Mass Effect Legendary Editon (Xbox SX/SS - PS5 - PS4 - XBO - PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Note générale


Testé sur :



Sortie mondiale : mai 2021
Développeur : BioWare
Editeur : Electronic Arts
Genres : compilation - RPG - action - aventure - TPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.0.162.1068
Moteur graphique : Unreal Engine 3.5 (Epic)
Moteur physique : PhysX (nVidia)
Difficulté :
Temps de jeu : 100 à 150 heures

Multi-joueurs : non
Abréviations : MELE - MEEL - ME Legendary Edition
Titre alternatif : Mass Effect Edition Légendaire (FR)
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation Xbox Series X

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 94Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,8Go
Performances : 4K en 60 fps (mode graphismes) / 4K en 120 fps (mode performances)


Installation Xbox Series S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 94Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,8Go
Performances : 4K en 30 fps (mode graphismes) / 1440p en 60 fps (mode performances)


Installation Xbox One

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 94Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,8Go
Performances : 1080p en 30fps (mode graphismes) / 1080p en 60 fps (mode performances)
Optimisation Xbox One X : 4K en 30 fps (mode graphismes) / 1440p en 60 fps (mode performances)
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 5

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 90Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,8Go
Performances : 4K en 60 fps (mode graphismes) / 1440p en 60 fps (mode performances)
Compatible VR : non


Installation PlayStation 4

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 90Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,8Go
Performances : 1080p en 30fps (mode graphismes) / 1080p en 60 fps (mode performances)
Optimisation PS4 Pro : 4K en 30 fps (mode graphismes) / 1440p en 60 fps (mode performances)
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : oui


Installation PC

Support : en téléchargement sur Windows Games Store, Steam et Origin
Installation : 90Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,8Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3,4Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 760 / Radeon 7970 ou R9 280X)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRAM)
STOCKAGE : Crucial MX500 de 250Go
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : Full HD (1920x1080)

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Mass Effect

Legendary Edition




Comme nous le faisons pour certains articles (par exemple pour les test de The Last of Us Part II, Cyberpunk 2077 ou les dossiers hardware), nous vous proposons un "chapitrage" afin d'accéder directement au contenu que vous voulez lire. Car nous avons voulu être le plus exhaustif possible, ce qui forcément ce test très long. Bien sûr on espère que vous lirez tout, mais dans le cas d'une lecture morcelée, vous accéderez plus facilement à l'endroit où vous vous êtes arrêté(e). Ce test nous a demandé un long travail de rédaction et nous espérons qu'il vous plaira. ^__^


01 : Avant-propos
02 : Installation et DLCs
03 : Les parties communes

04 : Mass Effect
05 : Mass Effect : les DLCs
06 : Mass Effect : conclusion

07 : Mass Effect 2
08 : Mass Effect 2 : les DLCs
09 : Mass Effect 2 : conclusion

10 : Mass Effect 3
11 : Mass Effect 3 : les DLCs
12 : Mass Effect 3 : conclusion

13 : Mass Effect : Legendary Edition - La conclusion finale


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Avant-propos






Le site GRAVITORBOX,
Le premier Mass Effect fut pour moi un électrochoc ! Ce fut le point de départ, l'ouverture à un tout nouveau genre pour moi...
comme vous le savez, tient ses racines du blog "Play my Game" (autrefois hébergé par GK). Et dans un blog, en général, on raconte sa vie. Bien qu'avec le site j'ai pris un certain virage et surtout beaucoup de maturité (notamment à l'écrit - normal à l'instant T ça fait plus de 12 ans que je teste des jeux), il arrive aussi que je sois en mode "tell my life". Et justement, une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter un (petit) bout de ma vie. J'ai découvert le premier Mass Effect à la sortie de Mass Effect 2, soit en janvier 2010. A l'époque, l'acronyme RPG me filait des boutons, c'était un genre à part que je n'appréciais pas du tout. Pour preuve, les 2 seuls RPGs que j'avais fait dans ma vie, c'était Final Fantasy VII et VIII (et encore, ce dernier je ne l'ai même pas fini, c'est dire). Mais Mass Effect m'appelait, tel l'hypnotisant chant du Moissonneur qui allait faire de moi son esclave, l'univers SF créé par BioWare m'attirait grandement. Après tout, étant donné qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, je suis parti à mon Micromania et j'ai acheté mon premier opus à 10€ sur Xbox 360. Et là ce fut le choc ! J'ai pris une claque monumentale !! J'ai tellement adoré le jeu que je me suis empressé de retourner au magasin acheter Mass Effect 2, que j'ai aimé au moins tout autant ! A partir de là, je suis devenu un véritable fan de la licence, j'ai acheté tous les DLCs scénarisés et en mars 2012, après donc 2 ans d'attente, j'ai acheté Mass Effect 3 "day one". Evidemment, comme beaucoup, je fus un peu déçu par ce 3e opus et sa conclusion, mais avec le recul, il reste un excellent jeu. En clair, moi qui suis un grand fan des FPS, des shoot-them-ups et des survival horrors, je me suis enfin mis aux RPGs ! Bien sûr, certain(e)s me rétorqueront qu'avec Mass Effect, ce n'était pas bien difficile non plus, puisque la dimension "role play" est tout à fait abordable et que l'action s'apparente à du TPS. C'est vrai, et de toute façon, il faut bien un début à tout.


Si aujourd'hui
Parfois une journée tristement banale se voit embellie par l'anonce d'un jeu dont on ne rêvait plus... pour moi ce fut le N7 Day 2020 (le 7 novembre)
je n'aime toujours pas certains types de RPG (comme les jRPG à la Final Fantasy ou les jeux au tour par tour) je dois reconnaitre que depuis, j'ai remis ça avec plusieurs RPGs "occidentaux" et pas des moindres puisque j'ai adoré (dans l'ordre) : The Witcher 2, Deus EX : Human Revolution, The Witcher 3 et Fallout 4. Bien sûr dans le lot il y a eu quelques couacs comme Deus EX : Mankind Divided ou encore Mass Effect : Andromeda, sorti en 2017 et qui était un bon jeu (une fois patché, précisons) mais un mauvais Mass Effect. Comme beaucoup, je rêvais que la trilogie originelle soit remasterisée à l'image des Uncharted ou des Bioshock (surtout après cet épisode Andromeda un peu décevant sous bien des aspects). Mais rien n'y faisait, Electronic Arts et BioWare faisaient la sourde-oreille. Jouant de plus en plus en compagnie de ma femme, qui désormais m'aide à rédiger pas mal de nos articles, je me suis décidé à lui faire découvrir ce qui sont parmi mes jeux préférés. Grand amatrice de Far Cry et Resident Evil, ma femme n'a jamais aimé les RPGs, elle les trouve trop "verbeux", souvent trop mous et réclamant un investissement trop long pour être finis. Voilà pourquoi mes The Witcher, mes Deux EX et même tout récemment mon Cyberpunk 2077, n'ont jamais attiré son attention plus de quelques heures (en général elle finit par laisser tomber et je finis le jeu seul). Ceci dit, avec Mass Effect j'ai insisté et elle a fait un effort... jusqu'à environ la moitié du jeu. Nous étions alors au tout début du mois de novembre 2020 et j'ai décidé, comme d'habitude, de finir le jeu seul, tranquillou, en kiffant avec moi-même ce jeu d'anthologie que j'ai toujours apprécié. Le 7 novembre 2020, le jour du "N7 Day", j'attendais une annonce sympa, comme la suite d'Andromeda mais BioWare a pris tout le monde de court en déclarant développer la tant attendu remasterisation de la trilogie initiale !!


Je peux vous
A l'origine, les Mass Effect étaient surtout des jeux Xbox 360 et PC puisque Microsoft fut l'éditeur du premier opus et que jusqu'à Mass Effect 2, ces 2 supports recevaient leur exemplaire en exclusivité temporaire
dire que pour moi (et sans doute pour une importante partie des fans de la série) ce fut une merveilleuse annonce car nous allions enfin retrouver notre commandant Shepard, après plus de 8 ans d'absence. Alors bien sûr, j'ai fini mon premier opus tranquillement, sachant pertinemment que de toute façon, la trilogie n'allait pas sortir tout de suite. Je n'ai bien entendu pas relancé les épisodes 2 et 3, et j'ai rongé mon frein jusqu'à la sortie de notre Edition Légendaire, le 14 mai 2021. Une compilation que j'ai naturellement acheté "day one". Oui je ne roule pas sur l'or (et oui je paye mes yeux contrairement à beaucoup de sites) et généralement, j'achète d'occasion... mais là, on parle de Mass Effect et pour cette série, je deviens vite déraisonnable (bien qu'acheter neuf fait naturellement du bien à l'industrie du jeu vidéo puisque ce sont uniquement ces achats-là qui sont comptabilisés et dont l'argent investi fini, du moins en partie, par rentrer dans les caisses de son développeur). Evidemment, j'ai acheté la version Xbox (puisque j'ai cette trilogie sur Xbox 360 - d'ailleurs les jeux originaux sont disponibles dans le Game Pass), afin de profiter au mieux du jeu sur ma Xbox Series X (les autres versions ont été testées chez des amis, PS4 et PC en tête de liste). Cependant, l'installation ne fut pas de tout repos (nous allons le voir juste ci-dessous). A noter avant toute chose que bien avant ce remaster Legendary Edition, un Mass Effect Trilogy a déjà vu le jour en décembre 2012, soit 9 mois après la sortie de Mass Effect 3. C'est à ce moment-là que la PS3 a (enfin !) reçue le portage du premier opus. Cette trilogie compilait les jeux "tels quels" et selon la version, elle incluait quelques DLCs de Mass Effect 1 et 2. Mais pas tous, d'autres contenus pouvaient être achetés à part et Mass Effect 3 ne comportait que l'aventure principale.




Mass Effect Trilogy sorti sur Xbox 360, PS3 et PC en décembre 2012



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Installation et DLCs






Je ne sais
Les jeux tiennent sur 2 Blu-Rays et on ne peut pas dire que l'installation fut des plus simple... A l'image la superbe édition collector
pas comment s'est passé cette "install" chez mes amis qui ont une Xbox One ou une PS4 (bon sur PC, via Steam, la question ne se pose pas), mais sur ma Series X, ça n'a été ni rapide, ni simple. Vous le savez sans doute, la Xbox Series X est une magnifique console, on peut ordonner sa collection de jeux, stocker ses anciens titres sur disque dur externe, elle est extrêmement silencieuse et particulièrement puissante (cette dernière affirmation prêtera sûrement à sourire dans quelques années quand elle sera largement dépassée par des machines bien plus performantes). Mais s'il y a un truc que je déteste sur cette console, c'est son système d'exploitation ! Déjà le lecteur Blu-Ray (directement repris de la Xbox One) est d'une lenteur abominable ! Les installations mettent des plombes à cause de ça (je me souviens encore de Red Dead Redemption II qui a pris plus d'une heure !) et surtout, lorsqu'il y a une mise à jour, le jeu refuse de se lancer (alors que sur PS4 l'installation est rapide et une mise à jour n'empêche pas de jouer en solo - Microsoft a encore de sérieux progrès à faire de ce côté-là). Depuis que j'ai la console, j'en ai vu des installations bizarres, des mises à jour plus grosses les unes que les autres, et une perte de temps à peine quantifiable. Le plus rageant étant de vouloir continuer ardemment sa partie, mais de subir une saleté de mise à jour de plusieurs Gigas qui va vous prendre toute la soirée... Mais cette fois, je m'y suis pris à l'avance. Fan de survival horror elle et moi, avec ma femme nous avons testé Resident Evil Village (et oui, je raconte encore ma vie :) qui est sorti plus ou moins au même moment, et en parallèle, sentant le coup fourré sur cette édition Xbox, j'ai commencé à installer le jeu 3 jours à l'avance. Croyez-moi, j'ai eu du nez sur ce coup-là ! Bref, j'insère le plus naturellement du monde mon Blu-Ray 1 dans le lecteur (oui, le jeu tient sur 2 disques - ils auraient pu le faire sur un seul de haute densité mais la Xbox One n'aurait alors plus été capable de les lire) et le jeu s'installe, lentement, à hauteur de 21Go. 3 jeux pour seulement 21Go, c'est louche...


D'abord
Sur Series X, l'installation est particulièrement bizarre. Dans tous les cas, l'installation finale fait environ 90Go
la trilogie originale tient sur 5 DVDs (un calcul rapide nous donne un total d'environ 35Go, tout en sachant que les DVDs de la Xbox 360 faisaient moins de 7Go à cause du système anti-copie) et encore, on parle d'un jeu sur une ancienne console (et sans les DLCs !) car depuis la génération PS4 / Xbox One, les volumes ont explosés. Une fois cette installation de 21Go terminée, une mise à jour (en ligne) de 9,8Go s'est mise en téléchargement obligatoire (même hors ligne, le jeu refusait de se lancer sans ça). Quand ce fut finit (donc après plusieurs heures car mon ADSL est plutôt bonne mais reste loin des performances de la fibre) j'ai enfin pu lancer mon jeu ! Alléluia ! Mais j'ai vite déchanté... En réalité, sur ces 30 premiers Gigas fraichement copiés sur mon SSD n'étaient présents que le premier jeu et l'interface commune à la trilogie. Remarquez, c'est plus logique ainsi. Ainsi donc, pour obtenir Mass Effect 2, il faudra télécharger 32Go supplémentaires, et pour Mass Effect 3, encore 38,4Go (si vous savez compter, ça fait bel et bien plus de 70Go de données à télécharger ! et avec mon ADSL, je ne vous fais pas de dessin...). Petit bon point quand même : on peut choisir les jeux qu'on veut installer / télécharger, voire même conserver (on peut désinstaller même le premier opus si on le souhaite, genre une fois fini) et ce, depuis cette interface de lancement (un peu comme le fait déjà Gears 5 par exemple). Et puis c'est un fait, étant donné que les Mass Effect sont des jeux longs et passionnants, jouer au premier opus vous laisse tout le temps de télécharger le reste. Au final, le 2e Blu-Ray ne m'a servi à rien (peut-être est-il utile pour l'installation sur Xbox One) et l'installation définitive (du moins à l'heure où j'écris ces lignes parce qu'avec les mises à jour, on n'est jamais sûr de rien) pèse pas moins de 90Go !! Ahhh voilà, ça fait en gros 30Go par jeu, c'est déjà bien plus logique. ^__^


Quant aux
Les Graphic Novels nommé Genesis permettent de revenir sur les épisodes 1 et/ou 2 via une BD dont les choix seront répercutés
40 DLCs inclus, (presque) tout le contenu de la trilogie est là. En fait, seuls le multi-joueurs de Mass Effect 3 a été supprimé et le DLC "Station Phénix" du premier épisode. Est-ce que ce contenu vous manquera ? Selon mon point de vue, absolument pas ! Station Phénix est un DLC sans intérêt et à mes yeux, les Mass Effect sont des aventures solo uniquement. Bien que sympa, le multi du 3e opus n'avait que très peu d'intérêt. Par contre, on notera que Genesis est présent : c'est une sorte de Comics qui résume le premier opus. En effet, le premier Mass Effect était autrefois une exclusivité Xbox 360 / PC donc lorsque Mass Effect 2 est arrivé sur PS3, il manquait tout un chapitre aux joueurs fidèles à Sony. Genesis permet de suivre le début des aventures de Shepard via un Graphic Novel et même de faire des choix qui auront les mêmes répercutions que dans le jeu d'origine. Genesis 2 résume quand à lui les 2 premiers opus. Il fut développé pour les joueurs WiiU qui n'ont connus que Mass Effect 3. Après bien sûr, on n'évite pas les inutiles packs d'armes et d'armures, ceci dit, ce sont les DLCs scénarisés qui sont vraiment intéressants. Pour tout vous dire, le prix des 3 jeux et de tous les DLCs coutent même plus chers que cette Legendary Edition ! Dans ce long article, nous n'évoquerons les DLCs narratifs de chaque jeu mais pour vous faire une idée du contenu, voici la liste exhaustive des DLCs présent dans cette trilogie remasterisée :




