Serious Sam 4 (PC) -- GRAVITORBOX

 





Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son

Note (simple fan de FPS)
Note (fan de la série)


Testé sur :


Sortie du jeu sur PC : septembre 2020
Développeur : Croteam
Editeur : Devolver Digital
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : anglais
Textes à l'écran : français

Support : en téléchargement sur Steam et GOG (PC)
Version logicielle testée : 1.03 (build 557897)
Installation de base (v.1.0) : 43Go (PC)
Moteur graphique : Serious Engine 4 (Croteam)
Compatible 3D : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Multi-joueurs : mode coop' online
Abréviation : SOR4
Titre alternatif : Serious Sam 4 : Planet Badass
Prix au lancement : 40€


Configuration minimale (PC) :
CPU : Quad Core 2.5Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 3Go de VRAM (type GeForce 780/970/1050 ou Radeon 7950/280/470)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5 2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRAM)
STOCKAGE : Crucial MX500 de 250Go
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : Full HD (1920x1080)
Niveau de détails :


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Serious Sam 4









Le très sympathique
Sam le sérieux nous revient après 9 ans d'absence et un jeu qui suit les traces de Serious Sam 3
studio Croteam (contraction de "team" qui veut dire équipe, "Cro" étant la première syllabe de Croatie) est né en 1993 et se situe à Zagreb (en Croatie). Ce modeste studio ne comptait que 20 personnes à l'origine, aujourd'hui il a un peu plus que doublé (mais reste en dessous des 50 employés) donc quand on voit certaines inepties (surtout sur le Net) on se dit que certains devraient se renseigner avant de dire des bêtises. En effet, ceux qui sont venus comparer Serious Sam 4 avec les gros FPS de ces dernières années, tels que DOOM Eternal ou Borderlands 3, se fourvoient complétement ! On ne peut pas comparer un jeu développé par moins de 50 personnes, avec un gros AAA qui a couté des millions de dollars et a nécessité le travail de centaines de développeurs, c'est absurde ! Bref, de 1993 à 1998 la Croteam a développé 4 jeux qui sont totalement passé inaperçus et à partir de là, ce fut la pause. Pendant 3 ans ils ont planché sur leur premier succès, à savoir le premier Serious Sam (First Encounter). A partir de là, le studio se fait immédiatement un nom, un deuxième épisode est rapidement développé (Second Ecounter) puis viennent ensuite les spin-offs sur les consoles du moment (Xbox, PS2 et GameCube, développés par Climax). Serious Sam II n'arrive qu'en 2005 et il sera le seul épisode à être doublé dans une autre langue que l'anglais (chez nous, Sam avait la voix de Patrick Poivey, le doubleur officiel de Bruce Willis). Malheureusement en orientant son jeu différemment, ce second opus fut un échec commercial. La Croteam n'étant pas une grosse boite aux reins solides, elle mettra un petit moment avant de s'en remettre. Ce n'est qu'en 2007 que le studio se décide à (enfin) développer un Serious Sam 3, mais le développement prend du temps, surtout le moteur graphique. Un moteur bien plus performant que les 2 précédents et qui leur permettra de sortir les excellents remasters des First et Second Encounter (Serious Sam II étant à part, il n'aura malheureusement pas cet honneur). 2011, Serious Sam 3 voit le jour et il est clair que la série, malgré des ventes assez modestes, renoue avec le succès. Alors que tout le monde attend la suite des aventures de Sam, le studio surprend tout le monde avec The Talos Principle, sorti en 2014, qui n'est autre qu'un jeu d'aventure / puzzle jouable en VR, assez loin des gameplays franchement bourrins de leurs productions habituelles.



