Flashback 2 -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

 

 

 


La version PS4 est compatible avec :




Sorties du jeu : novembre 2023 sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC - septembre 2024 sur PlayStation 4, Xbox One et Switch

Développeurs : Microids Studio Paris - Microids Studio Lyon
Editeur : Microids
Genre : aventure

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.05
Installation : 7 à 8 Go sur consoles - 14 Go sur PC
Moteur graphique : ?
Difficulté :

Temps de jeu : environ 6 heures
Multi-joueurs : non
Abréviation : FB2
Titre alternatif : Flashack : The Quest for Identity 2

Prix au lancement : 40€ en version Standard - 50€ en Edition Limitée - 150€ en Edition Collector


Les sites partenaires :
















Flashback 2









Affirmer que j'aime,
30 ans après Flashback, 28 ans après Fade to Black, la série connait enfin une suite !
que j'adore Flashback, est un euphémisme ! A mes yeux, il rayonne au sommet des jeux "made in France". J'aime Flashback parce qu'il fait parti de ces jeux qui ont su montrer au monde que la Mega Drive était une excellente console, je l'aime parce que son aventure est mythique, faite par de vrais passionnés qui ont mis leurs tripes sur la table afin d'accoucher ce qui deviendra rapidement un chef d'œuvre ! C'est ainsi que pour lui faire honneur, j'ai réalisé un mega-dossier qui parle de fond en comble du sujet, de sa conception à ses originalités, de ses créateurs à ses multiples versions. J'ai véritablement voulu rendre hommage à ce jeu qui me tient particulièrement à cœur.
La suite on la connait, un certain MORPHS : Flashback 2 devait sortir sur Mega-CD mais fut annulé, Fade to Black est sorti sur PC et PlayStation et le passage à la 3D s'est fait un peu dans la douleur, enfin une préquelle (Flashback Legends) devait voir le jour sur Game Boy Advance mais elle fut annulée malgré son état d'avancement. Enfin, c'est en novembre 2017 que JoshProd a porté le jeu sur DreamCast, dans une fantastique édition, ce qui a donné des idées à Microids (nouveau détenteur des droits, puisque Delphine Software a fermé ses portes depuis bien longtemps) pour porter personnellement le jeu sur PS4, Switch et Xbox One, histoire de fêter en cette année 2018, les 25 ans de la série. Manque de bol, ce portage issu de la version PC, est un ratage (pas total certes), comme tout ce qu'entreprend Paul Cuisset depuis la fermeture du studio qui l'a fait connaitre (DSI pour ceux qui ne suivent pas).
Vous me connaissez, j'aime bien revenir sur le passif des gens et des studios, mais pour une fois, j'estime que cette petite intro suffira. La raison est simple, j'ai longtemps espéré la sortie de cette suite, je me délectais de chaque news à son sujet, j'ai même acheté l'édition limitée (vendue 10€ plus chère) pour profiter d'un joli Steelbook, mais ce soir c'est le cœur lourd que j'écris ces lignes. En effet j'ai perdu tout espoir de voir un jour sortir une suite digne de ce nom. Pourtant vous le savez, plutôt que de suivre bêtement l'avis général je suis le premier à défendre les petits jeux, le premier à démontrer que même s'il a des défauts, un titre un peu moyen mérite tout de même qu'on se penche sur lui, qu'on lui donne une chance de séduire.



Sorties en décalé car Microids semble décalé des réalités du marché...