La liste des 40 DLCs inclus (cliquez pour agrandir)


Réaliser ce test
20Go de mise à jour pour inclure un VOST qui ne servira probablement pas ? C'est lourd... le VOST aurait dû rester une option facultative
fut long, car je n'ai pas joué une heure ou deux sur chaque jeu : afin de vous livrer un verdict propre et le plus honnête possible, j'ai rejoué à l'intégralité de la trilogie. Et comme j'adore ces jeux-là, je les ai poncé comme il se doit. ^_^ Pourquoi vous raconter ça ? Car à l'image de Cyberpunk 2077, autre jeu qu'il m'a fallu des semaines pour tester / finir / compléter, en plein milieu de mon périple j'ai subi une nouvelle mise à jour. Personnellement, les 9Go d'origine me paraissaient largement suffisant, le jeu était stable, propre... si on met de côté les bugs d'origine qui n'ont pas été corrigés. Mais là, accrochez-vous bien, au début du mois de juin (ça faisait en gros 2 semaines que j'étais sur la trilogie et j'étais à environ la moitié de Mass Effect 2), j'ai eu une nouvelle mise à jour (vous vous en doutez obligatoire, vu qu'on est sur Xbox) qui pèse pas moins de 19,8Go !! Ils sont sérieux là ? Vraiment, presque 20Go ? Pour corriger quoi ? Parce qu'on parle bien là d'un remaster, 3 jeux qui ont été adaptés à de nouveaux supports, en aucun cas on parle d'un jeu récemment sorti dont les correctifs s'imposent afin de corriger un tir oblique (Cyberpunk vous dites ?). En réalité, en plus de quelques correctifs, ce gros patch ajoute tout le doublage en VO afin de pouvoir jouer avec les voix américaines d'origine, et les sous-titres français. Ceci dit, presque 20Go de doublage, même pour 3 jeux assez verbeux, ça fait beaucoup. Dans tous les cas, ce VOST complet prend beaucoup de place, surtout sur des consoles au stockage modeste (je vise directement les Xbox One, PS4 et Series S). Je salue l'initiative, maintenant il est un peu absurde d'être obligé d'avoir cette VO sur notre disque dur si on n'en a pas besoin ! Personnellement, je déteste le VOST car il n'y a rien qui me sort plus de mon jeu que de lire des sous-titres, donc je fais parti de cette majorité de gens qui subit cette installation. Oui, une majorité car ce n'est parce qu'une poignée de joueurs voulait cette VO, qu'elle devait être imposée à tout le monde. Les Mass Effect profitent d'un très bon doublage français, il n'y a donc aucune raison de s'en priver et je reste persuadé que la plupart des joueurs préfèrent jouer dans leur langue natale plutôt que de s'emmerder à lire des sous-titres qui nous gâchent bon nombre d'expériences.



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Les Parties Communes






Mass Effect :
La Legendary Edition tourne sous Unreal Engine 3.5, dans une version améliorée pour l'occasion
Legendary Edition (ou Edition Légendaire dans nos contrées francophones) est l'exemple type de jeu cross-gen puisqu'il n'existe pas d'édition Xbox Series dédiée, pas plus que d'édition PS5. Ceci dit on commence à s'y faire, la version Xbox One est parfaitement compatible avec toutes les consoles qui ont suivies (Xbox One X et Xbox Series X, le cas de la Series S étant un peu à part) et la version PS4 est compatible avec la PS4 Pro et la PS5 (on parle bien là des versions physiques dont la boite comporte 2 disques Blu-Ray). Je sais, j'enfonce des portes ouvertes mais tout le monde n'est pas aussi bien informé que vous, croyez-moi. Bien entendu, plus le support est performant, meilleurs seront les résolutions et framerates. Notre Legendary Edition tourne sur le vétéran moteur graphique d'Epic Games : l'Unreal Engine 3 (sûrement dans sa version la plus évoluée, à savoir la v.3.5). Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'Unreal Engine 3 est loin d'être obsolète et bien qu'Epic ait déjà développé l'Unreal Engine 5 (suite à l'énorme succès d'une 4e version unanimement utilisée et appréciée), encore pas mal de jeux sont sortis sur ce moteur graphique (bien que naturellement, les sorties ralentissent ostensiblement). On peut par exemple citer Outlast 2 et Injustice 2 sortis en 2017, Mortal Kombat 11 sorti en 2019 ou encore XCOM Chimera Squad sorti en 2020. Ceci dit, étant donné son âge (puisque le premier jeu sous Unreal Engine 3 a vu le jour en novembre 2006, il a donc à l'heure actuelle près de 15 ans !) et que d'autres versions (plus évoluées) sont disponibles, il parait tout à fait probable que notre trilogie Mass Effect soit le tout dernier à l'utiliser. Mais alors, pourquoi les développeurs de BioWare n'ont-ils pas utilisés l'Unreal Engine 4 ? La raison est en fait assez simple : les 3 premiers Mass Effect ont justement été développé avec ce moteur-là (Mass Effect 3 utilise justement l'Unreal Engine 3.5). Et il est plus simple d'updater un moteur, de changer des textures, d'améliorer les temps de chargement et d'affiner les cut-scenes sur un code déjà existant et qu'on maitrise parfaitement, plutôt d'entièrement ré-encoder non pas 1 mais 3 jeux sous un nouveau moteur. Si je parlerai plus en détails de la réalisation graphique et sa remasterisation dans chaque chapitre dédié à chaque jeu, il y a bien entendu des parties communes (moteur graphique et physique, interface, temps de chargement...). Et puisqu'on parle technique, sachez que côté "physique" c'est le moteur PhysX de nVidia qui a été choisi.


Evoquons à présent
Les temps de chargement ont été améliorés et sur SSD, chacun d'entre eux ne durent qu'une poignée de secondes
les petites nouveautés de cette trilogie remasterisée. La première chose qui surprend, ce sont les temps de chargement, largement raccourcis dans cet opus. Vous vous en doutez, à l'origine le jeu était taillé pour fonctionner sur Xbox 360 (il sortira 7 mois plus tard sur PC) et vous le savez, si la 2e console de Microsoft était une performante machine à sa sortie, elle avait 2 points faibles : les jeux devaient obligatoirement tourner via le lecteur DVD et la RAM était limitée à 512Mo. Résultat, Mass Effect est morcelé comme "tout jeu de l'époque", avec ce que ça comprend de couloirs et d'ascenseurs, des zones mortes qui laissaient le temps au jeu de charger ses données en tâche de fond. Evidemment, sur les consoles de 8 Génération (PS4 et Xbox One) les choses se sont un peu améliorées puisque tous les jeux, sans exception, s'installent sur le disque dur (disque qui, malgré ses maigres performances, reste bien plus rapide qu'un lecteur DVD). Quand aux machines les plus récentes (PS5 et Xbox Series) et leur SSD, c'est carrément le jour et la nuit. Ceci dit, comme le jeu se veut compatible avec les supports de 8 et de 9e Génération, il a forcément fallu s'adapter au plus faible des 2. Mais qu'à cela ne tienne, les temps de chargement ont été largement raccourcis, ce qui fait un bien fou, surtout sur le premier Mass Effect ! Fini ces interminables purges qu'étaient les ascenseurs, le premier gros bon point de cette réédition est là ! Sur les consoles (ou sur PC) équipées d'un SSD, les temps de chargement sont extrêmement courts : comptez environ 3 secondes (hors dialogues ou message radio, les ascenseurs durent 5 secondes en moyenne). Vous avez bien lu, sur Xbox Series ou PS5, charger une sauvegarde met à peine 3 malheureuses secondes ! Du coup le Quick Resume ne sert vraiment à rien sur ce jeu puisque lancer sa partie prend en moyenne 15 secondes (et qui est incapable d'attendre si peu de temps ?).


Si vous
Si la mise en scène a pris un petit coup de vieux, de son côté le scénario est resté mémorable, et superbement écrit
ne connaissez pas la trilogie Mass Effect, vous l'avez sans doute entendu un peu partout : le scénario est juste fantastique ! En effet, avec les 3 premiers Mass Effect on était encore à la belle époque, celle du grand BioWare ! L'histoire est clairement mémorable, les dialogues sont bien écrits, l'univers est extrêmement riche et détaillé. Le bémol, c'est qu'on parle ici d'un premier épisode qui a vu le jour en 2007 et même si avec les opus suivants les choses se sont un peu améliorées, au fond la formule n'a pas beaucoup évoluée entre 2007 et 2012. Ainsi donc, la narration passe avant tout par une montagne de dialogues, très peu mise en scène. Sans dire qu'il n'y en a pas du tout, les cut-scenes restent rares et souvent mal misent en scène puisque le tout est gérée en temps réel (puisque nous y voyons notre Shepard custom, équipé de l'armure et des armes qu'il/elle porte à l'instant T). Pour les scènes les plus complexes (comme l'arrivée du Normandy à la Citadelle), ce sont des vidéos en CGi qui prennent le relai (CGi pour Computer Generated Imagery, soit des vidéos en "images de synthèses"). Cette fois pas de protagonistes en 3D (bien que les développeurs ont eu l'intelligence d'arriver à alterner les 2 dans une succession de séquences qui donnent bien le change - c'est surtout vrai dans Mass Effect 2 et 3), juste des vaisseaux et des décors extérieurs. Evidemment, c'est beau, très beau même, d'autant que BioWare n'a pas repris les vidéos en 720p de la version console, mais bien celles de la version PC qui étaient en Full HD. Ceci dit, on ne peut pas s'empêcher de se dire que la narration a pris un sérieux coup de vieux, les mauvaises langues pourraient même sortir des termes péjoratifs comme "archaïque". Difficile de dire le contraire puisque c'est un fait, la mise en scène a pris un coup de vieux, mais ça reste encore tout à fait acceptable et celui ou celle qui a connu les œuvres originales, ne sera finalement pas plus choqué que ça.


Les 3 jeux profitent
C'était l'occasion pour BioWare de corriger ses nombreux bugs graphiques et sonores... mais ils n'ont rien fait ! Les mêmes bugs sont toujours aux mêmes endroits
d'un mode photo (qui n'existait tout simplement pas à l'époque) et de modélisations réactualisées. Il faut dire que celles de 2007 (du premier opus donc) commençaient à accuser le poids des ans. A ce propos on apprécie de "nouveaux yeux" (très brillants et détaillés, je dirai même plus naturel qu'à l'origine) pour les humains et les protagonistes anthropomorphiques. Pour les modèles, de l'aveu même du développeur, ils ont repris les modélisations du 3e opus qui étaient naturellement les plus abouties, fines et détaillées de la trilogie. Dans le lot on notera que le Shepard homme de base donne encore bien le change. D'autres personnages sont également de qualité comme les Krogans ou les Galariens, cependant tout le monde n'a pas reçu la même attention et les personnages secondaires, malgré un certain coup de polish, restent très en dessous de ces héros que nous verrons le plus souvent (normal me direz vous). Plus subtils, plusieurs PNJs très secondaires (tels qu'un marchand, une enquêtrice ou autre, bref quelqu'un de passage) ont également changé de faciès, sans doute pour mieux varier les modèles. Dans tous les cas, il faut savoir que nous sommes en présence d'un "remaster" et non d'un "remake", donc on n'échappe pas à des coupes de cheveux type Playmobil, des expressions faciales parfois à côté de la plaque, ou encore des regards inappropriés. Au fond rien de grave, c'est juste qu'on en revient au fait que les jeux sont issus d'une lointaine génération antérieure. Si on peut pardonner parce que c'est repris "tel quel" d'un jeu mythique, on ferme plus difficilement les yeux sur des bugs plus ou moins gênants et qui n'ont jamais été corrigés. On peut citer par exemple des persos qui disparaissent, apparaissent ou se téléportent sans trop savoir pourquoi, ou encore des bugs audio (type le dialogue se coupe net). De même lors certaines scènes gérées en temps réel, on aurait grandement apprécié que les plus grands bugs soient corrigés, plutôt que de tout reprendre en bloc et s'affairer uniquement à rehausser la réalisation, au détriment d'une certaine logique, d'un certain lissage, de correctifs qui auraient mis plus de 10 ans à arriver mais qui auraient fait le plus grand bien à l'ensemble des 3 jeux (même si j'avoue, c'est surtout le premier opus qui arbore ce genre de couacs graphiques et sonores).


Mieux encore,
Mass Effect prend la forme d'un TPS lors de ses phases de combats...
cette trilogie se permet de nous offrir de nouveaux bugs, qui n'étaient pas là à l'origine ! Et je peux vous dire qu'après avoir poncé fois plusieurs chaque titre, les nouveaux bugs m'ont littéralement sautés aux yeux : persos figés, comportement hérétique et même un gros bug de script qui a bloqué ma progression (heureusement pour moi, je fais toujours 2 à 3 sauvegardes, j'ai donc perdu 30 minutes de mon temps en évitant de recommencer le jeu du début... ouf !). De façon plus positive, notre héros (le Commandant Shepard) peut être un homme ou une femme, avec bien entendu la voix qui va avec. Impossible de changer sa morphologie, par contre le "modeleur" de visage est issu de Mass Effect 3 et il est vraiment performant. Si bien sûr on obtient surtout des laiderons et des vieilles gueules cassées, difficile de ne pas apprécier un outil de customisation réellement performant (bien que d'époque, songez qu'il date de 2012 et bien entendu, aujourd'hui, il est facile de trouver mieux). La trilogie des Mass Effect a beau être un RPG, il n'empêche que ses phases d'exploration s'apparentent à n'importe quel jeu d'aventure, et les phases de combats sont tout simplement du Third Person Shooter (TPS). L'aspect RPG est tout à fait abordable et pour les non-initiés au genre, sachez qu'il n'est pas du tout rebutant. Si jamais vous ne voulez pas vous occuper de tout ce qui est compétences, pas de problème, le jeu peut s'en charger pour vous. Vous ne voulez pas d'interminables scènes de dialogue ? Pas de problème, il suffit d'écourter les discussions. Bref, les amateurs de TPS et de SF peuvent très bien être intéressés par cette trilogie, dont les contours RPG sont loin d'être contraignants. On est loin d'un jRPG à la Final Fantasy. Idem pour la difficulté qui se veut tout à fait abordable. En "facile" vous aurez un jeu purement narratif où aucun ennemi ne sera un réel danger. Même les modes les plus élevés, qui proposent quand même plus de challenge, restent envisageables, aucun n'est réellement hardcore (bien qu'il faudra alors jouer en tactique et coordination de troupes, pas comme un bourrin qui rentre dans le tas).


Du côté de la
... et l'aspect RPG est loin d'être contraignant
prise en mains, la jouabilité est assez précise mais je regrette vraiment que la sensibilité ne soit pas réglable plus finement. De même, si les touches ont été uniformisées, je regrette vraiment que la configuration soit si étrange puisque la touche Carré / X lance des grenades sur le premier opus. Les amateurs de TPS / FPS feront sans doute comme quoi : le vieux réflexe de recharger son arme prendra le dessus et vous lancerez une grenade pour rien... C'est d'ailleurs toujours aussi frustrant qu'un développeur aussi réputé que BioWare ne propose pas d'entièrement configurer ses touches. Après tout, qu'est ce que ça coute ? C'est quand même pénible, en 2021, de devoir s'accoutumer à une configuration imposée, sous prétexte que les développeurs ont la flemme de faire leur boulot ! Je sais bien qu'on peut passer par l'interface de la console pour faire certaines modifications, mais ce ne sera jamais aussi confortable qu'un menu dédié. Enfin on termine par les performances techniques de chaque support où dans chacun des cas, nous avons une option qui permet de choisir entre "Qualité d'image" et "Performances". Sur Xbox One et PS4, le mode qualité nous offre du 1080p en 30fps, quand le mode performances pousse le framerate à 60fps. Sur PS4 Pro, le mode qualité nous donne du 4K en 30fps, et le mode performances du 1440p en 60fps. Sur Xbox One X et Series S, le mode qualité nous affiche du 4K en 30fps et le mode performances du 1440p en 60fps (comme quoi beaucoup le pressentaient, la One X et la Series S auront peu à peu les mêmes performances techniques). Enfin, les consoles "hautes performances" que sont les PS5 et Xbox Series X, nous offrent un mode qualité qui nous affiche du 4K en 60fps. Quant au mode performances, la PS5 nous fait du 1440p en 60fps (quel intérêt vu qu'elle le fait déjà en 4K ? la stabilité du framerate sans doute) et de son côté la Xbox Series X nous affiche du 1440p en 120 images par seconde ! Dans tous les cas, le HDR est disponible pour les supports et TVs compatibles...





