Cyberpunk 2077 (Xbox SX/SS - XBO - PS5 - PS4 - - PC) -- Test sur GRAVITORBOX

 


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Version PlayStation 4
Version Xbox One

Version PS4 Pro
Version Xbox One X

Version Xbox Series S
Version PlayStation 5
Version Xbox Series X

Version PC


Testé sur :



Sortie mondiale : décembre 2020
Développeur : CD Projekt RED
Editeur : CD Projekt
Genres : RPG - FPS - infiltration - open world

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : successivement 1.1.1.0, puis 1.2.0.0, puis 1.2.1.0, puis 1.2.2.0
Moteur graphique : REDengine 4 (CD Projekt)
Moteur physique : PhysX (nVidia)

Difficulté :
Temps de jeu : 20 à 100 heures
Multi-joueurs : non
Abréviations : CP 2077 - CP77
Titres alternatifs : Cyberpunk '77 - Cyberpunk 2020
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)



Installation Xbox Series X

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation de base (v.1.0) : 59Go
Taille de la Mise à Jour : 40Go
Installation définitive (v.1.2.1) : 59Go
Performances : mode qualité en 4K / 30 fps ou mode Performances en 1080p / 60 fps en attendant le patch dédié


Installation Xbox Series S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 59Go
Performances : 1080p en 30fps stable


Installation Xbox One

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 59Go
Performances : 720p en 30 fps variable
Optimisation Xbox One X : mode qualité en 4K / 30 fps ou mode Performances en 1080p / 60 fps variable
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 5

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 80Go
Performances : 1188p à 60 fps en attendant le patch dédié
Compatible VR : non


Installation PlayStation 4

Support : 2 Blu-Rays ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 80Go
Performances : 900p dynamique à 720p en 30 fps variable
Optimisation PS4 Pro : 1080p (en fait c'est du 1188p dynamique à 972p) en 30 fps
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et GOG
Installation : 70Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Dual Core 3,4Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 780 / Radeon RX 470)



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Cyberpunk 2077









Comme nous le faisons pour certains articles (par exemple pour le test de The Last of Us Part II), nous vous proposons un "chapitrage" afin d'accéder directement au contenu que vous voulez lire. Car c'est un fait, plus qu'aucun autre, Cyberpunk 2077 est un jeu qui divise et notre article se veut le plus exhaustif possible, au point que sa longueur fut rarement atteinte (ce test comporte presque 13.000 mots !). Bien sûr on espère que vous lirez tout, mais dans le cas d'une lecture morcelée, vous accéderez plus facilement à l'endroit où vous vous êtes arrêté(e). Ce test nous a demandé un long travail de rédaction et nous espérons, Chacha et moi, qu'il vous plaira. ^__^

01 : Avant-propos
02 : Le point sur l'installation et les (nombreuses) mises à jour
03 : Introduction
04 : Scénarisation
05 : Jouabilité & gameplay
06 : Réalisation graphique (parties communes)
07 : Les versions PS4 et Xbox One en détail
08 : Les versions PS4 Pro et Xbox One X en détail
09 : Les versions PS5 et Xbox Series en détail
10 : La version PC en détail
11 : Réalisation audio
12 : Conclusion


Avant-propos


Welcome to Night City


On a entendu
Cyberpunk 2077 était attendu depuis 2012 : l'attente fut longue, très longue...
tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi !) à propos de ce Cyberpunk 2077. Jeu polémiques par excellence, ayant fait les choux-gras de bien de sites spécialisés (notamment jeuxvideo.com qui s'est un peu gavé sur son dos), le "bashing" est allé très loin, avec une drastique chute en bourse, la suspension de la vente en ligne sur consoles et une perte notable de confiance envers CD Projekt. Pourquoi ? Sans doute que les attentes étaient trop élevées et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord il y a eu cet interminable développement puisque le jeu fut attendu depuis 2012, alors même que les consoles de 8e Génération (PS4 et Xbox One) n'étaient pas encore sorties (même si le vieil adage nous que "c'est dans le désir que nait le plaisir", on a tous rongés nos freins durant des années entières !). Ensuite à cause du succès de The Witcher 3, véritable best-seller du studio, autant pour sa réalisation et que la finesse de son écriture. Et enfin, pour justement le studio lui-même qui a toujours fait un excellent suivi de ses jeux, qui offre plusieurs DLCs gratuits qui gonflent agréablement le contenu de ses jeux, et lorsqu'ils vendent des DLCs payants, ils ne se moquent pas du monde avec un ratio prix/durée qui bat littéralement toute concurrence. A ça s'ajoute la très bonne réputation de la plate-forme GoG et de ses jeux sans DRM... Si Cyberpunk 2077 reste 100% rétrocompatible avec les consoles PlayStation 5 et Xbox Series, à l'heure de ce test il ne profite pas pleinement des performances des nouvelles consoles. Ainsi nous évoquerons notre partie technique en 3 phases : la réalisation sur Xbox One et PS4 dans un premier temps, les versions upgradées à savoir celles sur PS4 Pro et Xbox One X et enfin la version PC. Lorsque les patches dédiés aux consoles PS5 et Xbox Series sortiront, nous mettrons à jour notre article (peut-être même que d'ici là, nous aurons droit à quelques DLCs).



Une version de lancement chaotique !


L'indisponibilité
Cyberpunk 2077 a été littéralement lynché a son lancement !! Mais les gens ont la mémoire courte car il est loin d'être le premier dans ce cas-là...
(provisoire) du jeu sur les Stores de Sony et Microsoft a naturellement favorisé les ventes physiques (ce qui n'est pas un mal). Beaucoup savent que la réalisation ne tient pas la route mais CD Projekt n'est pas du genre à laisser son jeu "en l'état". Sachant qu'il aura un gros suivi (l'être humain a la mémoire courte car à sa sortie The Witcher 3 était lui aussi farci de bugs et pourtant, ça n'a pas empêché son succès et d'être le titre culte qu'il est aujourd'hui). De plus, une part non négligeable des acheteurs possède une PS4 Pro ou une Xbox One X, ou mieux encore, ont une console de 9e Génération et attendent patiemment que Cyberpunk soit peaufiné et profite de substantielles mises à niveau graphique, grâce au Smart Delivery et assimilés (qui dit qu'en possédant une version du jeu, vous profitez gratuitement de la meilleure d'entre elles). Et c'est une réalité, j'en remets une couche sur le fait que les gens ont la mémoire courte : il suffit de se souvenir de l'état déplorable dans le quel fut livré The Witcher 3 en 2015 ou pire encore No Man Sky, et pourtant, à force de mises à jour, d'acharnement des développeurs, ils ont finis par devenir d'excellents jeux. Alors bien sûr, ça ne justifie aucunement le fait de sortir un titre avec un niveau de finitions aussi médiocre, sous prétexte que les patches colmateront les brèches. Maintenant, étant donné que la belle époque des jeux sur cartouches est enterrée (dans un désert) avec nos merveilleuses consoles 16-bits, il faut tout simplement vivre avec son temps ! Aujourd'hui, à quelques rares exceptions près, c'est ainsi que fonctionne l'industrie vidéo-ludique. Et les exemples ne manquent pas : Until Dawn, Evil Within, Quantum Break, Halo Masterchief Collection, Assassin's Creed Unity, Batman Arkham Knight, Fallout 4, Silent Hill HD Collection, Far Cry 5 (et j'en oublie sûrement des plus croustillants) sont tous arrivés dans des versions de lancement absolument abominables ! Avec des bugs à foison, des glitches graphiques monstrueux, des difficultés déséquilibrées, des framerates chaotiques... alors au final, pourquoi tout ce bad buzz ? Et bien je dirai que les gamers avaient une confiance aveugle dans le studio et que ces mêmes gamers ne voulaient pas d'un énième report du jeu. Sous la pression des joueurs et sûrement des investisseurs, CD Projekt a livré son titre, sachant dans l'état misérable qu'il était...


Installation et MàJ


Le PC ou la Masturbation Electromagnétique à Suspension Pullman
(modèle breveté par mon beau père ^__^)



A l'heure
Sur "PC Master Race" étant donné que presque personne n'a de lecteur Blu-Ray, la boite de l'édition physique ne contient pas le jeu, juste un code...
où nous écrivons cet article, le très attendu patch Next Gen n'a pas encore été déployé. Lorsque nous aurons l'occasion de rejouer au jeu suite à ce patch, il est évident que nous "upgraderons" notre article. Ce sera aussi l'occasion d'apprécier les autres patches déployés entre temps, ainsi que les nombreux DLCs gratuits, promis par le studio. En attendant, nous testons le jeu dans sa version 1.22 (en réalité c'est la v.1.2.2.0). La première chose à savoir c'est qu'à l'image du verbeux Red Dead Redemption II, la boite contient 2 disques Blu-Rays (pour les versions Xbox One et PS4). L'installation est donc longue, très longue (surtout sur Xbox, les possesseurs savent de quoi je parle), et vous demandera de jongler entre les 2 frisbees pour finir par laisser le disque 1 dans le lecteur (la question est naturellement différente pour les consoles uniquement démat'). Si sur PC on se tournera volontiers vers GoG ou Steam pour acheter son jeu, sachez qu'il existe une édition physique du titre qui inclut le CD de l'OST, une jaquette réversible et le même contenu que sur console (compendium, cartes postales, map de Night City, autocollants)... mais pas le jeu ! Le boitier contient un code afin d'obtenir un achat numérique. Vendu au même prix que sur les Stores en ligne, c'est l'occasion d'avoir une belle boite, un CD et un livret, mais n'espérez pas avoir une vraie copie physique du jeu ! Sans doute à cause du fait qu'il doit tenir sur des Blu-Rays et que bizarrement, les joueurs PC ne disposent pas du lecteur adéquat. Et oui, c'est un phénomène que j'ai du mal à comprendre mais comme les gamers PC n'ont plus aucun jeu physique (ou très rarement) leurs tours n'ont plus de lecteurs ! Je me souviens qu'en 2004, DOOM 3 était sortis sur 3 CDs parce que les mecs n'étaient pas foutus d'avoir de lecteur DVD (une édition spéciale, contenue sur un DVD sortira plus tard). Inversement, Far Cry est d'abord sorti sur DVD puis réédité en plusieurs CD-Roms, à cause de ventes assez faibles dû justement au problème de lecteur optique. Aujourd'hui, un lecteur Blu-Ray ne coute rien (surtout à côté du prix franchement abusif des récentes cartes vidéo haut-de-gamme), et pourtant, nous ne sommes qu'une minorité à en posséder un (oui j'ai un graveur Blu-Ray car pour l'archivage c'est sacrément pratique d'avoir des disques de 25 et 50Go). Dernier exemple : Flight Simulator (sorti en aout 2020) tient sur 10 DVDs (oui 10 !! vous vous rendez compte ?) au lieu de 2 simples Blu-Rays. PC Master Race qu'ils disent...



Patches-moi là où ça fait bobo T__T


Etant donné
CD Projekt savait dans quel état était son jeu et il n'a pas attendu pour déployer un grand nombre de patches
que le jeu était farci de bugs, au point d'être injouable en version 1.0, très vite CD Projekt a déployé ses premiers patches, comme le 1.04 qui est arrivé dès la mi-décembre 2020 (à peine quelques jours après la sortie du jeu), suivi en moins de 2 semaines des 1.05 et 1.06. Après avoir proposé des remboursements suite au retrait du jeu des Stores en ligne de Sony et Microsoft (en attendant qu'il soit réellement jouable et stable), la première grosse mise à jour fut la 1.1 qui est arrivée en fin janvier (2021). Si la version PC fut plus ou moins épargnée des scandales et des gros bugs, sans doute parce que le jeu a d'abord été développé pour ce support (le studio étant à l'origine un développeur exclusivement PC, ceci explique sans doute cela), il faut savoir que les versions consoles étaient littéralement pourries par les bugs. Moi-même, j'ai attendu plusieurs mois avant de mettre les mains sur le jeu. Patiemment, j'ai attendu que ce premier gros patch soit déployé (on parle toujours du v.1.1) avant de me lancer dans l'aventure. Et malheureusement, j'ai vite compris qu'il allait falloir encore attendre. Les bugs furent divers et variés sur toutes les consoles, et personnellement, je n'ai pas trop eu de bugs graphiques, de problèmes de sauvegardes ou encore de scripts qui bloquent l'avancée du jeu. Non, moi j'ai eu l'honneur d'un bug très rare, celui qui empêche de quitter les options si on a le malheur d'y toucher ! Alors vous me direz, ça n'empêche pas d'y jouer... c'est pas faux et c'est pourquoi j'ai fait un premier rush d'environ 2 heures. Malheureusement, sur Xbox Series X, on peut modifier un paramètre (à mes yeux) important, où nous avons le choix entre le mode Graphismes et le mode Performance. Vous vous doutez bien que l'un améliore le rendu graphique quand l'autre nous propose un framerate plus élevé. Etant donné la teneur du jeu, j'ai personnellement opté pour la qualité visuelle, le 30 fps étant amplement suffisant pour un RPG tel que celui-ci. Mais le vrai problème que j'ai eu avec ces "options bloquantes", c'est que par la même je n'ai pas pu désactiver les sous-titres (et même si le doublage est en VF, irrésistiblement on ne peut pas s'empêcher de les lire) et pire encore, je ne pouvais pas régler la sensibilité de la visée... ce qui est problématique lorsque les phases d'action s'apparentent à du FPS. Bref, au bout de 2 heures à lire d'inutiles sous-titres, à subir de nombreux bugs visuels et à batailler avec la jouabilité, j'ai tout arrêté et j'ai décidé d'être patient car ce premier gros patch n'était visiblement pas encore suffisant. Il a donc fallu que j'attende la mise à jour 1.2, pour enfin obtenir un jeu correct.



