Ghost Pilots (NGEO)

 


Cliquez pour agrandir






Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sorties du jeu : janvier 1991 (NGEO MVS) - juillet 1991 (NGEO AES) - mars 1995 (NGEO CD)
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : shoot-them-up

Version testée : NTSC américaine
Voix dans le jeu : anglaises
Textes à l'écran : anglais

Support : cartouche de 55Mb (NGEO AES) - 1 CD-Rom (NGEO CD)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : GP
Prix au lancement : 1450Frs (NGEO AES) - 400Frs (NGEO CD)


Aussi disponible sur :















Les sites partenaires :












_________________________________


Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Ghost Pilots









Ce n'est un secret
Ghost Pilots est largement inspiré d'une série à succès, celle des 194x de Capcom
pour personne, sur consoles comme sur Arcade, les développeurs et les constructeurs se sont toujours livrés une guerre acharnée. Si on a tous connu la grande guerre de SEGA contre Nintendo, puis SEGA contre Namco et Sony, au début des années '90 une autre bataille se jouait, celle qui opposait SNK à Capcom. Pour preuve, SNK copiera plusieurs jeux de Capcom, sa propre Neo-Geo étant plus ou moins calquée sur le CPS-1 de son concurrent (il suffit de jeter un oeil à ce tableau des spec' techniques, ou mieux encore se lire mon dossier sur la Neo-Geo Mini pour cerner au mieux le sujet). Mais avant d'en arriver à l'affrontement de Street Fighter II face à Fatal Fury, SNK plagiait déjà les concepts. Nouvelle preuve au dossier : Ghost Pilots est très fortement inspiré par le 1941 de Capcom, sorti 11 mois plus tôt. Bien sûr on parle-là de la version Arcade, mais la version console (AES) lui emboitera le pas lors de sa 2e naissance, en juillet 1991, faisant ainsi parti des jeux de ce second lancement. Bien que la Seconde Guerre mondiale fut une période traumatisante pour les japonais, on la retrouve souvent évoquée dans le domaine du jeu vidéo, surtout s'ils sont développés par les japonais eux même. Alors que les allemands refusent les jeux qui évoquent les nazis, les japonais ne semblent pas s'en offusquer. Savez-vous pourquoi ? Et bien il faut être relativement renseigné mais figurez-vous que les soit-disant bombes nucléaires qui ont dévasté Hiroshima et Nagasaki n'étaient justement pas nucléaires ! Certes une bonne partie des villes fut rasée, mais derrière il n'y a eu aucune retombée atomique. Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que je ne dis que des âneries ? Soit, alors pourquoi dès le lendemain les autorités locales ont commencé à nettoyer la ville ? Pourquoi Hiroshima et Nagasaki sont aujourd'hui entièrement reconstruites et repeuplées (en 2010, Nagasaki comptait 442.400 habitants et Hiroshima en comptait pas moins de 1,2 Million !), alors qu'il faut des siècles pour que les radiations ne soient plus nocives ? Regardez la catastrophe de Tchernobyl, ça s'est passé 40 ans plus tard et pourtant, la zone est toujours invivable. Alors vous répondez quoi du coup ? Et oui, les historiens nous mentent ouvertement et les livres ne racontent que des balivernes... Les américains nous ont encore bien joué de la flûte et on a tous gober leurs mensonges (dois-je vraiment parler du premier pas de l'Homme sur la Lune ?), même si l'effet immédiat fut l'arrêt de cette horrible guerre. Renseignez-vous et vous verrez, Internet est une source impressionnante de preuves et qui sait chiner, trouve toujours réponse à ses questions. ^__^



   

L'intro est aussi expédiée que sans grand intérêt. A droite l'écran titre


La série des 194x
Ghost Pilots est un shoot terriblement classique
de Capcom rencontre un beau succès sur Arcade, et en tant que rival, SNK s'est senti obligé de proposer sa propre vision du shoot vertical tendance "WWII". Le scénario se déroule donc dans les années '40, en pleine guerre et des milliers de pilotes risquent leur vie pour défendre leur pays. On raconte pas mal d'histoires à leur sujet, mais pas celle de Tom Philips et Charlie Stingley. Partis en sous-nombre ils ont pourtant réussis à repousser l'offensive. Certains ont cru qu'ils étaient surhumains, on les a surnommés les "Ghost Pilots" (et oui, finalement le titre n'a pas grand chose à voir avec un quelconque fantôme et dans le jeu, rien ne ramène à la Mort ou aux spectres). Copiant sans honte les titres de Capcom (car à ce niveau là ce n'est plus de l'inspiration mais bien du plagiat), ce shoot n'aura pour originalité que ses boss de fin de niveau. Car plus classique que ce jeu, ça n'existe pas ! Les ennemis arrivent par flots, il y a des cibles au sol mais la redondance de ces derniers est assez pénible. Il faut environ une heure pour finir le jeu (soit une durée de vie très correcte par rapport à d'autres shoots qui se terminent en moins de 20 minutes) mais on s'aperçoit vite qu'on fera toujours la même chose, qu'on descendra toujours les mêmes ennemis. C'est lassant à la longue. Le gameplay est évidemment des plus simpliste : une seule arme (mitrailleuse) upgradable et une mega-bombe pour faire le ménage, voilà le menu. C'est un peu maigre non ? Alors certes, un avion de '40 ne pouvait pas avoir tout un arsenal mais là quand même... c'est abusé. On peut tout de même choisir sa bombe selon 2 formats mais entre nous, c'est vraiment trop peu. En plus, le jeu est tellement difficile, les ennemis sont tellement nombreux et acharnés, qu'il ne vous servira à rien de prendre le risque d'aller chercher votre upgrade, car vous ne pourrez pas en profiter, les vies tombant aussi vite que vos ennemis. Les niveaux sont hyper difficiles dès le 3e stage et à contrario, les boss sont d'une simplicité affligeante (seul le dernier vous résistera un peu). Le contrôle de l'hydravion est lourd (bien que précis) ce qui occasionnera pas mal de perte puisque les fous qui sont en face, cherchent à vous rentrer dedans ! Ni plus ni moins. Après avoir terminé un premier niveau ultra classique, le jeu nous laisse le choix : soit enchaîner 5 missions en altitude (Dog Fight) soit 5 missions en rase motte (Ground Battle).