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Mass Effect








Première parution : 23 novembre 2007 sur Xbox 360
Portages : 28 mai 2008 sur PC et 7 décembre 2012 sur PlayStation 3
Durée : 30 à 35 heures environ
Contenu additionnel (DLC) inclus : Turbulences à 900.000 Pieds



Le premier
Le premier Mass Effect date de fin 2007 donc à la sortie de cette Legendary Edition, il avait déjà plus de 13 ans !
Mass Effect est avant tout sorti en exclusivité temporaire sur Xbox 360, en novembre 2007. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'à l'époque BioWare était un studio indépendant et que c'est Microsoft qui a édité le jeu. Heureusement pour BioWare et la licence, Microsoft n'a fait qu'éditer le jeu, les droits d'exploitation sont donc restés la propriété du studio. Mais après 12 ans d'indépendance (l'entreprise est née en 1995) BioWare fut rachetée par Electronic Arts en octobre 2007 (oui, environ un mois avant la sortie du jeu mais les accords avec Microsoft dataient de bien avant), la licence est par conséquent passée sous le giron d'EA Games. Respectant les accords passés antérieurement au rachat, Mass Effect est ensuite sorti sur PC en 2008 (cette version fut développée par Demiurge Studios) et il ne verra le jour sur PS3 qu'en... décembre 2012, à la sortie de la compilation Mass Effect Trilogy, soit 9 mois après la parution de Mass Effect 3 (pour celles et ceux qui avaient déjà les opus 2 et 3, le jeu était également vendu à part sur le PSN). A la sortie de cette trilogie remasterisée, le premier Mass Effect a donc exactement 13 ans et 6 mois... c'est énorme pour un jeu 3D ! Voilà pourquoi il faut bien comprendre certaines subtilités. En 13 ans les choses ont beaucoup évoluées. En 2007 la Xbox 360 était encore toute fraiche et depuis, elle fut remplacée par la Xbox One, la Xbox One X et aujourd'hui nous avons les Xbox Series. Beaucoup d'eaux sont passées pour les ponts et avec l'humilité qui s'impose, on peut ainsi mieux appréhender, comprendre et accepter certaines vieilleries comme ces animations franchement dépassées (regardez Shepard courir sans arme, c'est ridicule ! d'autant plus que le bougre s'essouffle en moins de 5 secondes... aaahhh il est beau le Space Marines surentrainé mais asthmatique ^__^). La mise en scène est également très vieillotte, certaines expressions faciales sont (parfois) disproportionnées, et les cut-scenes manquent à la fois de finition et de précision. Et puis malgré l'actualisation, les visages vieillissent beaucoup et les animations sont très robotisées (il suffit d'observer les quelques routines de dialogues tourner en boucle et ce, pour tous les interlocuteurs, pour cerner les limitations d'une époque révolue). Mais soit, sachant que Mass Effect date de 2007, je pense qu'on peut faire un effort et pardonner sa vieille ossature.



 

A gauche la carte galactique, à droite la roue des dialogues



La Legendary Edition, le mea-culpa de BioWare


Et puis même
Plus vieil épisode de la saga, le premier Mass Effect avait largement besoin d'une petite refonte
si BioWare aurait pu faire un effort (en corrigeant notamment les bugs) il faut penser que nous sommes en présence d'un remaster, pas d'un remake qui va reprendre le développement de zéro. Car on ne va pas se voiler la face, si quelques curieux vont acheter cette trilogie pour parfaire leur culture ludique, Mass Effect Legendary Edition est avant tout destiné à celles et ceux qui connaissent au moins un épisode de la saga. Il est clair que c'est le fan la cible de cette opération markéting qui vise plusieurs objectifs : répondre à une attente longtemps réclamée à Electronic Arts, redorer l'image de marque d'un BioWare qui s'est un peu perdu depuis la sortie d'Anthem, et redorer l'image d'une série adulée qui a été ternie par un Andromeda certes sympa, mais loin des attentes. Une chose est sûre, un jeu aussi vieux que Mass Effect aurait fait quelque peu "tâche" dans le secteur vidéo-ludique actuel. Déjà à l'époque, il comportait pas mal de bugs, sur console le framerate était une horreur (on subissait de permanentes micro-saccades), la configuration des touches frisait l'hérésie (on lançait les grenades sur la touche Select, oui Select !!), on se souffrait les tares du Mako et ses phases d'exploration mollasses, les temps de chargement étaient longs, sans parler de ces ascenseurs au gout de purge printanière (huile de foie de morue, huile d'olive et une grand-mère qu'on peut potentiellement détester pour ça ^.^). Bien évidemment, le jeu n'a pas changé du tout au tout mais BioWare s'est efforcé de gommer un maximum d'imperfections, de donner un "coup de jeune" à ce titre mythique. Car oui, Mass Effect est un jeu mythique, le genre d'aventure qui reste gravée en mémoire et dont on reparle avec nostalgie et amour. De mon côté, vous le savez sans doute, un jeu que j'aime j'y rejoue régulièrement et ce premier opus j'ai du le saigner bien 5 ou 6 fois déjà, cette Legendary Edition mise à part. Et je suis comme tous les "N7 fans", malgré ses défauts, j'adore ce premier épisode que j'ai personnellement noté 19/20 ! Plus qu'un simple remaster sur lequel les développeurs auraient rafistolés quelques textures et améliorés la résolution et le framerate, ce premier opus a reçu une profonde refonte de bien de ses facettes.



N7... ou 8 je sais plus


On commencera
Pour un jeu remasterisé, les décors sont souvent très beaux ! Par contre les visages humains sont sobrement hideux...
par le fait que le jeu est infiniment plus beau qu'à l'origine ! Les textures ont gagné en finesse, la distance d'affichage est excellente, les pop-ups sont rares (tout du moins sur SSD) et les effets de facteur de flare (appelé "lens flare" en anglais) sont nombreux et superbes. Alors certes, BioWare semble en avoir un peu abusé, notamment lorsqu'on explore une planète en Mako, mais personnellement je trouve que ça apporte du charme au visuel et c'est loin d'être gênant. Au contraire, c'est un petit plus visuel qui meuble parfaitement l'image lorsqu'on nous avons un astre lumineux face à nous. J'en ai parlé déjà plusieurs fois, si bien des personnages donnent encore le change (notamment Shepard qui a reçu un soin tout particulier), d'autres sont par contre bien laids : Hudina, Anderson, Ashley... tiens je réalise que ce sont surtout les humains qui sont moches car finalement les aliens s'en sortent bien mieux. Ainsi donc les cut-scenes et les scènes de dialogues ont pris un coup de vieux compréhensible et comme évoqué, il est un peu dommage que les bugs n'aient pas été corrigés. Mais ce qui a le plus profité de la mise à jour graphique, ce sont les décors. Certains passages étaient (à l'origine) déjà très réussis, mais désormais, difficile de ne pas les trouver somptueux. Encore une fois, on parle d'un jeu qui a plus de 10 ans, il faut prendre un certain recul quand on affirme que "c'est beau" et évitons de comparer l'incomparable. Donc oui, pour un jeu de 2007 remasterisé, c'est beau ! Les décors extérieurs sont souvent somptueux, les effets de "lens flare" apportent de la profondeur, la Citadelle est vraiment jolie par endroit, et certaines zones sont clairement au dessus du lot comme Virmire, l'astéroïde X57 ou encore Ilos. Sur Series X en particulier, le jeu est vraiment très fluide ce qui est particulièrement agréable, surtout pour moi qui ai surtout connu la série sur Xbox 360 et son framerate maladif. Du côté des chargements, j'en remets une couche sur le fait que le Quick Resume n'a aucun intérêt dans ce jeu puisque les "loadings" durent généralement 3 secondes (5 secondes dans le cas d'un chargement long). Si les modélisations ou les animations trahissent un jeu d'un certain âge, il sera par contre facile d'apprécier (dans 98% des cas) une synchro labiale superbement mise en place. Une synchro qui atteint un tel niveau, que bien des jeux actuels ne font qu'effleurer une telle précision, quand ils ne sont pas tout simplement à côté de la plaque de ce côté-là (Control, tu nous entends ?). Oui, on parle bien d'un jeu de 2007 qui fait mieux que bien des jeux de 2021...



 

Sur ce premier épisode, l'arbre de compétences (à gauche) est fourni,
et côté armement (à droite) les MODs apportent un vrai plus



Je suis un Spectre !


Dès ce
N'ayant qu'un seul DLC et des missions secondaires assez redondantes, ce premier opus est le plus court de la trilogie
premier opus, on sent que BioWare s'est investi dans son univers en créant un Lore d'une profondeur incroyable, étayé par un Codex ultra détaillé, qui présente les races, les coalitions, les rouages politique et les grands conflits de cet univers fascinant. On sent qu'il y a eu un énorme travail d'écriture avant même que le premier personnage soit créé. Bien sûr, certaines facettes moins rutilantes du jeu répondent toujours présentes, à commencer par ces missions secondaires qui se renouvellent peu, qui sont peu mises en scène (au mieux un petit dialogue, au pire juste un texte de quelques lignes) et surtout qui se déroulent toujours dans les mêmes environnements. Le Mako, pour celles/ceux qui ne le savent pas encore, c'est un véhicule tout terrain avec lequel nous explorons certaines planètes. Si ces balades ont quelque chose de grisant au début, fouiller dans les décors les plus escarpés peuvent vite devenir pénibles. De même, les balades en Mako se résument à toujours faire la même chose, ce qui peut finir par lasser. On en vient donc à la durée de vie, qui peut être fluctuante. Pour un premier rush (c'est-à-dire que vous n'avez pas encore certaines habitudes, ne connaissez pas bien certains lieux, ce qui vous forcera à "chercher" de temps en temps votre chemin) et en voulant faire bien, la durée de vie sera plus longue. En effet, la première fois qu'on joue, on veut tout connaitre, exploiter toutes les lignes de dialogues, écouter et lire tous les Codex (ce qui va vous prendre beaucoup de temps !), fouiller chaque planète de fond en comble. Dans ce cas-là, la durée de vie peut facilement atteindre les 40 heures. Malheureusement, pour l'habitué dont le Codex n'est qu'une perte de temps, celui/celle qui sait où aller et ne va pas chercher son chemin de longues minutes et dont les rouages du jeu sont acquises, cette durée de vie va naturellement fondre. Il faudra donc environ 30 heures à l'habitué pour parcourir le jeu en entier, 20 à 25 heures pour les "rushers" qui vont littéralement évincer les missions en Mako. Une durée fluctuante, je vous l'avais bien dit. Bien sûr, en marge de ça, les missions principales sont peu nombreuses mais vraiment intéressantes, elles profitent des plus belles mises en scène et de la meilleure écriture. Quoi de plus normal, pas vrai ? C'est d'autant plus vrai pour un assaut final particulièrement épique.



Entre Remaster et Remake


Comme le disait
Malgré les années, le son n'a pas vraiment vieilli : le doublage est bon, les bruitages sont efficaces et les musiques sont superbes
ma femme, le jeu est particulièrement verbeux, loquace, mais fort heureusement pour nous, l'aspect technique qui vieillit généralement le moins, c'est la partie sonore. Si bien sûr il est possible d'écourter les dialogues, en général jouer à un RPG c'est prendre son temps et dialoguer afin d'approfondir le sujet. Il n'empêche que le doublage (tout en français) est toujours de qualité. OK il n'est pas difficile de trouver mieux aujourd'hui, mais encore une fois, pour un titre qui dépasse largement les 10 ans, c'est tout à fait honorable. Les bruitages sont également de très bonne qualité (les armes notamment, sont très dynamiques) et les musiques sont vraiment superbes ! Celle de la carte galactique est envoutante et je vous conseille vivement d'apprécier la chanson des crédits de fin jusqu'au bout... ce morceau est juste fantastique ! D'autres facettes du jeu n'ont pas bougé et là par contre, c'est plus discutable comme cette mise à couvert archaïque et finalement peu utilisée. C'est sûr, on est loin de la facilité et de la précision d'un Gears of War. Heureusement, comme évoqué, cette édition du premier Mass Effect est en effet entre le remaster et le remake étant donné que plusieurs facettes du titre ont été corrigées. On peut par exemple citer le fameux Mako qui visiblement, s'est acheté des amortisseurs. Désormais on dirait moins une 2CV en fin de vie qui sautille partout, mais vous vous doutez bien que cet amortissement mou n'a pas changé du tout au tout (par ailleurs, je trouve que le véhicule se traine un peu). En parlant de Mako, il est par contre étrange que les développeurs aient changés les bruitages... le tir de la mitrailleuse, le canon ou encore le bruit des suspensions à l'atterrissage ne sont plus les mêmes. Ni mieux ni pire, on peut légitimement se demander pourquoi perdre du temps à modifier ce qui fonctionnait déjà très bien. De leur côté, les dévoreurs (ces immenses vert-des-sables qui autrefois étaient de vrais durs à cuire) sont désormais nettement plus abordables ! Bien plus faciles à vaincre et dont les attaques sont bien moins dangereuses, les dévoreurs ne sont désormais plus les défis ultimes des balades en Mako, juste un gros ennemi qui rapporte un max. D'ailleurs le système de réparation du véhicule est désormais plus clair, plus efficace. Autre point de cette difficulté visiblement nivelée vers le bas : les QTEs sont bien plus permissives. Et ça, c'est une bonne chose parce que tout à fait entre nous, ces séquences de touches me gonflaient un peu avec leur timing parfois trop serré. Désormais, même si le défi est toujours là, il sera plus rare de les louper. Une bien bonne chose.



 

A gauche, les séquences de QTEs pour "bypasser" les
verrous, à droite le fameux véhicule Mako




Les butariens, les belles gueules de la galaxie...


Terminons
Cet épisode n'inclus qu'un seul DLC, mais ce dernier est sympa et fait office de (bonne) mission principale
par la présence de l'unique DLC du jeu. En effet, le DLC "Station Phénix" n'a pas été implanté. Je vous l'avoue, il ne m'a pas manqué ! Sorti en aout 2009 (plus d'un an et demi après le jeu !), celui que les amerloques appellent "Pinnacle Station" était une plate-forme d'entrainement au combat, un simulateur à échelle réelle. Peu de dialogues, peu d'intérêt, l'endroit était minuscule et on en faisait très vite le tour. Certes vendu peu cher (5€) ce DLC n'avait qu'un intérêt très limité. Maintenant j'avoue ne pas comprendre pourquoi ce contenu n'est pas inclus...
Au contraire, Turbulences à 900.000 Pieds (oui je sais, le nom n'est pas terrible et fait sans doute référence au film "Turbulences à 30.000 Pieds", le nanar sorti en 1997) était certes plus onéreux (10€) mais sa qualité était également en hausse. Ce contenu téléchargeable nous raconte qu'un astéroïde gigantesque (nommé X57) fonce droit vers une planète, parce que des terroristes butariens ont déclenchés les propulseurs, menaçant Terra Nova d'extinction ! Dans cette mission, on découvre (bien avant Mass Effect 2) les butariens (des vieilles gueules belliqueuses), un tout nouveau décor, de nouveaux lieux, de nouveaux PNJs, le tout avec une durée de vie tout à fait convenable d'environ 1h30. Le rapport durée/qualité/prix n'était certes pas très élevé mais au sein de cette compilation, ce DLC (qui porte le nom de "Bring Down the Sky" aux Etats-Unis) fait office de mission principale et sa qualité n'est pas à remettre en cause.