Je veux du produit qui pique pas, du rouge, un pansement et un gros bisou...


En effet,
Depuis la mise à jour 1.2, beaucoup de problèmes ont été réglé. Ce n'est pas encore parfait, mais c'est désormais tout à fait acceptable
après un recours collectif (puisque les vautours s'attaquent toujours à des proies affaiblies) et même une cyber-attaque, aux alentours du 20 mars fut déployé la grosse mise à jour 1.2, qui pesait pas moins de 40Go !! Vous avez bien lu, le jeu faisant environ 60Go dans sa version 1.0, on peut dire qu'ils ont presque tout changé... Ceci dit, si dans bien des cas les volumes des patches s'additionnent à l'installation d'origine (ce qui aurait pu donner une installation de près de 100Go dans le cas présent), ici il n'en est rien. Une fois encore, CD Projekt nous prouve qu'ils ne font pas les choses de travers et malgré les 40Go de MAJ, le jeu fait exactement le même poids qu'à l'origine (je dirai même mieux, sur ma Xbox Series X il fait même 200Mo de moins !). Depuis cette mise à jour 1.2 tout est plus ou moins rentré dans l'ordre et la plupart des bugs graphiques ont été gommés. J'ai donc enfin pu profiter, quelques 3 mois après sa sortie initiale, de ce jeu que j'ai (comme beaucoup) attendu durant de longues années. Cyberpunk 2077 est un jeu que j'ai dégusté sur la longueur (et c'est exactement la méthode de celles et ceux qui l'ont appréciés) et donc, en parallèle des autres jeux que je testais durant cette période-là (généralement des oldies, histoire de ne pas me cantonner à un seul et unique titre), il m'a fallu plus de 2 mois pour le finir. Je vous rassure, ce n'est pas son histoire principale qui prend autant de temps, mais toutes les activités qui sont disponibles dans Night City. Tout d'abord il y a énormément de contenu annexe, des micro-missions qui se déclenchent parfois juste en se baladant dans la ville. Ensuite il y a les missions secondaires, dont certaines sont très importantes (pratiquement autant que les missions principales) et pour finir il y a tout un tas de jobs facultatifs, que vous mettrez plusieurs dizaines d'heures à réaliser si vous voulez véritablement "nettoyer" la ville de sa racaille. En parallèle de tout ça, je ne suis pas quelqu'un qui joue tous les jours au même jeu, j'ai un site à faire tourner et une vie de famille à mener. Donc oui, j'ai poncé Cyberpunk et pour ça, ça m'a pris du temps. Si je vous parle de ça, c'est que pendant tout ce temps j'ai subi (et je dis bien "subi") plusieurs (autres) mises jour.



Va-t'on enfin voir le bout du tunnel ?


Il y a d'abord
Le patch 1.2 pesait pas moins de 40Go ! Ils ont donc remplacé plus de 60% du code d'origine...
eu la 1.21, qui est arrivée environ 2 semaines après la 1.2, comme un cheveu sur la soupe. Cette fois c'est 24Go qu'il a fallu télécharger et avec ma connexion, ça a pris 6 heures ! Le pire c'est que je joue principalement sur Xbox Series X et vous le savez sans doute, depuis la Xbox One, l'interface est vraiment merdique ! Car si sur PS4 on peut quand même accéder à son jeu, sur Xbox s'il n'est pas à jour, on est littéralement bloqué ! Et pas la peine de chercher à couper Internet ou de passer la console "hors ligne", si le téléchargement de la mise à jour à commencé, le jeu est bloqué tant qu'elle n'est pas finie. Alors je l'avoue, j'adore ma Series X, je trouve que c'est une super console, puissante, silencieuse... mais bon sang, son interface et son système d'exploitation c'est vraiment de la merde !! Bref, durant ce temps à tuer, au lieu de me balader dans Night City, j'ai eu tout loisir de découvrir un excellent jeu indé : Celeste. Du coup j'ai pu le tester confortablement pendant que la mise à jour s'installait. Enfin, à l'heure où j'écris définitivement ces lignes, j'ai encore reçu une autre mise à jour, à savoir la 1.22. C'était un 28 avril, j'étais tout content de pouvoir jouer à mon jeu mais il a fallu télécharger à nouveau 15Go de patches supplémentaires (ça commence à faire beaucoup de Giga de correctifs, pas vrai ?). Et vous voulez savoir ce qui est le pire ? Et bien c'est que depuis cette mise à jour 1.22, mon jeu fonctionne moins bien ! J'ai des baisses de framerates et des bugs graphiques que je n'avais pas en version 1.2... Vivement qu'on soit en 2023, que le patch Next Gen soit déployé et que les correctifs soient "définitifs" car ça devient pénible cette histoire. De toute façon, on n'est pas l'abri d'une "Ultimate Edition" mise à jour et incluant les futurs DLCs, spécialement dédiée à la PS5 et Xbox Series X, exactement comme The Witcher 3 Game of the Year Edition... Bref, mon actuel test s'arrête donc à cette fameuse version 1.22 et comme évoqué, je reprendrai mon article lorsque le jeu sera définitivement passé du côté Next Gen de la Force, avec son tant attendu patch dédié aux nouvelles consoles.


Introduction


(Mike) James Pond (Smith)


Maintenant
A l'origine, Cyberpunk est un jeu de rôle papier, créé par par Mike Pondsmith et publié en 1988
que le feu est passé, que la colère est retombée et que les mises à jour ont corrigé les plus gros bugs, nous allons pouvoir tester dans des conditions honnêtes, ce tant attendu Cyberpunk 2077. Car tout à fait entre nous, vu le temps qu'il a fallu pour le développer, je pense sincèrement qu'on n'était plus à quelques mois près. A l'origine, Cyberpunk est un jeu de rôle (papier) de science-fiction créé par Mike Pondsmith en 1988, et une 2e édition populaire, Cyberpunk 2020, a été publiée en 1990 (d'autres éditions ont également vu le jour, notamment Cyberpunk v.3.0 en 2005). Il est d'ailleurs marrant de voir que nous avons passé l'année 2020 et que nous sommes loin, très loin des prévisions fantasmées par monsieur Pondsmith (on peut en dire autant de Blade Runner dont l'action se situe en 2019 et des exemples comme celui-là ne manquent pas). Cyberpunk (le jeu de rôle papier) se déroule dans un futur dystopique où les hackers (des pirates informatiques) peuvent se connecter sur le réseau de communication et user ainsi de leurs talents, où tout individu peut se doter d'implants cybernétiques afin d'améliorer ses capacités, et où les méga corporations dirigent le monde, en lieu et place des gouvernements. Doté de nombreux suppléments, Cyberpunk est un jeu de qualité ayant de nombreux fans à travers le monde. De mon côté, j'ai déjà "joué" à Cyberpunk avec des amis, autour d'une table (je me souviens même d'avoir glissé un pain de C4 dans l'arrière-train d'un otage pour le faire parler ^.^), cependant, gamer depuis toujours, je n'ai pas tellement apprécié l'expérience. Car ceux qui ne savent pas en quoi ça consiste, c'est tout simplement une bande de potes qui se réunissent, avec leurs personnages et un Lore bien défini. En bout de table il y a le "maitre de jeu" (le MJ) qui développe l'histoire et régule les phases d'action / décision. Le tout est bien évidemment régi par des jets de dés. Si je respecte ceux qui apprécient ces dimanches après-midi qui sentent la chaussette ou ces interminables soirées nourries à la pizza froide, comme évoqué, j'ai toujours été un gamer et mon truc à moi passe d'une manière ou d'une autre par un écran. Ainsi donc je laisse les JDR aux amateurs du genre, et je reste dans mes passions et mon savoir-faire, bien content malgré tout que Cyberpunk soit enfin officiellement porté en jeu vidéo.



 

A gauche Mike Pondsmith, créateur du jeu de rôle Cyberpunk. A droite, une
représentation d'un jeu de rôle papier (un JDR), avec des potes
autour d'une table, du papier, des crayons et des dés...



CD Projekt, une marque de confiance


De leur côté,
Jusqu'à la sortie de Cyberpunk, CD Projekt jouissait d'une réputation intouchable ! La récupéreront-ils un jour ?
CD Projekt est un développeur et éditeur polonais (ce sont notamment eux qui ont édités en Europe centrale le premier Baldur's Gate, celui de 1998, et qui ont pris soin de le doubler dans leur langue natale). L'entreprise fut fondée en mai 1994 par Marcin Iwinski et Michat Kicinski dans le but de publier des logiciels sur CD-ROM. Le studio, grâce à sa division de développement de jeu (CD Projekt RED), s'est fait connaitre en 2007 lors de la sortie du tout premier The Witcher, uniquement disponible sur PC et Mac. Heureusement le studio prendra vite conscience de l'importance des consoles et en 2011, à la sortie de The Witcher 2, le jeu fut adapté sur Xbox 360. La boucle sera bouclée en 2015 avec la sortie de The Witcher 3 : Wild Hunt sur PC, PS4 et Xbox One. A bien y regarder, le studio n'est vraiment pas vieux et ils n'ont sortis qu'une poignée de jeux. Car c'est la qualité assez énorme des The Witcher 2 et 3 qui forgeront leur solide réputation. En 2020, CD Projekt devient la seconde plus grande société de jeu vidéo en Europe (avec plus de 800 employés !) juste derrière Ubisoft. Notons également que CD Projekt est également derrière la plate-forme de distribution en ligne anciennement nommée Good Old Games, et devenue GOG.com depuis quelques années déjà. Complémentaire de Steam, GOG vend surtout des jeux dit "classiques" sur PC et depuis 2010, la plate-forme s'oriente ostensiblement vers la scène du jeu vidéo indépendant. A noter enfin que l'excellente réputation du studio et de GOG se sont fait en proposant des contenus sans DRM, preuve qu'on n'est pas obligé de faire suer l'honnête acheteur pour bien vendre ses produits (la preuve, The Witcher 3 s'est vendu à hauteur de 12 Millions d'exemplaires, rien que sur PC !).


Scénarisation


Aki-blade-trix in the Neuro-GUN-shell


L'histoire de
Pondsmith a supervisé lui même une partie du jeu, mais les influences sont également diverses : Akira, Blade Runner, GUNNM, Neuromancien, Ghost in the Shell, Matrix...
Cyberpunk (le jeu vidéo) prend place en 2077 et se déroule dans la mégapole futuriste de Night City, dans l’État libre de Californie. Dans ce monde futuriste à tendance cyberpunk et dystopique où règnent la pauvreté et les inégalités, l'influence des méga corporations est prépondérante (celles-ci ayant pris le pas sur les gouvernements et désormais, ce sont elles qui dictent leurs lois... mais est-ce vraiment différent aujourd'hui ? regardez-y à 2 fois avant de répondre), ainsi que le cyberespace, la "Nouvelle Frontière" de cette époque. Dans cet univers, la population est sous l'emprise de la technologie (implants technologiques divers permettant d'augmenter le corps humain), de drogues, ainsi que des "braindances" (appeler en français "Danse Sensorielle" abrégé en DS - des enregistrements qui permettent de revivre les souvenirs, expériences et sensations d'une autre personne). L'utilisation excessive de ces dernières entraîne une dépendance chez certains individus, lesquels perdent le contrôle d'eux-mêmes et deviennent agressifs. Appelés "Psychos", ces drogués ont recours à l'implantation d'améliorations technologiques et s'attaquent aux "organiques". La force spéciale MAX-TAC a été constitué afin de les neutraliser.
Le joueur incarne V (diminutif de Vincent ou Valérie), un personnage qui, selon ses origines (au choix Nomade, Gamin des rues ou Corpo) démarre le jeu au cours de l'une des 3 introductions possibles, aboutissant à l’aventure principale dans la ville de Night City. Cyberpunk 2077 s'inspire généreusement de l'univers SF de Cyberpunk 2020 (normal me direz-vous), conçu par l'auteur américain Mike Pondsmith, auquel il emprunte son aspect "sandbox" ainsi que ses personnages (Johnny Silverhand, Morgan, Alt') et ses lieux. Mike Pondsmith a même supervisé le développement, pour lequel il a adapté l'univers de Cyberpunk 2020 au jeu. De l'aveu même des développeurs, le projet a également été influencé par les romans de science-fiction de William Gibson (comme Neuromancien), le film Blade Runner de Ridley Scott ou encore Akira, de Katsuhiro Otomo. Ceci dit, on sent clairement que les influences ne s'arrêtent pas là et dans Cyberpunk 2077 on sent les inspirations de Deus EX : Human Revolution et Minkind Divided, la trilogie des Mass Effect (pas dans l'univers ou le design mais dans les mécaniques, le gameplay) et d'oeuvres japonaises (manga et animé) telles que GUNNM (de Yukito Kishiro) et Ghost in the Shell (de Masamune Shirow).