Personnellement,
Allez savoir pourquoi les versions "old gen" et EGS sont sorties avec plusieurs mois de retard...
je suis pour qu'on se fasse notre propre avis sur chaque jeu, et non pas qu'on suive bêtement le mouvement, car la presse et les influenceurs ne valent pas mieux que des politiciens en pleine campagne électorale. Pour preuve, je suis le premier à défendre le Remake de 2013 (Remake du premier Flashback), car malgré ses imperfections, j'estime que c'est une sympathique relecture de l'œuvre originale. Mais là, ce sera pour une fois, au dessus de mes forces. Et ce qui me désole le plus, c'est que ça arrive sur Flashback, la suite de mon jeu fétiche...
Avant de commencer, il faut savoir que le jeu est sorti en plusieurs fois. Il a d'abord vu le jour sur PS5, Xbox Series X/S et PC (via Steam et GoG) en novembre 2023. Puis il a mis plusieurs mois pour arriver sur Xbox One, PS4 et l'autre Store du PC, celui d'Epic Games. Pourquoi un tel décalage ? Allez savoir, d'autant qu'à l'heure actuelle et malgré le succès de la PS5, le plus gros parc de consoles est bel et bien celui de la PS4 (qui a atteint les 117 millions de consoles vendues, c'est encore aujourd'hui un sacré gros marché !). Le jeu n'est pas très lourd, l'installation est donc assez rapide. Sur PS5 en version 1.04, il pesait 7,7 Go mais vers Noël 2023, il est passé en version 1.05 via un patch qui pesait pas moins de 3,95 Go ! Waow, ils ont dû en réparer des bobos ! Car la presse et les joueurs n'ont pas été tendre avec lui, certains lui ont même pissé dessus, notamment à cause des bugs et des problèmes de sauvegardes. Personnellement, vu comment le marché du jeu vidéo fonctionne désormais, j'attends toujours un peu avant de tester un jeu, histoire que les plus gros problèmes soient réglés via des mises à jour. Cette v.1.05 a même eu le bon goût d'optimiser l'espace disque puisqu'à partir de là, il ne pesait plus que 6,2 Go. Je me suis donc dit qu'il était temps de s'y mettre.
On lance son jeu et très vite c'est un peu la déception. Il y a pas d'intro, et le menu des options se limite aux réglages sonores et à la configuration des touches (ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi). En regardant vite fait les crédits, on s'aperçoit que pas mal de monde a bossé sur le projet (plus de 240 personnes, c'est pas rien), les Studios Parisien et Lyonnais de Microids, ainsi que Paul Cuisset en personne, afin que l'authenticité du jeu et du scénario soit au plus proche de l'œuvre originale. Nouveau couac, allez savoir pourquoi mais la croix directionnelle du pad ne peut pas servir dans les menus alors que dans mon cas, c'est ainsi que j'y navigue (de même la touche Rond/B ne permet pas de quitter la pause... de bien étranges choix même si ça reste des détails).



Clairement pas le AAA qu'on attendait tous...


Je lance
Les options sont minimalistes mais c'est surtout la narration qui est très décevante !
ma partie et là nouvelle surprise : pas de choix de la difficulté. Et ça c'est un vrai problème car les noobs trouveront le jeu trop difficile quand les vétérans le trouveront beaucoup trop facile. Le choix de la difficulté est justement là pour contenter un maximum de monde et ne pas en proposer, c'est forcément mécontenter une frange de joueurs.
L'histoire nous propose de retrouver Conrad B. Hart, jeune agent du GBI (Galactic Bureau of Investigation). Au 22e siècle, les Mondes-Unis sont enfin en paix dans l'ensemble du Système Solaire, mais cet équilibre est menacé par l'invasion des Morphs, menée par la redoutable Générale Lazarus. A la recherche de son ami Ian et avec l'aide d'A.I.S.H.A (une IA), Conrad plonge à nouveau dans une aventure haletante pleine de rebondissements et de révélations ! Ça, c'est que dit le site officiel, le problème c'est qu'on ne sait absolument pas "où" se situe le jeu dans la chronologie de la série. En effet, le scénario voudrait nous faire croire que ça se passe entre Flashback et Fade to Black, or Conrad est vraiment jeune, c'est un bleubite qui a à peine la vingtaine, alors que dans Flashback et Fade to Black, c'est un homme mûr. De même, les lieux et la tournure du scénario nous font plus penser à un autre remake du scénario original, qu'une véritable suite. Mais pour Paul Cuisset et Microids, l'intitulé Flashback 2 était sans doute plus vendeur, même si celui-ci (qui fait donc penser à une suite directe) me semble tout à coup très surfait et un brin imposteur.
Quand à la mise en scène, elle tourne selon 3 variantes. Vous avez les grosses cinématiques qui sont réalisées à base d'images type BD à peine animées, vous avez les grosses scènes de dialogues qui vous présente sous forme de vignettes (et en plein écran) l'interlocuteur, et enfin vous avez les petits dialogues "in game", qui offrent parfois le choix de sa réponse. Vous vous doutez bien que tout ceci est très décevant, déjà parce qu'aucune cut-scene véritablement convenable ne viendra mettre en scène les tenants et aboutissants du scénario. Alors que Flashback était l'un des grands précurseurs de la cinématique, il est clair que depuis, il a fait 3 pas en arrière. Et que dire du fait que même s'il est entièrement doublé en français, on ne peut pas supprimer les sous-titres et que chaque passage au dialogue suivant, nécessite l'appui sur une touche ?



A.I.S.H.A écoute moi...