Ce premier Mass Effect est, et restera à jamais, un jeu magique... même si c'est une évidence : il vieillit. Trahi par ces expressions faciales parfois de travers, ses yeux qui partent en sucette, ses bugs (honteusement) non corrigés ou encore la redondance de ses missions secondaires. Et pourtant, en jouant à Mass Effect on se sent comme sous l'emprise d'un Moissonneur, on est hypnotisé par son univers fascinant, porté par une bande-son somptueuse et un doublage qui n'a pas tant vieillit que ça. Bien sûr, il reste assez imparfait mais comment pouvait-il en être autrement ? On parle d'un jeu qui approche les 15 ans d'âge, c'est énorme. Mais c'est aussi dire si la qualité du titre d'origine était élevée étant donné que presque 15 ans plus tard, il "tient encore la route" comme on dit. Alors oui, on pourrait regretter une configuration des touches un peu bizarre (mais pas pire que celle d'origine) ou la non correction de certains bugs, notamment de mise en scène. Et après ? On ne va passer à côté de cette aventure mythique juste parce que les modélisations humaines sont affreusement moches et que la mise en scène est largement dépassée... ce serait se priver d'un Lore époustouflant et d'une histoire fantastique qui elle, n'a pas pris une ride. Ajoutons que les décors ont pris une sérieuse cure de jouvence, le framerate est désormais fluide, les temps de chargement ont été optimisés, les aspérités des balades en Mako ont été légèrement adoucies (dévoreurs plus faciles à vaincre, amortisseurs moins mollasses rendant la prise en mains un peu plus naturelle)... en somme, c'est l'expérience Mass Effect ultime ! En comparaison avec ma vieille version Xbox 360, j'apprécie d'autant plus le jeu : c'est plus beau, plus fluide, plus rapide, plus accessible... Rien de mieux pour (re)découvrir cette aventure mythique qui fait toujours parler d'elle, tant d'années après sa sortie initiale.



Les -

  • Les bugs visuels sont toujours là, et de nouveaux (qui n'étaient pas là à l'origine) ont fait leur apparition
  • Certaines modélisations (notamment humaines) sont vraiment moches
  • Des missions secondaires redondantes et pas toujours intéressantes
  • Des regards et des expressions faciales pas toujours maitrisés
  • La douteuse configuration des touches...
  • Mise en scène vieillotte


  • Les +

  • Le DLC Turbulences à 900.000 pieds, une intéressante mission qui nous fait découvrir les butariens avant Mass Effect 2
  • Les temps de chargement sont tellement courts qu'ils apportent une vraie plus-value à l'expérience
  • Bande-son, bruitages et doublage n'ont pas vraiment bougés, la qualité est toujours là !
  • Difficulté réajustée : QTEs plus permissives, dévoreurs plus facile à vaincre...
  • Un framerate élevé et fluide, ça fait plaisir
  • La qualité des missions principales
  • La musique des crédits
  • Niveau final épique !




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    Mass Effect 2








    Première parution : 29 janvier 2010 sur Xbox 360 et PC
    Portage : 27 janvier 2011 sur PlayStation 3
    Durée : 40 à 45 heures environ
    Contenus additionnels (DLC) inclus : Zaeed : le prix de la revanche, Suprématie, Repaire du Courtier de l'ombre, Fakir, Kasumi : la mémoire volée, L'Arrivée, Site du Crash du Normandy



    Bien que BioWare
    La polémique autour du recadrage de certaines cinématiques n'avait pas lieu d'être. Bien que ce soit (à mes yeux) ses plus beaux atours, comme toutes les femmes, Miranda mérite le respect
    se soit fait racheté par Electronic Arts à la sortie du premier épisode, Mass Effect 2 fut encore une fois une exclusivité aux supports Microsoft. Une exclue temporaire certes mais qui asseyait le leadership de la Xbox 360 face à une PlayStation 3 difficile à maitriser et sortie bien plus tard. Ainsi donc Mass Effect 2 a vu le jour en janvier 2010 sur Xbox 360 et PC (cette fois, pas de report pour la version sous Windows, d'ailleurs c'est BioWare lui-même qui s'est occupé du portage) et il ne verra le jour qu'en janvier 2011 sur PS3. Pour essayer de réduire les téléchargements illégaux et dissuader la vente d'occasion, BioWare et EA ont mis au point une technique commerciale basée sur les contenus téléchargeables où dans chaque boite neuve, un code à usage unique permettait de débloquer le "Réseau Cerberus", qui donnait accès à plusieurs contenus téléchargeables gratuits et payants. Un joueur ayant acheté son jeu d'occasion était obligé de payer pour avoir accès au Réseau Cerberus, ce qui a permis à EA et BioWare de récupérer un peu d'argent sur les ventes d'occasion. Ceci dit, la réactivation du Réseau Cerberus coutait quand même 15€ mais fort heureusement, les DLCs inclus (Zaeed : le prix de la revanche, Le Site du Crash du Normandy et Fakir) étaient intéressants et valaient largement l'investissement. Quand à la version PS3, étant donné qu'elle était naturellement proposée sur un Blu-Ray, ce contenu était directement inclus sur le disque (le Réseau Cerberus permettait tout de même d'avoir accès au contenu payant, et donc aux autres DLCs). Nous reviendrons sur les différents DLCs de cet épisode en fin de chapitre. Prenons aussi une seconde pour parler de la polémique qui a fait le tour du globe pour la sortie de cette Legendary Edition, à savoir que dans l'optique de rendre à Miranda sa place de femme forte et non d'objet sexuel qui ne fait mouiller que les puceaux de bas-étages, BioWare a décidé de recadrer certaines cinématiques qui prenaient autrefois plaisir à mettre son royal fessier sous le nez des joueurs. Alors bien sûr, les faux-culs et courts-sur-bite ont hurler comme quoi on "dénature" l'œuvre originale, alors que dans l'idée, BioWare voulait juste éviter qu'on prenne ce personnage pour du jambon. Et puis tout à fait entre nous, ce genre de cadrage pour petit voyeur n'avait, déjà à l'époque, rien à faire là. Un peu de respect pour la gent féminine ne fait pas de mal et les étriqués de la cervelle qui beugle à la transgression de l'œuvre... faudrait pas exagérer non plus. C'est vraiment à croire que le monde ne tourne qu'autour du fric et du Q... pauvre humanité.



     

    Genesis est la BD intéractive qui résume le premier épisode



    L'effet de masse v.2.0


    Fort de son
    Le jeu tient cette fois sur 2 DVDs ce qui implique plus de cinématiques. Même les cut-scenes sont mieux travaillées... dommage que certaines soient à nouveau gâchées par les bugs
    expérience acquise sur le premier Mass Effect et le tout aussi acclamé Dragon Age Origins (sorti en 2009), dès les premiers instants BioWare nous prouve qu'ils ont largement pris du galon entre temps. Sur Xbox 360 le jeu ne tient plus sur 1 mais bien sur 2 DVDs plein à craquer et ce doublement d'espace disque n'a évidemment pas servi à rien. En effet, la narration est cette fois bien mieux exploitée avec en premier lieu, plus de cinématique en images de synthèses (CGi). Si bien entendu la mise en scène globale passe avant tout par des dialogues relativement statiques, à l'inverse les cut-scenes en 3D et gérées en temps réel, sont également plus précises et bien mieux faites. Malheureusement, comme pour le premier épisode, le développeur canadien n'a pas jugé bon de corriger les bugs. Ils sont certes rares mais ça fait toujours aussi bizarre de voir son interlocuteur se "téléporter" d'un bout à l'autre de l'écran et ce, en plein dialogue et sans aucune raison. Nous avons également des bugs de dialogues (comme lors de notre rencontre avec Aria sur Omega) qui font que parfois une phrase est coupée net et sans savoir la fin, le PNJ passe à la suivante (il y a aussi le filtre audio de Garrus qui merde complètement par moment). Sérieusement, BioWare a fait de beaux efforts pour cette trilogie et ils auraient dû corriger ce genre de désagréments qui, à l'heure actuelle et au sein d'un remaster, font encore plus tâche qu'à l'époque ! Heureusement, la mise en scène profite à nouveau de cette très bonne synchro labiale (pas toujours parfaite mais qui fait bien mieux que certains jeux contemporains) et l'écriture est juste fabuleuse ! Si le Commandant Shepard était resté dans l'Alliance durant 3 épisodes, sans doute qu'une certaine lassitude se serait installée mais BioWare a eu l'idée de génie de faire passer notre héros (en partie) du côté obscur de la Force et ça c'est génial ! D'ailleurs l'aventure commence par une intro poignante, limite déchirante et donc un scénario qui prend une orientation vraiment inattendue. Bien qu'on reste dans l'idée d'un jeu de rôle aux dialogues sans réelle mise en scène (juste 2 protagonistes face à face qui discutent), BioWare a quand même eu l'idée d'introduire les QTEs conciliantes / pragmatiques, afin de réaliser une action impulsive et facultative. A l'époque les QTEs on en bouffait à toutes les sauces et mine de rien, je suis heureux que cette "mode" soit passée de mode car tout à fait entre nous, je trouvais ça super gonflant... mais pas dans Mass Effect. Ici elles ont un réel intérêt et contrairement à ce qu'on pourrait croire, parfois le mieux est encore de ne rien faire (c'est là toute sa subtilité).



     

    Lors de certains dialogues, le jeu vous propose une sorte de QTE...



    L'oiseau de mauvais "Augure"


    Avant de
    BioWare a apporté beaucoup d'améliorations à son jeu (armes lourdes, munitions, mise à couvert) afin que les phases de combats se rapprochent le plus possible des meilleurs TPS
    lancer son jeu, on nous proposera soit d'importer son personnage du premier opus (avec récupération de son faciès et un gain notable en expérience, argent et leveling conciliant/pragmatique) soit de lire la BD Genesis, qui résume justement cette première aventure (il faudra également y faire des choix qui impacteront les épisodes 2 et 3). Tout à fait entre nous, lorsqu'on joue à la trilogie dans l'ordre, le résumé Genesis est assez inutile mais question contenu, l'idée est louable (surtout pour celles et ceux qui ne veulent pas faire le premier opus - c'est une hérésie mais soit, tous les gouts sont dans la nature). Comparé au premier opus, les options sont identiques et les entrées du Codex sont exactement les mêmes (bien entendu, de nouvelles entrées ont été introduites, avec le bon gout que ce soit le même narrateur). Au fond, on se sent en terrain connu, on reprend rapidement ses marques mais très vite on voit qu'il y a eu de nettes améliorations. Par exemple, Shepard ne dispose plus de grenades mais directement d'un lance-grenades, à sélectionner dans la roue des armes. Le feeling est naturellement différent puisque cette arme lourde est bien plus puissante. Ce choix s'est imposé car désormais nous devons recharger nos armes, comme dans n'importe quel FPS/TPS digne de ce nom. Exit donc ces pétoires dont on devait surveiller la surchauffe, désormais les flingues ont des munitions en quantités limitées et représentées sous forme de cartouches thermiques (à part les armes lourdes, toutes utilisent les mêmes munitions - c'est un peu absurde mais ça rend le tout plus accessible). La mise à couvert, autrefois facultative et mal fichue, a subi une belle révision : elle est désormais plus naturelle, plus instinctive et bien plus salvatrice aussi, sans quoi vous risquez d'accumuler les échecs, surtout en début d'aventure. Bref, sans être aussi parfaite que dans Gears of War, la mise à couvert est désormais intuitive, rapide, efficace et l'ancienne touche pour les grenades (carré / X) sert désormais à recharger son arme (comme dans la plupart des jeux d'action). Et croyez-moi, cette configuration des touches est bien plus naturelle que dans le premier épisode.



    Simplifier pour mieux séduire


    La carte
    L'exploration galactique prend une toute nouvelle forme et le scan des planètes est marrant... au début
    galactique et l'exploration des planètes ont également été revues. Fini le Mako et les balades sur des planètes plus ou moins habitables, désormais on scanne les planètes depuis le vaisseau, à la recherche de ressources rares. Ces ressources permettent ensuite de financer des recherches dans le but d'upgrader ses armes, son armure, le vaisseau, etc. L'exploration galactique est assujetti à une jauge de carburant et un nombre de sondes limité, qu'il faudra évidemment remettre à flot et qui coute vite cher. Se balader dans la galaxie est vraiment sympa et nous change radicalement de la première expérience, ceci dit le scan est toujours aussi long, fastidieux (ennuyant on pourrait même dire !) et comme au début nos réserves sont limitées, on ne compte plus les allers-retours qu'on doit faire. Le piratage a également changé de forme : fini les QTEs un peu chiante à réaliser (bien que plus accessible au sein de cette compilation), désormais nous avons 2 types de mini-jeux. Dans le premier on relit les points d'un circuit, dans l'autre on trouve des doublons de texte, le tout servant à pirater un terminal ou ouvrir un coffre fort afin d'y trouver des ressources ou des crédits. Tout ça semble parfait mais en réalité Mass Effect 2 fut très critiqué parce que son aspect aventure a laissé beaucoup de terrain à l'action et parce que ses atours RPG ont fondus comme neige au soleil (bleu ?). En effet, l'arbre d'expérience/compétences fut réduit à peau-de-chagrin et les MODs des armes ont purement et simplement disparus. C'est une évidente simplification du gameplay afin d'attirer les "non RPGistes" vers le jeu. Moi le premier, c'est parce que Mass Effect prenait un aspect TPS et science-fiction que je m'y suis intéressé sans quoi, à l'image de Dragon Age, j'aurai passé mon tour. Ici, cette simplification visait à séduire un maximum de monde, mais BioWare a sans doute oublier que derrière, ils allaient décevoir les fans de la première heure... moi le premier (aussi étonnant que ça puisse paraitre).



     

    Les 2 nouveaux mini-jeux qui servent à "bypasser" les verrous



    Beau comme un Krogan en ruth !


    Techniquement,
    Bugs mis à part il n'y a rien à redire : Mass Effect 2 est un très beau jeu et la partie audio a gardé toutes ses qualités. 11 ans après sa sortie, ça tient encore parfaitement la route
    on sent qu'il a eu un notable bond technologique depuis le premier opus. Les graphismes sont plus fins, plus détaillés, plus "modernes" j'ai même envi de dire, faisant de ce second épisode un jeu qui vieillit plutôt bien (pensez tout de même qu'à la sortie de cette Legendary Edition, il a déjà 11 ans ! un peu de respect et de compréhension s'impose). Bien sûr il accuse toujours certaines faiblesses comme des animations très robotisées, des scans de planète où les textures "flashent" étrangement selon l'exposition au soleil (moi aussi, j'ai pas compris pourquoi ça fait ça) ou encore des visages (surtout humains) vraiment affreux. Les femmes en général ou ce pauvre Anderson, ne sont clairement pas gâtés par la nature. Les extra-terrestres et de façon plus générale notre héros de toujours, sont par contre bien plus réussis. A titre d'exemple, Grunt est superbement modélisé, très détaillé, Mordin et Thane sont pas mal aussi. Bref, hors notre Shepard masculin, ce sont encore une fois les humains les plus moches. Cette remasterisation profite de graphismes affinés, de "lens flare" qui apportent un plus à l'image et bien entendu, d'un framerate bien plus stable et élevé qu'autrefois. Certains décors sont vraiment magnifiques et originaux, à l'image du superbe design à l'intérieur du vaisseau des Récolteurs, ou plus généralement des 3 hubs du jeu : la Citadelle, Omega et Illium.
    Les missions sont plus variées, plus originales, plus travaillées que dans le 1. BioWare a fait en sorte d'éviter toute redondance et toute monotonie, même pour les petites missions secondaires, tout en pensant que ce sont les missions principales qui profitent à nouveau de la meilleure mise en scène et de la meilleure écriture. La bande-son est toujours aussi magistrale, le doublage est resté (malgré les années) d'un très bon niveau, et si les bruitages ont sensiblement changés, ils restent tout à fait dans le ton. Enfin (avant d'attaquer le vaste sujet des DLCs) évoquons que cette fois, les temps de chargement sont très variables. Dans le cas d'un jeu installé sur SSD (PC, PS5, Xbox Series), les loadings sont parfois "instantanés" (c'est même assez surprenant tellement ça va vite). Sinon, la plupart du temps, on retrouve des chargements relativement rapides (dans les 5 secondes) bien qu'ils semblent un peu plus longs que dans le premier opus. Enfin, rarement il arrive que les chargements soient étonnamment longs, comme sur la Citadelle, à Zakera L28 où ça dure environ 12 secondes. Vous allez me dire, 12 secondes c'est rien et je suis tout à fait d'accord, c'est juste que ça surprend parce que mine de rien, on s'habitue très vite à des chargements éclairs et lorsque ça devient plus long, on s'impatiente, parfois même on stresse (ma console a-t'elle plantée ?).



