Strider II (MD)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 1992
Développeur : Tiertex
Editeur : U.S. Gold
Genre : plate-formes / action

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Strider Returns (JAP) / Journey from Darkness : Strider Returns (US)
Prix au lancement : 400Frs


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Strider II

Strider Returns



Si le Strider
Les voix digit sont impressionnantes mais à la place, on aurait préféré une vraie scénarisation, ou au moins une intro...
premier du nom est selon moi un sympathique jeu d'Arcade, je ne comprends pas l'engouement qu'il y a autour de lui. Ok il est original, plutôt joli mais il n'y avait pas (et il n'y a toujours pas !) de quoi en faire tout un plat de ce jeu. Maintenant je suis honnête, si j'ai tempéré les foules dans mon test, je reconnais que Strider a certaines qualités qui le rendent finalement unique. Dans cette optique, US Gold a repris les droits auprès de Capcom pour éditer un nouveau jeu, une suite. Car finalement, les versions les plus connues de Strider sont bien celles sur Arcade et Mega Drive (alors que la version PC-Engine est, elle aussi, très sympa). Bref, cette fois développé par Tiertex (un développeur inconnu au bataillon, moi c'est la première fois que j'entends parler d'eux), Strider II est sorti sur les micros de l'époque (Amiga, ST, Commodore 64, CPC) en 1990, mais il ne verra le jour sur consoles (Mega Drive, Master System et Game Gear) qu'en 1992. A noter également que cette fois il n'y a pas eu de version Arcade et surtout qu'il ne faut pas confondre le présent Strider II et Strider 2, qui fut développé par Capcom et a vu le jour sur Arcade et PlayStation en 1999. D'ailleurs le présent Strider II se nomme Strider Returns au Japon ou encore Journey From Darkness : Strider Returns aux Etats-Unis, ce qui déjà supprime toute ambigüité. Mais que voulez-vous, nous en Europe on doit être plus cons que la moyenne puisqu'on est toujours servis les derniers (du moins à cette époque là) et qu'en plus on s'éclate à nous changer les patronymes. Quant à US Gold, ils sont connus pour avoir été copain-copain avec Capcom, afin de réaliser divers portages (souvent sur micros) des plus grands jeux du géant japonais (Final Fight, Street Fighter II, Ghouls'n Ghosts, Mercs ou encore Forgotten Worlds). Cependant l'entente aura été de courte durée, et on comprend vite pourquoi lorsqu'on regarde de plus près la tronche des portages. Dans Strider II nous rejouons le valeureux Hiryu, dont la nana a été enlevé par Grandmaster, le même antagoniste que dans le premier opus et qui ressemble toujours à une sorcière (j'ai d'ailleurs longtemps cru que c'en était une !) ou à un Seigneur Sith… le charisme en moins.


La mise en
Si le gameplay est resté à peu près le même, la jouabilité est par contre toute pourrie ! En plus il faut se farcir un timer qui nous met grave la pression :(
scène reprend les mêmes bases que lors du premier jet, à savoir une totale absence d'intro (c'est regrettable) puis des séances de dialogues entre chaque niveau. Et ô miracle, les voix sont vraiment superbes ! Vous avez bien lu, elles sont claires, compréhensibles, nous prouvant une fois encore que sur Mega Drive aussi, on peut avoir des digitalisations qui ressemblent à quelque chose. Maintenant il ne faut pas s'attendre à grand-chose puisque ce ne sont pas de véritables dialogues, uniquement des railleries, de courtes expressions venant le plus souvent des ennemis. Inutile ? Oui c'est un peu ça. Avant de commencer, le menu des options nous propose les grands classiques de tout jeu qui se respecte, comme la configuration de son pad, un sound-test, le nombre de continues qu'on veut emporter (jusqu'à 5) et bien entendu le choix de la difficulté. On reprend donc les raines du héros de la série, avec ce que ça comporte d'accrochage aux plate-formes, de grimpette sur les murs, d'ennemis à trancher en 2 avec le sabre et de mini-caisses à ouvrir pour y dégoter des power-ups, des bonus de protection et bien entendu des points de vie. En somme le fond du gameplay est exactement le même et les cabrioles d'Hiryu aussi. Ajoutons quand même quelques nouveautés comme ces descentes en tyrolienne, ces montées sur une corde (ou une chaine) ainsi que ces trop rares shurikens qu'on peut lancer et qui en général, tuent les ennemis d'un seul coup (mais on en a très peu, n'espérez pas faire d'Hiryu un véritable Shinobi). Le slide a d'ailleurs été amélioré puisqu'en pressant bas+saut on pourra éviter certains tirs ennemis et même dégommer (en un seul coup) la plupart d'entre eux (1 pierre, 2 coups). Maintenant tout n'est pas rose, loin de là ! On commencera par le fait que le timing est toujours présent et surtout qu'il est beaucoup trop serré ! Pas le temps de flâner ou de chercher les bonus secrets, le temps imparti pour trouver et tuer chaque boss, est vraiment court. Et c'est bien dommage car moi j'aime bien fouiller les lieux, dénicher les trucs planqués… bref profiter de mon investissement. Déjà qu'avoir du temps sur un jeu console c'est chiant, ici ça rajoute une difficulté supplémentaire. En parlant d'elle, sachez que le jeu est très dur. Les hardcore gamers vont se régaler mais les "êtres humains" vont souffrir pour voir la fin (un épilogue sympa, qui rappelle un peu à celui de Flashback mais qui reste un peu trop expédié à mon gout).