Tu es serbe ou tu es croate ?
(Les Inconnus 1995)


Débuté en octobre
Faisant suite à l'épisode 3 mais se calant avant First Encounter, Serious Sam 4 est encore une fois une préquelle...
2012 et confirmé en 2013, Serious Sam 4 aura mis longtemps à voir le jour. C'est un peu normal lorsque vous êtes un tout petit studio, que vous créez votre propre moteur graphique (ici le Serious Engine 4) et que vous voulez offrir un jeu à la fois scénarisé et long. Finalement Serious Sam 4 sort en septembre 2020 sur PC et Stadia (il est prévu sur PS4 et Xbox One courant 2021). Cet opus nous raconte que l'humanité est assiégée par la horde de Mental qui se propage dans le monde entier et ravage les restants de notre civilisation brisée. La dernière forme de résistance à l'invasion est la Force de Défense Terrestre menée par Sam "Serious" Stone et son escouade lourdement armée de commandos marginalisés... Et voilà, on a déjà fait le tour du scénario ! Il faut dire que les Serious Sam ne volent jamais très haut en termes d'écriture, et ce n'est pas avec cet épisode-là que les choses vont réellement évoluer. Ce 4e opus est une nouvelle préquelle dans le lore de la série, puisque nous affrontons encore une fois Mental. Il fait donc suite à l'épisode 3 (qui avait pour sous-titre : Before the First Encounter - Avant la première rencontre) et se cale juste avant le tout premier opus (First Encounter). Par contre au niveau du physique, il y a un problème. A l'image de Lara Croft ou Chris Redfield qui tentent désormais d'avoir un physique plus humain, notre Sam Stone parait bien maigre dans cet opus. Qu'il soit plus mince dans une préquelle, on peut se dire que c'est normal mais là il parait avoir "dégonflé" depuis l'épisode 3. Et puis tout à fait entre nous, des mecs badass bodybuildé ça existe vraiment, souvenez-vous des Stallone, Schwarzenegger ou plus récemment de Dwayne Johnson... finalement il y a toujours eu des gros costauds pleins de muscles et sans cervelle (malgré toute l'affection qu'on peut avoir pour ces acteurs, moi le premier). Et aujourd'hui voir Sam avec le physique de John McClane à la place de Conan le Barbare, moi ça me chagrine. Pour ce qui est de la mise en scène, depuis Serious Sam 3 la petite équipe de Croteam tente de faire de son mieux. A base de cut-scènes gérées en temps réel par le moteur graphique, on nous offre des cinématiques sympatoches. A vrai dire, vue la qualité des modélisations, des animations et de la mise en scène, on se croirait sur un jeu du line-up de la PS3...



(em)Mental, faible en QI, riche en calcium


Oui c'est
Le scénario et la mise en scène sont déplorables, mais joue-t'on à Serious Sam pour ça ? Sûr que nooon !
vraiment peu glorieux d'autant que dans le fond, le scénario est complétement bidon et tous les efforts des développeurs pour tenter de donner du corps à l'écriture, sont totalement vains. Et puis avec un peu d'objectivité, pensez-vous vraiment qu'un jeu comme Borderlands 3, développé par plus de 200 personnes au sein du studio de Gearbox, fasse réellement mieux qu'ici ? Pesez le "pour" et le "contre", comparez le résultat au prorata de la taille du staff et vous verrez, c'est finalement assez kif kif. Pour preuve, si NETRICSA avait autrefois un réel intérêt en tant qu'IA embarquée, aujourd'hui ça fait bien longtemps qu'elle ne sert plus que d'interface qui présente chaque arme et chaque ennemi, qui nous montre le chemin à suivre ou nous fait écouter les messages audio à dénicher lorsqu'on explore les maps. Bref, elle ne sert plus à rien, alors qu'elle avait un rôle relativement important dans les premiers opus (depuis, elle a été remplacée par un corps d'armée nettement plus classique)... et encore je ne vous parle des horribles tronches qu'affiche le jeu lors des dialogues intercom. La Croteam ne sait pas raconter les histoires certes, mais est-ce si grave ? Assurément, non ! Car certains testeurs (ceux qui l'ont descendus) l'ont sans doute oublié, mais on ne joue pas à Serious Sam pour son histoire ou sa mise en scène. Je vais même vous dire mieux : lorsqu'on joue aux titres de cette série, le fan de longue date sait ce qu'il veut. Et tout le dilemme est là : soit Serious Sam reste dans ce qu'il fait de mieux, soit il évolue vers quelque chose de plus contemporain. Le problème, c'est qu'on connait le résultat de cette évolution : Serious Sam II et son fiasco commercial. Donc les développeurs partent du principe qu'un Serious Sam ne doit ressembler à rien d'autre qu'à lui-même, voilà sans doute aussi pourquoi les épisodes sont aussi étalés dans le temps car la sortie de ce 4e opus signe plus ou moins les 20 ans de la série (et oui, déjà !). Après il y a le cas de DOOM et Wolfenstein qui ont su "muter" pour devenir les excellents jeux qu'ils sont aujourd'hui mais une fois encore, on ne peut comparer Croteam (40 développeurs) à id Software (plus de 200 développeurs), ça n'a pas de sens.