     

    Si le Codex (à gauche) est toujours aussi riche en informations,
    au contraire l'arbre de compétences (à droite) et le système
    d'armement se sont drastiquement simplifiés




    Le Réseau Cerberus


    Du côté des DLCs,
    Dans Mass Effect 2 les DLCs étaient très nombreux et certains étaient gratuits
    je n'évoquerai pas les armures exotiques (même si celle inspirée de Dragon Age est vraiment classe) et les armes lourdes tout aussi fantaisistes, je me concentrerai uniquement sur les contenus scénarisés, digne d'intérêt et qui (dans cet opus) sont nombreux. Je l'admets, j'aime tellement l'univers de Mass Effect, qu'à l'époque j'ai acheté tous les DLCs, au point que j'en ai eu pour plus cher en contenus téléchargeables, que de jeu lui-même. Mais contrairement aux babioles inutiles qu'on peut se payer et à ces nombreux jeux où le moindre cosmétique vaut une fortune, BioWare n'a jamais cherché à voler ses joueurs. Alors certes, ils n'atteignent pas la longueur et la qualité de ceux de CD Projekt pour The Witcher 3 dont le rapport qualité/longueur/prix est à l'heure actuelle imbattable (et vu comment tourne l'industrie vidéoludique, pas sûr qu'il le soit un jour), ceci dit, quand on payait son contenu 10€ (pour les plus chers), en général on en avait pour notre pognon ! Car rappelons à toute fin utile, qu'ici on parle de contenu scénarisé, d'un substantiel temps de jeu qui est en plus narrativement intéressant, là où dans Fortnite (pour ne citer que lui) pour 15€ vous avez un costume à la con, qu'une poignée de développeurs à créé en une matinée et qu'ils vous extorquent au prix fort ! En clair, on ne joue pas du tout dans la même cour... Une fois que le prologue et la première mission sont passés (en gros lorsqu'on met les pieds à bord du Normandy SR2), on a de suite accès à la plupart des contenus autrefois vendus à part. Les armes, les armures et surtout les missions sont déjà accessibles. Malgré tout, je vous conseille de commencer par le commencement à savoir d'aller sur la Citadelle faire une petite bise à Anderson puis d'aller sur Omega. Mine de rien, ce sont 2 des 3 gros hubs du jeu et c'est là que vous recruterez plusieurs membres de votre équipe. Seulement ensuite, il sera pertinent de s'attaquer aux missions, exception faite du tout premier contenu accessible, le
    Site du Crash du Normandy, que Shepard fera seul et où il n'y a aucune action. Car vous le saurez très vite, si dans Mass Effect 2 nous sommes à bord du Normandy SR2, c'est bien qu'il a remplacé le premier d'une manière ou d'une autre. Afin d'honorer les morts qui sont tombés ce jour-là, Shepard ira donc sur place déposer un monument commémoratif, on récupérera des ressources et de l'XP, il y a 20 dog-tags à ramasser, quelques souvenirs émergeront et nous verrons le cadavre de ce pauvre Mako qui a tant fait souffrir de joueurs dans le premier opus. Bref, l'affaire est pliée en 10 minutes et heureusement pour nous, à l'époque c'était un DLC gratuit.



    Quand c'est gratuit, c'est encore meilleur !


    Autre contenu
    Zaeed et surtout Fakir, étaient des DLCs gratuits et vraiment intéressants, justifiant l'activation du "Réseau Cerberus" (une sorte de Pass online)
    offert avec le pass, Fakir est un "vrai" contenu qui nous propose une sacrée mission. Si nous n'avons plus le Mako à portée de mains, le véhicule du projet Fakir (le Hammerhead M44) compense un peu et se veut même très fun à piloter : c'est une sorte d'aéroglisseur ultra maniable et capable de réaliser des sauts et de planer quelques instants. Résultat le level design se veut nettement plus vertical et original qu'avec le Mako et le pilotage, ainsi que l'inertie du véhicule, rendent l'exploration vraiment intéressante. La première mission de Fakir consiste à récupérer le véhicule et à s'habituer à son maniement. Une fois cette première mission terminée, Fakir nous propose ensuite 4 autres missions plus ou moins originales, longues et difficiles. Au final, ce DLC dure une bonne heure et se veut réellement intéressant, donnant un bon intérêt (à l'époque) au Pass Cerberus. Quant au nom "fakir", c'est sans doute un petit clin d'œil au fait que les décors sont souvent faits de roche et de lave, et que le Hammerhead est capable de voler tel un tapis persan... Dernier contenu (à l'époque) gratuit,
    Zaeed : le Prix de la Revanche nous propose de recruter ce mercenaire qui n'est autre que le co-fondateur du groupuscule plus-ou-moins terroriste des Soleils Bleus. Zaeed veut se venger puisqu'il fut évincé du groupe qu'il a créé et on peut même dire qu'il a la niaque le vétéran ! Voulant à tout prix tuer son opposant, il ne reculera devant aucun sacrifice pour parvenir à ses fins. A vous de voir si la mort d'innocents en vaut la peine ou pas. En elle-même la mission n'a rien de fantastique, c'est uniquement de l'action basique et la durée n'excède pas les 30 minutes. Par contre, là où ce contenu est intéressant, c'est qu'une fois "fidélisé", Zaeed est un excellent compagnon d'arme, bien meilleur qu'un Garrus qui passe son temps à se faire descendre par exemple. De plus, ses récits de guerre sont toujours plaisants à écouter (et pour ça, on pourra féliciter l'excellent doublage français d'Antoine Tomé). Bref, si à l'époque c'était payant, je ne vous l'aurai pas forcément conseillé, comme aujourd'hui c'est inclus, c'est clairement une plus-value au contenu de Mass Effect 2.



    Du bon DLC, pas cher et digne d'intérêt !


    Venons-en maintenant
    Kasumi est un DLC sympa. L'Arrivée est plus ambitieux mais échoue à prendre des risques...
    aux contenus autrefois payants, à commencer par Kasumi : La Mémoire Volée (un DLC aussi connu sous le nom de Kasumi Goto ou Kasumi : Stolen Memory). Autrefois vendu 7€, la gentille Kasumi n'est intéressante que dans sa propre mission car au sein de l'équipe, elle est loin d'égaler Miranda ou mieux encore Grunt, notre Krogan de service. Kasumi veut récupérer la "boite grise" (la mémoire numérique) de son ancien compagnon Keiji, volée par un certain Donovan Hock qui est vraisemblablement le commanditaire du meurtre. Kasumi est une voleuse professionnelle donc elle fait tout dans la discrétion (c'est aussi pour ça qu'elle n'excelle pas au combat). Pour récupérer la boite grise (la voler, vous l'aviez sûrement compris) nous allons nous incruster dans une soirée mondaine et nous infiltrer dans la salle d'exposition secrète de Monsieur Hock. Cette histoire commence donc par une phase d'exploration / enquête où le but est de déverrouiller la porte de la salle d'expo. Après avoir joué les 007 en herbe, l'action reprend ses droits dans une succession de combats relativement classiques, exception faite de l'aéronef qui servira de boss final. Au fond le DLC n'est pas spécialement intéressant, on peut le considérer comme une sympathique mission principale qui fédérera la petite Kasumi (notez que son nom est bien "Kasumi" et non "Katsumi" bande de vicieux ^_^), le début est original et intéressant mais ça tourne vite court. De plus la durée de vie est assez maigre : au plus long, sans trop savoir quoi faire et en tâtonnant on peut y laisser une heure, mais une fois qu'on sait où aller, le tout est plié en 30 minutes. En conclusion, c'est une bonne mission parce qu'elle est incluse mais déjà à l'époque, il n'y avait rien de transcendant.
    Le DLC L'Arrivée (Arrival en VO), vendu autrefois à 7€, fut le dernier à voir le jour (oui je vous fais un résumé dans le désordre afin de vous parler du meilleur à la fin :), soit en mars 2011, un an avant la sortie de Mass Effect 3 et pas moins de 14 mois après la sortie de Mass Effect 2. Ce n'est un secret pour personne, les Moissonneurs arrivent ! A l'origine, la mission s'oriente vers un sauvetage. En solo (sans coéquipier donc), Shepard doit infiltrer une base butarienne pour sauver le Dr Kenson, une amie de l'Amiral Hacket. Dans cette première partie, tout est fait pour que vous restiez discret (bien qu'en facile, tuer tout le monde et faire du barouf n'annulera pas la mission pour autant). Une fois Kenson libre et la planète butarienne laissée en arrière, on arrive dans son labo où on apprend que les Moissonneurs passeront le relais cosmodésique dans 2 jours à peine ! Vous imaginez l'urgence de la situation ?!! Evidemment, vous vous doutez bien que derrière ce pitch, il va se passer quelque chose d'inattendu... et je ne suis pas là pour vous spoiler.



    La Suprême Mass Effect


    Bref,
    Le DLC "Suprématie" est long, inspiré et varié. C'est l'un des meilleurs de la saga !
    L'Arrivée est un contenu plus long qu'on ne le pense (il dure en moyenne une bonne heure), il propose de nouvelles et superbes musiques, malheureusement si on met de côté sa première partie dans la base butarienne, c'est loin d'être original : des labos hi-tech et de l'action comme on voit 100 fois dans le jeu principal. Ce dernier contenu de Mass Effect 2 fait en quelque sorte le lien entre les épisodes 2 et 3, et on voit clairement l'imminence de l'arrivée des Moissonneurs, dont le but est d'anéantir (presque) toute forme de vie dans la galaxie. Une fois encore, à l'époque ce n'était pas un indispensable, il reste un DLC à considérer comme une mission principale très sympa mais pas forcément au prix où il fut vendu. Aujourd'hui, inclus dans cette trilogie remasterisée, la question ne se pose plus et ce contenu sera sympa car il est rare que Shepard soit seul face à l'adversité. Terminons par les 2 meilleurs contenus de Mass Effect 2, à savoir Suprématie et le Courtier de l'Ombre.
    Suprématie (aussi connu sous le nom de Overlord et autrefois vendu 7€), bien que vendu peu cher (on reste loin des tarifs prohibitifs de ces dernières années) nous offre un contenu de grande qualité. On y retrouve le Hammerhead du DLC Fakir, avec lequel on explorera une zone ouverte relativement spacieuse (pour l'époque). Le but sera d'ouvrir 2 verrous, bien cachés dans 2 zones annexes, afin d'accéder à un complexe secret en vue de mettre un terme au Projet Suprématie. Un projet qui visait à contrôler les Geths grâce à un mixage entre IV / IA et Intelligence Humaine. Vous vous doutez bien que ça a mal tourné sinon on ne serait pas là... Très varié, le DLC prend donc plusieurs formes avec naturellement du combat, mais aussi de l'exploration pédestre et de l'exploration avec le M44. La durée de vie est très convenable (1h à 1h30, peut-être même un petit peu plus si vous chinez les infos de Cerberus qu'il faut retrouver sur la map principale, une mission secondaire loin d'être désagréable tant le Hammerhead est sympa à piloter), on visite de nouveaux décors, on apprécie de nouvelles situations, ainsi que de nouvelles et superbes musiques. Cette variété trouve son point culminant sur la fin de cette aventure, où le design est carrément inspiré de TRON ! Hypnotique et fascinant, le final mettra également à mal votre sensibilité (si vous en avez car bien des gens semblent avoir perdu ce trait d'humanité). En somme, c'est l'un des meilleurs DLCs de toute la saga Mass Effect !



    Comme un tir percussif en pleine poire !


    On termine
    Le Courtier de l'Ombre est un excellent DLC, sans doute l'un de mes préférés !
    avec Le Courtier de l'Ombre (Lair of the Shadow Broker en VO) unique DLC de Mass Effect 2 autrefois vendu 10€ et ce, pour une durée de vie qui reste dans la norme, à savoir entre 1h et 1h30. Oui ça commence à faire cher et nous le verrons, avec Mass Effect 3 les prix ont flambés, les développeurs et les éditeurs ayant bien compris qu'ils tenaient là un bon filon. Le Courtier de l'Ombre est une personne (ou un groupuscule) dont on entend parler dès le premier opus (puisque Barla Von, le Volus de la Citadelle, est l'un de ses nombreux sous-fifres). Ce marchand d'informations semble au cœur de bien des complots, et Liara le cherche depuis des années car visiblement il est de mèche avec les Recolteurs et les Moissonneurs. Lui qui est au centre de quasiment toutes les informations de la galaxie, est donc un nouvel ennemi à abattre. Une fois encore, BioWare ne s'est pas contenté de nous pondre un scénario sympa puis 2 heures de combats vus et revus, bien au contraire, nous sommes en présence d'un des meilleurs DLCs de toute la saga Mass Effect ! On commencera par une phase d'enquête dans les appartements de Liara (qui a disparue) puis une fois retrouvée, elle sera notre alliée (à la place d'un de nos coéquipiers). Après une chasse à l'homme, nous vivrons une surprenante course poursuite façon 5e Element (une superbe séquence malheureusement un peu courte), suivie par un premier boss.
    Après avoir retrouver les traces du Courtier, ce sera l'occasion d'infiltrer sa base et de découvrir "qui" se cache derrière le personnage jusqu'ici le plus mystérieux de la série. Au passage on visitera de nouveaux lieux, on arpentera la magnifique carcasse d'un vaisseau (une séquence qui n'est pas sans rappeler le final du premier Mass Effect, et ce, avec de splendides décors !) et le tout se terminera par un combat de boss vraiment épique. Ceci dit, le contenu ne s'arrête pas là, le Courtier étant au centre de l'information galactique, vous en apprendrez plus sur chaque personnage important de l'histoire, vous pourrez dialoguer (notamment avec Liara), investir et récupérer beaucoup de ressources. Sachez également que c'est la seule mission où Liara nous accompagnera et c'est également ici que vous pourrez conclure votre romance avec elle, si vous l'avez entamée dans le premier jeu. Oui, devoir payer un DLC pour enfin sortir avec celle qu'on a dragué des heures durant dans la précédente aventure, c'est un peu false mais dans ce remaster, la question ne se pose plus, pas vrai ? Bref, Le Courtier de l'Ombre est donc un excellent DLC, sans réfléchir l'un des meilleurs que j'ai acheté et pas seulement pour Mass Effect, tant celui-ci est varié, original, épique et qu'il répond à pas mal de questions laissées en suspend.




    Entre le premier et le second Mass Effect, on s'aperçoit vite qu'il y a eu un sérieux bond technologique. Tout d'abord avec les graphismes, plus nets, plus travaillés, arborant un design plus riche et plus varié. Plus attentifs, plus impliqués, les développeurs ont réussis à renouveler complètement l'ambiance et l'univers de Mass Effect, sans jamais trahir le matériau d'origine. Et ça se sent dès l'écriture, avec un scénario ambitieux qui prend des tournures vraiment inattendues. Les missions sont également plus variées, plus abouties, et même la carte galactique se veut nettement plus détaillée puisqu'elle nous pointe chaque système et chaque planète importante. Mine de rien c'est un grand plus car dans le premier opus, il fallait prendre des notes pour s'y retrouver. On apprécie également la grande qualité des DLCs scénarisés : Suprématie, Le Courtier de l'Ombre, Fakir, Kasumi... autant de nouvelles histoires à découvrir au sein de contenus qualitativement variables, mais qui rallongent indéniablement une durée de vie déjà très convenable. Malheureusement, si Mass Effect 2 touche la cime de l'œuvre vidéoludique, il n'est pas parfait pour autant et voulant attirer le plus de joueurs/joueuses possibles dans son giron, BioWare a littéralement simplifié certains aspects du gameplay, souvent au profit de l'action brute. N'étant pas un "RPGiste" pure souche, l'orientation action de ce Mass Effect 2 ne m'a pas dérangé plus que ça, ceci dit j'admets qu'en plus de ces MODs qui ont disparus et cet arbre de compétences un peu minable, le développeur canadien en a sans doute trop fait (alors que tout à fait entre nous, le premier épisode n'avait rien d'hermétique). Mais ne boudons pas notre plaisir, car malgré les années (pensez qu'à l'heure où est sortie cette compilation, le jeu avait déjà 11 ans) Mass Effect 2 tient encore admirablement bien la route ! Mieux encore, entre son ambiance, sa tournure scénaristique, son bond technique et la qualité de son contenu, ce second opus est mon préféré !! Bien sûr, j'adore les autres épisodes mais celui-ci jouit d'une ambiance réellement unique qu'il m'est toujours plaisant de revivre.