Alors certes,
Le doublage est vraiment léger avec un Conrad trop bavard et tout un casting qui manque de sérieux
ainsi on peut aller à son rythme (aussi bien lire et relire le texte, ou même zapper littéralement toute la conversation) mais ça reste vite pénible de devoir intervenir de la sorte, quand justement on s'attend à ce que le dialogue s'enchaine de façon fluide, comme 2 êtres humains normaux le feraient en cas de discussion face à face. Tout ceci est donc bien décevant et bien évidemment à ça s'ajoute la qualité assez médiocre du doublage. Alors certes, c'est un jeu français, développé sur notre sol et ils ont fait l'effort de le doubler dans notre belle langue (car oui, bien des développeurs ont tendance à oublier leurs origines, comme si en France tout le monde parlait l'anglais).
En attendant, le doublage fait preuve d'un bel amateurisme, notamment pour Donald Reignoux, le doubleur attitré de Jesse Eisenberg, qui double ici un Conrad jeunot, fanfaron et un brin trop loquace à mon goût. Lui qui nous avait fait une prestation du tonnerre dans le DLC de Cyberpunk 2077 (Phantom Liberty), où il a donné une âme et une vraie personnalité au personnage d'Aymeric Cassell, pour Conrad il est clair que le chèque présenté un chiffre en moins et le premier jet a dû suffire dans la plupart des cas.
On retrouve aussi les voix d'Hélène Bizot (doubleuse attitrée de Naomi Watts, c'est elle qui double AISHA), Laurent Blanpain (d'ailleurs y'a une faute à son nom dans les crédits), Frédéric Colas Colas (alias Fred Colas), Elsa Davoine ou encore le fameux Martial "Professeur Layton" Le Minoux qu'on ne présente plus. A part Conrad et AISHA, chacun d'eux donne sa voix à plusieurs personnages et si on recompte bien (ma liste n'est pas exhaustive), le casting vocal se limite à 8 doubleurs. Dans tous les cas on nous propose donc un doublage vraiment pas terrible, ce qui est d'autant plus frustrant quand on sait à quel point les doubleurs français sont doués dans le domaine (encore faut-il qu'on leur en donne les moyens et qu'ils soient payés en conséquence).



Quelques bonnes idées malgré tout


On continue,
Les balades (buguées !) en moto, sont finalement assez sympas, malgré leur redondance
afin d'étayer son fond, le jeu propose divers textes, qui sont parfois très désagréables à lire à cause de cet affichage qui a la bougeotte et de ses caractères qui parfois scintillent. A ce propos, le jeu fait souvent des références auto-assumées, comme lorsqu'on doit sauver Amy, la fillette (en référence au survival horror du même nom, développé par Vector Cell), ou encore lorsqu'on doit remporter un duel contre Shark Fu (une référence directe à Shaq-Fu). C'est sympa.
Autre point, on retrouve un peu la structure du jeu d'origine avec sa ville scindée en plusieurs quartiers, sauf que cette fois on ne prend pas le métro mais une moto qu'on conduira nous même sur un périphérique fermé, directement inspiré de Paris mais aussi de WipEout. Certes les jobs nous imposent pas mal d'allers retours, ce qui fait qu'on prendra souvent le guidon, mais les balades sont loin d'être désagréables car il ne peut rien nous arriver et la sensation de vitesse sur cette route futuriste digne de Blade Runner, est plutôt bonne.
L'exploration est une nouvelle fois mise en avant, mais celle-ci est très dirigiste et au final il ne sert à rien de vouloir fouiller une zone sans y être invité, car généralement elle est simplement bloquée et ne se déverrouillera qu'au bon gré des scripts. Si j'avais quelques points positifs à évoquer lors du chapitre de la réalisation, je crains fort que pour le moment, le peu d'éloges que j'ai à son égard ne s'arrêtent là. En effet, le premier point détestable du jeu, c'est que la plupart du temps nous sommes dans une vue de profil proche du 2,5D mais Conrad peut aussi se déplacer en profondeur, ce qui est assez perturbant. Ils auraient dû limiter cette possibilité aux escaliers, car en voulant proposer un gameplay plus ouvert, ils nous ont surtout mis dans les pattes un gameplay mal foutu.



Microids : The House of the Bugs !