 

Depuis l'épisode 3, la pauvre NETRICSA ne sert plus à rien... à part nous présenter
les fiches, nous lire les messages audio ou nous indiquer la route. Triste...



Rien ne change...
pour le meilleur
comme pour le pire


Si Serious Sam 4
Loin de tout réalisme, le vrai charme d'un Serious Sam réside dans ses batailles taille XXL
nous raconte son histoire de façon vieillotte et dépassée (ce qu'on peut critiquer, à chacun son avis) d'un autre côté le gameplay n'évolue pas... lui non plus... mais ça par contre, c'est génial ! Ceux qui pensent que ce 4e chapitre a été incité par le succès du DOOM de 2016 se trompent lourdement. Déjà parce qu'il marche sur les traces du 3e Serious Sam, ensuite parce que son développement a commencé bien avant que le "fast FPS" roi vienne remettre tout le monde à l'ordre. Serious Sam est lui aussi un fast FPS mais ce sont surtout ses affrontements de grandes envergures qui ont toujours fait parler de lui, comme lors de ce prologue où on affronte des centaines d'ennemis en même temps. Le "charme" d'un Serious Sam est là : affronter des monstres par dizaines voire centaines dans des arènes parfois immenses, sentir cette incomparable tension qui nous fait reculer et jouer tout en strafe. Loin de tout réalisme, jouer Sam Stone c'est se prendre pour un Rambo sous stéroïdes alien, d'ailleurs l'armement va avec. En effet, même si le fusil à pompe est capable de tuer de gros ennemis en un coup au corps à corps, il reste tout aussi efficace à une distance tout à fait discutable. Et que dire de ce Desert Eagle chargé de munitions de 45 ACP, ou de ce M4 dont le chargeur contient 80 balles... Non vraiment le réalisme est loin d'avoir touché le berceau de la licence et en un sens, tant mieux ! Toujours aussi pêchu, nerveux, le jeu n'a rien perdu de ses charmes originels (il est juste légèrement plus pondéré depuis la sortie du 3). Bien entendu on affronte tout le parterre d'horreur que nous balance Mental comme les kamikazes avec leur bombe (aaaaaAAAAHHHH...), les arachnoïds (qui ressemblent toujours plus à des scorpions qu'à des araignées), les beheadeds, les gnaars, les reptiloïds et leurs 4 bras ou encore les fameux kleer skeleton qui font un bruit de cheval au galop. A ça s'ajoute pas mal de nouvelles têtes comme le haemovore (une sorte de vampire), le pyromaniac, le space mummy ou encore le emetic anthropolyp et ses pustules bien dégueulasses qui vous vomi à la gueule (oui, tout un programme ^_^). Toutes ces joyeusetés s'accompagnent naturellement de quelques gros boss, le tout sur des maps plus ou moins ouvertes, et plus ou moins vastes.