Hiryu s'accroche donc
La réalisation fait vraiment peine : couleurs dégueulasses, décors pauvres, animations hachées, bande son mauvaise... En plus certains passages marquent un mauvais gout probant
partout mais c'est uniquement au bon vouloir du jeu. Il arrive souvent qu'on soit accroché à un plafond mais en avançant, on va d'un coup tomber, comme ça sans raison. Non pas que le personnage se décroche de façon aléatoire, c'est juste que le jeu ne veut pas qu'on s'attache à certaines parois au demeurant "normales". Bizarre… Ajoutons également qu'on ne peut toujours pas frapper vers le haut (Mega Man n'a jamais changé de recette en 20 ans de carrière, l'espoir semblait tout aussi vain ici), que les 5 pauvres niveaux sont relativement courts (le jeu se finit en 1h environ… si la difficulté ne vous arrête pas avant, ça va de soi), on perd ses bonus acquis d'un niveau à l'autre (même les bonus de santé, ce qui est pénible) et surtout, surtout, c'est toujours aussi injouable ! Le contrôle est toujours aussi approximatif et les sauts en roulé-boulé sont toujours aussi imprécis. Evidemment, ça n'arrange pas les problèmes de difficulté ça. Terminons par la réalisation de ce jeu qui tient sur une honorable cartouche de 8Mb (la norme). On notera très vite que le design si particulier du premier opus n'est plus, ici nous avons des graphismes vraiment monotones, grisâtres, bref moches ! Le premier niveau donne bien le ton avec sa vilaine forêt, morne et peu détaillée. Et ça ne va pas en s'arrangeant puisqu'on retrouve même un niveau typé alien particulièrement hors de propos. Si les amazones et les dinosaures du premier opus ne suffisaient pas, ici dans le genre "je suis hors contexte et j'assume" nous avons un affrontement contre un T-Rex à moitié mécanisé et zombifié ! Autant dire une horreur ! D'ailleurs, toujours sur les traces de son ancêtre, le dernier niveau nous force à refaire chaque boss (on repassera pour l'originalité -_-) et même on ré-affronte le fameux core gravitationnel du premier épisode. Bon ça encore, je ne m'en plains pas puisque c'est une phase de jeu que j'apprécie. Si chaque niveau nous présente notre arrivée dans une capsule, sachez que pour en sortir il faudra trouver sa jumelle à l'autre bout du level. Au passage on profite d'un joli morphing, seul truc bien animé du jeu. Car on peut le dire, les animations sont affreuses, terriblement hachées et on a toujours cette sensation que le jeu rame, même en 60hz. Terminons cette belle panoplie par la partie sonore qui nous pose là des musiques franchement laides, très proches des bouses acoustiques dont la Mega Drive a toujours su nous abreuver, surtout à ses débuts. Et si je ne reviens pas sur la qualité des voix digits, sachez que les bruitages sont du même acabit que les musiques.


Strider II Note
est une grosse déception. Evidemment la Mega Drive a connu bien pire, mais elle a aussi accouché de bien mieux, à commencer par le premier Strider ! Bugué jusqu'à l'os, injouable, avec des musiques absolument dégueulasses, et pourtant il reste un bon jeu, de part son originalité et son design vraiment réussi (je parle du premier Strider là…). Dans cette suite nous n'avons qu'une succession de décors tous plus laids les uns que les autres, une partie sonore minable, une jouabilité toujours aussi lourde et imprécise, ainsi qu'un jeu difficile où on aura un peu de mal à y trouver du plaisir. Ainsi cette séquelle ne jouit pas de la même aura que le premier opus et pour cause, les développeurs ne s'en sont pas donné les moyens. Bien sûr la 16-bits de SEGA a accouché de titres bien pires que ça, mais étant donné le pédigrée de la licence, l'ambiance hyper forte qui se dégage du premier segment, à mon avis il était facile de surfer là-dessus et de nous proposer bien mieux que "ça". Au final, après avoir souffert un temps pour arriver à le finir (car si le jeu est très court, il est aussi très difficile), on l'oublie vite et plus jamais on y joue de sa vie…



Les -

  • Pas d'intro et un bout de scénarisation qui ne sert finalement pas à grand chose
  • Jouabilité imprécise, sans parler de limitations gênantes
  • Le timing de chaque niveau est beaucoup trop serré !
  • Animations hachées et jeu lent (même en 60hz)
  • Une durée de vie réelle de 1h environ
  • Design affreux et graphismes moches
  • Difficulté vraiment hardcore
  • Une bande-son ratée
  • Les +

  • Pas désagréable si seulement il n'y avait pas tout ces (-). Voir ci-contre...
  • Un gameplay repris à l'exact, plus quelques sympathiques améliorations

  • Test réalisé par iiYama

    aout 2013