A mes yeux,
Il n'y a rien de plus frustrant que de subir de sales bugs et Flashback 2 en est truffé !
le pire reste les phases de combats, qui se déroulent souvent dans des petites arènes fermées. On vise avec le stick droit, on tire avec la gâchette droite, on active son bouclier avec la gâchette gauche... c'est loin d'être intuitif. On s'en sort certes, mais rien n'est plus frustrant que de devoir recommencer un passage, tout ça parce que les affrontements sont déséquilibrés et que la maniabilité est tout sauf précise (soit tout l'inverse de l'œuvre originale). De plus les ennemis sont souvent en surnombre, ils apparaissent comme par magie et l'assistance à la visée fait véritablement n'importe quoi. Donc oui, les combats sont parfois frustrants car la jouabilité est merdique ! Le personnage semble comme "flotter", il accuse une sale inertie au moindre déplacement, ça manque de réactivité et surtout de précision ! Et puis la configuration (de base) des touches, c'est pas ça non plus... Et que dire de certaines phases de jeu, comme le combat de méchas, tellement hors de propos ! Ça m'a rappelé l'un des boss de Rocket Knight... mais en mal fait, alors que ce dernier a vu le jour il y a 30 ans déjà.
Et c'est pas fini car c'est bel et bien à cause de cette prise en mains, que parfois on se retrouve coincé dans le décor, sans pouvoir rien faire d'autre que de recharger une ancienne sauvegarde. En parlant de ça, le jeu fera des sauvegardes automatiques, mais vous pourrez également réaliser des sauvegardes manuelles. Dans tous les cas les checkpoints sont mal placés, trop espacés et une fois encore, les bugs sont très gênants. Durant ma session, j'ai eu un sale bug qui m'a obligé à revenir plus d'une heure en arrière ! Et le pire, c'est qu'à partir de là, le jeu a corrompu ses sauvegardes, donc je ne pouvais plus sauvegarder manuellement et les saves auto ne se faisaient plus. Il n'y avait plus que 2 solutions à mon problème : soit faire toute l'aventure d'une traite en priant de ne pas mourir connement (ou me retrouver piéger dans le décor), soit recommencer cette merveilleuse aventure du début. Vous devinez ce que j'ai fait ? J'ai continué un peu le jeu, et au problème suivant j'ai éjecté le disque et j'ai désinstallé ce Flashback 2 de misère...



Une direction artistique qui sauve la réalisation


Et la descente
Il est indéniable que les graphismes sont le point fort du jeu : direction artistique réussie pour des décors typé cyberpunk aguicheurs
aux Enfers continue avec la réalisation graphique. Tournant sur un moteur inconnu (sans doute un moteur développé en interne qui sert à toutes les productions de Microids), il est très difficile de connaitre les performances du jeu sur chaque plate-forme. Cependant j'en remets une couche sur le fait qu'il reste assez léger niveau installation et les temps de chargement sont bien optimisés, surtout sur les machines équipées d'un SSD (Xbox Series, PS5 et PC). Globalement, Flashback 2 est joli, les éclairages donnent un charme certain, le design typé cyberpunk est travaillé et donne un réel cachet au titre. Avec ses néons flashy, ses beaux reflets, ses couleurs saturées... y'a pas à dire, la direction artistique a de la gueule.
Car oui, le jeu est tout en 3D et en vue de profil, un peu comme nous l'a déjà proposé le Remake de 2013. Certains sont déçus de ça mais vous vouliez quoi ? Un énième jeu en pixel art, plus proche du titre d'origine que du jeu lambda qui passe inaperçu, noyé sous l'avalanche de titres sans intérêt qui sort tous les mois ? Car il suffit de parcourir le moindre Store (au hasard celui de la PS5), et de se rendre dans la case des promos (car oui chez Sony on propose des promos tous les mois, c'est débile mais au moins avec un peu de patience, on peut faire de bonnes affaires). En faisant défiler l'énorme listing qui est mensuellement proposé, on se rend vite compte qu'on ne connait pas la quart des jeux qui sortent. Noyés sous un déluge de titre Indés qui n'ont aucun intérêt, les quelques bons titres qui sont proposés passent alors totalement inaperçus. Tout ça pour dire que moi aussi j'aurai bien aimé un Flashback 2 en 2D comme à la belle époque, un jeu qui aurait repris les idées et concepts des opus Mega-CD et GBA... mais à un moment donné, il faut savoir évoluer et de nos jours, il est sûrement plus facile de développer en 3D (surtout avec les outils proposés par Unity ou Unreal Engine) qu'en 2D.
Bref, à première vue, notre Flashback 2 est un bien joli jeu, la résolution semble plus qu'honorable, et le framerate semble fluide... tout du moins au début. En effet, très vite on va s'apercevoir que dès qu'il y a trop d'éléments à l'écran, le moteur va saccader. C'est notamment le cas dans les centres ville, où plusieurs PNJs font leur petite vie. Des PNJs clonés à l'envie, aux animations de robots, aux visages inexpressifs et bien entendu qui n'ouvrent jamais la bouche en parlant. C'est sans doute pour ça que le studio a préféré faire cette narration à base de planches de dessins, vu qu'ils étaient sans doute incapables de réaliser des cinématiques correctes.