Cyberskinhead ? Non, Cyberpunk !


Un petit mot
Dans Cyberpunk 2077 nous jouons au choix un homme ou une femme appellé(e) V
aussi sur la boite du jeu qui, dans son modèle de base, ressemble déjà fortement à un Collector. La boite propose une surcouche cartonnée, une carte du jeu, une carte postale, des stickers, un compendium de l'univers (afin de connaitre quelques facettes de ce monde futuriste avant même de lancer le jeu) ainsi que 2 disques Blu-Rays (dans le cas des versions consoles). Quand on pense que la plupart des titres actuels ne proposent que la boite et le disque (et encore, s'ils pouvaient supprimer la jaquette ils le feraient, déjà que leur but à terme est de supprimer le format physique comme c'est déjà plus ou moins le cas sur PC), là on se dit que pour une fois, on ne se moque pas du joueur. D'ailleurs les plus fins observateurs ont sous doute remarquer que le jeu en physique est souvent moins cher qu'en dématérialisé (ce qui est un contre-sens, un paradoxe qui nous prouve que le démat' n'est là que pour s'en mettre un max dans les poches) : moi-même je l'ai payé "day one" à 52 €uros, quand il en valait 70€ sur les Stores, et avec son packaging, on est loin d'être lésé (ceci dit, les versions démat' ont également leurs petits bonus, notamment des wallpapers et l'OST). Au lancement du jeu, une vidéo nous présente rapidement l'univers de Cyberpunk, malheureusement elle va un peu trop à l'essentiel. Même si je sais que ce n'est pas forcément au jeu de nous présenter en longueur son Lore, mine de rien il aurait été plaisant que certains détails soient décrit, même si je sais que le compendium (qui est une sorte de petite encyclopédie condensée) est en grande partie là pour ça. Pour ce qui est de l'écriture, il est agréable de voir que l'univers de Cyberpunk est respecté autant que possible (comme quoi, avoir l'auteur sous le coude, c'est le meilleur moyen de respecter l'œuvre originale). Beaucoup de personnages ont une personnalité complexe et notre héros du jour, le bien nommé V (un pseudo bien pratique pour désigner aussi bien un homme qu'une femme) est loin d'être un bleubite fraichement débarqué à Night City. Il a lui aussi son passif, son caractère et sa propre répartie.




Le contenu de la boite "classique" : difficile de le renier, CD Projekt
ne s'est pas foutu de nous (cliquez pour agrandir)



Neo Tokyo v.2.0.7.7


A ce propos,
Libre à vous de jouer avec un modèle de base ou de modéliser précisément le visage et le corps de votre personnage
le jeu nous propose de modéliser notre héros / héroïne à notre convenance. Donc au choix on peut choisir d'être un homme ou une femme (j'apprécie qu'on ne nous force pas à jouer une nana car même si je n'ai rien contre ça, le "girl power" actuel qui nous impose un maximum de femmes devient péniblement invasif). Ensuite on peut choisir de configurer son visage (yeux, nez, bouche, balafres...), sa coupe de cheveux (avec la délicate attention ne pas avoir de coupe type "playmobil" - d'ailleurs la plupart des cheveux sont bien animés et donne un certain réalisme aux modélisations), son physique, ses tatouages, etc. Il n'a pas dû être facile pour CD Projekt de passer de The Witcher, avec son unique héros (Geralt DeRiv) et son univers médiévalofantastique, à un univers SF avec un double héros modélisable à l'envie. Dans tous les cas, V possède un passif (comme tout le monde ça va de soi) et dès le départ, on pourra choisir ses origines entre un(e) Corpo qui a toujours vécu dans le luxe au milieu méga corporations ultra riches et dominatrices, un(e) gosse de rue qui a toujours vécu dans la crasse des villes, ou un(e) nomade, sorte de pilote du désert et de passeur. Résultat, il y a 3 façons de débuter son aventure (ce qui influera également sur la suite du jeu), 3 chemins diamétralement opposés qui se regrouperont avant la première heure de jeu (lorsque nous ferons équipe avec Jackie Welles, le premier grand partenaire de notre personnage, avec qui nous ferons plusieurs missions et vivrons une partie du scénario). Au niveau de l'ambiance, les influences de Blade Runner se font vite sentir avec une ville polymorphe et peuplée de toutes les couches de la société. La ville a quelque chose de vivant, de fascinant avec ses multiples "shops", ses néons et son design aussi séduisant que futuriste. Elle a aussi quelque chose d'inquiétant car ses bas-fonds sont déjà nettement moins rutilants, ses SDF, sa crasse ambiante et cette population qui semble avoir perdue une grande partie de son humanité. D'ailleurs si vous vous dites que la pub est de plus en plus envahissante dans notre vie actuelle, dites-vous que ce n'est visiblement pas prêt d'aller en s'améliorant puisque la pub est partout ! Absolument partout ! Très invasive, elle nous rappelle que ce qui gouverne le monde a toujours été l'argent : un capitalisme exacerbé où depuis toujours les riches vivent dans l'opulence, quand des milliers de personnes dorment à même le sol froid de ruelles humides et malfamées.



T'as d'beaux ch'veux tu sais...


Pour mettre
Les personnages principaux jouissent de superbes modélisations avec en prime, des cheveux magnifiquement animés
tout ceci en œuvre, les développeurs ont fait le choix d'une vue à la première personne, qui fut contestée par les fans de The Witcher (dont la vue est à la 3e personne), mais qui s'explique logiquement à la fois par le contexte historique, le besoin d'immersion et le gameplay des phases d'action. Résultat, la mise en scène est principalement vue des yeux du héros (en vue subjective donc) et généralement CD Projekt a fait en sorte que nous voyons ce qu'il y a à voir (j'entends par là que bien souvent, dans les FPS, la vue est libre et il arrive qu'on rate un détail important, tout simplement parce que notre regard n'est pas focalisé au bon endroit - ce n'est pas le cas ici). Ces scènes sont générées en temps réel et bien que les animations soient encore un peu "robotisées", il est agréable de voir que la gestuelle n'est pas calquée sur quelques "patterns" qui tournent en boucle (à l'image de l'excellent Deus EX : Human Revolution qui, de ce côté-là, n'était pas bien folichon) et d'apprécier un niveau de détails très agréable : implants, cheveux non figés, grain de peau, tatouages, partie du corps synthétiques... rien ne manque ! On apprécie également d'avoir une vraie synchro labiale et pas uniquement en VO. Tout d'abord le doublage est d'excellente qualité (comme toujours avec ce studio), avec entre autre un très joli panel d'excellent doubleur pro, et qu'en plus, le tout est parfaitement synchronisé, ce qui nous évite les ridicules déboires de certains jeux qui ont oublié d'évoluer de ce côté-là (Wolfenstein Youngblood, Dishonored 2, l'absolu paroxysme étant décerné à un Control vraiment minable de côté-là).
J'aimerai également évoquer le fait que chez CD Projekt, on ne manque ni d'humour, ni de références (ou de gout, selon le point de vue). Ainsi il est facile de faire la relation avec le ED-209 de Robocop, la société Weyland de la saga Alien, bien évidemment Matrix (pilule bleue ou pilule rouge ?), Hideo Kojima (grand amateur de SF), Indiana Jones (une histoire de frigo et de chapeau ^_^), Far Cry 3 (juste une tête qui sort de la terre), Mad Max (le camion), Akira (la moto de Kaneda), Batman et sa batmobile (il faut dire que Night City n'a rien à envier à Gotham), The Witcher 3 (Ciri en couverture d'un magasine), Blade Runner (le réplicant Roy et son monologue final ou encore Misty qui ressemble énormément à la réplicante Pris Stratton), Half-Life et son célèbre pied de biche, une conversation avec une IA déboulonnée qui fait penser à GLaDOS, et un point culminant avec les 3 petits coquillages qui trônent fièrement dans les toilettes de l'appartement de V (Demolition Man). Des easter eggs à foison qui feront à minima sourire celui/celle qui les remarquera.



   

   

   

   

Dans Cyberpunk, les easter eggs ne manquent pas. De haut en bas et de gauche à droite
nous avons : Akira, Batman, Blade Runner (2 fois), Ciri, Demolution Man,
Far Cry 3, Half-Life, Indiana Jones, Hideo Kojima, Matrix,
Mortal Kombat et beaucoup d'autres ! ^__^



Nomad / Street Kid / Corpo


A noter que
Cyberpunk dispose d'un jargon qui lui est propre. Si au début on ne comprend pas le sens de tous les dialogues, très vite on se fait à ce dialecte assez particulier
dans Cyberpunk, à moins de connaitre l'univers, il faudra s'habituer à un jargon assez particulier (et je ne parle pas de Jackie qui s'amuse par moment à nous balancer des phrases en espagnol ou encore à ces dialogues très secondaires qui sont restés en anglais ou en japonais). Si je vous parle d'éclat, de DS, de corpo, de chrome, de paumard, de fixer, de netrunner, de charcudoc, de merc, de choom, de nova ou de cracheur... forcément, au début on n'y comprend strictement rien !! Le champ lexical est riche et ne s'embarrasse pas d'explications car ce n'est pas l'univers du jeu qui se plie aux joueurs, ce sont aux joueurs à s'accoutumer à l'univers et à son langage assez singulier. Autre mot qu'on entend très souvent, les "eddies", qui n'est autre que la contraction d'€uro-dollars. Car même si encore une fois l'aventure se déroule aux Etats-Unis (sans doute parce qu'il ne se passe rien d'autre dans le monde, pas vrai :), j'ai au moins apprécié qu'on ne parle pas de "dollars" mais bien "d'€uro-dollars", comme si le monde entier avait enfin une monnaie unique. Terminons ce chapitre par le fait que Cyberpunk 2077 est dans le fond un RPG (pas un FPS ou un GTA-like comme certains le prétendent, bien que certaines mécaniques en sont largement reprises) et que par conséquent nous avons le choix de nos dialogues et quelques prises de décision. Les véritables lignes de dialogues sont en jaune, quand les lignes en bleues ne sont que des textes annexes, un moyen d'en savoir plus, de faire durer la scène. Car finalement, en allant à l'essentiel, les scènes de dialogues ne sont finalement pas si longues et quand bien même on active toutes les possibilités, j'ai déjà vu bien pire.



Hey choom, ça c'était nova !


Premier bémol,
Bien que le jeu soit un RPG, les dialogues et certains choix n'ont que peu d'influence sur le déroulement de l'histoire
certains dialogues imposent un timer (à l'image d'une QTE) et on n'a pas le temps de lire les 2 ou 3 choix que le temps est écoulé et que notre perso répond à notre place. C'est un peu chiant mais heureusement, ça reste assez rare (étant donné que cette pseudo-QTE est au fond assez inutile, surtout dans ce type de jeux). Malheureusement, comme tous les RPG occidentaux de ces dernières années, les choix de dialogues se limitent généralement à 2 possibilités et qu'on choisisse l'une ou l'autre, ne modifie que trop rarement le déroulement de la discussion ou des événements futurs. Ainsi donc les prises de choix sont rares et les incidences ne sont que rarement importantes. C'est un peu dommage car la dimension RPG s'en retrouve amenuisée, même si ça ne change rien à la profondeur du scénario ou la richesse des dialogues. Les origines de notre personnage permettent également d'avoir des lignes de dialogues ou des choix inédits, mais une fois encore, ça ne change pas profondément l'orientation que prend le scénario. D'ailleurs vous vous doutez bien que dans un jeu aussi immense, on récupérera un maximum de textes à lire, afin d'approfondir le Lore. Les textes sont nombreux, vraiment très nombreux et vous perdrez de nombreuses heures à lire tout ce que les développeurs ont écrit... Maintenant il est clair qu'en ne lisant jamais aucun texte, vous perdrez peut-être quelques détails mais en aucun cas ça gênera votre progression ou votre compréhension de l'univers du jeu. Cyberpunk nous propose de rares mais beaux moments d'émotion et pour ce qui est de la fin, sachez qu'il y a pas moins de 7 épilogues différents ! C'est seulement au rush final que les décisions influeront sur l'avenir et la façon dont V terminera son aventure. Et malgré les sauvegardes, voir les 7 fins possibles vous prendra plusieurs heures...



