Last Resort (NGEO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 1992
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : shoot-them-up

Support : cartouche de 45Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Prix au lancement : 1450 Frs


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Last Resort









Last Resort est
Last Resort est un jeu sacrément difficile
le premier jeu qui m'a donné envi d'une Neo-Geo. Pourtant je n'avais vu que quelques screenshots sur les magasines papier de l'époque (Consoles+ en autre) mais je bavais littéralement sur la débauche de couleurs et la taille des sprites. Loin des shoots Megadrive que j'avais, Last Resort en mettait plein la vue mais mon porte-monnaie lui, ne pouvait accéder à ma requête. Qu'en est-il aujourd'hui ? Shmup' horizontal impressionnant pour l'époque, Last Resort écrase sa concurrence directe (constituée d'Andros Dunos et de Ghost Pilots) par une réalisation assez démesurée : rotations, zooms, parallaxes, morphing... le jeu use de fonctions mode7 en plus de proposer une myriade d'ennemis et des boss parfois énormes (celui du 3e level fait 2 écrans de haut !). Largement inspirés des films de science-fiction, SNK (le développeur du jeu) use de référence connue : le premier niveau rappelle le Neo-Tokyo de Katsuhiro Otomo avec ses spots de police, ses couleurs rouge flamboyantes et ses buildings, tandis que la fin de ce même niveau, présente un cratère atomique de la même source : huummm ça sent Akira ici ! De même le boss du premier level (le plus réussi du jeu) n'est autre qu'un clone de Terminator. D'un point de vue plus technique, le jeu est très beau mais un peu moins que je pensais et le premier level est sans doute le plus réussi d'entre tous. Quant aux autres, ils sont un peu plus communs et certains empruntent aux classiques du genre (comme l'attaque du vaisseau-mère directement issu d'R-TYPE). Le tout reste quand même d'un bon niveau notamment grâce à un design hi-tech très accrocheur. Il sera d'ailleurs sympa de voir que le pilote de chaque vaisseau détruit, tombera suite à l'explosion de ce dernier, démontrant un réel travail de finition. Car l'animation est pas mal détaillée mais totalement bouffée par les bugs !



La surcharge
Certains niveaux s'en sortent mieux que d'autres mais les ralentissements sont omniprésents
de sprites occasionne de graves ralentissements et des clignotements en pagaille. Il est vrai que les shoots nous ont habitués depuis longtemps à ce genre de désagréments mais Last Resort abuse un peu. Il ne se passe pas une minute sans que ça ralentisse à mort ! Si la finition visuelle a été bien peaufinée, le moteur graphique n'a pas du tout été optimisé et c'est très regrettable. La bande son est par contre d'un excellent niveau. Très cinéma d'action/SF, les musiques offrent un brin d'originalité mixant Electro à quelques sonorités Rock. Une réussite donc, elles offrent un bon rythme et de jolies mélodies, surtout dans les 2 derniers niveaux. Plus communs, les bruitages restent tout de même dans le ton. Très Arcade dans l'âme (quoi de plus normal pour un shoot Neo-Geo) le jeu en ai même "bruyant", ce vacarme organisé profitant à une guerre dont le scénario s'avère bateau : 2920, l'Humanité est en proie à la surpopulation (d'où les buildings géants du premier niveau) et la colonisation spatiale était la seule issue pour notre race. Cependant, un virus a infecté les machines coloniales, qui se retournent contre nous. Les Humains envoient 2 vaisseaux, le TZ-024 et le YS-024, qui sont notre dernier recours (the last resort). Bof-bof je sais, mais c'est pas ça qu'on demande à shmup pas vrai ? Mais si Last Resort n'atteint pas les sommets de la considération, c'est en partie à cause de son gameplay. Très inspiré par R-TYPE, trop peut-être, le jeu ne compte que 3 armes non cumulables mais qui vous octroie un drone. La particularité de ce bonus, c'est qu'on peut le placer comme bon nous semble puisqu'il tourne autour de notre vaisseau, dans le sens inverse de la trajectoire indiquée sur le pad. C'est pratique pour tirer sur 360°. On peut aussi le locker en pressant B mais ses tirs suivent le même principe. La vraie originalité, c'est qu'à l'image d'R-TYPE, on peut charger son tir (en maintenant A) et une fois à bloc, au lieu de cracher un mega-blast, notre drone foncera droit dans la direction de son orientation. Là aussi c'est pas mal puisqu'ainsi on peut attaquer de façon efficace sur 360°.