A l'américaine : on tire, on pose les questions après


Le jeu n'est
Certes on a quelques nouveautés comme l'hologramme ou l'arbre de compétences, mais en 20 ans on ne peut pas dire le gameplay ait beaucoup évolué
pas open-world pour autant mais l'exploration y a sa place, surtout si on joue dans des modes de difficulté assez élevées où les médikits et les munitions laissés en arrière auront leur importance. Plutôt linéaire dans son avancement, nous avons également des missions secondaires qui se déclenchent en cours de niveau, une belle occasion d'obtenir de nouvelles armes à l'avance ou des bonus de plus ou moins grande importance. Après, dans l'optique d'évoluer pas à pas, nous avons désormais un arbre de compétences où après avoir récupérer des orbes, on pourra débloquer de nouvelles fonctionnalités comme tirer avec 2 armes (comme dans Halo 2, on peut tirer en alternance ou simultanément pour décupler la puissance) ou exécuter une attaque au corps à corps (déclenchée) à plus grande distance. Ensuite on retrouve les gadgets comme cette projection holographique qui détournera l'attention des ennemis (l'ami Duke Nukem s'en servait déjà en 1998 mais soit) ou ces injections qui permettent de décupler les capacités de Sam (comme la vitesse ou simplement lui restaurer sa santé). Pour ce qui est de la difficulté, nous sommes en présence de développeurs intelligents, sachez-le ! Si vous ne voulez pas vous prendre la tête, que le jeu vidéo ne doit être que fun et plaisir, alors le mode facile est fait pour vous. La santé remonte vite, très vite même et le jeu sera très abordable du début à la fin de l'aventure. Ce mode a été instauré par le remaster de First Encounter et il satisfait bien des joueurs qui ont juste envi de se divertir en prenant plaisir à défourailler du monstre à la pelle. Si au contraire pour vous le jeu vidéo doit être un challenge, que le scoring est important et que vous voulez jouer "à l'ancienne", le mode difficile vous tend les bras : ennemis en surnombre et plus résistants, santé qui ne remonte pas d'elle-même, munitions qui viennent vite à manquer... croyez-moi, vous ne finirez pas le jeu sans souffrir (à moins que DOOM Eternal en "mode cauchemar" ne vous ait pas résisté, alors là je ne peux plus rien pour vous :). Bref, il y en a pour tous les gouts et c'est ce que j'apprécie chez Croteam !



 

En trouvant ces orbres on peut développer un sympathique arbre de compétences



Why so Serious ?


De plus,
Toute la finesse d'un Serious Sam est là, résumée en 1 image
si vous jouez (comme moi) au pad (avec mon bon vieux pad Xbox 360 filaire) le jeu se permet d'offrir une très belle assistance à la visée, évidemment désactivable pour les gros durs. Puisqu'on y est, parlons des options, qui sont ici très fournies : réglage du FOV (entre 60 et 120), vue FPS ou TPS, 5 niveaux de difficulté et même une configuration complète du pad (j'adore quand on me laisse le choix ^.^). Côté PC, le jeu est compatible avec le Tobii Eyetracking, cette sorte de Kinect qu'on branche en USB et qui suit les mouvements de la tête et des yeux. Cet appareil est pratique pour les personnes handicapées car il remplace plutôt efficacement la souris et permet de jouer avec seulement quelques touches sous les doigts. Une belle initiative de leur part. Les options graphiques sont correctes, sans plus, mais on note la présence d'un benchmark (appréciable pour calibrer au mieux le jeu à son matériel) ou encore la possibilité de passer de la librairie Direct3D 11 (vulgairement appelé DirectX 11) à Vulkan. Malheureusement, si id Software en a fait sa figure-de-proue, Vulkan est bien moins maitrisé par la Croteam. En effet, le jeu n'est pas super optimisé. Alors qu'avec ce même matos j'ai fait tourner DOOM Eternal (en Vulkan donc) en Full HD - high - 60fps constant, ici pour maintenir le framerate à un taux constant j'ai du baissé le niveau de détails à "medium" et sachez qu'en Vulkan, le jeu est encore plus lent qu'en Direct3D 11. Alors qu'à bien y regarder, DOOM Eternal est 100 fois plus beaux que celui-ci ! Mais une fois encore, comparer id Software qui sont des génies dans leur domaine, à Croteam qui est un tout petit studio... je ne vais pas me répéter encore une fois, vous avez compris où je veux en venir.



Apprécier la "finesse" d'un Serious Sam n'est pas à la portée de tous...