Control - Alt (Cunningham) - Suppr


Prenons un
Johnny Silverhand et Panam Palmer...
instant pour parler des personnages du jeu, ainsi que de son aspect politiquement incorrect. Le premier qui me vient naturellement à l'esprit, c'est bien évidemment Johnny Silverhand, qui prend les traits (et la voix française) de Keanu Reeves. Si CD Projekt a autant parlé de lui, ce n'est pas uniquement pour faire grimper la hype, suite au récent retour en force de l'acteur. La réalité, c'est qu'une fois que Johnny entre la vie de V, il n'en partira plus ! Véritable acteur principal de cette aventure, moi le premier je pensais que c'était surtout de la promo mais en fait Silverhand sera présent pratiquement tout au long du jeu. Alors un conseil, si vous détestez Keanu Reeves, pour son physique, sa voix ou les 2, n'achetez pas le jeu ! ^_^ Perso je m'en fous, je l'aime bien l'ami Keanu, pas tellement pour ses débuts (même si en étant ado j'ai apprécié Johnny Mnemonic qui, une fois revu à l'âge adulte, est un bon nanar SF) mais surtout pour Matrix, qui reste plus de 20 ans après sa sortie, l'un de mes films préférés (vous contestez ? j'ai des gouts de chiottes ? je me contre-fous de ce que vous en pensez, le ciné c'est comme la musique et la religion, ça ne se discute pas, à chacun ses gouts - de toute façon l'objectivité n'existe pas et généralement on est toujours critiqué par pire que soi donc...). Johnny Silverhand est un personnage plus complexe qu'on croit, ancienne rockstar devenue terroriste, à son "retour" il voudra "finir le boulot" mais aussi réparer ses erreurs passées. Un personnage intéressant mais qui au départ est détestable, et ne saura se faire apprécier que sur la longueur. C'est certes un peu cliché dans le cinéma hollywoodien, mais pas désagréable pour autant (j'aurai pu également évoquer Alt Cunningham, Netrunner et pseudo-maitresse de Johnny mais c'est finalement un personnage très secondaire). Jackie Welles est également (au début du jeu) un personnage important. Il est l'ami de V, le genre de personne sur qui on peut compter, quelqu'un d'honnête, de droit et qu'on aimerait connaitre dans "la vraie vie". De son côté, on pourrait croire que Judy Alvarez est la bimbo du jeu mais on serait loin de ce qu'elle est vraiment. C'est vrai qu'elle est belle et vraiment charmante, mais elle sera plus une personne fragile et à aider, qu'une poupée qu'on déshabille puis qu'on oublie.



Johnny à la main d'argent


Panam Palmer
Adam Smasher est l'un des antagoniste les plus flippant du jeu. Il n'a clairement plus grand chose d'humain...
est le dernier personnage secondaire vraiment important qui me vient en tête. Elle en pince pour V (ça saute aux yeux) mais se veut surtout une alliée de grande qualité. Du côté des personnages secondaires, moins importants mais marquants tout de même, il y a T-Bug, la Netrunner et associée de Dexter DeShawn, un personnage massif et impressionnant. Viktor Vektor le charcudoc et Misty (la petite amie de Jackie) sont 2 personnages intéressants mais qu'on ne voit que trop peu. Il y a aussi River Ward, ce flic puis ex-flic avec qui on bossera, un gros dur en apparence mais s'avérera être quelqu'un de censé. Enfin on retrouve la panoplie d'antagonistes caricaturaux avec Yorinobu Arasaka, le méchant japonais dans toute sa fierté et sa splendeur, le gang du Maelstrom (dont font parti Dum Dum et Royce) où les mecs sont plus proches d'être des cyborgs que des humains tellement ils ont d'implants dans le corps. Le plus flippant d'entre tous n'est autre qu'Adam Smasher (la némésis de Johnny Silverhand), qui se rapproche plus de la machine à tuer que de l'être humain étant donné que les tissus de chair sont sévèrement en minorité sur son corps. Un monstre mécanique vraiment flippant dont les rencontres sont rares mais mémorables. Dans un autre registre, j'ai vraiment apprécié que le jeu soit si politiquement incorrect. Car c'est un fait, alors que le monde (réel) est de plus en plus violent et qu'il n'y a plus aucun respect, de nos jours les jeux sont de plus en plus édulcorés, voulant nous faire croire que nous vivons dans un joli et coloré monde de bisounours. Résultat, sous couvert de bien-pensance, les médias comme les films, les séries et les jeux vidéo, perdent souvent de cet aspect mature dont ils ont besoin pour justement être raccord avec leur époque. Et on le voit bien, aujourd'hui tout est plus "lisse", tout est fait pour ne blesser aucune minorité, quand bien même celle-ci n'en est plus une ! En gros, on ne peut plus rien dire ou écrire sans se faire littéralement insulter de sale facho, d'antiprogressiste ou d'un quelconque "phobiste" (xxx-phobe, choisissez la terminologie, y'a l'embarras du choix).



Wake-up Neo !


Et justement,
Sexe, drogue, alcool, clope, gros mots, violence... il est clair que Cyberpunk ne fait pas dans la dentelle
j'ai bien aimé que Cyberpunk ne soit pas si conformiste. Comme le disait Gerald DePalmas, "si tu fumes on te déteste" et c'est vrai, au nom de la sainte bien-pensance, la clope est devenue un objet de délit dont l'image est proscrite de la télévision (j'aurai bien aimé voir ce que Serge Gainsbourg en aurait pensé de ça :). A contre-courant, dans le jeu les clopeurs sont nombreux (d'ailleurs la fumée est plutôt bien rendue soit dit en passant), et même notre personnage fumera à l'occasion. Sacrilège ! Du côté de la violence, pas de doute, ça pisse le sang ! Avec un bon fusil à pompe il arrive même qu'on découpe notre adversaire en 2, laissant se déverser ses entrailles sur le trottoir. Glauque et tellement réaliste. Avec ça, on ajoute le fait que l'alcool coule à flot (les bars sont nombreux, tout comme les occasions de s'en mettre plein le collier) et que le jargon de comptoir va avec ! En effet, le jeu est plutôt irrévérencieux et les gros-mots ont tendance à voler bas ! Terminons par le meilleur, le sexe bien entendu. D'abord il y a les romances (hétéros comme homos), peu nombreuses mais clairement explicites où les attributs prennent joliment l'air. J'avoue, voir une femme complètement nue, même "vous savez quoi" ça m'a un peu surpris sur le coup. Non pas que je n'aime pas la beauté féminine (bien au contraire !), c'est plutôt que j'étais resté sur les scènes à la Mass Effect où finalement, on ne voit pas grand-chose. Enfin, la nudité est assez omniprésente dans le jeu, sans être vraiment vulgaire. Disons que le contenu est mature, sans faire dans l'exhibitionnisme... sauf peut-être pour quelques publicités "in game" qui elles, ne passent pas par 4 chemins. Mais ce sont les seuls contre-exemples...


Jouabilité & Gameplay


Mister V (je l'adore celui-là ^_^)


Avant d'entrer
Les options sont agréablement fournies, permettant entre autre, de censurer la nudité... Car dans le jeu, le sexe a une place prépondérante. Un contenu mature sans être graveleux
dans le vif du sujet, à savoir le gameplay, vous apprécierez sûrement un menu d'options très riche : censure de la nudité (cette option peut intéresser certaines personnes car le Q est très présent dans le jeu, parfois de façon érotique et sensuelle, parfois de façon grasse et trop peu sous-entendue), configuration très poussée de la manette, configuration de l'ATH, des volumes et paramètres sonores, et plus intéressant encore, des options vidéos (qui sur PC sont fournies, et où sur One X et Series X on nous permet de choisir entre "Qualité d'image" ou "Performances"... une option qui n'existe pas sur les autres supports). Cyberpunk 2077 est un jeu d'action-RPG (présenté comme action-aventure par son éditeur) en vue à la première personne (FPS) évoluant dans le monde ouvert de Night City (d'éventuelles fonctionnalités multi-joueurs sont prévues mais à l'heure actuelle, elles n'ont pas été implantées). En début de partie, après avoir choisi le passif de son personnage, on confectionnera son avatar. Bien entendu on retrouve le gars qui orne la pochette du jeu (un peu comme le Shepard de base de la trilogie Mass Effect), mais vous avez la possibilité d'entièrement modifier son physique, à commencer par le choix de jouer un homme ou une femme. Les paramètres sont extrêmement nombreux comme la voix (jouer une femme avec un pénis et une voix d'homme c'est cocasse), la carrure, les tatouages, les attributs sexuels (certains se feront sûrement plaisir à compenser les leurs ou à jouer les voyeurs de basse-extraction : forme et taille du phallus, grosseur des seins, pilosité pubienne...) mais aussi et surtout le visage. Pour le faciès les développeurs ont mis le paquet et s'il possible de jouer une jolie nana ou un beau-gosse, il est également aisé de jouer avec un monstre que la nature n'a pas épargné, et qui est en plus bouffé aux implants ! Il n'empêche que les paramètres sont réellement très nombreux (allant même jusqu'à modifier les dents), avec une mention spéciale aux cheveux qui ne sont pas (pour la plupart) fixes. Ça fait plaisir de voir de vrais beaux cheveux, animés plus que correctement, et non des chapeaux de playmobil bien moches (même s'il en reste encore quelques-uns, notamment pour les PNJs secondaires - ce n'est évidemment pas le cas des personnages ayant un minimum d'importance).



V pour Vendetta


Lors de la
Bien qu'au fond assez simples, les phases de combats ne manquent pas de charme grâce à une bonne dynamique et des armes qui envoient du lourd
confection physique de son personnage, on attribuera ses premiers points de compétences car comme tout bon RPG qui se respecte, notre V montera en puissance. Monde cyber oblige, à l'image de Deus EX : Human Revolution, on pourra également implanter des "augmentations cybernétiques" qui, en parallèle d'un arbre de compétences plutôt fourni, nous permettra de porter plus de poids, de réaliser un double-saut, de régénérer sa santé, de pirater plus facilement un terminal, etc. Destiné à un public majeur, le jeu s’appuie donc sur un scénario non linéaire avec une narration à plusieurs intrigues et qui comporte des éléments de gameplay empruntés à la version sur table du jeu de rôle Cyberpunk 2020, le tout sous la forme d'un FPS. En effet, la quasi intégralité du jeu est vue à la première personne, et les phases de combats sont directement inspirés des "first person shooter". Alors c'est vrai, le jeu n'a pas vocation à concurrencer les grands pontes du genre, et il est absurde de dire que Cyberpunk est (du moins pour sa partie FPS) moins bon qu'un Battlefield, car il est clair que les 2 jeux ne boxent pas dans la même catégorie. Ceci dit c'est un fait, il est vrai que les phases de combats ont tendance à être très simples. Malgré sa mise à couvert et 2~3 subtilités, la partie FPS est assez brute de décoffrage, simpliste, basique... Maintenant je dois également avouer que les combats sont loin d'être désagréables car finalement leur côté bourrin est sympa, une dynamique aidée par des armes qui ont un sacré punch ! D'ailleurs pour les amateurs, la plupart des phases d'action peuvent être soldées tout en infiltration : le gameplay est plutôt bien adapté à l'exercice (pirater les caméras, élimination discrète, cache des corps...) et j'apprécie d'autant plus que le jeu nous ne nous impose rien (ou très rarement) car on peut aussi bien la jouer tout en discrétion que parler laisser parler nos pulsions barbares à grand coup de calibre 12 en pleine tête ! Le jeu prévoit aussi tout une partie de combats à mains nues (ou mieux, à l'arme blanche type katana), qui est plutôt bien fichu mais ne m'attire pas personnellement (exactement comme dans Condemned, partie rebutante de ce titre pourtant intéressant). D'ailleurs le jeu propose pas mal de missions type "bastonneur de rue" avec des combats organisés... mais j'avoue ne pas être enthousiasmé par cette facette du titre.



