Codename Outbreak (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2001
Développeur : GSC Game world
Editeur : Virgin interactive
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Française
Version logicielle : 2.1
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Vital Engine ZL
Difficulté :
Multi-joueurs : en LAN et online
Abréviation : Outbreak
Titre alternatif : Venom : Codename Outbreak


Configuration recommandée :
CPU : 600Mhz
RAM : 256Mo (512Mo sous XP)
VIDEO : type GeForce 2 avec 32Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 1Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :






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Codename

Outbreak








Dans cette merveilleuse année 2001 où j'habitais Marseille, en matière d'FPS j'étais un mordu de DOOM et bien sûr, du fantastique Half-Life. Mais cette année-là, j'ai découvert 2 autres monuments du genre : Red Faction et Outbreak. Pour ce dernier, il disposait à l'époque d'une réalisation très soignée et d'un aspect tactique simplifié qui m'a motivé (loin de la complexité d'action d'un Rainbow Six par exemple). Voilà pourquoi j'aime tant ce jeu. Codename : Outbreak (bien souvent nommé Outbreak tout court ou Codename Outbreak Venom selon le pays) est en plus un jeu où on ne triche pas pour voir la fin (rare dans un FPS) et où l'action est immersive. Il est sûr que depuis la dernière fois que je l'ai pris en mains (en novembre 2003) il s'en est passé des choses, j'ai joué à beaucoup d'autres jeux et surtout, j'ai changé 2 fois de PC. Car une autre donnée appréciable du soft, c'est que son moteur graphique n'est pas gourmand. Pour tout vous dire, la première fois c'était sur mon tout premier PC, à base de K6-II 300Mhz (autant dire un dinosaure) et il fonctionnait déjà très bien. Evidemment, ne vous attendez pas à un chef-d'oeuvre du genre, sinon vous en auriez entendu parler avant mais Outbreak est un jeu sympa, à la croisé d'Half-Life et de Ghost Recon.


Développement scénaristique

Le scénario est très convenu,
Le scénario est un peu décevant et on a aucune scène, aucune vidéo
à la limite du basique et se résume en quelques lignes : dans un futur proche une comète s'est s'écrasée sur Terre et avec elle une forme de parasite extra-terrestre incapable de se reproduire. Elle prend donc possession des humains pour survivre. Se logeant sur la nuque des victimes, les parasites prennent entièrement le contrôle de leurs hôtes (policiers, chercheurs, soldats). De notre côté on incarne un tandem de choc qui devra faire en sorte que l'invasion s'arrête le plus vite possible car elle commence à envahir toute la région et risque de se propager sur tout le globe. Jusqu'au jour où on vous ordonnera de tuer le parasite mère, car c'est elle qui contrôle tous les autres (très Starship Troopers tout ça). Au fil du jeu, le scénario (assez mince il faut le dire) sera étayé par diverses missions de recherche de documents, d'infiltration, de bâtiments à reprendre des mains ennemies, de bases militaires à détruire ou encore de protection de VIP. Se passant au choix de jour comme de nuit (dans le noir, vos ennemis vous repèrent plus difficilement donc le jeu est plus facile) avec réglage de la difficulté pour chacun des 14 levels que compte l'aventure. Mais ce qui est un peu blasant, c'est le manque cruel de vidéos (hors une belle intro) ou de cut-scènes. Certes il y en a une à chaque début de level mais elles sont toutes pareilles et n'interviennent qu'à ce moment-là. En plus, la fin est vraiment décevante.


