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Strider est un jeu 
La réalisation est correcte mais l'Arcade Card n'apporte strictement rien bien connu de la scène Arcade et pour cause, il reste encore à l'heure actuelle, l'un des jeux les plus cultes d'un hardware prolifique, j'ai nommé le Capcom CPS1. Fort déjà de quelques succès comme 1941, Final Fight, Ghouls'n Ghosts, Forgotten Worlds et un peu avant sa plus grande réussite (je parle bien sûr de Street Fighter II), Capcom se lance dans l'adaptation du manga de Moto Kikaku. Et oui Strider n'est pas une identité propriétaire de Capcom, voilà sans doute pourquoi après Strider 2 (le jeu de 1999, à ne pas confondre avec Strider II / Strider Returns, sorti en 1990), la licence n'aura fait que des apparitions dans des cross-overs comme dans les Marvel vs Capcom. Quant à cette adaptation PC-Engine, c'est NEC Avenue qui s'en est chargé. Il faut dire qu'il est le mieux placé pour maitriser sa propre console et ainsi proposer une adaptation la plus fidèle possible, même si sa sortie fut très tardive (1994, soit quelques 5 ans après sa parution sur Arcade). L'histoire se situe dans un futur proche, en l'an 2048, où un mystérieux dictateur connu sous le nom "Grandmaster" a la mainmise sur le monde. Hiryu, le plus jeune membre d'une organisation dont ses agents sont connus sous le nom de "striders", est chargé de libérer le monde de son joug et pour se faire, il commence sa mission en infiltrant la capitale du Grandmaster en République Socialiste Soviétique (et oui à l'époque, en 1989, on parlait encore d'URSS). Si à l'époque de l'Arcade, nous avions du texte avec une voix-off (ce qui était pas si mal pour le support), le Strider de la PC-Engine est quant à lui sorti sur CD-Rom et en général (contrairement au Mega-CD) le support est (presque) toujours bien exploité. Exit donc les textes, faisons désormais place à de véritables cut-scènes avec dialogues (en japonais), comme la console sait si bien les faire. Plus fort encore, en plus d'une intro qui nous rappelle le contexte, nous avons des boss qui nous feront un petit discours et des scènes entre chaque niveaux. Autant dire que c'est la grande classe et je n'en attendais pas moins du support CD. La formule est simpliste mais elle fait acte de présence, là où bien des jeux font l'impasse dessus.



Dans Strider, 
On déplore encore quelques bugs et une jouabilité loin de s'être amélioréeon incarne donc Hiryu qui a la particularité étonnante d'avoir une sorte de sabre (perso on dirait une lame au plasma), comme le prolongement de son bras. C'est son arme principale et on pourra trouver des power-up qui boostent son allonge. Sur le chemin qui le mène jusqu'à la victoire, Hiryu pourra aussi récupérer des compagnons (2 maximum), qui peuvent soit être des petites drones terrestres, soit un aigle ou une sorte de tigre mécanisé. Ces "options" attaquent automatiquement les ennemis et même si leur comportement est un peu fol-dingue, ils rendent bien service. Dernier item à choper : on peut remonter sa jauge de vie, voire même l'augmenter de 3 à 5 carreaux. On notera également que cette version PC-Engine nous propose un menu d'options qui va à l'essentiel, mais qui est bien pratique : choix entre 3 à 5 vies et choix entre l'un des 3 niveaux de difficulté. Il faut l'admettre, le niveau "easy" est relativement abordable et avec un peu d'entrainement, on peut finir le jeu. Mais mieux encore, ce menu nous propose un "extra level". En effet, on peste assez souvent sur le manque de contenu additionnel, surtout pour les versions CD-Rom et/ou qui sortent avec beaucoup de retard. Et ici, en plus d'une véritable mise en scène, nous avons un nouveau level (le désert), qui s'intercale entre les classiques niveaux 1 et 2 du jeu d'origine. Ainsi la durée de vie se voit augmenter d'un