GTA 2077


A l'image
En voiture, la conduite est catastrophique c'est un fait (bien que pas pire que dans GTA V) mais les motos s'en sortent honorablement
des The Witcher 2 et 3, la difficulté est parfaitement équilibrée. Celles et ceux qui veulent un jeu purement narratif, qui veulent vivre l'expérience Cyberpunk sans se prendre la tête, obtiendront exactement ce qu'ils/elles attendent du jeu puisqu'au niveau le plus bas, le jeu est vraiment très abordable. Avec un peu de matos et les bonnes armes, même les boss ne vous résisteront pas. A l'inverse, celles et ceux qui veulent du challenge augmenteront la difficulté et s'imposeront même de jouer certaines missions en infiltration pure, là où en "facile" le fait de jouer les bourrins passe malgré tout. Etant donné que Night City est une ville immense et totalement ouverte, le jeu utilise les mêmes mécaniques que la plupart des titres open-world tels que les récents Far Cry. Une carte nous dévoile tous les "jobs facultatifs" à faire, ainsi que les missions secondaires et principales. Alors c'est vrai, au fond la quête principale, celle qui est réellement scénarisée, n'est pas très longue. Par contre, comme dans tous les jeux en monde ouvert, ce sont les quêtes secondaires et les missions annexes qui dopent une durée de vie qui peut alors facilement dépasser les 100 heures !! Nettoyer les rues de la racaille, secourir un VIP, voler un véhicule, récupérer du matos... les missions sont généralement courtes et peu scénarisées, mais elles sont très nombreuses et certaines sont vraiment intéressantes.
Pour s'y retrouver, Cyberpunk 2077 nous propose une très belle carte, relativement détaillée et en jeu nous avons une mini-map avec GPS intégré. Et autant vous le dire, si ça aurait pu être mieux (avec des indications visuelles directement à l'écran, un peu comme dans RAGE 2 par exemple), le GPS rend d'énormes services car on a vite fait de se perdre dans cet épicentre de la décadence qu'est Night City. Pour ce qui est des déplacements, bien sûr nous pouvons courir mais pour les longues distances il y a bien sûr les stations de voyages rapides (plutôt pratiques) ainsi que les véhicules. On ne va pas tourner autour du pot, la conduite est catastrophique et ce, avec n'importe quel véhicule ayant plus de 2 roues ! On défonce le mobilier urbain sans trop le vouloir, on rentre dans les autres véhicules, on écrase les passants... tout ça parce que c'est loin d'être parfaitement jouable. Par contre, s'il y a un véhicule qui est aussi rapide que pratique, c'est bien la moto !! Certes la jouabilité est toujours aussi flottante, mais la moto se faufile partout et a le bon gout d'être malléable et de nous attendre sagement le temps qu'on fasse notre mission. La conduite a également un bon côté, celui de pouvoir être affiché en vue à la 3e personne, ce qui (à la différence d'un Far Cry) améliore grandement la visibilité.



Cyber Neo


Afin d'activer
La map regorge d'activités en tout genre. Même si l'histoire principale n'est pas bien longue, avec un nombre ahurrissant de quêtes annexes, vous pourrez passer plus de 100 heures sur le jeu !
certaines missions, de répondre à un appel ou un texto... rien de mieux qu'un bon vieux téléphone qui, visiblement dans 50 ans, ressemblera toujours à nos smartphones tactiles et bien actuels (normal me direz-vous, que pourrait-il y avoir d'autre ?). Ainsi le téléphone, à l'image de ce qu'il est aujourd'hui, est un outil indispensable, véritablement greffé dans la main des gens. Remarquez le jeu dépeint une vision un peu inquiétante du futur. Si de nos jours c'est à celui qui a le plus beau, le plus cher et le plus fonctionnel des smartphones, au point que les gens ne savent plus vivre sans, dans le futur dépeint par Cyberpunk l'actuelle drogue du téléphone a laissé place à celle des implants. Le concept est le même, c'est toujours à celui qui sera le plus "augmenté" (par nécessité comme par envi) au point de rendre la société complètement accroc à ça. Pas sûr que le message soit volontaire mais moi je l'interprète ainsi. Dans Cyberpunk 2077 on retrouve tout le savoir-faire du studio en matière d'interface... non je plaisante bien sûr ! Le système de missions (dont certaines s'activent en passant à côté de la zone) est assez mal fichu (avant on ne pouvait pas désactiver la mission principale ce qui fait qu'elle était toujours active et donc visible sur le GPS - pénible mais heureusement une mise à jour a réglé le problème). Idem, étant donné qu'on crafte énormément d'objets, le marchandising est évidemment au centre du système financier. Ramasser les armes des ennemis permet d'upgrader son propre matos (normal si on chope de meilleures pétoires, pourquoi s'enquiquiner avec un vieux tromblon sous-efficient ?), et une fois la besace pleine (auquel cas V marche hyper lentement, c'est limite absurde), il faut trouver un vendeur ou une sorte de magasin en ligne afin de tout revendre et engendrer un max de pépettes, pour ensuite se payer de nouvelles cyber-augmentations ou de nouvelles armes. Le système n'est pas nouveau (et me fait immédiatement penser à Far Cry 3, qui date de 2012) mais s'avère tout aussi efficace.



Daft Punk 2077


J'en reviens
Comme dans tout bon RPG, on peut tout changer : armes, implants, fringues...
donc sur l'interface, qui est tout sauf intuitive. Bien entendu, avec le temps et l'habitude, on finit par s'y faire mais au début on tâtonne beaucoup. Autre point d'agacement, les Danses Sensorielles (abrégées en "DS") permettent de revivre des souvenirs enregistrés. Le principe est directement inspiré du film Strange Days et dans le jeu, les DS permettent de "mener une enquête", de découvrir de précieux renseignements. Et je peux vous dire que la première fois, on est littéralement paumés !!! On ne sait pas quoi faire, ni comment le faire. La technique est impressionnante puisqu'on peut scruter, ralentir, rembobiner, filtrer l'image ou le son... on sent que le principe a été bien étudié, c'est juste qu'une fois en mains, l'interface n'est pas claire, rien ne tombe sous le sens. Après c'est vrai, on finit par s'y faire et par comprendre le "fonctionnement" mais au départ, il y a de fortes chances pour que vous vous agaciez sur ces passages au déroulement imposés (puisqu'ils servent l'histoire) et dont la prise en mains n'a pas été optimisée (mais peut-être est-ce aussi voulu ainsi ? qui sait...). Tout ceci nous rappelle ce bon vieux The Witcher 3 qui (comme le 2) avait une interface bordélique que seul le temps permettait d'apprivoiser. Comme quoi chez CD Projekt on s'améliore, mais seulement étape par étape. Enfin, il est naturel que V se sappe selon nos envies et comme tout bon RPG qui se respecte, les fringues ont des points d'armure. Customiser son perso et porter toujours les meilleures protections c'est bien, mais garder un look potable risque d'être difficile. Heureusement, on ne voit que rarement notre perso de l'extérieur, du coup on peut profiter de l'efficacité de l'équipement récupéré (ou acheté) sans avoir constamment un clown bariolé à l'écran...


Réalisation graphique


T'as pas une gueule de porte-bonheur électronique


Depuis 2011
Le REDengine 4 est capable du meilleur sur les plate formes les plus performantes...
et la sortie de The Witcher 2, CD Projekt développe son propre moteur graphique, le REDengine. Ce moteur a évolué avec le temps (REDengine 2 lors de la sortie de The Witcher 2 : Enhanced Edition, REDengine 3 lors de la sortie de The Witcher 3), pour finalement arriver au REDengine 4 et la sortie de notre Cyberpunk 2077. Secondé par le moteur PhysX de nVidia, la principale plus-value de cette 4e itération est bien évidemment l'illumination globale via le procédé de Ray Tracing, puisqu'en ce moment, tout le monde n'a plus que ces mots-là à la bouche. Bien que compatible avec tous les supports actuels, vous vous doutez bien que le REDengine 4 offrira naturellement un meilleur rendu sur les supports les plus performants. Maintenant ce n'est un secret pour personne mais il est clair que ce "cyber jeu" sera apprécié par respectivement 4 couches de joueurs. Tout en bas, nous avons les versions PlayStation 4 et Xbox One qui sont assez catastrophiques, au dessus nous avons les versions PS4 Pro, Xbox One X et Series S qui sont déjà nettement plus confortables. Viennent ensuite les versions PlayStation 5 et Xbox Series X qui, même si à l'heure où nous écrivons ces lignes elles n'ont pas encore reçues leurs patches dédiés, profitent déjà de leur rétrocompatibilité avancée et d'un sérieux surplus de puissance afin de proposer la meilleure expérience console. Enfin, il y a le PC, le support-roi de tout jeu (puisqu'ils sont avant tout développés dessus, croire le contraire serait manquer de lucidité), qu'elle est une machine noble, complexe et très onéreuse lorsqu'on veut en tirer le meilleur. Car oui, on parle toujours de "PC Master Race" comme quoi il offre les meilleurs graphismes avec le meilleur framerate, mais pour obtenir ça il y a derrière un investissement non négligeable. Et si Cyberpunk 2077 (à l'image de n'importe quel autre jeu) tourne mieux sur un "PC de l'espace" que sur une console, le-dit PC de l'espace coute au minimum 2 fois le prix d'une console. Au final, est-ce vraiment comparable ? Si bien entendu nous allons revenir en détails sur chaque support, en attendant mettons les différences techniques de côté et parlons de l'aspect graphique (global) du titre. Une chose est sûre, 2 éléments frappent dans ce jeu : la ville de Night City et le design cyberpunk qui, lorsqu'on n'est pas habitué, peut choquer. Car si certaines "augmentations" n'ont rien de surprenant (une paire de jambes mécaniques ou un bras, ça passe crème) tomber sur des mecs qui possèdent plus de composants électroniques que de chair peut effectivement surprendre. Certains sont de véritables cyborgs qui n'ont plus grand chose d'humain et qui arbore un look qu'on jugerait tout droit sorti d'un film SF/horreur des années '80 (qui se souvient du film Virus avec Jamie Lee Curtis sorti en 1999 ?).



 

Certains personnages n'ont plus grand chose d'humain
et sont même effrayants avec leur look de cyborg



City nights...


Hormis
Night City est une ville vivante et aux multiples visages
ces monstres de foire, Night City est également une ville vivante. Ses ruelles sont pleines de vie, les néons éclairent les visages, les boutiques sont nombreuses et les pubs sont atrocement envahissantes (heureusement pour nous, elles sont toutes fictives). Bien qu'on reste toujours dans le carcan d'une ville tentaculaire, Night City arbore malgré tout plusieurs visages, plusieurs ambiances. Bien sûr on n'échappe pas à la racaille qui, au premier regard mal placé veut vous faire la peau, le sexe est à tous les coins de rue (une option permet de sauvegarder les prudes si besoin) et comme évoqué, les activités sont très nombreuses. Night City est donc une ville qui bouge et où les strates sociales sont aussi éclatées que bien distinctes. Naturellement, étant donné le propos qui mélange sexe, combats de rue, corporations ultra dominantes, police despotique, armes à feu à tous les coins de rue et bien sûr, le "Dieu Pognon" pour tous les gouverner, il est naturel que le jeu soit extrêmement violent. Déjà pas mal d'objets sont destructibles, quelques pans de murs peuvent être arrachés sous un feu nourri, les armes ont (la plupart) un sacré punch et les explosifs ne font pas semblants (quoique ça reste beaucoup visuel car bien souvent, on ne tuera personne avec seulement 1 grenade). Résultat il est presque naturel de voir des flaques de sang et des membres littéralement arrachés. Il y a même des mercenaires tellement modifiés qu'une fois coupé en 2, on voit d'étranges entrailles "laiteuses", exactement comme les Synthétiques de l'univers Alien (Ash, Bishop, etc). Comme quoi, je n'ai pas fini de quantifier les nombreuses références du jeu. ^.^
Beaucoup pestent contre certaines facettes de certains titres comme les problèmes d'IA : ici elle est vraiment très basique puisque les ennemis nous foncent bêtement dessus. D 'ailleurs dans les phases d'infiltration c'est un peu problématique car soit l'IA ne nous voit pas, soit elle nous calcule de façon tout à fait impossible. Perso, j'aime bien quand un jeu essaie (et je parle bien du verbe "essayer" car on le sait, développer un jeu n'a rien de facile) d'être le plus réaliste possible. En premier lieu, j'ai beaucoup apprécié la synchro labiale et ce, même dans notre VF bien locale. Bien entendu tout n'est pas parfait et on n'échappe pas à quelques ratés mais en attendant, Cyberpunk fait mieux que 90% des jeux actuels (et je dis bien "actuels", je ne parle que des jeux de ces 10 dernières années). Une belle prouesse qui mérite d'être soulignée car lorsqu'on voit des jeux comme Control, on comprend pourquoi la synchro est difficile à mettre en place et surtout, qu'elle a son importance. Pour en revenir aux cheveux, sur certains personnages ils sont superbement animés. Evidemment, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, bien souvent les PNJs sont soit rasés, soit ils ont une coupe de playmobil (en avant les histoires...). Toujours est-il que les "vrais cheveux" sont agréablement réalistes et plutôt bien fichus. On peut citer Misty, Judy (la jolie spécialiste des Danses Sensorielles), Claire la serveuse, Evelyn Parker et sa belle coupe au carré bleue, ou encore Denny et sa grosse coupe afro. Bref, à l'image de la synchro labiale, on sent que les développeurs ont fait un réel effort de ce côté-là.