Jouabilité & Gameplay

Sans être aussi poussé
Le duo et les ordres (simples) permettent d'échaffauder de vraies tactiques d'approche
qu'un Ghost Recon, Outbreak est un FPS tactique. Tout commence à l'écran de sélection où on choisira son arme, son type d'armure et son coéquipier. Car le jeu se joue en tandem. Vous pourrez soit laisser l'IA gérer votre second (qui calquera ses actions sur les vôtres, comme ça il ne se trompe pas), soit lui dire d'attendre à l'abri et c'est vous qui en prendrez les commandes par alternance. Ou alors, vous pourrez jouer en réseau (ou via le Net) et là, c'est un pote qui en prendra les rênes. Dans le cas d'un jeu solo, si par exemple vous vous faites tuer en cours de niveau, le jeu basculera directement sur le perso restant. Ainsi on peut échafauder des plans d'attaque puisqu'on alterne entre 2 persos. On a 2 vies pour le prix d'une mais dans tous les cas, la discrétion et une tactique d'approche sont conseillées. Car on ne joue pas à Outbreak comme un bourrin. Si certains passages permettent de se lâcher un peu, la plupart du temps il faudra se cacher et dézinguer discrétos histoire de ne pas alerter la meute. Niveau arme, vous possédez un fusil multi-fonctions upgradable. Au début du jeu il propose 3 canons (mitrailleuse, laser et sniper) et sur la fin, ce sera pas moins de 9 armes qui seront disponibles allant du fusil à pompe au lance-roquettes. En plus, votre fusil propose un mode zoom sur toutes les armes avec amplification audio. C'est bien pratique pour savoir où se cache un ennemi qu'on ne voit pas. Sur chaque cadavre, il vous sera possible de ramasser certains objets : des cartes d'accès, des munitions et le plus souvent, des seringues (qui redonnent 10% d'énergie). Votre armure aussi sera "rechargeable" par le biais de bornes, comme dans Half-Life. Au cours du briefing, il faudra faire bien attention au choix du matos à emmener ou lorsqu'on fouille les gars à terre, car nos soldats ne peuvent pas porter plus qu'un poids limite. Il y a 14 missions à accomplir, en extérieur comme en intérieur.


Les cartes sont spacieuses,
Le gameplay est simple mais l'ambiance est grisante
le champ de vision est étendu et malgré un panel de commandes assez étoffé, les contrôles se révèlent très simples. Si on joue comme il se doit, certaines cartes se négocient en plusieurs heures. En plus, on peut échafauder des plans d'attaque pour un tir en sandwich, se la jouer tout en snipe ou encore alterner. Par exemple, en intérieur on peut détruire toutes les sources de lumière pour plonger le bâtiment dans le noir et ainsi dézinguer à la vision nocturne. En extérieur, on peut avancer tout doucement en snipant les gardes un à un et foncer dans le tas pour la dernière base. On ne le croirait pas de prime abord, mais le jeu mise sur la variété. D'ailleurs, les niveaux sont pas mal diversifiés : jungle, forêt, marécages, porte-avions, centre de recherches, plate-forme pétrolière, égouts, base militaire... si les premiers niveaux se ressemblent tous, la donne change vite et personne ne s'en plaindra. En plus on passe d'un perso à l'autre en un seul bouton et le système d'ordres (4 en tout) est efficace. Côté ennemis nous avons divers soldats infectés où les head-shots sont conseillés mais il y a aussi 3 types de monstres. Il y a les petits qui ressemblent fort à des face-hugger (Alien), un autre un peu plus gros qui vous crache de l'acide à la gueule et enfin un troisième qu'il vaut mieux éviter tant il est gros et agressif (ça ressemble un peu aux arachnides de Starship Troopers). Pour parler de l'IA, on peut dire qu'elle est assez surprenante. Bon des fois on a en face de vrais gogols (surtout de nuit) mais la plupart du temps, les réactions ennemis ne sont pas si mauvaises qu'on pourrait le croire. Loin d'être révolutionnaire, le gameplay est très agréable, alternant infiltration, tactique et action brute. Même s'il ne conjugue pas ces 3 types de gameplay parfaitement, c'est un gage de variété et d'originalité assez sympathique. Parfois même, je trouve l'ambiance et l'action grisante...