   

Au départ, nous n'avons le choix qu'entre 2 bombes, puis une
fois passé le premier niveau, nous aurons le choix du
parcours et une 3e bombe sera alors accessible


Quel que soit votre choix,
La réalisation est propre mais elle est loin d'exploiter les capacités de la Neo-Geo
il faut de toute façon faire les autres missions avant d'accéder au niveau final. Quel est donc l'intérêt ? Je dirai que vu la difficulté et comme une fois de plus les crédits sont très limités, ça vous permettra de visiter un peu plus le jeu, étant donné que le finir vous demandera pas mal d'acharnement. Notez malgré tout qu'en mode "dog fight" et "ground battle" vous aurez accès à une 3e et nouvelle bombe (napalm d'un côté, et mine aérienne de l'autre). Techniquement le jeu n'emballe pas. Les graphismes sont très classiques, les couleurs sont fades, ternes et le tout manque cruellement d'attrait et de détails. Comme les divers sprites que compte le jeu, les décors sont aussi très répétitifs, ce qui nuit carrément à la diversité de l'ambiance, déjà pas bien fournie sur ce plan-là. Reste l'animation qui prouve encore une fois que SNK sait programmer son bébé car malgré le flot incessant d'ennemis et les tirs qui sifflent dans tous les sens, on ne comptera que quelques petits accrocs sur la fin du jeu. Et pour le son c'est idem. Les musiques repassent sans cesse et ça devient vite énervant. Si encore elles étaient belles, je dis pas, mais non : au mieux banales au pire grave pourries, elles finissent par saouler le joueur. Heureusement que les bruitages restent corrects pour le genre, à un problème près : chacun de nos tirs occasionne un bruitage de mitrailleuse, qui est extrêmement fort, couvre les autres bruitages et même la musique ! Et comme c'est justement le genre de jeux où on tire non-stop... je vous laisse deviner la prise de tête. Enfin la version Neo-Geo CD a vu le jour plus de 4 ans après l'Arcade ! Entre temps la gamme Neo-Geo a accueillie Last Resort et Pulstar qui, techniquement, sont d'un tout autre niveau. De plus, comme d'habitude, SNK n'a fait aucun effort sur cette adaptation : pas de menu d'options, pas de nouvelles cinématiques, pas de nouveaux levels, même pas une nouvelle bande-son ! Autant dire que le support CD ne sert strictement à rien, à part un prix d'achat revu à la baisse (au prix de naturels loadings à la durée plutôt correcte). Seul bonus de cette version : les crédits infinis. Moins cher et enfin faisable dans de bonnes conditions, c'est ce qui me ferait finalement choisir cette version.



Ghost Pilots est Note
un jeu qui ne faisait pas tellement honneur à la Neo-Geo à sa sortie en 1991, du coup il vieillit beaucoup au fil des années. Classique jusqu'à l'indigestion, le jeu propose 3 bombes au choix mais seulement une seul arme (heureusement upgradable), le pilotage est assez précis mais l'avion est lent alors que les ennemis sont au contraire rapides et parfois kamikazes ! Sans compter que la difficulté est très élevée et le jeu est long. Alors certes, la longueur est une bonne chose mais avec si peu de crédits (sur AES) il est presque impossible à finir ! De son côté, la version Neo-Geo CD est un peu la honte de SNK dans le sens où le CD-Rom n'ait pas du tout utilisé, et n'apporte aucune plus-value (pas de cinématique, pas de nouvelles musiques, aucun contenu bonus...) preuve une fois encore que si la console n'a pas marché, c'est aussi la faute à un constructeur qui ne faisait absolument aucun effort ! Ceci dit, si cette version s'alourdit de loadings, elle offre aussi des crédits illimités (comme c'est souvent le cas), ce qui me fera préféré finalement cette version (quitte à avoir exactement le même jeu, autant que je puisse le finir et en profiter à fond). A l'instar de ses confrères Aero Fighters et Alpha Mission II, Ghost Pilots est un shoot vertical qui propose un sympathique mode 2 joueurs, mais plus encore qu'en solo, je vous conseille de baisser le son car le bruitage de la mitrailleuse va vous taper sur les nerfs. Pénible sous bien des coutures, Ghost Pilots n'en reste pas moins un grand classique de la Neo-Geo, la réponse made in SNK à la série des 194x de Capcom. Si seulement il était techniquement plus abouti et un brin plus original, il serait devenu un incontournable du genre alors qu'en l'état, il se cantonne au rang de petit jeu occasionnel.



Test réalisé par iiYama

juillet 2006 (mise à jour : juillet 2020)