KILLZONE 3 (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2011
Développeur : Guerilla Software
Editeur : Sony Computer
Genre : FPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 5Mo (saves)
Moteur graphique : Deferred Rendering Engine
Moteur physique : Havok
Définition HD : 720p
Difficulté :

Compatible Move : oui
Compatible 3D : oui
Multi-joueurs : 24 joueurs online
Abréviation : KZ3
Prix au lancement : 70€
Score des ventes : 2.7 Millions







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KILLZONE 3








Si KILLZONE 2 a mis plus
L'univers est fort d'une aura particulière mais Guerrilla ne nous en fait pas assez profiter...
de 4 ans à voir le jour, au point que certains naïfs parlaient déjà d'arlésienne (alors qu'à côté des 11 ans de Duke Nukem Forever, c'était presque rien), il aura quand même su nous mettre d'accord sur un point : finalement la PS3 en a dans le CPU. Toujours dénigrée, passant toujours derrière la Xbox 360 dés qu'on parle de jeux multi-supports, on constate qu'en fait ce sont les exclusivités qui rendent la console performante : Uncharted 2, Resistance 2, MotorStorm Pacific Rift, WipEout HD... ces exclues sont à la fois la force de la marque PlayStation mais aussi les vitrines technologiques de la machine. Pourtant par delà ses qualités graphiques, KILLZONE 2 n'est pas arrivé à se démarquer outre mesure d'une concurrence féroce. Trop classique dans l'âme, trop linéaire, trop prévisible, il avait en prime tout un tas de petits trucs qui agaçaient et qui ont fait de lui un très bon jeu, mais pas le meilleur FPS de la PS3 : entre autre petits freezes, flou de mouvement incessant, arsenal trop limité, scénario bidon et épilogue complètement minable. Moi-même en 2009, il y a pile 2 ans de ça, je reconnaissais les qualités du jeu mais ne pouvait lui adresser plus d'éloges à cause de ses tares-là. D'ailleurs, j'ai écris en fin d'article qu'avec un petit effort de plus, KILLZONE 3 serait sans doute parfait. Nous voilà donc en février 2011, 2 ans après avoir rédigé cet article-là, et je réponds une nouvelle fois présent pour tester le nouveau KILLZONE. Encore une fois j'ai mis beaucoup d'espoir dans ce jeu et pour cause, son univers est très fort et j'espérais que pour la première fois, il serait dignement exploité. Malheureusement, et c'est ma première déception, vous vous doutez bien que ce n'est pas le cas. Certes le scénario essaie d'avoir des élans dramatiques, de se composer d'un véritable fond mais ça n'est pas assez bien écrit pour qu'on y croit. D'ailleurs ce même univers, de nouveau sous-exploité, démarrera juste après la fin de l'épisode 2 mais nous livrera une fois de plus, un épilogue bien moche. Court et sans attrait, la fin est aussi nulle que celle de KILLZONE 2 et ça, c'est une grosse déception. Je n'insinue pas qu'il faudrait réaliser de véritables films comme dans Metal Gear Solid 4, mais un juste milieu entre le trop et le trop peu, ne serait pas un mal. Après tout il est bien loin le temps des jeux 16bits où la fin était souvent conditionnée par la place restante sur la cartouche. Ceci dit, si tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir non plus.