Tournant sous
Graphiquement le jeu accuse des années de retard et pourtant, il permet d'être très gourmand. Un comble !
Serious Engine 4, les graphismes sont corrects. En effet, la série n'a jamais été le porte-étendard du FPS et c'est vraiment sur le nombre d'ennemis affichés à l'écran qu'elle se démarque. Cette fois nous voyagerons en Europe (dont la France, ça fait plaisir quand on pense à nous :) et les décors sont plutôt bons. Par contre les modélisations humaines sont affreuses (dans le mauvais sens du terme) et animées de façon un poil robotiques, quand les ennemis sont plutôt affreux (dans le bon sens du terme), repoussant voire même flippant parfois. En clair, j'en remets une couche sur le fait qu'on ne joue pas à un Serious Sam pour sa scénarisation ou la beauté des graphismes (qui restent sympas mais loin des capacités graphiques des jeux actuels (comme un Metro Exodus par exemple) mais bien pour le fun et le côté explosif de l'action. Quant aux chargements, sur PC j'ai été étonné d'attendre près de 50 secondes lors du premier "loading" (celui qui envoie l'intro suivi de la phase de prologue) alors que le jeu est installé sur un SSD. J'imagine ce que ça donne sur un HDD normal, et quel sera le résultat sur consoles... Heureusement les niveaux suivants sont nettement plus rapides (entre 20 et 40 secondes) mais j'espère sincèrement que tout ça sera optimisé dans les prochaines mises à jour. Notez avant de continuer qu'il existe 2 éditions de ce jeu : la classique et la Deluxe. Vendue 10€ plus chère, la Deluxe propose la Tommy Gun (une mitrailleuse type Chicago), l'OST au format Mp3 et compression sans perte (FLAC et autres formats du genre dont personne ne se sert soit-dit en passant) et un art book digital rempli d'artworks. Autant dire rien de vraiment utile, à part peut-être l'OST qui est vraiment très bon.




L'édition Deluxe n'apporte rien de très intéressant... à part l'OST du jeu qui est superbe



Sam Stone aime la caillasse... c'est Kleer !


En effet,
De bonnes musiques, de bons bruitages... mais un mix désagréable et un doublage atroce
les musiques sont signées Damjan Mravunac et si le compositeur n'a rien fait de mémorable depuis quelques temps, sachez qu'il est quand même derrière les bandes-son des First et Second Encounter, et des Serious Sam 2, 3 et même Talos Principle. L'homme revient donc aux claviers et aux guitares pour ce 4e opus, en offrant des compositions de très bonne qualité. Le jeu sait ménager son ambiance lors des moments calmes, et distiller des inspirations nettement plus rythmées, parfois même Métal lorsqu'on fait cracher le plomb, les roquettes et les projectiles au plasma. Les compositions sont donc de qualité, mais le mise en place n'a pas changé depuis toutes ces années et reste obsolète. En effet, le jeu alterne à la volée les ambiances musicales, le problème c'est que parfois on ne met que quelques secondes à nettoyer la zone et la musique n'a même pas vraiment le temps de démarrer qu'elle change déjà. Et je persiste et signe à dire que ce processus, déjà mal mis en place dans le tout premier opus de 2001, n'est pas le bon !! Le rythme est constamment cassé et si bonnes soient les musiques, on n'a pas le temps d'en profiter. C'est vraiment dommage et il serait grand temps que Croteam change de fusil d'épaule sur ce sujet-là. Autre point contestable : la qualité du doublage n'est pas terrible. Le doublage est comme toujours en anglais sous-titré mais allez savoir pourquoi, parfois d'une phrase à l'autre, le texte passe de français à anglais (un bug sans doute). Cependant, si Sam a toujours sa voix (celle bien rocailleuse de John J. Dick) et que la liste des doubleurs/doubleuses est suffisamment longue pour la narration proposée, on ne peut pourtant pas dire que la qualité soit au rendez-vous. Le doublage est léger, souvent vulgaire (certes en anglais ça passe mieux mais...), en clair on a entendu bien mieux et le jeu accuse une fois encore plusieurs années de retard. Ajoutons qu'en plus de ça, le doublage semble avoir été réalisé par des doubleurs locaux dont l'accent est sobrement atroce. Exemple simple : en France on reconnait bien l'accentuation typique d'un français qui tente de s'exprimer en anglais. L'idée est louable mais le résultat est franchement discutable. Enfin les bruitages rattrapent un peu la donne avec des explosions qui ont du coffre et surtout des armes qui dépotent bien. Le dynamisme des combats n'en est que meilleur.