L'édition Standard coûte 40€, l'Edition Limitée (Limited Edition, la plus répandue)
coûte 50€ et propose un Steelbook, ainsi qu'un code pour télécharger
l'OST du jeu (cliquez pour agrandir)



Si brillant dans le passé, si terne dans le futur...


C'est quand
Les glitches et autres artfacts graphiques, accompagnent à merveille la montagne de bugs qu'on subit...
même bien triste car même si les vidéos en CGi de Fade to Black ont beaucoup vieillies, à l'époque elles avaient beaucoup de gueule et de charme. Aujourd'hui, le résultat est là, on a clairement l'impression que la mise en scène a reculé, elle qui était autrefois pionnière dans son domaine. Pour en revenir à l'aspect graphique du jeu, on notera aussi quelques textures dégueulasses mais aussi et surtout une montagne de bugs et de glitches ! Je ne reviens pas sur le fait que parfois on reste bloqué dans le décor, ni sur le fait qu'un bug de sauvegarde peut ruiner votre avancement, mais à ça s'ajoute en plus des artéfacts étranges. Par exemple lorsqu'on voyage à moto d'un point A à un point B (on met de côté tout l'aspect un peu mal dégrossi de ces passages car au fond c'est pas si mal), à rythme régulier la tête de notre personnage "glitchera". Idem lorsqu'il y a plusieurs niveaux et qu'au dessus il y a des néons clignotants, vous pouvez être sûr(e) que ça causera des artéfacts visuels et disgracieux sur l'étage d'en dessous.
Même si Flashback 2 est loin d'avoir la prétention d'un AAA, il fut tout de même annoncé en 2021, pour une sortie en toute fin 2023. On peut légitimement penser que le jeu a nécessité plus de 2 ans de développement, avec derrière une grosse équipe. Plus fort encore, nous en sommes à la version v.1.05 et on se demande bien ce que les correctifs (si gros soient-ils) ont bien pu corriger ! Car les bugs sont légion et visiblement Microids ne semble pas si pressé que ça de rectifier le tir. Quand on pense que certains ont osé critiquer CD Projekt, malgré la qualité de leur suivi...
On finira par une note un peu moins amère, en parlant de la bande-son signée Raphaël Gesqua. Ce compositeur français bosse actuellement pour le cinéma, mais il a beaucoup œuvré pour le jeu vidéo, en signant notamment la mémorable bande-son de Flashback (1992), mais aussi Mr Nutz, Shaq-Fu, Moto Racer, ainsi que pas mal des productions vidéoludiques récentes et made in France. Pour être franc, la bande-son du jeu est assez anecdotique, elle passe la plupart du temps inaperçue, au lieu de reprendre la bonne vieille formule d'autrefois où la musique soulignait admirablement un événement clé de l'aventure. On notera tout de même 2 ou 3 pistes qui sortent du lot (comme sur le périphérique, qui personnellement me rappelle aux bonnes heures de Mass Effect), mais dans l'ensemble, sans être mauvaise, la bande-son n'a rien d'inoubliable. A noter enfin qu'au contraire le sound design est plutôt satisfaisant, car les bruits environnementaux accompagnent bien l'ambiance graphique.



   

L'Edition Collector propose un superbe package avec le jeu physique en version Steelbook, une statuette de Conrad (20 cms), l'OST, 3 lithographies, ainsi que le Remaster de 2018 en édition digitale, le tout pour 150€ (cliquez pour agrandir)



