Half-Life (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1998
Développeur : VALVe Software
Editeur : Sierra entertainment
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : GoldSource
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Abréviation : HL
Score des ventes : 9.3 Millions


Configuration recommandée :
CPU : 400Mhz
RAM : 32Mo
VIDEO : carte accélératrice 3D (Voodoo, TNT)

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 2800+
RAM : 768Mo
VIDEO : GeForce FX5700LE avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :


Aussi disponible sur :










Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Half-Life









Voici mon tout premier test PC et attention, jeu culte !! Mais remettons-nous dans le contexte de 1998. A l'époque, j'avais une configuration qui était loin d'être idyllique. On parlait de carte 3DFX et de CPU à faire rire aujourd’hui et des performances à peine supérieures à une PlayStation 2 : AMD K6-II 300Mhz, 32Mo de SD-Ram et carte accélératrice Voodoo Banshee. Ridicule de nos jours et pourtant à l'époque, puisqu'on parle bien d'un PC et d'un jeu datant d'il y a 8 ans, c'était une configuration honorable. Mais assez parler de mon ex-dinosaure, parlons plutôt du jeu avec lequel je l'ai fait chauffer. Dés sa sortie, Half-Life eu la palme de toute la presse spécialisée et fut rapidement estampillé "game of the year". Et en effet, le jeu a révolutionné le genre, rien que ça ! On peut même dire qu'il y eu l'avant et l'après Half-Life. Avant il y avait de très bons titres comme DOOM, Exhumed, Duke Nukem 3D ou Alien Trilogy mais ça restait des FPS classiques dans l'âme. Avec Half-Life, le joueur entre dans la peau du héros et avec une maigre machine, il posa une réalisation énorme. Description d'un monument du FPS, nouvelle appellation des Doom-like et autre Quake-like.



Développement scénaristique

Tout commence
Dans le fond l'histoire est géniale mais elle ne sera que trop peu dévoilée. Par contre, Half-Life est sans doute le premier FPS autant scénarisé
par une mise en bouche des plus originale. L'écran s'allume, vous êtes dans une sorte de train qui vous mène au boulot. Déjà l'ambiance est de mise puisque vous traversez les tunnels de votre entreprise, Black Mesa, cette dernière s'apparentant plus à la Zone 51 qu'à un simple labo de chimie. Vous incarnez Gordon Freeman, un chercheur travaillant sur les matériaux anormaux et inconnus. La journée commence apparemment bien lorsque votre collègue vous presse de rejoindre la salle d'expérience. Un nouveau matériau vient d'arriver et vos confrères sont impatients de le tester. Vous vous exécutez sagement lorsque le matériau en question réagit de façon anormale créant une porte inter-dimensionnelle entre la Terre et un monde parallèle appellé Xen. S'en suit la pire catastrophe possible : le labo est envahi de monstres en tout genre... La mise en scène est excellente, parfois même flippante. Quand on y réfléchit 2 minutes, ce type de scénario pourrait se passer dans la vie réelle à cause d'institution telle que le CERN. En avançant dans le jeu, vous incarnerez le premier rôle d'une résistance chancelante face à des extra-terrestres hyper agressifs et une armée qui veut étouffer l'affaire. Freeman (un nom évocateur) finira par être le seul espoir de l'humanité. Entre la mise en scène et un scénario alambiqué, c'est sûr, on est loin d'un DOOM où il n'y a pour ainsi dire aucun but et aucune trame scénaristique. Dommage par contre que ce superbe scénario ne soit pas un peu plus mis en avant...