En effet
Jet-pack, phase en mécha, phase d'infiltration... quelques nouveautés bien vues et un jeu bien plus varié que jamais
on visitera des lieux jusque-là inconnus d'Helgan (et qui rappellent fortement Xen, du premier Half-Life), les modélisations sont toujours aussi superbes avec notamment des visages extrêmement détaillés. Et ces mêmes visages arborent les expressions faciales qui concordent avec l'humeur du protagoniste. Pas du grand art, mais c'est bien fait et ça évite de se retrouver avec des personnages sans âme. D'ailleurs les cut-scènes, en très grand nombre dans chaque niveau (ça fait plaisir), sont pour la plupart bien travaillées (certaines manquent un peu de finitions mais rien de grave). Au niveau de la prise en mains, les habitués ne seront pas dépaysés. En effet on retrouve le même équipement, la même maniabilité, les mêmes comportements, le même gameplay. Autant dire qu'on ne peut considérer KILLZONE 3 "que" comme la suite directe du 2 car, si entre les 2 premiers opus beaucoup de changements avaient été opérés, ne vous attendez pas à autant de bouleversements dans ce 3e épisode. En parlant de jouabilité, elle s'est améliorée depuis le second épisode. Certes il a fallu réduire la sensibilité au maximum, mais la mise à couvert se fait plus rapidement, le déport (pour tirer) aussi, le jeu semble plus "souple" et la mise en joue profite d'une aide à la visée pour le moins bienvenue. Ca n'a pas encore la précision et la fluidité d'un Halo Reach (le pad y étant sans doute pour quelque chose), mais ça s'améliore nettement... Au rang des impressions de déjà-vu, étant donné que cet épisode est une suite directe, il est naturel que les technologies soient exactement les mêmes. Ainsi on retrouve tout l'arsenal de KILLZONE 2 (fusil d'assaut, grenade, sniper... et ceux venus des 2 camps) ainsi que quelques nouveautés. Par exemple la gattling est un gros monstre qui fait un sacré carton dans les lignes ennemies (j'ai d'ailleurs apprécié de pouvoir détruire les mises à couvert adverses), ou encore ce lance-roquettes à têtes chercheuses, particulièrement efficace. C'est une bonne initiative, repris d'Halo 3 : on peut prendre le contrôle des tourelles mais on peut aussi les sortir de leur socle et aller cartonner l'adversité avec des armes autrement plus puissantes. Bonne idée également : disséminées un peu partout dans les niveaux, on retrouve des caisses de ravitaillement, qui ont aussi le bon goût de re-remplir les chargeurs des tourelles qu'on s'est empressé d'emmener. Autre nouveauté, mis à part quelques séances de tirs aux pigeons (c'est à la mode, merci Call of Duty), les Helgats nous laisseront de temps en temps faire joujou avec leur jetpack. Ce sera l'occasion de prendre les airs (certes pas autant qu'on voudrait) et de profiter de nouvelles approches face à des vagues ennemies toujours plus nombreuses.


Autres nouveautés,
Guerrilla a corrigé les faiblesses de prises en mains et propose une jouabilité plus souple et plus précise. Le plaisir s'en ressent
j'ai également apprécié la jolie phase d'infiltration dans une végétation aussi luxuriante que dangereuse, ou encore la balade en mécha de combat. Autant l'avouer, si l'épisode 2 était redondant à souhait, ici tout est fait pour ne pas vivre 2 fois la même scène. Le jeu est donc très varié est ça, ça fait du bien. Comme d'habitude la cicatrisation automatique soignera d'elle-même vos blessures et si vous êtes accompagné (généralement par Narville ou l'ami Rico) et que la mort vous frappe, ils seront à même de vous soigner presque par magie. Tien puisqu'on y est, parlons un peu des incohérences du jeu (vous allez voir, y'en a des caisses). La guérison justement, est moche à souhait. D'accord, c'est mieux que dans certains jeux où il suffit de donner la main à un collègue pour qu'il reparte au combat comme si de rien n'était, mais ici on utilise une espèce de pistolet à ondes qui remet quiconque sur pieds. Si seulement ça existait, je suis sûr que ceux qui se pètent une jambe ou se retrouvent avec l'abdomen perforé par cartouche de calibre 12, apprécieraient. Mais moi je trouve ça totalement improbable. Ok l'auto-guérison c'est pas super non plus mais ce n'est pas instantané comme ici et surtout... on n'a pas trop le choix. C'est juste que ce "pistolet magique" moi, je trouve ça un peu gros. On retrouve bien sûr la mise à couvert qui a fait tant parler d'elle dans KILLZONE 2 ainsi qu'un certain cloisonnage de l'armement. En effet on ne peut porter qu'un fusil d'assaut, une arme lourde (mitrailleuse, lance-roquettes, sniper...) et une arme de poing (à munitions infinies). On nous impose donc 3 armes au calibre différent. Et moi ça, ça me gonfle ! Bon sang, si notre personnage est capable de porter une monstrueuse gattling ou un jet pack plus gros que lui, qu'est ce qui l'empêche de prendre un fusil d'assaut Helgast et une fusil d'assaut de l'ISA ? Rien, précisément ! Et question incohérence, je suis toujours aussi scié de voir les soldats de l'ISA se promener sur des sortes de "barques volantes" super moches, bien à découvert comme il se doit, quand les Helgasts se baladent dans de superbes vaisseaux. Et le fin du fin c'est lorsqu'on vient de se taper un beau tir aux pigeons, qu'on a tout explosé sur notre passage et qu'au détour d'un virage nos héros Sev et Rico se laissent bêtement tirer dessus par une DCA, sans riposter, au point que leur "barque volante" se fait fumer. Mais ils sont idiots ou quoi ? Pourquoi ne pas se défendre et détruire la tourelle comme ils l'ont si bien fait 2 minutes auparavant ? Allez savoir, sans doute pour que le scénario suive son cours...