    Les -

  • Les bugs de dialogues (phrases qui se coupent, interlocuteur qui se téléporte...) sont toujours là. BioWare auraient dû corriger ça, car franchement, ça fait tâche
  • L'aspect RPG s'est réduit à bien peu de choses et c'est vraiment dommage
  • Le scan des planètes : toujours aussi long et fastidieux
  • L'action a quelque peu prit le pas sur l'aspect aventure


  • Les +

  • La qualité (assez énorme) des DLCs scénarisés : Courtier de l'Ombre, Fakir, Kasumi, Suprématie... des heures de jeu en plus, d'excellents scénarios et bien souvent des situations originales
  • La nouvelle carte galactique qu'on explore de nous même et qui nous affiche clairement les éléments indispensables (missions, niveau de scan, etc...)
  • Mise en scène mieux travaillée avec des cut-scenes plus précises et de nombreuses vidéos en CGi
  • On sent un réel bond technique et de gameplay depuis le premier opus
  • Le doublage est resté de qualité, et la synchro est plus que correcte
  • Une histoire épique qui prend des tournures inattendues
  • Les phases de combat ont gagné en dynamisme
  • Bruitages et bande-son n'ont pas pris une ride
  • Lance-grenades et mise à couvert




  • ________________________________________
    Mass Effect 3








    Première parution : 9 mars 2012 sur Xbox 360, PlayStation 3 et PC
    Portage : 30 novembre 2012 sur WiiU
    Durée : 55 à 60 heures environ
    Contenus additionnels (DLC) inclus : Surgi des Cendres, Omega, Leviathan, Citadelle, Le Final Enrichi



    Si on met
    Cette fois pas de sortie décalée, Mass Effect 3 a vu le jour sur tous les supports en même temps...
    de côté l'épisode Andromeda, qui est assez particulier, au final Mass Effect 3 est (à l'heure actuelle) bel et bien le dernier (bon) Mass Effect en date. En fait, c'est surtout qu'il termine la "trilogie Shepard" et que pour ça, on va naturellement lui pardonner quelques-uns de ses travers. Car chez BioWare, lorsqu'on tient une formule qui marche, on ne peut s'empêcher de la modifier en profondeur. Vous voulez un exemple ? Dragon Ages Origins : le premier opus fut acclamé par la critique et les joueurs, mais le second opus, bien que plus abouti techniquement parlant, était bien trop éloigné de ce qui a captivé les joueurs de la première heure. Avec Mass Effect, c'est un peu pareil puisque le 2e épisode a profondément remis en question les mécaniques d'un premier opus pas loin de la perfection... selon le prisme du RPG. Sans doute que la réponse est là : Mass Effect a d'abord été pensé comme un jeu de rôle et non un jeu d'action, alors que l'action est sûrement plus "bankable". Voilà peut-être pourquoi (car ce n'est qu'une supposition) le développeur canadien a cherché a rendre son jeu le plus accessible possible, en tournant son aventure vers l'action à défaut de pérenniser son équilibre RPG / action. De plus, il est à supposer qu'être sous le joug d'Electronic Arts n'arrange pas les choses puisque selon eux, le fric passe avant l'œuvre (il suffit de voir ce qu'est devenu -à cause d'eux !- Dead Space 3 pour s'en convaincre). Dans tous les cas, si la Xbox 360 (et dans une moindre mesure le PC) fut servie en premier, c'est parce que Microsoft était l'éditeur du premier épisode. Par alliance, le phénomène a perduré avec le second opus mais désormais, sous la bannière d'un éditeur plus "généraliste", tous les supports furent livrés en même temps. Résultat, si la Xbox 360 et le PC ont attendu 2 ans pour connaitre la suite des aventures de Shepard, au final les joueurs PS3 n'ont patientés qu'un an. Mass Effect 3 est donc sorti en mars 2012 sur ces 3 supports et il n'est arrivé qu'à la toute fin novembre (2012) sur Wii U, le jour de son lancement en Europe.



    Comme un air d'épilogue


    Bien que
    Cette fois, aucun contenu n'était gratuit et le pass online activait le mode multi-joueurs. Du multi dans Mass Effect, une hérésie qui n'a pas été réimplanté dans cette Legendary Edition
    la console de Nintendo ait reçu quelques gros titres (notamment des portages tels que Assassin's Creed III, Batman : Arkham City, Call of Duty : Black Ops II ou encore Darksiders II) on peut dire que Mass Effect 3 était clairement l'un des gros jeux de son line-up. Notez aussi qu'en décembre 2012, BioWare en a profité pour adapter le premier Mass Effect à la PS3 (comblant ainsi un manque) et pour rééditer l'entière trilogie au sein d'un coffret joliment nommé : Mass Effect Trilogy. Et oui, bien avant cette Legendary Edition, il existait déjà une édition à peu près complète de l'œuvre de BioWare (à ceci près que les jeux étaient exactement les mêmes et que les DLCs payants n'étaient pas inclus). Reprenant le travail fourni sur Mass Effect 2, mais tentant de rallier les 2 groupes de fans (ceux qui aiment le premier opus pour ses mécaniques rôlistes, et ceux qui apprécient le second pour ses graphismes améliorés, ses simplifications et son orientation vers l'action), sur Xbox 360 Mass Effect 3 tenait à nouveau sur 2 DVDs (un seul Blu-Ray sur PS3, ça va de soi) et formule à succès du second opus oblige, il sera suivi de plusieurs DLCs. Malheureusement, nouvelle orientation du développeur ou pression de l'éditeur (on ne sait pas trop), aucun contenu ne sera cette fois gratuit (en fait si, le Final Enrichi mais c'est un cas à part). Cette fois, Mass Effect se pare d'un mode multi-joueurs et le fameux "pass" qu'on doit repayer si le code est déjà utilisé, est là pour justifier l'accès à ce multi online. Tout à fait entre nous, malgré les orientations TPS de Mass Effect, j'estime que c'était un sacrilège de se laisser tenter par le chant des sirènes du online, déjà parce Mass Effect n'est pas Gears of War, ensuite parce qu'ils ont beau dire tout ce qu'ils veulent, développer un multi-joueurs coute de l'argent et des ressources qui auraient pu être investis dans le jeu lui-même, quitte même à ce que ce soit vendu en DLC. Car vous le verrez rapidement en fin d'article, mais ce 3e épisode propose vraiment peu de DLCs et si certains étaient plus longs, ils étaient également tous plus chers !



    C'est bien écrit et bien mis en scène...
    ... mais les bugs sont tenaces



    Une fois
    Quel plaisir de revoir un max de monde et de connaitre le dénouement final de la plupart des histoires de longue date (le génophage, les geths, Cerberus, etc)
    encore on nous laisse le choix : soit faire la BD Genesis 2 (et revivre le résumé des 2 premiers opus), soit récupérer son personnage de Mass Effect 2 et profiter des répercussions de ses choix : sauver Kaidan ou Ashley, tuer ou non la reine Rachni, le sort de Wrex, les diverses romances, quels membres sont restés en vie à la fin de Mass Effect 2 (Garrus, Mordin, Grunt...) tout ça ouvre de nouvelles perspectives. Exemple : si Miranda meurt à la fin de la bataille contre les Récolteurs, vous n'aurez pas l'opportunité de la revoir à la Citadelle. Ceci dit, quel plaisir, quel bonheur de voir que BioWare a su faire un tel suivi de sa trilogie. En effet, les répercussions scénaristiques sont habilement imbriquées dans cette aventure et c'est avec plaisir que nous revoyons tous les personnages, mêmes les plus secondaires (comme l'Asari marchande qui se faisait draguer par le Krogan poète dans Mass Effect 2 - selon votre implication dans leur histoire, vous pouvez avoir une petite scène de plus). Je tiens d'ailleurs à féliciter les développeurs pour avoir su plus ou moins habilement terminer toutes les histoires de longue date. Le génophage, la vieille querelle krogans/turiens/galariens, ce connard d'Udina (j'ai jamais pu me le sentir celui-là), Cerberus, les geths contre leurs créateurs quariens, ainsi que la visite de lieux dont on entend parler depuis bien longtemps (le temple de Tuchanka, Rannoch, Palaven, Thessia...). Même si parfois ce n'est pas très finement amené, au moins BioWare a fait en sorte qu'un maximum de questions trouvent réponses, d'où l'intérêt de revoir quasiment tout le monde comme la Reine Rachni, Samara, Jacob, Grunt, Jack, Kasumi, Zaeed... même si ce n'est que le temps d'une mission. Pour ce qui est du scénario vous vous en doutez (et c'était annoncé par le DLC de l'épisode 2 : L'Arrivée) les tant redoutés Moissonneurs sont là !! Tout commence sur Terre, dans une Vancouver (une ville côtière à l'ouest du Canada) qui va littéralement se faire pulvériser (ça nous change de ces Etats-Unis qu'on nous colle à toutes les sauces). Les Moissonneurs ne sont clairement pas là pour plaisanter et à l'image du second opus, l'aventure commence très fort. Pour avoir une chance de s'en sortir, il va falloir fédérer la galaxie toute entière ! Finies les petites querelles interraciales, finies les petites conquêtes territoriales, si les êtres évolués de la Voie Lactée ne veulent pas finir comme les Prothéens (qui se sont fait décimer quelques 50.000 ans auparavant), il faut que tous soient unis contre l'ennemi commun ! Et bien évidemment, ça ne va pas être une mince affaire...



     

    Les Moissonneurs sont partout et pour arriver à les vaincre,
    il va falloir fédérer toute la galaxie !



    Sauver la galaxie des calamars géants !


    Pour la 3e fois,
    Il est vraiment dommage que les dialogues et les choix soient bien moins présent qu'auparavant...
    on retrouve la formule BioWare où les cut-scenes gérées en temps réel laissent quelques fois place à des vidéos en images de synthèses. Certaines cinématiques sont bien travaillées, d'autres moins, mais une fois encore, pas mal de dialogues sont bugués avec des personnages qui bougent de façon hérétique ou encore des élocutions qui prennent des élans un peu inutiles... au 3e épisode ça fait tâche. Mais ça encore, ça passe car moi ce qui m'a le plus affligé dans ce 3e volet, c'est que beaucoup de dialogues ne sont pas mis en scène (notamment sur le Normandy), à savoir qu'on parle à quelqu'un (dont on s'approche), on clique et la discussion se fait sans mise en scène et sans choix de dialogue. Pire encore, ces fameux choix de dialogues se sont drastiquement réduits. En général nous n'avons que 2 possibilités (soit plus pragmatique soit plus conciliante) mais la plupart du temps le résultat final est le même. Encore mieux, les dialogues sont parfois longs et on sent bien que Shepard récite son texte sans trop nous demander notre avis. En somme, beaucoup de passages auraient mérités qu'on nous demande ce qu'on en pense, or le développeur a zappé pas mal de ces interactions. Ainsi sur une longue discussion on fera peut-être 2 ou 3 choix de dialogue, là où autrefois on en aurait fait le double voire le triple. Imaginez la frustration que ça entraine... Alors certes, BioWare a annoncé que les dialogues étaient 2 fois plus nombreux que dans le précédent volet et j'imagine que les ramifications imposées par nos choix antérieurs n'ont pas dû être simples à mettre en place. Quoiqu'il en soit, il est difficile de ne pas être frustré devant la tournure de la série. Facilitant toujours plus l'accès à son jeu, BioWare nous met à disposition 3 types de gameplay et les férus de la saga choisiront toute de suite le mode "jeu de rôle" qui nous ramène aux bases de Mass Effect : combats, prise de décision, choix des dialogues. Les 2 autres modes sont déjà plus restrictifs puisque l'un ne nous laisse plus que le choix des discutions (l'XP est gérée de façon automatique) et l'autre n'est plus basée que sur l'action : plus aucun choix à faire, montée de niveau automatique et les dialogues se déroulent comme des cinématiques, comme dans un banal jeu d'action.



    C'est l'heure de la moisson


    Comme évoqué,
    La partie action a été largement peaufiné et c'est un régal ! Par contre, il est dommage qu'on ne puisse toujours pas ranger notre arme dans cet épisode...
    le développeur a donc cherché à contenter tout le monde et pour ça, il nous propose en premier lieu un véritable arbre de compétences, bien plus pertinent et exploitable que celui du 2. Nous avons aussi le retour des MODs pour les armes et une pléthore de nouveaux guns (d'où l'intérêt d'un stand de tir sur la Citadelle). Exit les armes lourdes de l'épisode 2, les grenades font leur grand retour (ce qui fera la joie des amateurs de jeux d'action), l'omnilame est super efficace pour le corps-à-corps et on a même un mouvement d'esquive. D'ailleurs il est clair que toute la partie TPS a été peaufinée au maximum, sans doute pour mieux coller à un durable mode multi-joueurs, mais aussi pour offrir les combats les plus dynamiques de la série ! Mise à couvert, ordres, tir percussif, pouvoirs... il n'y a rien à redire, les phases d'action sont au poil ! Seul bémol : si BioWare a amélioré beaucoup de choses dans cette trilogie, il aurait été agréable de pouvoir ranger son arme en pressant Select (une touche qui sert désormais à faire une sauvegarde rapide). Parce que là, notre bien-aimé Shepard fait son nerveux prêt à tout dézinguer, même lorsqu'il n'y a pas d'action ! C'est un peu ridicule et c'était déjà une sévère critique en 2012. Pour ce qui est de l'exploration galactique, tout a encore changé ! Cette fois on scanne à distance les planètes d'un système, ce qui alertera la "vigilance des Moissonneurs". Une fois à vos trousses, ils vous harcèleront comme un Nemesis enragé ! Alors un conseil, sauvegardez souvent. Dans tout ça, le procédé est quand même assez discutable car on retrouve les sondes de Mass Effect 2, mais on ne scannera jamais complètement une planète, il suffira de lancer une sonde sur l'unique point d'intérêt. Si le processus peut se comprendre lorsqu'il s'agit de retrouver par exemple une flotte de vaisseaux, c'est déjà plus discutable lorsqu'on récupère un artéfact qui ne mesure même pas la taille d'une voiture. Je sais qu'il faut bien faire un jeu et que la durée de vie est assez longue comme ça, mais aussi fastidieux qu'ils étaient, je crois que je préférais encore le scan de minéraux du second opus, ou mieux encore les ballades en Mako du premier.



     

    Les armes sont vraiment nombreuses dans ce 3e épisode et on apprécie autant
    le retour des MODs et d'un arbre de compétences correct



    Malin comme pyjak !