Jouabilité & Gameplay

Se jouant
Rien d'exceptionnel côté gameplay si ce n'est une action grisante
au kit clavier/souris, le contrôle de Gordon Freeman est (naturellement) exemplaire. La visée peut être assistée, la vitesse de réaction est paramétrable, le panel d'armes est étoffé : armes de poing, fusil à pompe, fusil d'assaut et armes extra-terrestres, sans oublier le fameux pied de biche, véritable symbole de la série. La plupart des armes possèdent une attaque secondaire, bien sûr plus puissante mais on regrettera l’absence d’attaque de mêlée. A noter aussi qu’on peut se servir des quelques rares armes fixes. Le tout est donc excellent... sauf peut-être sur la vitesse de scrolling. En effet le jeu est trop rapide ! Si on marche c'est trop lent, si on court c'est trop speed... voilà un dilemme que nombre de jeux du genre accusaient avant les années 2000. Malgré tout, on se fera assez vite à cette jouabilité nerveuse et quoi de mieux pour ça que de passer par un niveau servant de didacticiel. C’est le fameux parcours d’obstacles de Black Mesa, un tutoriel qui vous inculquera les bases du maniement de Gordon. D'autant qu'Half-Life ne propose pas que du 100% action, il y a aussi quelques phases de plate-formes assez pénibles. On peut citer par exemple des passages avec trampolines (extra-terrestres bien sûr, on n'est pas au cirque) pour franchir des zones autrement inaccessibles ou encore des passages où il faudra sauter ou marcher précisément. Etant donné la rapidité des déplacements et donc, l'imprécision de la jouabilité, ces moments peuvent rebuter. Heureusement que pour nous sauver d’une crise de nerfs, il y a les quick-saves. A ce propos, Half-Life est un FPS extrêmement difficile, surtout si vous n’optez pas pour le mode "easy". Mais une fois encore à chaque problème sa solution puisque les cheat-codes rendent bien service, surtout sur la fin de l'aventure où ça se complique drastiquement. Dans tous les cas les phases de plate-formes ne pénalisent pas trop l'aventure, je dirais même qu’elles la varient assez bien. A côté de ça le gameplay est assez classique (monter aux échelles, prendre des ascenseurs, utiliser des véhicules automatiques) mais la grosse nouveauté du jeu sera surtout d'interagir avec des PNJs. Par exemple, lorsque l'accès à une porte vous est refusé, demandez gentiment à un chercheur de vous l'ouvrir. Ça peut paraitre tout bête de nos jours puisque le concept est largement utilisé dans d'autres jeux, mais il faut savoir que c'est Half-Life qui en posa les premières bases. Idem pour les portails dimensionnels, devenus presque communs dans les jeux actuels.



L'image

Half-Life
Le moteur graphique nous dévoile de splendides graphismes. VALVe entre dans la légende...
c'est avant tout une grosse claque graphique pour son époque. A l'heure où les premières cartes vidéos accélératrices 3D commencent à pointer le bout de leurs nez (TNT, Rage128 et autre Voodoo), Half-Life propose une 3D texturée d'une qualité encore jamais vue. Je rappelle qu'un jeu comme Duke Nukem 3D n'utilise que le CPU central pour gérer sa 3D, il n’offre donc aucun lissage des textures. Le jeu de VALVe impose donc un standard graphique somptueux grâce à la puissance des cartes 3D et en plus, il s'accommode aussi bien de DirectX que de l'OpenGL. Le jeu est donc indéniablement beau (je rappelle qu'on est en 1998) et varié : Black Mesa, les labos, les sous-terrains, les égouts et surtout Xen qui assure un total dépaysement avec son design particulièrement fouillé (c’est d’ailleurs l’une des forces du jeu que d’aller voir le monde alien de si près). Basé sur le moteur remanié de Quake II, il affiche des textures fines et une 3D autrement plus détaillée que la concurrence. En plus d'offrir un rendu incroyable, le jeu n'est pas très gourmand. Très bien optimisé, il tournait sur des configurations modestes et aujourd'hui la question ne se pose même plus. Pour ce qui est de l'animation, on peut résumer par : hyper fluide et trop rapide. L'animation des PNJs est peu raide mais reste impressionnante pour l'époque, le scrolling est fluide et à part quelques bugs (classique sur PC), le tout est parfait. Avec un PC à 800Mhz, une TNT 2 et 128Mo de Ram, lâchez vous. Tous les détails à fond, le son EAX et à résolution max, le jeu fonctionnera à plein régime. A noter aussi qu’Half-Life ne possède pas de réelles pages de loadings. En fait le jeu se fige à certains endroits (généralement calme comme un couloir), le temps de charger les données nécessaires et l’aventure reprend. Même si VALVe aurait pu user d’un bon gros streaming (encore que, la technologie ne devait même pas exister à l’époque) il est fort agréable et original de suivre son jeu d’une seule et unique traite, d’autant que les chargements sont nombreux mais relativement courts. Enfin le moteur graphique assure quelques effets assez sympas, de bonnes explosions, des boss énormes, quelques objets destructibles (on y trouve généralement des items), des traces d’impacts et même des PNJs qui vous suivent du regard. Autant dire qu’Half-Life était sacrément en avance sur son temps.