Je suis Note


le premier à défendre les jeux malaimés, le premier à faire rempart et à démontrer, preuves à l'appui, que la presse et une partie des joueurs se trompent quand ils disent que tel ou tel jeu est mauvais. Je prends position et je défends la veuve et l'orphelin, car j'ai conscience que derrière il y a un studio, des personnes qui ont bossés dur pour sortir leur jeu, qui ont mis du cœur à l'ouvrage, et c'est souvent les bras grands ouverts, que je suis le premier à mettre en avant les qualités d'un titre, plutôt que ses défauts. C'est par exemple ce que j'ai fait avec le Remake 2013 du premier Flashback, que tout le monde semble détester et qui au fond, n'est pas si mal (avis que je confirme pour l'avoir re-fini il y a à peine quelques semaines de ça). Cependant, je crains fort de ne pas pouvoir en faire de même ici. Je n'aime pas mettre des sales notes, jugeant que tout jeu mérite d'avoir son public, mais là, je n'ai clairement pas le choix. 30 ans après un premier opus d'anthologie, 5 ans après un Remaster de misère et plusieurs développements avortés entre temps, la saga Flashback se meurt...
Si j'ai beaucoup de respect pour Paul Cuisset et pour l'ancienne équipe de Delphine Software, il faut reconnaitre que depuis la sortie de Fade to Black (qui n'était déjà pas parfait) le bonhomme n'a plus jamais renoué avec le succès. Même si j'apprécie le Remake de 2013, il fut un échec commercial, AMY est une chiotte, le Remaster 2018 de Flashback est un ratage et il y a tant à dire à propos de ce Flashback 2, plus proche du gâchis que du chef d'œuvre de fin de carrière. Honnêtement, même si je remercie l'équipe originelle pour le premier Flashback, je suis aussi le premier à dire que Paul Cuisset devrait arrêter les frais, prendre sa retraite et tourner définitivement la page du jeu vidéo.

Flashback 2 m'a longtemps fait rêvé, mais ce soir les désillusions sont tombées lourdement sur ma tête et il est clair qu'il n'y a plus rien à attendre de bon ni de Flashback, ni de Paul Cuisset, ni de Microids (d'ailleurs il suffit de voir les jeux qui sortent de ses studios pour se convaincre du "non talent" de ses développeurs : Inspecteur Gadget, Les Schtroumpfs 2, Goldorak, Tintin... que des daubes !). Un désenchantement total qui fait que j'ai revendu aussitôt mon exemplaire du jeu. C'est dire la totale désaffection que j'ai eu à son égard.
Car Flashback 2 c'est une montagne de bugs où on reste parfois bloqué dans le décor (quand ce ne sont pas les sauvegardes qui sont corrompues), c'est une jouabilité mal calibrée, imprécise, c'est une narration de misère au goût de vite fait mal fait, porté par un doublage d'amateur. Flashback 2 c'est également des saccades alors que soyons honnêtes, nos PCs, PS5 et Xbox Series en ont mangé des plus gros, c'est aussi beaucoup de glitches graphiques. Enfin Flashback 2 c'est une histoire inintéressante, mal mise en scène, une aventure vraiment peu passionnante, des combats chiants comme la pluie à cause d'un système de visée à côté de ses pompes... bref, on joue sans conviction, on n'est jamais passionné par ce qu'on vit à l'écran et au final, on s'ennuie.
Voilà où en est : il y a 30 ans Flashback fut un chef d'œuvre intemporel, il sera suivi par un Fade to Black très sympathique mais depuis, c'est la déchéance ! Je pense sincèrement qu'on devrait laisser cette superbe licence reposer en paix car à défaut de la placer entre de bonnes mains (j'entends pas là : "des développeurs de talent"), à minima Paul Cuisset et Microids devraient avoir le respect de ce merveilleux souvenir que le premier opus à indélébilement gravé dans nos cœurs...



Les -

  • Au final on ne sait pas où placer le jeu : c'est quoi, un remake, une suite, une préquelle... ?
  • Un gros manque d'options, notamment d'un niveau de difficulté
  • Les bugs de sauvegardes (ça met grave les nerfs !! >_< )
  • De gros problèmes de jouabilité (réactivité, précision...)
  • Doublage français certes, mais à la qualité médiocre
  • Des PNJs clonés à l'infini et modélisés à l'arrache
  • Une aventure tout sauf passionnante !
  • Framerate en dents de scie
  • Mise en scène lamentable
  • Un gameplay pas terrible
  • Bande-son anecdotique
  • Scénario sans intérêt
  • Les glitches visuels


  • Les +

  • Doublé qu'en 2 langues : français et anglais. Merci d'avoir respecté vos origines les gars
  • Quelques phases de jeu sympas, comme les parcours à moto
  • Installation modeste et temps de chargement très courts
  • Quelques rares musiques qui sortent (un peu) du lot
  • Une direction artistique plutôt réussie
  • Ambiance sonore bien travaillée


  • Test réalisé par iiYama

    mai 2024


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