    Autre point
    Cette fois il n'y a plus d'épreuves de piratage, l'omnitech fait tout, tout seul. D'ailleurs ce même omnitech est devenu une redoutable arme de corps à corps
    qui a changé : le journal de missions est désormais jumelé avec le Codex. Un Codex toujours aussi riche en infos et toujours narré par le même doubleur et sa locution parfaite pour ça. Le souci, c'est que le journal de mission, autrefois très précis, manque justement de précision cette fois ! On cherche souvent quoi faire, car rien n'est indiqué. La carte galactique est également moins détaillée et ne nous flèche que les missions principales. Autre changement contestable (décidément !), Shepard ne résoudra plus aucun puzzle ! Certes on retrouve bien nos petits QTEs de conciliation / pragmatisme lors de certains dialogues, mais pour ouvrir les coffres, les portes ou les mécanismes, ou simplement pirater un terminal, l'omnitech fera tout, tout seul ! Je veux bien que désormais Shepard n'a plus le temps pour ces futilités mais comme le dit si bien Liara, la guerre contre les Moissonneurs va durer au moins un siècle... Le temps semble alors tout à fait relatif pas vrai ? Si auparavant les gros hubs du jeu étaient Omega et Illium, ce 3e opus opère une fois encore un retour aux sources et hormis le Normandy, ce sera à nouveau la Citadelle qui sera le lieu central de l'aventure. On notera par ailleurs que BioWare semble avoir fait un gros effort sur les infos qui tournaient autrefois en boucle sur la Citadelle et qui, à termes, nous saoulaient profondément ! Désormais, soit les infos se coupent, soit le volume est bien plus bas, ce qui fait qu'elles ne sont plus aussi gênantes qu'avant. Techniquement, cet ultime épisode est arrivé en toute fin de vie des PlayStation 3 et Xbox 360, et il utilise la version la plus évoluée du moteur graphique d'Epic : l'Unreal Engine 3.5. Ceci dit, le bond technologique entre les épisodes 2 et 3 est moins flagrant que celui entre 1 et 2. Mass Effect 3 est la continuité d'un second opus techniquement superbe, pas le renouvellement qu'il fut autrefois. Ainsi donc, il est facile de trouver le jeu très beau, surtout aujourd'hui où les textures ont été affinées, le framerate amélioré et où les visages humains sont enfin potables !



    Je suis une Légende


    Certains passages
    9 ans après sa sortie initiale, Mass Effect 3 reste un très beau jeu et la partie sonore est toujours de qualité
    sont même assez bluffants car bien que sorti il y a presque 10 ans de ça, Mass Effect arbore des décors et des effets (notamment climatiques) qui rivalisent sans mal avec certaines productions actuelles (pas les plus grosses certes). Se battre aux pieds d'un Moissonneur haut de plusieurs centaines de mètres a également quoi surprendre ! Si les visages humains sont désormais plus travaillés, plus détaillés (les autres races profitant comme toujours d'un très bon travail sur le design), j'ai noté un étrange phénomène sur les mains (humaines, à nouveau). Prenons le cas de Shepard ou de Bailey, selon l'angle on dirait qu'ils ont les mains noires, comme pleine de cambouis ! A l'heure de la pandémie de COVID où tout le monde doit "montrer pattes blanches", ça fait un peu bizarre. ^__^ Les visages humains sont donc mieux travaillés mais on ne peut pas en dire autant du doublage et de la synchro. En effet, la synchro labiale est toujours d'actualité (ce qui est une bonne chose) mais elle est clairement 2 crans en dessous de celle de son prédécesseur. Quant au doublage, si celui-ci reste d'un très bon niveau, on remarque malgré tout qu'il se veut un peu moins bon, un peu moins impliqué. On remarque également que Grunt a changé de voix et que le doublage de Mordin a été massacré. Il n'a jamais parlé ainsi dans la VF de l'épisode 2 et il parait que c'était pour se rapprocher de la VO qu'ils ont fait ça. Cependant, dans un souci de continuité, ils auraient dû rester sur les mêmes rails, puisque c'est le même doubleur... là il passe juste pour un débile. Dans la ribambelle de compositeurs qui ont écrit l'OST du jeu, seul Sam Hulick répond encore présent. Les autres (Sascha Dikiciyan, Chris Lennertz, Clint Mansell et Cris Velasco) sont tous nouveaux. La bande-son est comme toujours sur cette série, d'une admirable qualité ! Les mélopées au piano sont vraiment superbes, mélancoliques et nous font bien ressentir la tristesse et le drame que subit la galaxie. Les musiques plus orientées action font également le job et on retrouve pour la 3e fois, l'hypnotique composition de la carte galactique (qui met étrangement du temps à arriver d'ailleurs). Enfin les bruitages sont hyper dynamiques, les explosions sont puissantes, les armes ont du punch... en clair, de ce côté-là c'est un sans faute.




    Surgi des DLCs en cendres


    Passons à présent
    EA et BioWare ont vite compris que les DLCs étaient une manne financière, exactement comme avec Surgi des Cendres, autrefois amputé du jeu et vendu 10€ le jour du lancement de ME3. Beau foutage de gueule...
    aux DLCs, dont les packs armures / armes furent nombreux sur cet épisode. Ils sont évidemment tous inclus mais ce n'est pas de ça que nous allons parler. En premier lieu, je le répète, le "pass online" permettait de jouer aux modes multi-joueurs et si vous vous en foutiez, sachez que vous n'aviez rien en compensation. Comme quoi le beau (pseudo) altruisme de l'épisode 2 avec ses DLCs gratuits, n'a pas duré bien longtemps. Notez au passage que le multi-joueurs de Mass Effect 3 est le 2e contenu a ne pas être inclus dans cette édition. Perso il ne me manquera pas, je ne joue pas à Mass Effect pour faire "pan-pan" en ligne avec d'autres joueurs.
    Surgi des Cendres (From Ashes aux Etats-Unis) est le premier contenu téléchargeable qui a vu le jour pour Mass Effect 3 et il a eu le mauvais gout de sortir le même jour que le jeu principal. Ainsi on voit clairement que BioWare a amputé le jeu d'une partie de son contenu, afin de nous la vendre à prix d'or. En effet, ce DLC coutait tout de même 10€ et il était pourtant très court ! Un bon moyen de vendre facticement son jeu 80€ au lieu de 70 car ils savaient très bien que la plupart des acheteurs le prendrait (moi le premier). Et pour attirer le fan, quoi de mieux que de proposer (à la manière de Kasumi ou Zaeed) un nouvel allié et pas n'importe lequel : un Prothéen ! Et oui, ça fait 2 jeux tout entier qu'on en entend parler et là, c'est l'occasion d'en apprendre plus sur eux. Forcément, pour 10€, toutes celles et ceux qui savaient de quoi il en retournait, allait prendre ce DLC !! Bande de vautours... Car qui dit contenu volontairement amputé au dernier moment, dit forcément contenu assez chiche et en effet, la mission où nous récupérons Javik (le Prothéen) ne dure qu'au maximum 30 minutes. Alors certes, réveiller ce combattant qui est resté 50.000 ans au frigo a de quoi intriguer, son contenu s'imbrique parfaitement au reste du jeu (notamment en ce qui concerne ses dialogues) et nous connaitrons (via quelques cinématiques) le tragique destin de son peuple face aux Moissonneurs. Maintenant ce DLC était autrefois un beau foutage de gueule, puisqu'il est clair que BioWare a coupé ce contenu pour mieux le vendre à part et la ridicule longueur de la mission et le contenu qu'implique la récupération de Javik, était loin de justifier les 10€ demandés. Car à l'époque de Mass Effect 2, pour 10€ vous aviez le DLC du Courtier de l'Ombre, qui est énorme, et les autres contenus (Kasumi, L'Arrivée et surtout le superbe Suprématie) ne coutaient que 7€ ! Heureusement pour nous, tout ceci est de l'histoire ancienne et Surgi des Cendres fait bel et bien partie intégrante de notre Legendary Edition, et il apporte donc un intéressant contenu, eu égard à son intriguant protagoniste.



    Le calamar en sauce à l'américaine...
    ... c'est bon mais c'est cher !



    Le DLC
    Leviathan est un bon contenu qui vous apportera pas mal de réponses
    Leviathan a vu le jour en aout 2012 (5 mois après Mass Effect 3). Ce contenu a pris un peu de retard à cause du développement du Final Enrichi (vous comprendrez tout en lisant quelques chapitres plus loin). A l'image du monstre biblique, le Léviathan serait un tueur de Moissonneur, rien que ça ! Shepard va donc enquêter sur cette entité qui pourrait être un bon allié dans cette guerre. Plutôt varié, le contenu alterne 4 phases d'exploration / enquête dans le bureau du Dr Bryson, à de l'habituelle baston, mais sans excès cette fois. La durée de vie du contenu est honorable (environ 1h30) mais le tarif était quand même assez salé : 15€. Il est clair que la politique des DLCs, sans doute imposée par un Electronic Arts envieux de nous vider les poches, a conduit BioWare sur cette voie. Car comme évoqué à l'instant, autrefois les DLCs coutaient 7€, quand les plus chers et les plus ambitieux coutaient 10€. On sent bien que cette manne financière a fait saliver l'éditeur et que c'est pour ça que les prix ont vite flambés. Techniquement, le bureau de la Citadelle n'a rien d'extraordinaire, par contre avec la première planète (Namakli), son ciel orangé, son invasion de Cicosaures et ses installations qui partent en déconfiture, il y a de quoi être surpris. Mieux encore, le dernier niveau (la planète Despoina) est vraiment magnifique, avec sa pluie battante et sa mer démontée, on jugerait jouer un jeu bien plus récent. Enfin cette aventure se termine par une courte mais hypnotique ballade sous-marine aux relents du film Abyss, pour enfin déboucher sur des réponses ! En effet, vous ne vous êtes jamais demandé d'où venaient les Moissonneurs ? Pourquoi font-ils ça ? S'ils sont des machines hyper évoluées, qui les a conçus ? Et bien c'est ici que les réponses viendront. Autrefois un peu cher pour le temps imparti (avec un ratio discutable de 5€ la demi-heure), Leviathan est un très bon DLC, qui apporte de nouveaux décors, de nouvelles situations et surtout pas mal de réponses. Et pour ça, je suis bien content de le retrouver au sein de cette trilogie remasterisée.



    Riche en Omega 3


    Le contenu
    Omega est un contenu long, mais pas du tout original ni même varié. Dommage, il y avait clairement matière à faire quelque chose d'exceptionnel...
    Omega est pragmatiquement sorti juste avant le portage Wii U de Mass Effect 3, et la trilogie compilée, visant à faire quelques ventes de plus pour Noël. Vous vous souvenez sûrement qu'Aria a été boutée par Cerberus hors de sa propre station ? Et bien il est l'heure de la récupérer ! Cette fois on ne prendra pas la tête de notre propre équipe puisqu'on sera accompagné par la principale intéressée (Aria), et de temps en temps par Nyreen, une femme turienne (à ce propos, c'est aussi dans cet épisode que nous connaitrons enfin les femmes kroganes). Encore une fois vendu (à l'époque) 15€, et accusant un poids assez conséquent de 2Go (c'est beaucoup pour un simple DLC vendu sur PS3 et Xbox 360), Omega nous propose donc de retourner sur la fameuse station aussi peu fréquentable qu'hypnotique et qui a servi de hub central à Mass Effect 2. Malheureusement, malgré pas mal de dialogues et quelques choix (notamment des "coups de sang" tentés par les QTEs pragmatiques), ce DLC n'offre pas un scénario très intéressant. Il y a beaucoup d'ascenseurs (à l'époque, ça servait à maquiller les chargements), énormément d'action, pas mal de ressources et de MODs à récupérer, on verra même la mine et l'un des réacteurs de la station. Mais au final, rien de vraiment palpitant... Aucun lieu ne sort réellement du lot, aucune musique n'est plus épique qu'une autre, même le nouvel ennemi (l'Adjudant) est finalement très convenu. Ce DLC a pour lui une excellente durée de vie et retourner sur Omega a ce quelque chose d'assez grisant, surtout lorsqu'on traverse des lieux connus. Mais en attendant, il est tout sauf varié ! 90% du contenu se résume à des dialogues sans intérêt et à de l'action pure et dure. Il n'y a rien d'autre... Omega n'est pas varié pour un sous, et encore moins original. Le pire dans tout ça, c'est que c'était sans doute l'occasion pour BioWare de briller avec des révélations intéressantes sur Aria ou sur la station, on aurait pu avoir des situations totalement inédites comme par exemple l'attaque d'un Moissonneur !! Imaginez ce calamar géant littéralement se coller à la coque d'Omega et injecter (comme un jet d'encre) ses troupes putrides et prêtes à nous dévorer... ça aurait été génial ! Mais non, on se contentera de récupérer Omega des mains de Cerberus, et de satisfaire l'égo démesuré de son intendante. Alors bien sûr on récupérera aussi des ressources de guerre (pour ce à quoi ça sert !) mais au fond, là où BioWare aurait pu nous faire l'un des meilleurs DLCs de la trilogie, ils se sont uniquement contentés de justifier environ 3 heures de baston non-stop (je vous avais bien dit que ce DLC était long). Le vieil adage qui dit que "quantité ne rime que rarement avec qualité" trouve un nouvel exemple...



    Mordin de toi


    Le DLC
    Citadelle est le plus gros contenu jamais conçu pour Mass Effect : sa durée est d'au moins 4 heures
    Citadelle est le dernier à avoir vu le jour, en mars 2013, soit un an après la sortie du jeu. Très volumineux (près de 4Go, c'était vraiment énorme pour l'époque !), il clôtura la vague de DLCs de Mass Effect 3 et fermera avec brio le contenu dédié au commandant Shepard. Un matin, après un paquet de missions (normalement après celles sur Tuchanka), on reçoit un mail de l'amiral Hackett, prévenant que le Normandy partait "au garage" pour réparations. C'était l'occasion, suite à des missions de plus en plus éprouvantes, de prendre une permission et de se reposer un peu. A cette occasion, l'amiral Anderson (le vieil ami de Shepard) offre à notre héros/héroïne son appartement de la Citadelle. Un bien beau cadeau, qui prouve l'affection que l'amiral lui porte. Arrivé sur les lieux, l'appart' est gigantesque, et on pourra modifier la décoration d'intérieur via des achats aux boutiques locales. Un peu partout dans l'appart', sont posés des PDAs où on pourra écouter les interviews d'Anderson puis Joker nous invite à manger dans un sushi-bar à la mode, et bien entendu, c'est là que les festivités vont commencer : quelqu'un en veut personnellement à votre peau ! L'appartement devient dès lors (le temps de cette mission) la base des opérations, nous y reviendrons donc souvent. Un indice nous emmène à infiltrer un casino, puis les archives de la Citadelle où entre 2 bastons, on pourra consulter des dossiers sensibles (ce ne sont pas des super révélations, mais ça reste sympa). Jusque-là on se dit que c'est bien joli tout ça, mais un brin banal. Surprise, c'est là que le scénario prend une tournure inattendue et plutôt originale (je vous laisse découvrir de quoi il en retourne :). L'affrontement final se terminera sur un lieu connu, ce qui là aussi, rappellera les bons souvenirs d'un épisode passé, dans une baston qui s'avère suffisamment épique pour marquer les esprits. Tout est bien qui fini bien, et on se dit alors qu'il est temps de boucler ce DLC et de retourner à ses missions principales. Erreur, le contenu de Citadelle n'est alors exploité qu'à 60% environ ! Très fan-service dans l'âme, nous aurons ensuite plusieurs axes à explorer et un contenu très étoffé (mais facultatif) à exploiter. Ainsi il sera dès lors possible d'organiser une fête avec tous vos amis et coéquipiers, même si on peut regretter de ne pas pouvoir vraiment inviter tout le monde.