Oui j'insiste là dessus mais j'ai vraiment été séduit par le rendu assez
naturel des cheveux et surtout, une synchro labiale parfaitement
travaillée, même en VF. Une belle prouesse, d'autant que
les dialogues sont vraiment nombreux



Des bugs dans la Matrice


Par contre et ce,
Même s'ils sont peu à peu corrigés, les bugs sont légion dans Cyberpunk !
quelque soit le support, le jeu arbore son lot de bugs et de petites astuces bien à lui. Evidemment, je ne parle pas ici de ces objets qui volent tout seul (souvent des téléphones dans mon cas), de ces membres qui s'enchevêtrent dans un mur ou encore de notre perso qui fini à poil, alors qu'il est censé être habillé. On le sait, Cyberpunk est truffé de bugs mais les mises à jour devraient peu à peu régler tous les problèmes (surtout lorsqu'il s'agit d'un bug de script qui bloque la progression, je vous conseille donc de sauvegarder souvent avec une rotation des saves). Non ici nous allons évoquer les bugs inhérent au moteur graphique et à sa conception, à commencer par ces textures qui s'affichent parfois très tardivement. A l'image de l'Unreal Engine, afin de s'économiser un maximum de VRAM, le moteur charge la définition de certaines textures qu'au fur-et-à-mesure des besoins. De loin c'est flou, pixellisé, parfois même fixe, quand de près c'est détaillé, bien lisse et animé. La technique fonctionne plutôt bien depuis des années mais à l'image du moteur d'Epic Games, le REDengine 4 n'échappe pas à quelques déboires bien visibles avec des textures qui mettent vraiment longtemps à s'afficher, laissant un pâté flou et fixe à la place. C'est encore plus flagrant sur les anciennes générations de consoles et leur disque dur mou du genou qui tardent à charger les données. Ceci dit, sur les plate-formes les plus récentes (PC, PS5 et Xbox Series), on voit bien que le disque dur n'est pas toujours en cause (puisqu'elles sont équipées de SSD !) et c'est bien une histoire de programmation. Plus fort encore, étant donné que le jeu doit gérer une foule (plus ou moins dense selon la puissance du support) il n'est alors pas rare de voir littéralement des PNJs (le plus souvent de simples passants) apparaitre et même disparaitre sous nos yeux !! Que le jeu le fasse lorsqu'on regarde ailleurs, après tout c'est normal, on ne va compter, quantifier combien de personnes sont autour de nous à l'instant T, mais qu'il le fasse à la volée, comme ça, devant notre nez et en permanence, là c'est par contre inadmissible (il arrive que ça le fasse aussi avec des véhicules mais c'est plus rare). Et dire que CD Projekt a fait tant d'efforts pour rendre Night City la plus pittoresque possible, la plus dynamique et grouillante de vie, il est vraiment dommage qu'en une seconde, le jeu nous casse une partie de l'immersion par ce genre d'astuces qui auraient très bien pu être optimisées, voire même littéralement invisibles aux yeux du joueur. Maintenant décortiquons le rendu technique de chaque support.


Versions PlayStation 4 et Xbox One


Les versions (des)augmentées


Nous commençons
Livrées dans un état technique déplorable, les versions PS4 et Xbox One sont au centre des problèmes de CD Projekt... alors même que ce sont les plus vendues !
donc par les versions Xbox One et PS4 du jeu, véritable parent-pauvre du titre. Vous l'avez sans doute lu ailleurs, mais si CD Projekt n'a jamais parler de ces versions avant la sortie du jeu, c'était évidemment parce qu'elles étaient tout bonnement minables !! Le studio ne voulait pas s'amputer d'une bonne part de ses précommandes (qui étaient naturellement sur PS4, console la plus vendues de la 8e Génération), résultat personne ne fut préparé au choc ! Alors même que ce sont les supports les plus accessibles et implantés dans les foyers (pensez donc, plus de 100 Millions de PS4 et près de 50 Millions de Xbox One, ça en fait des acheteurs potentiels !), cette version est sans réfléchir la pire de toute ! Devant le fiasco technique, le jeu fut même retiré des Stores de Sony et Microsoft, afin de limiter la casse. Bien sûr certain(e)s se sont fait rembourser (il faut dire que le studio nous a vendu du rêve pendant des années avec ses versions PC ultra optimisées) et de là est parti la descente aux enfers pour CD Projekt avec des procès, d'importantes chutes du cours boursier et pire que tout, une irréversible perte de la confiance d'une masse de joueurs. Alors certes, Cyberpunk 2077 est un jeu gourmand mais il serait indécent de penser que nos vétérantes consoles sont incapables de le faire tourner. On commencera par le fait que The Witcher 3, pourtant très beau et lui aussi gourmand niveau ressource, tourne parfaitement sur ces machines-là. La Xbox One a accouché de titres assez monstrueux tels que Gears of War 4 et Gears 5, Halo 5, les Forza ainsi que la pléthore de jeux multi-supports à l'image de Rise of the Tomb Raider, Resident Evil 2 (Remake) ou Metro Exodus. De son côté la PS4 a connu elle aussi d'excellentes productions exclusives telles que The Last of Us Part II, KILLZONE : Shadow Fall, Horizon : Zero Dawn, The Order : 1886 (qui techniquement déboitait bien) ou encore le superbe Uncharted 4. Comme vous le voyez, tout au long de leurs carrières, il est clair que ces consoles en ont mangé des plus gros et du coup c'est une incompréhension de se retrouver avec un jeu dans un tel état technique ! Les développeurs se sont-ils crus sur PS3 et Xbox 360 ? Et encore, ces consoles-là ont, elles aussi, brillées en leur temps.



Mais ça c'était avant le drame, bien entendu...


La raison
Les PS4 et Xbox One datant de 2013, pensez vous vraiment que le jeu pouvait tourner correctement dessus ? Et pourtant, ces 2 consoles ont reçues des jeux exclusifs impressionnants... Donc quand on veut, on peut !
à cette débâcle tient en peu de mots : mauvaise adaptation et surtout, gros manque d'optimisation. Il est clair que Cyberpunk 2077 a été d'abord développé pour le PC, puis il fut adapté aux supports les plus performants et les PS4 et Xbox One sont arrivées bonne dernière. Conclusion, l'optimisation a été bâclée et le résultat se voit à l'écran. CD Projekt ne peut s'en vouloir qu'à lui même car lorsqu'on sort un jeu sur autant de plate-formes et dont les plus vieilles datent de 2013, il est clair qu'il fallait d'abord développer le jeu sur ces supports-là, pour ensuite les upgrader sur les supports descendants, et non l'inverse ! Une erreur de débutant qui, vu ce qu'ils prennent dans la gueule depuis la sortie du jeu, n'est pas près d'être recommise (pour preuve, bien des jeux ont été repoussés pour justement éviter ce qu'on appelle désormais le CD Projekt-gate ou Cyberpunk-gate). Bon, la vraie question c'est : est-ce vraiment si catastrophique que ça ? Car au fond, le jeu reste le même : crafting, dialogue, histoire, personnages, mise en scène, open world, véhicules... tout est là ? Et bien, clairement, oui ! Pour vous donner un ordre d'exemple, imaginez Star Fox 2 sur Super Nintendo (on parle de la beta pas de la version remaniée pour Super NES Mini). Au fond le jeu est super mais on sent bien que la vieille console de Nintendo était à bout de souffle, voilà pourquoi le développeur/constructeur a décidé de tout stopper, de reprendre le jeu de zéro et de développer Lylat Wars, sans doute l'un des meilleurs jeux de la Nintendo 64. En quelque sorte, c'est ce qu'aurait dû faire CD Projekt : étant donné qu'ils ont développés leur jeu de façon ascendante et dont descendante, ils auraient dû laisser tomber les versions PS4 et One. Mais encore une fois, comment faire pour se passer de cette manne financière que furent les précommandes, sans parler de ce parc de machines de près de 160 Millions de consoles, et une part non négligeable de futurs acheteurs ? Ainsi donc, Cyberpunk 2077 est très appauvri sur ces consoles-là, notamment à cause de 3 composants : le CPU, la RAM et le disque dur. Vous le verrez vite, les rues de Night City sont tristement vides, il n'y a presque pas de véhicules en circulation, les magasins, les bâtiments et les boites de nuit sont désertes. La cause de tout ça c'est évidemment le CPU qui, bien qu'étant un octo-cores, est largement dépassé et sa puissance est loin d'être faramineuse. Cette limitation CPU a imposé de drastiques coupes dans le nombre de sprites affichables.



Pas sur PlayStation One et Xbox 4 !


Ensuite le couple
Ce que vous voyez à l'écran est dû à la lenteur déplorable des disques dur des PS4 et Xbox One, trop lents pour charger à temps les bonnes textures
RAM et disque dur est responsable de la plupart des autres maux du jeu, à savoir que les 8Go sont vite remplis et par conséquent, c'est ensuite au HDD s'assurer un maximum de transferts en streaming. Et malheureusement on le sait, les disques durs à plateaux rotatifs de nos vieilles consoles ont des performantes faméliques !!! Atteignant difficilement des transferts de 70Mo/sec (et encore, sur de gros volumes car là, ce sont plutôt des petits fichiers, les temps d'accès s'allongent et les taux de transferts chutent) vous vous doutez bien que la catastrophe était inévitable. A l'écran ça se traduit par des parcelles entières de décors qui arrivent très en retard, les quelques clampins qui se baladent en ville sont généralement clonés à une poignée de modèles (afin de ne pas surcharger la RAM de modèles différents), les textures "popent" de tous les côtés, et comme l'Hardware semble avoir toutes les peines du monde à suivre la cadence, le framerate annoncé à 30 images par seconde, atteint difficilement les 25 et chute souvent en dessous des 15. Le pire c'est que tout ça arrive à pieds, alors que le rythme est encore assez lent car si vous prenez une voiture ou pire une moto (qui accélère plus fort et roule plus vite), là on sent que nos vieilles consoles sont au bout du rouleau car tout s'aggrave !! L'autre point vraiment dérangeant, ce sont ces visages qui tardent à s'afficher, nous rappelant aux bons souvenirs des infirmières démoniaques de Silent Hill 2. Oui, les PNJs se retrouvent alors pendant de longues secondes... sans visage !! A tout ça s'ajoute des effets bien moins présents, moins volumétriques, la suppression pure et simple de beaucoup d'effets d'explosion, d'impacts d'armes ou encore de fumée. Et pour entériner le tout, vous vous doutez bien que les temps de chargements sont extrêmement longs (de l'ordre de la minute), ce qui fait que reprendre une sauvegarde ou la jouer infiltration pure et sans faute, vous demandera une patience de moine bouddhiste.



Et hop ! Esquive rotative...


Cette version
Même si au fond le jeu reste le même (histoire, personnages, dialogues, univers, missions...) les versions "old gen" sont à éviter à tout prix
dites "old gen" est donc une véritable honte car lorsqu'on a fait tourner Uncharted 4 d'un côté et Gears 5 de l'autre, on sait que (bien optimisées) ces consoles sont capables du meilleur. Encore faut-il en avoir l'envie... et le talent. Du coup sur PS4 le jeu tourne en 900p dynamique (ce qui veut dire qu'au besoin, la résolution peut descendre jusqu'en 720p) quand cette pauvre Xbox One se fait une nouvelle fois violer avec une résolution en 720p fixe et native. Sur une télé Full HD (1080p) on sent déjà le malaise, mais alors sur une télé 4K je vous laisse imaginer le flou dégueulasse qui saccage, encore un plus, le désastre technique de cette version. Depuis le patch 1.1, ces versions ont été améliorées avec un framerate un peu plus stable (notamment lorsqu'on est au volant), un effet de flou un peu moins prononcé et bien sûr, la correction de nombreux bugs et artéfacts visuels. Le patch 1.2 n'a fait que peaufiner le "chantier" entamé par le 1.1 mais ne vous attendez pas à des miracles non plus. Sur Xbox One et PS4, Cyberpunk 2077 reste un désastre technique et même si les développeurs semblent garder espoir, je doute sérieusement qu'ils arrivent à le faire tourner correctement, alors que ces même machines ont parfaitement encaissé (après quelques correctifs là aussi) le très bon The Witcher 3. C'est bien que l'attention du studio était ailleurs, et pas sur ces vieilles consoles devenues obsolètes. Alors c'est un fait, au fond le titre reste génial mais la réalisation va littéralement vous pourrir le plaisir d'y jouer. Donc à moins d'envisager l'achat d'une PS5 ou d'une Xbox Series X (puisque les jeux restent parfaitement compatibles et que vous pourrez profiter gratuitement de la future mise à jour dédiée), ces versions sont à éviter à tout prix...