Sur le plan technique,
Techniquement, on est en présence de la nouvelle référence sur PS3 : c'est super beau !
le Deferred Rendering Engine (moteur maison de Guerilla) nous prouve une nouvelle fois sa grande valeur et sa capacité à tirer tout le potentiel de la PS3. Secondé par l'excellent moteur physique Havok, le moins qu'on puisse dire c'est que c'est très beau ! Les niveaux dans les glaciers ont un charme "à la Plost Planet" particulier et plaisant mais en réalité, c'est tout le jeu qui est magnifique. Si on subit encore quelques inexplicables freezes, le flou de mouvement (autrefois si pénible et omniprésent) se fait plus discret, les textures sont super détaillées et les décors sont vraiment éblouissants ! Je ne reviens pas sur la qualité des modélisations mais je mets une petite couche sur des effets pyrotechniques impressionnants, faisant de KILLZONE 3 l'une des nouvelles références de la console. Je tiens d'ailleurs à féliciter les développeurs qui, pour la 2e fois, nous offrent un jeu fluide et sans trop de bugs, sans même qu'il s'installe sur le disque dur (mais à l'image de Uncharted, le HDD sert quand même de fichier d'échange). Comme je le disais il y a 2 ans, finalement ces histoires d'installation c'est la preuve que les développeurs ne font pas beaucoup d'efforts sur PS3. Pour ce qui est de la partie sonore, nous disposons de bruitages parfaitement dynamiques. Les fusils d'assaut arrachent bien, les explosions ont du coffre, en somme la qualité est là, ce qui rend honneur à la violence des combats et nous immerge au coeur de la guerre. Une belle évolution car je l'ai toujours dit, de bons FX donnent toujours du corps aux armes. Musicalement KILLZONE est de plus en plus proche des thèmes Russes. Allez savoir si je suis le seul à ressentir ça ou pas, mais depuis l'épisode 2, plus on va et plus les Helgats "semblent rouges", et sont même accompagnés des thèmes qui vont avec. Ce n'est pas un mal, moi j'aime bien le style et par ailleurs certains thèmes sont vraiment superbes. En plein jeu, la musique est plus présente que jamais, elle souligne bien l'action, avec parfois même des sonorités qui rappellent Star Wars (si, si je vous promets :). Si encore une fois les compositeurs de Guerrilla n'égalent pas ceux de Bungie (à vrai dire, pas grand monde y arrive), il est difficile de trouver à y redire. Dernier point du son, le doublage français est correct. Oui juste "correct" car les voix de Sevchenko et Rico ont changées, ce qui est crétin vu que le jeu se déroule à peine 6 mois après le 2e opus, et ce, avec les mêmes protagonistes. De plus les acteurs n'y sont pas toujours, le mixage est parfois approximatif... si l'ensemble tient bien la route, il est clair qu'une telle production méritait peut-être mieux. Enfin KILLZONE 3 se barde de tout l'attirail technologique dont dispose la console de Sony. Jouable en multi jusqu'à 24, le solo est praticable en coop' à 2 sur la même console, l'affichage est compatible avec la 3D et on peut même jouer avec le PlayStation Move (dans ce dernier cas, la jouabilité s'apparente à un FPS sur Wii).



KILLZONE 3 Note
est-il meilleur que le 2 ? C'est simple, oui. Il est encore plus beau, plus agréable à jouer (grâce aux nouveautés), plus varié, plus précis et présente de sérieux atouts, notamment pour une exclue. Maintenant il faut reconnaitre que si on a beaucoup plus de cut-scènes (ce qui est agréable), le scénario de son côté ne va pas assez loin (et la fin va vous faire rager) et que l'univers, malgré tout, est encore trop sous-exploité. Si on mettait Hideo Kojima à la production du jeu, croyez-moi, l'univers de KILLZONE aurait certainement plus de corps. Maintenant on ne va cracher dans la soupe pour autant, cette 3e itération est un très bon jeu, je dirai même le meilleur FPS exclusif de la console. L'année 2011 commence fort pour la PS3 car après Mass Effect 2, Dead Space 2 et littleBIGplanet 2, KILLZONE 3 finit le palmarès avec notamment, une grosse performance graphique. Guerrilla signe donc là, son meilleur KILLZONE...



Les -

  • L'univers est encore trop sous-exploité
  • Un peu le syndrome de l'épisode 2.5
  • Un doublage juste correct...
  • Une fin minable
  • Les +

  • Quelques nouveautés bien senties
  • Une nouvelle claque graphique !
  • Bien plus varié que l'épisode 2
  • Les vidéos sont bluffantes !
  • La phase d'infiltration


  • Test réalisé par iiYama

    février 2011