L'image

Nommé Vital Engine ZL,
Le moteur est peu modulable mais affiche des graphismes très agréables
le moteur 3D "made home" est assez efficace. En fait, il n'est pas du tout gourmand puisqu'une toute petite configuration pouvait déjà honorablement le faire tourner à sa sortie. Mais il a quand même ses défauts, en premier lieu avec des textures floues à moyenne et longue distance. En contrepartie, elles sont bien nettes de près. C'est la fameuse technique de dégradation progressive, qui évite que le jeu rame car je rappelle que le titre a bientôt 6 ans et en âge PC, c'est énorme. Ensuite, l'aspect général parait quelque peu anguleux (un peu comme Halo). Enfin, les résolutions accessibles en 4:3 sont trop minces. Imaginez un peu que la plus haute soit 1024x768 mais vous n'aurez que du 16-bits en couleurs. Si vous voulez du 32-bits, vous devrez vous contenter de 800x600. En version 1.0 le jeu fonctionne très bien mais je l'ai patché en 2.1 croyant que ça arrangerait les choses. Mais non, ça corrige tout un tas de bugs (notamment en multi) mais rien au niveau du moteur 3D. Le jeu n'est pas laid pour autant, le moteur graphique s'en sortant bien. Les textures sont jolies, les sprites sont corrects (hors véhicules qui sont horribles), les personnages sont assez bien modélisés (sauf peut-être les têtes) et le tout fonctionne sans bug majeur. Je trouve même le design général d'Outbreak très plaisant et j'affectionne particulièrement le puissant zoom du sniper. Sans être aussi beau qu'un Return to Castle Wolfenstein ou un Alien vs Predator 2, Outbreak reste un titre agréable et suffisamment beau.


Le son

Ahhh que j'aime les jeux tout en VF !
Très bonne qualité sonore
Pas besoin de se faire suer à lire les sous-titres d'où une immersion instantané dans l'action. De plus, hormis quelques classiques fautes de goût, le doublage est de bonne qualité. Les bruitages sont réalistes et percutants, le bruit des pas change selon la surface traversée, en extérieur on entend le souffle du vent, le chant des oiseaux, en intérieur le bruit sombre des machines ou des ordinateurs, le tout dans un réalisme aidant énormément l'ambiance. Pour les armes, il n'y a rien à dire : les diverses pétoires misent à disposition ont un FX convainquant. Quant à la musique, très Hard-Rock, elle n'intervient que lorsque l'action commence à chauffer. En bref c'est du tout bon.


Note générale

GSC est une boite de production Ukrainienne, connu aujourd'hui pour son atomique S.T.A.L.K.E.R (PC). A l'époque de la sortie d'Outbreak, je n’aurais jamais cru jouer un jour à un titre venu de là-bas. D'ailleurs je suis l'un des rares joueurs de FPS à apprécier ce titre à sa juste valeur. Certes moins performant que les titres concurrents de son époque (les jeux cités 2 paragraphes plus haut), il propose un délicieux mixage de plusieurs genres et moi j'aime bien ça. Les graphismes sont plus que corrects, le son est bon, le gameplay est excellent, en bref je trouve ce jeu génial. Là où je suis un peu déçu, c'est que même avec tous les détails à fond, il ne soit pas plus beau que lorsque je l'ai connu (en 2001). Il n'empêche que j'aime bien ce titre, finalement assez méconnu. Aujourd'hui on le trouve pour 5 à 10€ alors je vous conseille de vous pencher sur son cas, car s'il n'a rien d'un hit tout puissant, vous passerez un très bon moment en sa compagnie. Au fait, une dernière chose pour vous convaincre : le jeu se finit sans tricher (de toute façon il n'existe aucun code et les trainers ne fonctionnent pas). Enfin un FPS à la portée des humains normaux !


Test réalisé par iiYama

décembre 2006 (mise à jour : juin 2008)