Damjan Mravunac, compositeur des musiques de Serious Sam 4



Posé sur les Note
(pour le simple fan de FPS)


Note
(pour le fan de la série)
mêmes rails qu'un Serious Sam 3 qui visiblement n'avait pas fait l'unanimité (sauf auprès des vrais fans), ce 4e opus n'a pas vocation à transcender la série, mais bien à proposer un épisode tout en continuité. Car il y a beau avoir plus de dialogues, plus de cinématiques et un fond que les développeurs essaient étayer autant que possible... l'effort est vain, entre autre à cause de la profondeur abyssale du scénario, ainsi que d'une mise en scène qui accuse plus de 10 ans de retard. De même, le gameplay ne plaira à tout le monde : ici c'est bourrin, c'est agressif, presque sanguin, il est clair que le jeu s'adresse avant tout aux vieux routards du FPS, et non à ces 2000 qui s'offusquent au moindre pet de travers et qui derrière biberonne du TPMP et du Fortnite. Désolé mais le public n'est clairement pas le même et visiblement la Croteam le sait ! Initialement sous-titré "Planet Badass" pour simplement devenir Serious Sam 4, cet épisode était attendu par les nostalgiques puisque l'épisode 3 date tout de même de 9 ans (et oui, c'était en 2011). Et comment faire comprendre aux imbéciles bornés qui portent des pantalons trop courts, s'habillent en rose et écoute de la J-Pop en regardant Twitch (au lieu de jouer eux même !) que Serious Sam ne joue pas dans la même cour que les FPS triple A qui ont un financement de plusieurs millions de $...

Vendu 40€ (et non 60/70€ comme les autres, mine de rien le prix ça compte !) et développé par moins de 50 personnes, il ne sert à rien de comparer un jeu tel que Serious Sam 4 aux gros pontes du FPS tels que DOOM Eternal, Borderlands 3 ou RAGE 2. C'est absurde car Croteam n'a ni les reins ni les mêmes capacités qu'un Gearbox ou un id Software. Alors certes, si DOOM a su se réinventer, ce n'est pas forcément le cas de tous les autres (regardez Borderlands 3, vous trouvez vraiment que le jeu a beaucoup évoluer ? non hein, pas vraiment et pourtant personne n'en fait toute une histoire bizarrement). Serious Sam est depuis toujours un jeu de niche qui s'adresse à un public averti, qui sait exactement à quoi s'attendre et qui au final a rarement déçu, car il évite les comparaisons peu flatteuses. Alors certes le jeu est gourmand sans être beau, c'est répétitif, les va-et-vient de la musique sont toujours aussi agaçants, les mises à jour du gameplay sont timides et au final on se retrouve à faire ce qu'on a toujours fait dans un Serious Sam : blaster des milliers de monstres seul contre tous, dans des environnements plus ou moins vastes et ce, avec un bon arsenal et une prise en mains qu'on pourrait qualifier d'un autre temps. Et effectivement, le jeu dégage une ambiance "old school" très agréable, et encore une fois, il ne sert à rien de comparer l'incomparable, tout en se disant qu'à 40€, ça reste une expérience de jeu fun et explosive, qui vise clairement un public ciblé. 100% excessif, 0% cervelle, le but est de se vider la tête en vidant un nombre incalculable de chargeurs sur une populace ennemie à l'IA de moule bouillie. Après je le reconnais volontiers, Serious Sam 4 est moins bon que les jeux cités lors de cette conclusion, mais en attendant, à celles et ceux que ce 4e opus déplait, je leur dirai qu'ils n'ont qu'à jouer à autre chose et laisser les vétérans du fast FPS sauce doom-like apprécier ce que cette bonne vieille Croteam leur a concocté...



Les -

  • Proposer un rendu sous Vulkan c'est bien, le maitriser c'est mieux
  • Encore quelques bugs, comme les traductions ou des pop-ups
  • NETRICSA fait encore moins que de la figuration. Triste...
  • Le doublage est à l'image de la mise en scène : daté !
  • Franchement gourmand à la vue du résultat technique
  • Conduite des véhicules (moto, quad) désastreuse


  • Les +

  • Affronter des centaines d'ennemis dans des maps immenses, tout en recul et en strafe... c'est ça la magie Serious Sam !
  • Un trip old school, agressif et bourrin que seuls "les vrais" sauront apprécier
  • Une difficulté intelligemment dosée pour tous les gouts
  • Bonne durée de vie et prix (40€) très correct
  • Des bruitages dynamiques, explosifs...
  • Les phases en Mecha... jouissives !
  • Des options joliment fournies
  • La bande-son est superbe !


  • Test réalisé par iiYama

    février 2021