Lost Planet (PS3)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2008
Développeur : Capcom
Adaptation : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : TPS

Support : 1 Blu-Ray
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 5Go (install)
Moteur graphique : MT Framework
Définitions HD : 720p
Difficulté :

Multi-joueurs : 16 joueurs online
Abréviation : LP
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 2 millions (tous supports)


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Lost Planet

Extreme Condition



Après les succès
Le scénario est léger et manque de cohérence. Mais les scènes sont vraiment énormes par moment
consécutifs de Devil May Cry 3 et Resident Evil 4 (sur l'ancienne génération), tout livrant quelques exclusivités telles que Dead Rising (sur la nouvelle génération), il semblerait que Capcom soit passé maître dans le grand spectacle. Le sujet du jour porte sur Lost Planet, qui a d'abord vu le jour en janvier 2007 sur Xbox 360, puis a été porté sur PC en juin de la même année, pour n'arriver qu'en février 2008 sur PS3 (presque un an après la tardive sortie de la console en Europe). A l'origine, le jeu est sorti 2 mois après Gears of War (pour éviter une inutile concurrence) et autant dire qu'en l'espace de quelques mois, le genre TPS a accueilli 2 de ses meilleurs représentants. Le jeu nous raconte que les humains sont partis coloniser d'autres planètes, et s'est retrouvée sur EDN III, une planète glacière proche de la Terre avec un climat glacial extrême. Très vite les humains ont dû affronter les Akrids, une sorte d'insectoïde puissant et agressif. Devant les pertes encourues, la colonisation fut interrompue. Mais à la découverte de la thermo-énergie, source de puissance et de chaleur pour les Akrids, et appuyé par les VS (sorte de Mecha), la colonisation pu reprendre son cours, l'Homme gagnant chaque jour un peu plus de terrain sur une planète qui n'est pas la sienne (ça fait très Starship Troopers tout ça). On découvre très vite Wayne, le fils d'un commandant, le héros dont on aura le contrôle. Un jour, face à "l'oeil vert", le père de Wayne lui sauvera la vie mais y laissera la sienne. Déprimé, à moitié amnésique, il part à bord de son VS et tombe dans le coma. Recueilli par des résistants, il se réveille dans une base qui n'est pas la sienne. Formé de 3 membres, il y a Luka (honneur aux dames), une très belle jeune femme (même si ses oreilles sont étrangement violettes), Rick le technicien (et frère de Luka) et Yuri, leur chef. 2 semaines plus tard, apparemment intégré au groupe, il va les aider à décimer les Akrids, dans l'espoir de rencontrer à nouveau l'oeil vert (green eye). Au passage, on réduira à néant les nids Akrids ainsi que les pirates pourpres, des concurrents en quelques sortes. Puis ce sera au tour des NEVEC où Wayne rencontrera un adversaire à sa hauteur... Le moteur 3D est si performant que Capcom n'a créé aucune vidéo. Performant car il offre des mouvements crédibles, des modélisations impressionnantes (surtout pour les visages… sauf peut-être pour des oreilles qui sont étrangement vilaines) et un rendu visuel véritablement next-gen comme on se prête à le dire en ce moment. Notre héros (Wayne) apparaît sous les traits de Lee Byung Hun, un acteur de cinéma et de théâtre asiatique. Depuis Onimusha, il semblerait que ce soit une mode de digitaliser de véritables acteurs chez Capcom et nous, on ne s'en plaint pas.