Versions PlayStation 4 Pro et Xbox One X


Avec une Pro et un X, ça va déjà mieux :)


Passons à la
Sur PS4 Pro le jeu est correct. Par contre sur Xbox One X, nous avons enfin une belle version console
vitesse supérieure : sur les consoles dites "mid-gen" les choses s'arrangent un peu. Car c'est un fait, les PlayStation 4 Pro et Xbox One X, ont apporté un regain de puissance à leurs consœurs péjorativement nommées "FAT". On commence par la PS4 Pro, dont la puissance (comparée à la PS4 "FAT") est passée de 1,84 TFlops à 4,2 TFlops (avec en plus pas mal d'améliorations techniques, comme cette RAM dont le bandwitch est 23% plus élevé), offrant ainsi une puissance théorique bien plus élevée. Ne vous attendez pas à des miracles non plus car les concessions faites pour les consoles de base, restent d'actualité. Ainsi Night City semble toujours aussi vide, beaucoup d'effets graphiques sont encore tristement absents, on n'est pas l'abri de quelques pop-ups bien désagréables et les temps de chargement restent affreusement longs. Maintenant il faut aussi savoir que les modèles sont un peu plus fins (bien que toujours à la peine), le framerate est un peu plus élevé et stable, et la résolution a pris du galon avec un 1080p plutôt bien assumé (en réalité, la résolution est dynamique et passe de 1188p à 972p).
Du côté de Microsoft, si la Xbox One a toujours été la console de 8e Génération la plus faible, la Xbox One X était au contraire une petite bête de course : CPU dopé aux hormones, processeur vidéo sous stéroïdes, RAM qui passe de 8 à 12Go et au final, une puissance qui est passé de 1,31 TFLOPS pour la One FAT, à 6 TFLOPS pour la One X. Ancienne console la plus puissante du marché, la One X fut la première véritable console capable d'afficher nativement des jeux en 4K. Sur Xbox One X on retrouve comme souvent 2 modes : Performance et Qualité. Le premier fait tourner le jeu en 1080p/60 fps avec quelques chutes d'images par seconde assez minimes et acceptables. Le second mode est un 4K upscalé à partir d'une résolution dynamique oscillant entre 1500p et le 1800p (pour rappel, le 4K natif c'est du 2160p), fluctuant mais pas choquant et généralement, imperceptible. De plus certains effets inclus ici, comme la qualité des filtres, sont totalement absents des autres versions consoles. En résulte un monde plus fin et bien plus vivant grâce à une population et un nombre de véhicules en nette hausse. On note également des temps de chargement légèrement optimisés. Alors bien sûr, une fois encore, c'est loin d'être parfait : chute de framerate, ville encore un peu vide, encore pas mal de bugs et de pop-ups... mais à côté de l'expérience que nous avons sur Xbox One classique, c'est le jour et la nuit !


Versions PlayStation 5 et Xbox Series


Là on est bien ^__^


A l'heure actuelle,
Grâce à la rétrocompatibilité, les PS5 et Xbox Series offrent les meilleures expériences consoles. C'est encore plus vrai pour une version Series X vraiment superbe
les véritables versions PS5 et Xbox Series X n'existent pas (encore). Les nouvelles consoles se contentent donc des versions améliorées... qu'elles améliorent encore un petit peu. La PS5 utilise donc la version PS4 Pro et la Xbox Series X profite de la belle version Xbox One X. Sur PS5, nous avons donc la résolution de la version PS4 Pro à son max (avec donc un 1188p fixe) et un framerate bloqué à 60fps. Sur Xbox Series S, la résolution tourne autour de 1080p (avec des pointes à 1296p), le tout calibré à 30fps. Cette version bénéficie aussi d'une nette augmentation du trafic piétons/véhicules, car son CPU est largement plus puissant que celui de la One/One X. Enfin, la Xbox Series X est à l'heure actuelle, la meilleure des versions consoles ! En effet, on retrouve le double mode de la One X, à savoir un mode Qualité en pseudo 4K upscalée en 30fps, ou un mode Performances en 1080p et 60fps. La différence entre les 2 est très nette et le mode Qualité offre un rendu assez proche de l'expérience PC. En effet, depuis la mise à jour 1.2, les bugs sont assez rares (les vrais bugs j'entends), la distance d'affichage est plus que correcte, les pop-ups ont été minimisés, les reflets sont souvent superbes, les effets sont travaillés et les rues sont relativement bondées de piétons et de véhicules. En plus de tout ça, la Series X apporte pas mal d'améliorations à cette rétrocompatibilité One X, à savoir qu'en mode Qualité, vous profiterez à la fois de la résolution et du boost de framerate. Nous verrons si le tant attendu patch Next Gen renverse la vapeur mais une chose est sûre, à l'heure actuelle, c'est belle et bien la Series X qui offre la meilleure expérience visuelle sur consoles. Dans tous les cas, comme les 3 consoles de 9e Génération sont équipées de disques SSD ultra rapide et d'une RAM assez volumineuse (puisque la Series S dispose de 10Go, 16Go pour les 2 autres), on observe pas mal d'améliorations. Déjà les pop-ups sont bien plus rares (normal, le SSD charge presque instantanément ses données), ensuite les temps de chargement sont nettement raccourcis puisqu'ils chutent en dessous des 10 secondes ! Ça, c'est sans doute l'une des grandes (bonnes) nouvelles de cette rétrocompatibilité...

Enfin, comme évoqué, lorsque les patches dédiés aux versions Xbox Series X et PS5 seront mises en ligne, nous prendrons plaisir à rejouer au jeu afin de constater les améliorations graphiques (notamment grâce à l'ajout du Ray-Tracing), les corrections de bugs (puisque d'ici là la version 1.22 sera largement updatée) et d'apprécier les quelques DLCs (gratuits) que CD Projekt nous a promis. Rendez-vous dans quelques mois pour une nouvelle analyse technique de ces supports.


Version PC


The King of the Hill !


Evidemment,
Evidemment, c'est la version PC la plus aboutie, notamment parce que le jeu a été développé pour ce support en priorité. Normal aussi, quand la machine coute 2 à 5 fois le prix d'une console...
dans toute la débâcle des versions consoles, c'est le PC qui s'en sort le mieux... si vous avez une configuration assez musclée pour faire tourner le jeu dans de bonnes conditions. Car beaucoup ont tendance à l'oublier, mais le fameux "PC Master Race", coute cher ! Par exemple avec ma config' actuelle (oui je sais, j'ai un "PC de pauvre" mais que voulez-vous, quand on paye ses jeux on a forcément moins d'argent pour upgrader son matos ^_^), je fais difficilement tourner notre "cyber game" dans de bonnes conditions. A vrai dire, je suis au ras-de-pâquerettes (en gros j'atteins tout juste la config' minimale) et mon seul bonus dans tout ça, c'est d'avoir (comme beaucoup) un SSD. Au final, mon expérience sur ce PC-là est bien moins bonne que sur PS5 et Series X. Vous l'aurez compris, Cyberpunk 2077 nécessite un bon hardware, plutôt récent, si vous voulez en profiter au maximum de ses capacités. Et pour ça, il va falloir un matos assez onéreux à base de SSD pour le stockage, d'un CPU Intel Core i5/i7 (et on ne parle pas de première génération, vous vous doutez bien) ou d'AMD Ryzen, 16Go de RAM (32Go pour le confort et pour pouvoir pousser les détails à fond) et une carte graphique qui encaisse : une nVidia GTX 1070/1080 pour le minimum acceptable, une RTX 2070/2080 pour une expérience haut de gamme, ou une RTX 3080/3090 pour obtenir le summum. Selon votre matériel vous pourrez profiter des plus beaux effets de Ray Tracing, d'un framerate qui explose les 60 fps, d'une population ultra dense et d'effets graphiques omniprésents, littéralement déconseillés aux épileptiques. Mais encore une fois, tout ceci a un cout et le prix de votre PC sera (comme toujours) directement proportionnel aux graphismes obtenus. D'ailleurs, les PCistes qui manquent d'humilité ont tendance à l'oublier et à toujours comparer l'incomparable : pourquoi toujours vouloir la mettre sur la table, montrer qu'on a la plus grosse, avec un ordinateur dont le CORE (CPU/RAM/VIDEO) coute 2 fois plus cher qu'une PS5 ou une Series X (qui coute déjà 500€) ? C'est absurde. C'est comme si un gars qui roule en BMW 735i venait narguer le type qui roule dans sa Renault Laguna 2.2DCi. Les 2 feront le même trajet c'est sûr, mais y'en a un qui arrivera forcément bien plus vite et pour cause, sa bagnole coute 5 fois le prix de l'autre ! Bref, si à l'heure actuelle c'est sur PS5 et Xbox Series qu'on obtient la meilleure expérience console, il faut admettre que c'est sur PC que vous aurez l'expérience technique ultime ! De même, on sent bien que CD Projekt a particulièrement soignée cette édition qui, dès les premières versions, fut relativement stable et performante. Du coup, depuis la mise à jour 1.2, le jeu s'approche sensiblement de la perfection.


Réalisation audio


Une Danse Sensorielle dans la Matrice


Terminons comme
CD Projekt connait son sujet et en plus d'une superbe synchro labiale, le doublage tout en français est vraiment d'excellente qualité
toujours par le son, partie souvent négligée par les développeurs, plus encore par les joueurs. Premier point, les bruitages sont de bonne qualité. Les bruits environnementaux, le brouhaha de la ville, le ronronnement des moteurs (plus encore le superbe bruit des motos)... rien ne manque et le réalisme est bel et bien présent. Du côté des armes, s'il est facile d'être un peu déçu (comme moi à l'origine) en réalité il n'y a aucune raison de l'être. Depuis la mise à jour 1.2 qui m'a permis de modifier les options, j'ai pu régler les paramètres audio à ma guise (baisse du volume des musiques, profil pour un casque stéréo) et depuis, les armes ont repris du punch ! Fusil à pompe, pistolet, revolver, fusil d'assaut, explosions... la qualité est de mise, le dynamisme est parfaitement souligné et donne toute la puissance dont avait besoin le jeu lorsqu'on laisse s'exprimer nos pulsions guerrières (pour les pulsions barbares, nul doute que apprécierez le craquement des os lorsqu'on brise des nuques - amateur de finesse et de poésie, bonjour :). Pour ce qui est du doublage, le moins qu'on puisse dire, c'est que CD Projekt a mis le paquet, avec une brochette de doubleurs pro qui a réalisé un excellent travail sur notre VF locale et promis, je ne reviens pas (encore une fois) sur cette synchro labiale parfaitement mise en place. Notre héroïne du jour (qui porte donc l'étrange nom de V - pour les plus vieux je vous rassure, ça n'a rien à voir avec cette vieille série des années '80 :) elle dispose de la voix de Julie Dray et son pendant masculin est assuré par Eilias Changuel. Julie Dray est une actrice française anglophone qui a fait quelques rôles pour le cinéma français et des séries américaines. Le doublage n'est pas sa spécialité mais le résultat pour V est très correct. De son côté Eilias Changuel est très actif dans le doublage de films et séries... beaucoup moins dans notre secteur vidéoludique. Son timbre roque se reconnait assez facilement et bien qu'il ait doublé peu de jeux, on le connait pour son rôle de Miles Morales dans le dernier Spider-Man, Marcus Holloway dans Watch Dogs 2 ou encore Fahz dans Gears 5. Son travail dans Cyberpunk est de bonne facture, même si parfois j'ai pu noté quelques erreurs d'intonations (trop agressif par moment, trop désinvolte à d'autres).



Johnny Mnemonic ? Non, Silverhand...


Présenté à l'E3 2018,
Johnny Silverhand est un personnage complexe qui sera présent dans la majeure partie du jeu. Incarnée par Keanu Reeves, il est autant appréciable que détestable...
le personnage de Johnny Silverhand est tenu par le très apprécié Keanu Reeves, cet acteur qui a excellé dans Matrix, Point Break, Speed ou Constantine, puis qui a eu une grosse période creuse avant de revenir en force ces dernières années grâce au succès de la trilogie John Wick. Depuis tout le monde se l'arrache (c'est sans doute le fait de renouer avec le succès qui a incité les Wachowski à tourner le très attendu Matrix 4), d'où la réaction plus que positive de la bande-annonce qui l'a présenté. Une chose est sûre, moi qui pensait que Silverhand serait un personnage "normal" et bien j'ai été agréablement surpris car je ne m'attendais absolument pas à un tel revirement de situation. Dans tous les cas, comme il prend le physique et le visage de Keanu Reeves, rien de plus normal qu'il est la voix de Jean-Pierre Michaël, sa voix attitrée depuis bien des années. Quand à notre ami Jackie Welles, il est doublé par le talentueux Jérémie Covillault, qu'on connait pour avoir doublé Jonah dans la récente trilogie des Tomb Raider, ou encore Jeffrey Dean Morgan (Negan) dans la série Walking Dead. Autre voix notable, on retrouve Lionel Tua dans le rôle de Viktor Vektor le charcudoc (la voix française de Luke Perry, qui a également doublé Samuel Drake dans Uncharted 4), Dexter DeShawn est doublé par Thierry Mercier (le doubleur de Christopher "Teal'c" Judge, il double parfois Vin Diesel, il est également la voix de Dominic Santiago dans la série Gears of War), T-Bug la Netrunner est doublée par la bien connue Corinne Wellong, Kerry est doublé par le bien-connu Orsat Guillaume (Pagan Min dans Far Cry 4) et Rogue Amendiares dispose de la voix d'Ariane Deviègue (la voix régulière de Katee Sackhoff). Pour ce qui est des protagonistes japonais, nous retrouvons Martial LeMinoux dans le rôle de Goro Takemura et le très bon Akihiro Nishida dans le rôle de Yorinobu Arasaka. Ensuite, pêle-mêle nous avons Claire Morin (pour la voix d'Evelyn Parker), Anaïs Delva (pour la voix de la douce et belle Judy Alvarez), la bien connue Laëtitia Lefebvre (pour la voix de Panam Palmer) ou encore Audrey Sourdive (pour la voix de Meredith Stout). Vous l'aurez compris, le casting vocal est 4 étoiles, CD Projekt ne s'est clairement pas foutu de nous et nous offre par la même occasion, un excellent doublage français.



