où elle est arrivée très en retard par rapport au Japon : plus de 2 ans après !), du moins techniquement, la 16bits de SEGA nous a déjà prouvé quelle était capable de mieux que ça (au pif, je dirai Shadow Dancer et Ghouls & Ghosts). Pourtant, dans sa politique de prôner "l'Arcade à la maison", SEGA nous propose avec Strider, et contre toute attente, une conversion relativement fidèle. Encore une fois c'est la réalisation qui pêche (surtout dans notre version 50hz, les versions NTSC 60hz sont quand même moins bugées) car après, on ne peut que féliciter le travail de Capcom sur le design avec des ennemis fort d'un coup de crayon singulier, des boss souvent énormes (le gorille géant !) et même des passages à l'originalité avérée. Ainsi Strider sur Mega Drive ne vaut certainement pas les notes et appréciations franchement abusives qu'on peut voir sur le Net, mais je lui reconnais bon nombre de qualité et notamment une ambiance qui n'aura pas son équivalent dans toute la ludothèque de la console. Et ça, c'est peu commun.



Les -

  • Animations hachées et beaucoup de bugs visuels
  • Enormément de problèmes de collision
  • Toute la partie sonore est médiocre !
  • Jouabilité vraiment mauvaise
  • Il manque une intro...
  • Hit-box toute pourrie
  • Les +

  • Des boss tout à fait atypiques
  • Gameplay original et plaisant
  • L'aura particulière du jeu
  • Petite scénarisation
  • Le design !



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    Test réalisé par iiYama

    aout 2013