Dommage pourtant
La prise en mains est intuitive et rapide. L'armement et les VS apportent un vrai plus à l'action
que la construction scénaristique soit parfois tirée par les cheveux. Il ne sera pas rare d'aller éradiquer de l'Akrids dans une zone, de voir une cut-scène à votre QG et de retrouver la suite du niveau juste après. On perd de vue Rick pendant un an et les retrouvailles ne sont pas si chaleureuses que ça et puis je n'ai pas l'impression qu'ils l'aient beaucoup cherché. Bref, ça manque souvent de sens. Mais si la cohérence n'est pas toujours au rendez-vous, la mise en scène ne manque pas de piquant. Certaines cinématiques sont de vrais petits films en 3D où l'action y est bien menée. En plus de ça, leur nombre est élevé (minimum une scène entre 2 niveaux), ce qui fait qu'on n'enchaine pas bêtement les levels. L'un dans l'autre ça aurait pu être mieux, puisque le scénario est un peu léger, mais c'est déjà pas mal, le visuel rattrapant de beaucoup les fausses notes. Après avoir goûté aux joies du jeu sur PC et à sa souris, je doutais de pouvoir retrouver de bonnes sensations avec ce retour aux sources : le pad. Pourtant j'ai été très surpris, puisque le jeu est parfaitement jouable, presque autant qu'avec la souris. Un plaisir, d'autant plus que l'aide à la visée fait (pour une fois) très bien son boulot. Sur PC, on peut donc jouer au clavier/souris mais aussi avec le pad Xbox 360 dédié (le jeu étant clairement développé pour le support console). Notre personnage peut pivoter sur lui-même par à-coup de 90°, ce qui peut s'avérer salvateur en cas d'encerclement. Au pad, la croix numérique ne sert qu'à 2 choses : activer le zoom (pratique surtout avec un fusil de sniper) et allumer/éteindre la lampe. Une lampe qui n'éclaire absolument rien et dont je ne me suis jamais servi pour terminer le jeu. Mélange de jeu d'action façon Max Payne et de Gundam, Lost Planet se diversifie avec le fréquent et conseillé pilotage des VS. Les VS sont des robots de combats armés de gros guns qui seront salvateurs face à des nuées d'ennemis ou des boss énormes. D'ailleurs, un peu à la façon d'un Shadow of the COLOSSUS, on aura tendance à se sentir diminué face à cette horde d'insectes géants. Attaquants par vague, la plupart sont déjà considérables et certains sont titanesques ! Croyez-moi, on ne fait pas le malin dans ces cas-là. Et c'est ici que le jeu trouve sa principale critique : à force de faire dans la surenchère, d'avoir des explosions dans tous les sens, des effets de partout, et bien on ne voit plus rien ! Ça devient totalement brouillon et comme je dis toujours : des explosions oui, mais pas au détriment de la lisibilité. Passé la surprise du grand spectacle, ces excès visuels finissent par être gonflants et on se fera souvent péter la gueule simplement parce qu'on peut plus bouger tant l'attaque ennemie est trop soutenue. Et si le jeu en lui-même est excellent et déjà pas mal abusé, les boss eux, sont vraiment exagérés, décrédibilisant un peu tout le jeu. C'est vraiment dommage et c'est aussi ce qui rend l'aventure un peu difficile. A la façon de Master Chief, Wayne ne peut porter que 2 armes : une qu'il utilise et une en réserve. C'est contraignant mais plus réaliste que ces héros qui portent tout un arsenal sur le dos.


Par contre j'ai découvert
Quelle claque, les graphismes sont absolument fantastiques ! Le MT Framework de Capcom assure le spectacle
que Lost Planet inventait un nouveau concept : le missile qui vous tue vous... mais pas les ennemis ! Ça ne fait pas très sérieux tout ça. On pourra aussi récupérer les armes des VS tel que les grosses gattling ou les lance-missiles voire même les rééquiper pour pouvoir utiliser les armes qu'on veut. Avec ça dans les bras, notre héros marchera lentement (je me demande même comment il fait pour porter un flingue plus gros que lui) mais frappera fort, à l'inverse des armes légères. A chaque ennemi tué, il vous sera conseillé de récupérer sa thermo-énergie. Elle a 2 buts : premièrement elle vous garde au chaud (car oui, il faut se protéger du froid et si la jauge TH-En arrive à zéro, c'est votre santé qui en pâtie) et deuxièmement, si vous êtes court niveau santé, votre barre de vie puisera dans la thermo-énergie pour rééquilibrer le déficit. Loin du gadget, ça apporte un léger plus au jeu. Avec un peu de tactique et en avançant doucement, il est donc possible de terminer l'aventure sans trop de galère. Wayne est aussi équipé d'un grappin. Lors d'une chute, son utilisation est automatique et ce précieux objet servira à gravir falaises et bâtiments. Son utilisation est très simple et même si son utilité est parfois discutable, il permet de prendre de haut une nuée d'ennemis. Dommage par contre qu'on ne puisse pas aller où on veut, même si c'est à portée. Dans tout ça, on ne serait pas en présence d'un bon jeu d'action si presque tous les objets n'étaient pas destructibles. Camions, VS, tourelles et même protections où se cachent vos ennemis humains, peuvent voler en éclats. D'ailleurs ce sera toujours un moment de délectation de faire tomber des poutrelles métallique en suspend ou d'exploser des bidons d'essence pour écourter le combat. Bien sûr, comme dans tout TPS, il y a aussi des erreurs de conception. L'Intelligence Artificielle est d'une bêtise sans borne (elle n'a d'intelligence que le nom) et parfois, on en prend plein la gueule sans vraiment savoir d'où ça vient. Car si les ennemis (hors boss) ne sont pas trop résistants, ils sont toujours en surnombre et parfois on aura un peu de mal à tout gérer. Autre critique, la durée de vie s'élève à peine 6 heures et s'étale sur 12 missions. C'est un peu maigre. Une durée de vie rattrapée par un mode online très sympa, jouable jusqu'à 16 et qui reprend les maps principales.