Cyber John Wick


Enfin on
Composée par 3 gars, la bande-son alternera de la chiasse acoustique prompte à vous faire dégueuler les oreilles (j'exagère à peine ^.^) à des thèmes vraiment excellents qui souligneront admirablement les moments clés de l'aventure
termine par la bande-son qui a été composée par le trio P.T. Adamczyk, Marcin Przybylowicz et Paul Leonard-Morgan. Piotr Adamczyk (abrégé en P.T. comme on le comprend ! y'a vraiment des parents cruels) est un compositeur polonais, qui a déjà participé aux OSTs de Thronebreaker et Gwent (2 autres jeux de CD Projekt). Avec Cyberpunk, sa discographie s'arrête plus ou moins là. Le suivant est Marcin Przybylowicz, lui aussi polonais, c'est un compositeur et sound-designer plus ou moins rattaché au studio. En effet, il est derrière les OSTs des The Witcher 2, 3 et de ses extensions Hearts of Stone et Blood and Wine. Quant au 3e larron, Paul Leonard-Morgan, c'est un compositeur de films et série télé anglais, qui a également bossé sur 2 autres jeux : Battlefield Hardline et Warhammer 40K : Dawn of War III. Naturellement, se basant sur les recettes inventées par GTA, lorsqu'on prendra en mains un véhicule, une radio s'activera. Il y a plusieurs stations, qui contiennent chacune plusieurs pistes audio. Hip-Hop, Electro, Metal, jazzy... heureusement pour nos oreilles, on peut la couper et profiter au mieux du son des moteurs. Si vous trouvez les musiques des balades motorisées assez affreuses, dites-vous que ce ne sera rien en comparaison des morceaux qu'on passe dans les boites de nuit ! Déjà que la musique actuelle est plus proche de la décharge électro-acoustique que de la bonne zik' qui nous force à donner la mesure, dans ces endroits-là vous découvrirez une potentielle facette du futur qu'il ne me tarde pas de connaitre (même s'il y a peu de chances que je vive jusqu'en 2077... encore que, je serai un jeune homme d'à peine 101 ans ! ^.^).
Le futur ne fait donc pas vraiment envie, avec sa mélasse électro-vomitive, créé par des compositeurs qui n'auraient pas dû échanger leurs oreilles pour des prothèses auditives bas-de-gamme et visiblement défectueuses... c'est dire si le bon gout est resté se cacher dans une dimension parallèle. Alors je sais, il fallait poser une ambiance futuriste, quelque chose d'hi-tech qui pulse et sente bon les implants cybernétiques... mais quand même, les mecs n'ont pas été sympas avec notre matière grise qui se liquéfie au moins aussi vite qu'en écoutant un album de Jul dans l'oreille gauche, et Justin Bieber dans l'oreille droite. Maintenant, fort heureusement pour nous, toutes les musiques ne sont pas à jeter au feu ! En effet, lors de certaines cinématiques, la scène est soutenue par de superbes morceaux. De même, j'ai beaucoup apprécié les musiques des combats, qui se veulent aussi dynamiques que futuristes et ce, sans me casser les esgourdes. Tout le dilemme est un peu là : d'un côté nous avons des compositions absolument dégueulasses qui nous donnent juste envi d'en finir pour sortir du lieu (sans doute pour mieux souligner l'aspect SF du jeu) et de l'autre nous avons d'excellentes musiques qui soulignent les moments clés de l'aventure.




Entendons-nous bien, Note PS4 / XBO


Note PS4 Pro


Note Xbox One X


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à l'image de la plupart des jeux actuels, nous testons et notons Cyberpunk 2077 dans l'état qu'il est "actuellement" (c'est-à-dire dans sa version 1.22). En aucun cas nous notons le jeu tel qu'il a vu le jour (en version 1.0), tout en pensant que sur Xbox Series et PS5, le très attendu patch "Next Gen" n'a pas encore été déployé. Donc oui, à l'instant T beaucoup de problèmes ont été réglés mais le jeu reste encore très imparfait. Les choses étant établies, nous pouvons conclure notre article.

Cyberpunk 2077, comme rarement avant lui, est un jeu qui aura divisé les foules et pour cause, 8 ans de développement, des promesses par camion, un jeu fantasmé, teasé avec précision et minutie pour au final recevoir un action-RPG en open world qui ne répond pas tout à fait aux attentes. CD Projekt qui jouissait jusque-là d'une intouchable aura grâce à GoG et la série The Witcher, doit sûrement s'en mordre les doigts, tant le jeu fut décrié et la confiance envers eux ébranlée. Ceci dit, malgré les nombreuses critiques, le jeu s'est particulièrement bien vendu et j'ai souvent vu, dans les caddies du supermarché du coin ou au Micromania, des badauds partir avec un exemplaire (généralement PS4) de ce titre fort attendu. Les gens ne sont-ils pas au courant ? En fait, je crois surtout que beaucoup oublient que derrière un simple jeu, se cachent des centaines de développeurs qui se sont investis corps et âmes (crunch ?) durant plusieurs années, afin de nous livrer le titre le plus ambitieux de ce début de décennie. Il est toujours facile de cracher sur les autres lorsqu'on est anonyme, bien caché derrière son clavier ou son Smartphone, alors que ces mêmes hypocrites n'ont jamais rien créé de leur vie. Et sans doute que les gens qui achètent leur jeu savent en tout état de cause, et se foutent de ce que les autres pensent.

Après c'est vrai, on ne va pas se voiler la face, CD Projekt a menti (par omission) sur les versions "old gen". Et c'est un fait, les versions Xbox One et PS4 sont techniquement déplorables. Alors certes, on peut mettre en cause leur hardware vétuste et poussif, mais ce serait sans compter sur ces exclusivités qui ont su en tirer le meilleur parti (Uncharted 4, Last of Us II, Gears of War 4 et 5 en tête de liste). Alors oui, autant que faire se peut, ces versions-là sont à éviter maintenant si la réalisation est à même de vous gâcher une partie du plaisir, sachez que le reste fonctionne très bien. OK le jeu est bugué, c'est moche et vide mais en attendant le scénario, les dialogues, les personnages, le nombre incalculable de missions secondaires qui offrent une durée de vie titanesque (si on veut tout faire)... tout est là et tout est d'une excellente qualité. Sur PS4 et Xbox One la réalisation "graphique" (je précise) est à chier mais elle tend à s'améliorer (elle est déjà bien meilleure qu'au début) et au pire, le jeu restera parfaitement compatible avec votre future console PS5 ou Xbox Series X ! Et oui, on a tendance à l'oublier mais grâce à ça, le jour où vous changerez de console, votre jeu sera littéralement transformé ! Car c'est un fait, malgré l'absence (provisoire) de patch "next gen", c'est bel et bien sur les consoles de 9e Génération que vous profiterez de la meilleure expérience console. Mieux encore, étant donné que la Series X profite de la version One X tout en l'améliorant (plus fluide, plus stable) elle est à l'heure actuelle la plus belle version pad en mains, au point d'être la vraie première "véritable expérience next gen" de cette Génération fraichement déployée. Après c'est vrai, pour obtenir l'expérience ultime, comme toujours, c'est vers le PC qu'il faut se tourner, lui qui coute un rein à chaque upgrade mais qui offre des performances proportionnelles à son investissement.

Outre l'aspect technique, Cyberpunk 2077 est donc un jeu qui divise. D'un côté nous aurons les détracteurs fermes et définitifs qui ne veulent même plus entendre parler de CD Projekt, et de l'autre il y a celles et ceux qui ne veulent pas rater ça, quitte même à y jouer sur Xbox One s'il le faut ! Une fois de plus, CD Projekt nous offre un jeu tentaculaire car même si le scénario principal n'est pas bien long, la ville de Night City offre tellement d'activités annexes (avec parfois même des missions secondaires longues et scénaristiquement très intéressantes) que la durée de vie pourra facilement atteindre les 3 chiffres. Quant à la conduite, oui c'est une catastrophe mais (re)jouez à GTA V et vous verrez que la conduite est au moins aussi merdique ! Et pourtant, personne ne crache sur Rockstar pour ça, alors même que leur jeu est bien plus centré autour des véhicules (mauvaise foi quand tu nous tiens !). A ça s'ajoute un jeu politiquement incorrect (sexe, drogue, clope, violence...) qui s'assume pleinement, un gameplay certes imparfait mais plaisant, un terrain de jeu immense et sans cesse renouvelé, des personnages soit attachants, soit antipathiques, soit carrément flippants (trop d'augmentations font d'eux des monstres), une excellente bande-son avec laquelle nous profitons d'un superbe doublage, couplé d'une impressionnante synchro labiale. Parfois on se balade beaucoup, parfois on laisse son arme discuter pour nous, quand parfois le jeu est emprunt d'une très belle émotion. Vous l'aurez compris, je fais parti des amateurs de Cyberpunk 2077 et comme je n'ai pas la mémoire courte, je sais que CD Projekt ne fera qu'améliorer son titre au fil du temps (pour les têtes molles, souvenez-vous de ce The Witcher 3 aujourd'hui adulé alors qu'à son lancement, c'était pas ça non plus). Bref, avant Cyberpunk c'était un JDR papier qui ne m'intéressait pas, mais dont j'ai toujours su apprécier l'atmosphère. Aujourd'hui c'est un excellent jeu vidéo et si je suis le premier à fustiger l'aspect beta-test de son lancement, je me dis que le meilleur est à venir. Il a été pour moi un très grand moment de jeu vidéo, il a accaparé un très grand nombre d'heures de ma vie (pour le plaisir je vous rassure :) et m'a offert une expérience vidéo-ludique que je n'avais pas ressentie depuis The Witcher 3, Mass Effect 2 et Deus EX : Human Revolution. Alors autant vous dire que oui, il fait désormais parti de mes jeux préférés, quoiqu'en pensent les détracteurs...



Les -

  • Les patches sont nombreux, volumineux et pourtant, on a l'impression qu'ils ne règlent les problèmes qu'au compte-goutte...
  • Certaines musiques sont vraiment abominables !! Sans doute pour mieux marquer le côté SF du jeu...
  • Comme d'habitude avec CD Projekt, l'inventaire et les menus sont vraiment pas clairs
  • Une version de lancement (v.1.0) techniquement déplorable, quelque soit le support !!
  • La conduite des véhicules ayant plus de 2 roues est globalement catastrophique
  • La discutable édition physique sur PC, qui ne contient pas le jeu mais un code !
  • Il est vraiment dommage de ne pouvoir jouer à aucun jeu d'Arcade
  • Les versions PS4 et Xbox One de la honte...


  • Les +

  • A partir du patch v.1.2 le jeu est devenu "propre", stable et exempt de gros bugs sur PC/PS5/Xbox Series
  • Certaines musiques sont vraiment excellentes, comme celles des combats par exemple
  • Night City, une ville vivante, relativement réaliste, gigantesque et hypnotisante
  • Un contenu mature sans être (trop) vulgaire (à quelques pubs graveleuses près :)
  • Une très grosse durée de vie si on s'affaire à toutes les missions secondaires
  • Malgré leur classicisme, les phases de combats sont dynamiques et agréables
  • Le choix du passif du héros et sa modélisation de la tête au physique
  • La version Xbox Series X offre la meilleure expérience console
  • A côté des autres véhicules, les motos sont sympas à piloter
  • La version PC est naturellement la meilleure d'entre toutes
  • Pas très politiquement correct et bon sang j'aime ça ! :D
  • Pas moins de 7 épilogues possibles selon nos choix
  • Jolie synchro labiale, même pour notre VF
  • De rares mais beaux moments d'émotion
  • Mise en scène bien travaillée



  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    mai 2021