ROUGE BLEU

Les 3 armes
Le gameplay n'a rien d'exceptionnel mais apporte sa petite nouveauté à lui
sont upgradables sur 3 niveaux (il y a le laser, les grenades et les missiles à têtes chercheuses) et pour chacune on retrouve 2 types de couleurs : bleu et rouge. En fait, la couleur influe sur le comportement du drone lorsqu'on charge son tir (les armes principales étant identiques). En prenant un item rouge le drone courra le long de la paroi alors qu'avec un item bleu, il rebondira (pour mieux comprendre, regardez les images ci-dessous). Ainsi, il est possible d'avoir une véritable tactique d'approche pour le niveau et les boss. Tout ça c'est bien beau mais Last Resort assume aussi 2 très mauvaises facettes de son gameplay et la première c'est que la vitesse de déplacement n'est pas réglable mais est assujetti à la récupération d'item -speed- (il y a même un item -inverse speed- qui la downgrade). Y'a pas à dire, ce système est vraiment trop laid ! Mais ce n'est pas ça qui vous causera un état de nerfs sans pareil, c'est plutôt le fait qu'à la moindre vie perdue, il faudra reprendre le jeu à partir du dernier checkpoint. Si les bonnes idées d'R-TYPE ont étés reprises, on peut en dire autant de ses pires défauts ! Ainsi à moins d'avoir la chance de posséder une console avec un Unibios ou de jouer sur Arcade (MVS) avec les crédits infinis et à deux (on ne recommence pas, le jeu continue) il vous sera presque impossible de voir la fin. Et encore, pour voir le véritable épilogue, il faudra finir le jeu 2 fois en mode hard. Là, bonjour la galère, les ennemis sont plus nombreux, plus rapides mais heureusement, les ralentissements nous aident par moment. Oui, on peut jouer à 2 simultanément mais sur AES comme sur CD, ça vous permettra d'aller à peine plus loin qu'en solo car le nombre de crédits est insuffisant devant cette monstrueuse difficulté.



L'aventure proposée par ce Note
Last Resort est étonnamment éphémère : comptez 30 minutes maximum pour le finir (donc 1h pour voir la "vraie fin" au bout du 2e rush). C'est très court et c'est sans doute pour ça qu'SNK a autant forcé sur la difficulté (afin qu'on ne puisse pas le finir et se lasser trop vite). Le jeu ne propose aucune intro, le gameplay est un trop inspiré d'R-TYPE notamment pour ces saletés d'items speed et de checkpoints, on subit d'énormes ralentissements... ainsi on pourrait croire que c'est un ratage complet. Et bien non car heureusement pour lui, Last Resort est sauvé par une ambiance terrible, des graphismes d'un bon niveau et une bande son tonitruante. D'un côté je suis un peu frustré par ces fausses notes qui pénalisent grandement l'expérience, et d'un autre je suis complètement charmé par un shoot puissant et totalement en phase avec son support. S'il est vrai que dans les 14 ans qui séparent l'attente du test je me suis fait une image un peu trop dorée du jeu, je peux pas dire que je suis déçu car Last Resort reste un monument du genre. Une action brutale, une odeur de métal en fusion, une ambiance violente, il en fallait pas plus pour que j'aime ce jeu. S'il n'est pas le meilleur shoot de la console, il est sans doute le plus connu, celui dont le charisme et le niveau de sympathie ne s'est jamais tari avec les années. En plus, à l'heure du test, il est aussi l'un des plus abordable sur AES. Un bon titre, avec ses points forts et ses faiblesses.



Test réalisé par iiYama

août 2006 (mise à jour : décembre 2008)