Comme je le disais plus haut,
Malgré des musiques en retrait, on a un bon doublage et des bruitages explosifs
le moteur 3D est tellement performant que Capcom n'a même pas pris la peine de créer des vidéos, tout passe par de formidables cut-scènes. Avec des modélisations impeccables, surtout pour les visages (Luka est vraiment jolie) et une animation parfaitement rendue dans le moindre mouvement (comme lorsque Wayne perd son équilibre suite à une secousse), elles sont tout bonnement parfaites. J'espère que le moteur graphique du futur Resident Evil 5 sera au moins aussi puissant. Pour parler des décors, que ce soit l'infernal blizzard qui sévit en extérieur, les ruches où des centaines de bestioles grouillent ou dans l'antre d'un volcan, ils sont véritablement impressionnants. Certains passages sont vraiment très beaux et les Akrids sont bien affreux comme il faut. Certains sont titanesques et les combats prennent alors des dimensions épiques. Il faut tout de même reconnaître que si la version PC accuse quelques bugs et que le portage PS3 semble bancal sous certains aspects, c'est bien la version originale qui surclasse toutes les autres. Bien sûr on a quelques bugs, comme une étrange pixellisation des effets lorsque l'écran est surchargé (les fumées, les explosions et les particules semblent soudainement plus grossières) ainsi que divers bugs de collisions. Mais dans la plupart des cas, le spectacle est assuré ! La physique est satisfaisante (pas mal de sprites sont destructibles) et les loadings sont un peu longs. Mais comme le jeu lit ses données dés le briefing, si on prend la peine de lire les objectifs de mission, on ne verra même pas l'écran de chargement. On pourra dire tout ce qu'on veut, Lost Planet c'est avant tout un jeu à spectacle, un jeu qui graphiquement impressionne, notamment grâce à un design des ennemis et des mechas assez génial (on les croirait sortis le Star Wars !) et décors souvent somptueux. Le son est bien rendu, peut-être même un peu trop ! Lors des combats contre des boss prêt à tout détruire pour vous tuer ou une nuée d'ennemis armés de lance-roquettes qui ne lâche plus leur gâchette, on finit par être totalement saoulé ! Si comme moi vous jouez avec le son assez fort, il arrivera un moment où vous le baisserez parce que vos oreilles bourdonneront. Mis à part cet épineux problème de surenchère acoustique (et visuelle), le son est de qualité. Bien que juste sous-titré, le doublage est excellent et quelques musiques cinématographiques soulignent à merveille l'action ou un passage marquant. Si on laisse les réglages tels quels, il est à regretter que les armes soient trop faibles d'un point de vue du volume. La qualité est belle et bien présente, mais une énorme gattling ne s'entendra presque pas. Ainsi on se gâche un peu le plaisir d'exploser des Akrids toujours plus agressifs (seuls le fusil à pompe et la mitrailleuse de base ont un bruitage correct). Mais en réajustant les volumes (dans le menu d'options), tout de suite les choses s'arrangent. Avec des bruitages bien à fond (les musiques n'étant, de toute façon, pas marquantes), le son sera plus équilibré et le spectacle que plus intense. Attention toutefois au voisinnage, car bien souvent ça déménage !



Addendum de la version PS3 : cliquez pour ouvrir



Avec son excellente jouabilité Note
et sa réalisation qui déglingue tout, Lost Planet a tout du hit. Le jeu de Capcom se montre techniquement impressionnant et maitrisé. Après il est vrai que toute cette surenchère visuelle, toutes ces explosions qui prennent tout l'écran, tout ce côté abusé à outrance... ça peut lasser (et encore, c'est sans parler de cette narration foireuse). Cet aspect abusif nuit souvent à une lisibilité que le titre perd sans cesse. Et puis passer après Gears of War (sur Xbox 360) et Uncharted (sur PS3), n'est pas non plus sans conséquences. Malgré tout, si vous cherchez le spectacle à tout prix, un gameplay Arcade et accessible où tu bourrines et tu poses les questions après (les interactions étant au niveau zéro), alors Lost Planet est un excellent candidat. C'est explosif, ça pulse sans cesse, on n'a pas une minute de répit pour un jeu hyper bien réalisé, plaisant et surtout très beau. Mine de rien, ce premier opus est un incontournable.



Test réalisé par iiYama

aout 2008 (mise à jour : octobre 2015)