    Site à DEL


    Dans cette
    Le DLC Citadelle n'est techniquement pas fantastique par contre on peut saluer la variété, le contenu et la qualité de l'écriture
    partie finale du jeu, on peut aussi retourner au casino claquer son argent et le fin du fin, c'est là qu'on aura accès à la salle d'arcade ainsi qu'à un simulateur de combats. Le simulateur rappelle fortement la Station Phénix du premier Mass Effect, mais en plus paramétrable et plus agréable à jouer. Enfin la salle d'arcade vous propose une poignée de mini-jeux rudimentaires mais pas désagréables. Quant vous en aurez assez de tout ça, il vous suffira de retourner sur le Normandy, pour mettre fin à cette permission et à ce DLC. Maintenant que dire de la qualité de ce contenu additionnel ? Et bien la petite frustration, c'est de n'avoir aucun réel décor qui en mette plein la vue. Les archives sont sympas, mais techniquement, il n'y a rien d'exceptionnel. Par contre, là où cet add-on fait très fort, c'est sur le contenu, la durée de vie et la variété de ce qui est proposé. Au bas-mot, il vous faudra 4 heures pour tout faire à vitesse raisonnable, et encore, c'est sans compter les heures qu'on peut perdre à la salle de jeux ou dans le simulateur de combats. De plus, ce DLC est varié : de la baston bien sûr, mais aussi de l'exploration, beaucoup d'annexes et au final, un contenu qui ne lasse pas, bien au contraire ! On obtient également une nouvelle arme : le M-7 Bombardier, qui est plus puissant et véloce que le classique M-8 Avenger, et qui en plus ne nécessite aucun rechargement (les munitions "remontent" toutes seules - c'est sans doute la meilleure arme de la trilogie !). Le jeu se permet aussi d'excellentes touches d'humour, qui feront au pire sourire, au mieux exploser de rire. Il faut dire que les anecdotes (souvent basées sur le passif de la trilogie toute entière) sont particulièrement bien trouvées et intégrées à la fois à l'histoire et aux conversations. Citadelle est donc le meilleur DLC de Mass Effect 3, et l'un des meilleurs contenus de la série. S'il n'égale toujours pas Le Courtier de l'Ombre du point de vue de l'ambiance et des graphismes, au contraire Citadelle rivalise par son humour, ses situations très variées et son énorme contenu qui justifiait (pour une fois) son prix (15€). Versant à fond dans le fan-service, ce qu'on apprécie le plus c'est de ne pas avoir uniquement des combats. Après tout, on en bouffe assez comme ça dans le jeu principal.



    The Final Cut


    On termine
    Le Final Enrichi fut la réponse des développeurs face à cette armée de joueurs mécontents de cet épilogue, avouons-le un peu minable
    par Le Final Enrichi (Extended Cut en VO) qui n'est pas le dernier DLC à avoir vu le jour, mais bien le dernier que chronologiquement vous verrez. En effet, Le Final Enrichi est sorti en juin 2012 (3 mois après le jeu principal) suite aux nombreuses contestations des fans. Une vague de colère et d'incompréhension, soulevée par la médiocrité de l'épilogue initial. Cet (ancien) épilogue vous ne le verrez pas, puisque dans la Legendary Edition, il est d'office remplacé par des épilogues plus longs, plus explicatifs et surtout plus gratifiants. Malgré tout, il est quand même difficile de ne pas ressortir frustré par ces 4 conclusions (oui 4, il y a également une fin alternative, sans doute la pire de toutes) puisque tout au bout de l'aventure on nous laisse 3 choix et uniquement ça. Alors, vous le comprendrez lors de ces longues cinématiques, tout ce qu'on a fait avant n'a pas servi à rien et chaque choix (qui débouche sur une alternative de l'épilogue), débloquera certaines parcelles de cette séquence de fin. Certains choix n'ont qu'un impact en jeu (avons-nous tué ou non la reine Rachni ? Samara est-elle en vie ou avons-nous fait confiance à sa fille ? avons-nous sauvé Légion ? avons-nous sauvé -plusieurs fois- le Conseil de la Citadelle ?) mais d'autres, influenceront votre épilogue, comme la guérison (ou non) du génophage, la coalition (ou la destruction) des geths ou encore votre niveau de préparation à la guerre galactique. Ceci dit, les fins manquent malgré tout de ce côté "happy end" dont les joueurs sont friands (moi le premier) car il est vraiment décevant de se battre durant des centaines d'heures, pour terminer son épopée sur scène tristounette, si longue soit-elle. Regardez les 3 trilogies de Star Wars, à chaque fois ça finit par des scènes de joie, sans quoi les gens auraient envi de se pendre (je déteste les "bad ending" !). Mais avec Mass Effect, c'est plus feutré que ça, ce n'est ni joyeux ni vraiment triste, sans parler du destin de ce héros (ou de cette héroïne) auquel nous nous sommes forcément attaché.



    La fin d'une aventure "Légendaire"


    On vous
    Malgré ses multiples facettes, sa longueur et sa qualité, l'épilogue ne répond pas complétement aux attentes d'un joueur qui a passé environ 150 heures aux commandes d'un héros qu'il affectionne
    laisse donc devant un dernier choix, 3 chemins qui mèneront à 3 fins différentes, et dont certaines séquences seront modifiées selon votre implication effectuée dans les 3 aventures (ils sont représentés par une série d’images animées). Dans certaines, vous apercevrez l’évolution de la galaxie (comme l’apparition de nouvelles villes ou le déclin de certaines civilisations), tandis que dans d’autres vous pourrez connaitre le sort de vos coéquipiers. Mon conseil c'est de sauvegarder juste avant ce choix, comme ça vous pourrez voir toutes les fins proposées. En eux-mêmes, ces épilogues sont plutôt sympas, c'est juste qu'après environ 150 heures de jeu, on ne veut pas quitter le formidable univers de Mass Effect et je pense que la frustration vient aussi de là. Car bien des jeux sont (encore aujourd'hui) dépourvus d'une fin correcte. Combien de fois j'ai gueulé, pesté, craché contre un titre dont l'épilogue était si minable, que je n'y ai plus jamais joué ?! Un paquet, soyez-en sûr(e) ! Bref, Le Final Enrichi était un DLC gratuit pesant presque 2Go, une sorte de mea-culpa de BioWare pour avoir littéralement chié leur final. Meilleure que la version originale, mais pas encore au gout de ses insatiables fans, j'aurai malgré tout apprécié qu'on nous laisse le choix entre l'ancienne et la nouvelle version (ceux qui ne connaissent pas la trilogie auraient ainsi pu comparer). Et puis je l'avoue, j'ai toujours adoré Mass Effect, je kiffe le commandant Shepard (en tant que héros) et encore une fois, après tant d'heures de jeu, il m'a été difficile de tourner la page. Je pense que cette insatisfaisante fin est aussi due à ça, et ce n'est clairement pas Andromeda qui vous fera continuer l'aventure. Seule solution : reprendre la trilogie du début et changer tous ses choix, pour voir quel impact ils auront tout au long de la superbe épopée d'un Shepard qui décidément, va rester encore longtemps dans nos cœurs...




    Quand on sort de l'excellent Mass Effect 2 et qu'on enchaine directement sur le 3, croyez-moi, au début on a beaucoup de mal à s'y faire ! On aurait préféré que le jeu suive un peu plus les traces de cet épisode 2 à qui il ne manquait pas grand-chose pour être parfait. Malheureusement avec BioWare, quand ils corrigent un truc, ils ne peuvent pas s'empêcher d'en trifouiller un autre ! A commencer par ce Shepard qui fait son nerveux à rester constamment enjoue lors des missions, ces dialogues dont les choix se sont raréfiés, ou encore certaines facettes qui ont été modifiés (recherche de ressources sur la carte galactique, piratage), mais pas toujours pour le meilleur. On notera aussi que le doublage parait un peu moins bon, la synchro est moins ciselée qu'autrefois, les fins sont sympas mais après tant d'heures de jeu, peut-être qu'on s'attendait à autre chose... Heureusement, dès le début on sent qu'un effort a été fourni afin de réunir le meilleur des 2 premiers opus (MODs, arbre de compétences, casualisation des dialogues et des choix si besoin). Et puis malgré les bugs (notamment lors des dialogues, au 3e opus ça fait vraiment tâche), très vite on trouve que le jeu est très beau, notamment au niveau des visages humains (enfin, il était temps !). Les missions sont variées, c'est un régal de revoir un maximum de visages connus, de visiter des lieux dont on connait les noms depuis si longtemps, de faire équipe avec un Prothéen à la renommée qui n'est plus à faire, d'affronter les Moissonneurs dans des batailles plus épiques que jamais !!

    En gros, si les débuts de ce Mass Effect 3 sont un peu difficiles, accrochez-vous car peu à peu vous allez le trouver excellent ! C'est une fois "apprivoisé" que l'apprécierez à sa juste valeur, d'autant que les tous DLCs narratifs sont inclus et qu'ils sont de grande qualité (surtout Leviathan et Citadelle). Mass Effect 3 signe donc la fin des aventures du commandant Shepard et à l'image de l'ambiance du jeu, il est difficile de ne pas en ressortir mélancolique. C'est un peu "la fin d'une époque" et une fois l'épilogue terminé, il va falloir (non sans mal) tourner la page. Difficile ensuite de passer librement à un autre jeu... Moi-même les aventures de Shepard m'ont tellement marqué, que je n'ai plus touché à une manette durant 3 jours. Alors certes, Mass Effect 3 aurait pu être meilleur, il a ses défauts, on l'aurait aimé plus long, plus RPG... en attendant, il est aussi le dernier "grand Mass Effect" de la série. Il a pour lui les combats les plus dynamiques de la trilogie, de beaux graphismes, une excellente bande-son et une aventure tout aussi mémorable que celle de ces 2 prédécesseurs... il faut juste lui laisser le temps de vous envouter de ses charmes et vous verrez, la magie opèrera encore une fois.



    Les -

  • Surgi des Cendres, le DLC foutage de gueule par excellence
  • Les infos de missions, beaucoup trop succinctes cette fois
  • Bien peu de choix de dialogues... quelle frustration
  • Le DLC Omega aurait pu être bien meilleur que ça
  • Pourquoi ont-ils massacré le doublage de Mordin ?
  • Trop de dialogues non mis en scène


  • Les +

  • Les DLCs sont peu nombreux mais ils sont longs et (pour la plupart) intéressants, notamment Leviathan et Citadelle
  • Cet épisode marque la fin de toutes les histoires de longue date : génophage, guerre contre les Geths, Cerberus...
  • Le retour des grenades et des MODs, accompagné par une pléthore de nouvelles armes : y'a vraiment le choix
  • Certaines batailles, notamment celles aux pieds d'un Moissonneur, sont épiques comme on aime !
  • Techniquement le jeu est beau, certains passages sont même magnifiques !
  • Temps de chargement vraiment courts sur les machines équipées de SSD
  • C'est l'épisode le plus long de la trilogie : environ 55 à 60 heures de jeu
  • Nos choix passés ont des répercussions jusque dans cet épisode-là !
  • La magnifique vidéo pré-level final est digne de Star Wars !
  • L'originalité des lieux et la qualité des missions principales
  • La partie TPS est plus efficace et dynamique que jamais !
  • Les visages humains sont enfin corrects !




  • ________________________________________
    Mass Effect : Legendary Edition
    (conclusion)




    Des remasters, Note
    des remakes, des compilations... on en a mangé ces dernières années. Si le phénomène s'est démocratisé avec l'ère PlayStation (grâce au support CD-Rom), il est clair que depuis, il n'a cessé de s'amplifier. Bien sûr, il y aura toujours les petits futés qui, derrière leur PC qui coute un rein et leur ludothèque Steam comptant des milliers de titres alors qu'ils n'ont pas joué à la moitié, vous diront qu'aujourd'hui la trilogie Mass Effect ne coute plus rien et qu'avec les MODs amateurs, ils peuvent avoir un jeu ultra beau, et bla-bla-bla... Ces mêmes guignols qui ne pensent pas qu'un joueur console n'a pas accès à ce genre de modifications et que tout le monde n'a pas forcément les compétences pour bidouiller les fichiers d'un jeu. Voilà pourquoi, moi le premier, il me tardait que l'originelle trilogie des Mass Effect soit remasterisée. Après c'est vrai, il y a des remasters particulièrement fainéants, qui ne font qu'upscaler la résolution et stabiliser le framerate (sans parler des compilations qu'on nous livre parfois "tel quel"). Fort heureusement pour nous, BioWare a un profond respect pour sa licence fétiche (et peut-être même pour ses fans, qui sait ?) et si le développeur a perdu de son aura ses dernières années, dites-vous bien qu'avec cette Legendary Edition, il fait un premier (grand) pas vers la reconquête de son public, de sa fan-base. Car oui, avec cette trilogie Mass Effect nous ne sommes pas en présence d'un vieux remaster tout crevé qui vise juste à vider les poches des joueurs pour financer le projet suivant, car pour ces 3 incontournables jeux, le développeur canadien a fait de réels efforts, ils ont replongés les mains dans le cambouis afin que cette mythique saga en ressorte grandie et meilleure que jamais. Sur le premier opus, les changements sont même si nombreux que la frontière entre remaster et remake est vraiment ténue. C'est d'ailleurs en (re)jouant à cette trilogie que je me suis confirmé le malaise, le profond souci que les fans ont eu avec Andromeda.

    Vous l'aurez compris, je suis fan de Mass Effect depuis que j'ai découvert la licence et j'ai adoré cette Legendary Edition. Bien entendu, pour le blasé qui ne s'émeut plus de rien, il ne verra là que 3 vieilleries entre RPG et TPS qui se sont fait tirer les traits comme une quinquagénaire qui veut encore plaire aux jeunes. Mais pas sûr que cette remasterisation s'adresse à eux... je pense qu'elle s'adresse plutôt à nous, frères et sœurs fidèles à la licence, nous qui vouons un amour sans faille et sans limite aux aventures du Commandant Shepard. Ici nous avons l'expérience ultime et quasi complète de l'œuvre de BioWare (où pour le prix d'un seul jeu, nous en avons 3 avec une durée de vie qui avoisinne les 150 heures !!), une œuvre qui nous prouve qu'à l'époque, le studio canadien était aussi talentueux qu'inspiré. Maintenant qu'ils ont remis le pied à l'étrier, espérons qu'ils continuent sur leur lancé et nous développent une suite qui rectifiera le tir oblique d'un épisode Andromeda mal-aimé. Croisons les doigts, espérons fort car avec cette Legendary Edition, j'ai eu une expérience unique. Savez-vous ce que ça fait de lancer son jeu et d'avoir des frissons partout dans le corps ? De jouer avec un grand sourire parce qu'après tous les jeux mainstream qu'on s'est envoyé, on kiffe le moment, on est heureux de retrouver notre Shepard, heureux de (re)vivre cette épopée unique et presque chevalresque, où dans un univers SF particulièrement travaillé, on apprécie la maestria de l'écriture, la qualité de la bande-son, le plaisir d'affronter les Geths, les Recolteurs, les Moissoneurs... dans une aventure magistrale et qui ne trouve que très rarement écho dans cet actuel (de moins en moins intéressant) paysage vidéo-ludique. Faites fi des bugs et des critiques, si vous voulez vivre une aventure aussi unique qu'épique, c'est ce Mass Effect : Legendary Edition qu'il vous faut !



    Les -

  • Sur Xbox Series X, c'est l'une des pires installations que j'ai jamais vu : deuxième disque inutile et plus de 70Go de données obligatoires à télécharger !
  • Les innombrables bugs lors de scènes de dialogues auraient du être corrigées ! C'était une priorité, une nécessité... mais BioWare a tout laissé tel-quel :(
  • Sur Mass Effect 3, un petit correctif aurait dû nous permettre de ranger notre arme
  • J'ai du mal à comprendre pourquoi le DLC Station Phénix (ME1) n'est pas inclus...
  • Sur Mass Effect 1 et 2, les humains ne sont (physiquement) pas gâtés...
  • Pas la peine de se mentir : la mise en scène a pris un coup de vieux


  • Les +

  • Mass Effect c'est le RPG sans prise de tête : combat façon TPS, montée en grade qui peut être automatique, dialogues qui peuvent être écourtés voire automatisés sur l'épisode 3...
  • 40 DLCs inclus ! Certes il y en a dont on se fout royalement, mais d'autres sont tout simplement incontournables en proposant plusieurs heures de jeu supplémentaires !
  • L'interface nous laisse le choix de télécharger l'épisode qu'on veut, et de conserver ou désinstaller l'épisode dont on a plus besoin
  • Le scénario n'a pas pris une ride : c'est toujours aussi bon, toujours aussi bien écrit, toujours aussi épique !
  • La VF et la synchro reste d'une qualité admirable pour l'époque, et rivalise avec bien des jeux actuels
  • Une durée de vie qui peut monter à 150 heures pour peu que vous preniez votre temps
  • Un vrai travail de remaster sur le premier épisode
  • Une bande-son toujours aussi magistrale







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    Test réalisé par iiYama

    juillet 2021