petit quart d'heure de jeu supplémentaire (1 niveau assez classique et sans grande prétention, avec son boss de mi-parcours et son boss de fin), ce qui est toujours bon à prendre. Malheureusement tout n'est pas parfait, et même si elle n'est pas truffée de bugs comme sur Mega Drive, cette version contient quand même pas mal de bourdes. Si Hiryu peut s'accrocher aux murs et monter/descendre les parois, il faut savoir qu'on a quelques problèmes de collisions, qu'on a une hit-box pas toujours précise et que lorsqu'on se fait toucher, le personnage fait une roulade et devient incontrôlable, au risque de finir dans un trou. De même si le timer peut se comprendre sur Arcade, je trouve toujours aussi con qu'il soit imposé sur un console. Ça n'a pas de sens. Heureusement pour compenser ça, il existe divers checkpoints au sein de chaque niveau. On notera également que notre personnage ne sait pas frapper vers le haut (c'est débile, pas vrai Mega Man ?) et que la jouabilité est assez imprécise, surtout au niveau de sauts désormais "lunaires" (c'est même à se demander où NEC Avenue est allé chercher des sauts pareils, très loin de ceux de l'Arcade), ce qui peut rendre un passage au demeurant tout bête en une véritable épreuve de force et de patience.
Mais alors qu'est-ce 
Les nouvelles musiques sont sympas qui sauve ce jeu ? Et bien je dirai l'ambiance et l'originalité de certains passages. Déjà malgré les critiques, il faut reconnaitre que le gameplay est vraiment sympa (puisqu'il ne faut pas confondre "gameplay" et "jouabilité"), on a quelques passages la "tête en bas" (pour un jeu originellement sorti en 1989, c'était peu commun) et les boss sont imposants et bien souvent peu ordinaires, à l'image de ce core gravitationnel où on va tourner autour. Ce qui est déjà moins original c'est de se retaper tous les boss au dernier niveau et parfois l'originalité va un peu loin, comme dans ce nouveau level où on va affronter un insecte des sables géant, ou encore ce niveau où on croise amazones et dinosaures. Je vous rappelle qu'on est sur Terre et en l'an 2048, pas sûr que Jurassic Park soit déjà d'actualité. Enfin techniquement, on a déjà vu la petite console de NEC/Hudson plus en forme. Quant on voit tourner des Rayxanber III ou des Ginga Fukei Densetsu Sapphire, on peut légitimement être déçu par ce portage de Strider. D'autant que lui aussi utilise le surpuissant Arcade Card, qui décuple les capacités de la console. Et là on se demande bien à quoi elle sert l'Arcade Card... Car les décors sont vides, les couleurs sont fades, le jeu clignote beaucoup (clipping) et on note en plus que les sprites sont nettement plus petits sur Arcade ou Mega Drive (même si ça, on peut le comprendre). Si la bande-son est sans réfléchir l'une des pires bouses qui a sali mes oreilles sur les versions précédemment nommées, le support CD était également l'occasion de nous proposer de la nouveauté. Et c'est effectivement le cas ! On retrouve bien le remixe du thème du premier niveau (la seule à être reconnaissable j'irai dire) ainsi que de nouvelles partitions vraiment très sympas. Cette fois ils ont laissés Junko Tamiya et ses musiques à chier de côté, pour nous proposer des sonorités de qualité (CD-Rom oblige), même si ce n'est pas encore parfait. Pas toujours mélodieuses, les musiques changent souvent et au final, entre la qualité et de nouvelles compositions, il est difficile de se plaindre. Etant donné que tout ce qui doublage sort du CD, le sampling est forcément de haut niveau, donc je passe directement aux bruitages. Des bruitages qui sont, avouons-le, pas super terribles dans l'ensemble, même si on retrouve le petit cri d'attaque d'Hiryu, qui n'est dispo que dans la version Arcade japonaise.
Ce tardif portage Strider sur PC-Engine Note |
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