Rocket Knight Adventures (MD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 1993
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : action / plate-formes

Support : cartouche de 8Mb
Version testée : Euro
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 400 Frs







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Rocket Knight
Adventures

Feat. Sparkster


On le sait,
C'est seulement la difficulté qui nous gachera l'expérience car le jeu est excellent !
dans le petit monde du jeu vidéo, chaque constructeur a son lot de fidèles et de licences attitrées. Pourtant, il arrive qu'un développeur passe de temps en temps à l'ennemi. C'est ainsi qu'on se retrouve avec un WipEout sur Nintendo 64, un Ace Combat sur Xbox 360 ou plus proche de ce qui nous intéresse aujourd'hui, un Street Fighter II sur Mega Drive. Bonne seconde dans la guerre des consoles de ce début '90, la Mega Drive assume bon nombre de gros titres depuis la sortie de Sonic en 1991, véritable jeu qui a lancé sa carrière et démontrer ses capacités, ce qui a incité les développeurs tiers à s'intéresser à la 16-bits de SEGA. Ainsi Konami, plus habitués à travailler pour Nintendo avec notamment quelques gros hits sur la 16-bits de la marque (Super Probotector, Axelay, Castlevania IV) nous dévoile ici une toute nouvelle licence et même une exclusivité à la Mega Drive (ce qui a fit grincer les dents de Nintendo et des Nintendo-maniaques). Rocket Knight met sous le feu des projecteurs un nouveau héros, nommé Sparkster, qui doit délivrer son monde du joug des envahisseurs-cochons, ainsi que sauver la princesse. Un scénario certes un peu bateau mais qui a le mérite d'être mis en scène avec les moyens de l'époque. Sparkster est un opossum en armure (Knight voulant dire chevalier) et équipé d'une épée. La jouabilité se contente de 2 boutons et propose un gameplay finalement assez riche. En chargeant son arme (maintien du bouton) il peut déclencher ses fusées et s'en servir de propulseurs. Ainsi il peut tourner sur lui-même pour se défendre efficacement ou partir en trombe dans la direction qu'on lui donne, l'épée en avant. Pratique pour atteindre des endroits autrement inaccessibles ou assener de terribles coups aux boss. Moitié jeu de plate-formes et moitié jeu d'action, Rocket Knight propose aussi quelques phases de shoot-them-up à la fois sympas et originales (je rappelle que Konami est le développeur du grand Gradius... on ne change pas une équipe qui gagne).


L'aventure
Techniquement, Konami nous prouve que la Mega Drive a un vrai potentiel
se compose de 7 niveaux assez longs et qui ne manquent pas d'idées fraiches. Les originalités s'enchainent les unes sur les autres, ce qui rend le jeu moins monotone que la plupart des titres de cette époque. De façon disparate on peut citer un combat au sommet avec des robots géants, des niveaux à bord de bipèdes ou de plate-formes commandables, ou encore des boss tous très originaux. Malheureusement il fallait bien un grain de sable pour enrayer une mécanique bien huilée, en gros pour gâcher la fête et il se nomme : difficulté ! Hyper dur dès le premier niveau, il faut recommencer sans cesse les mêmes passages et les mêmes boss pour connaitre exactement les pièges et réactions de chacun. Ça rebutera à la fois les plus jeunes (alors que Rocket Knight leur était destiné) et les plus chevronnés. Entre nous, il a fallu batailler une après-midi entière pour arriver à la fin, en recommençant par 4 fois le jeu. A la longue, c'est gonflant. Mais s'il y a un point où le titre de Konami excelle, c'est la réalisation technique. Peu habitué à travailler sur Mega Drive, Konami s'en est sorti comme un chef avec malgré tout quelques anicroches sans importance (ralentissements et effacements) lorsque l'écran est surchargé. Véritable démonstration technique de la puissance de la console, elle affiche sans complexe des parallaxes, de superbes distorsions, des zooms et même un effet miroir géré en temps réel, impressionnant et inédit. Les décors sont bien travaillés, en utilisant à la perfection la maigre palette de couleurs de la console et l'animation s'avère aussi pas mal détaillées, notamment en mimiques rigolotes. Enfin la partie sonore n'a pas été laissée de côté. Certes on retrouve les défauts de conception de la machine (musiques grésillantes et qui se coupent) mais les pistes sont vraiment superbes, tout comme les bruitages.



Rocket Knight Note
est un franc succès, l'une des plus grandes réussites de la 16-bits de SEGA, une réussite que les SEGAistes doivent à un développeur pourtant peu habitué au support. Techniquement impressionnant, jouable, fun et très varié, il ne reste qu'une sale difficulté (notamment lors d'un dernier niveau particulièrement dur et long) pour vous gâcher (un peu) le plaisir. Mais si vous avez le cœur à refaire plusieurs fois le jeu ou que vous êtes un pro du pad, alors foncez car Rocket Knight est un petit chef-d'œuvre...



Test réalisé par iiYama

avril 2008