Le son

J'ai eu
Un héros muet, un doublage parfois bancal, des bruitages mal exploités... et pourtant la qualité est là
beau jouer des dizaines de fois à ce jeu et sur différents PC, le son a toujours été bugué. Ça ne venait donc pas de mon matos. Bugué sans être rédhibitoire, c'est juste que quelques voix s'emmêlent les pinceaux et que l'effet de Reverb est très mal maîtrisé. Ça mis à part, les rares musiques du jeu sont immersives et les bruitages sont excellents. Les armes détonnent bien (à part peut-être le fusil à pompe mais la je chipote) et les cris aliens sont véritablement excellents. En plus, VALVe a prit la peine de doubler son jeu dans notre belle langue (textes et voix sont en Français) alors pour rentrer dans l'ambiance glauque et pulsée du jeu, il n'y a pas mieux. Bien sûr il subsiste quelques phrases assez laides ou mal placées, plusieurs personnages qui ont la même voix mais pour un titre qui a vu le jour en 1998 c’est de l’excellent boulot, surtout pour la grosse voix du boss final. Tous les PNJs assument une sympathique synchro labiale (même si les mouvements de mâchoires sont sommaires) et il faut savoir que vous n’entendrez jamais Gordon µFreeman parler. C’est un concept, VALVe estime qu’ainsi on se fait notre propre opinion du personnage puisque les dialogues ne sont pas imposés.



Note générale

La vraie révolution portait un nom et proposait un concept innovant. En effet c'était la première fois qu'on jouait à un FPS aussi scénarisé et aussi immersif. Sans véritables loadings (ou presque), toute l'action se déroulait sous les yeux du héros, immergeant totalement le joueur dans cette aventure peu commune. Le concept était novateur, le succès fut sans appel. Ici pas de vidéo, pas de cut-scènes, toute l'action se découe d'un seul fil comme un film interactif dont on serait l'acteur principal. Dés le départ on sent que le scénario peut partir vrille et ce sera évidemment le cas. Flippant à souhait, la première fois qu'on y joue (surtout au début où tout le labo part en miettes, le même labo qu'il y a 5 minutes était flambant neuf), c'est en tentant de vous en sortir vivant, que vous deviendrez peu à peu l'espoir de la race humaine. Le concept, allié à un scénario prenant et une réalisation graphique hors norme, a fait d'Half-Life le jeu de renom qu'il est aujourd'hui. L'une des plus novatrice idée du jeu sera de demander de l'aide aux PNJs. En effet parler aux personnages qu'on croise dans sa quête, vous permettra d'avoir diverses discussions, une couverture (si on demande à un flic) ou tout simplement qu'on vous ouvre la porte. En plus pour cette époque là, le jeu n'était pas trop gourmand puisqu'un PC modeste pouvait le faire tourner malgré ses graphismes léchés. Il est évident que le jeu est extrêmement difficile bien que la prise en mains ne pose aucun problème, il est long pour le genre et sans cesse renouvelé (on ne se lasse pas). En plus VALVe a prit un malin plaisir d'y adjoindre de superbes armes (M16, fusil à pompe, lance roquettes, arbalette) et quelques idées assez novatrices pour l’époque comme les portails dimensionnels. Alors oui, le "game of the year" de 1998 méritait bien sa palme car Half-Life est un jeu qui laisse une trace indélébile dans le coeur des joueurs friands de FPS (il fut en plus la base du plus grand FPS multi de tout les temps : Counter Strike). Avant-gardiste, immersif, beau, proposant des personnages charismatiques (comme Gordon Freeman), attachants voire inquiétants (mais qui est G-Man ?)… en clair Half-Life est une petite révolution.



A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

mars 2006